Braïk attend son heure

Partager cet article sur 
Retour aux actualités

 

À l’aube de faire ses grands débuts dans le monde pro, le pugiliste du Ring Berruyer bûche sans relâche à l’entraînement, pour parfaire ses gestes et sa condition physique.

Il sue, il sue Aghilas. Répétant inlassablement ses gammes, sous la férule du toujours bienveillant Farid Boudelli, son entraîneur, il ne lésine pas sur ses efforts pour être prêt le jour J. Ne reste plus qu’une confirmation de date, pour se lancer définitivement dans ce monde si passionnant, mais si difficile, qu’est la boxe professionnelle. La blessure contractée à la main, qui l’a éloignée des rings pendant de longs mois, n’est désormais qu’un lointain souvenir. Le jeune homme de 25 ans, ex-champion régional et interrégional, puis quart de finaliste aux championnats de France amateur, à soif de combats et de victoires.

Et les victoires, ça se forge à haute dose de travail. L’ancien sociétaire de l’U.S. Saint-Maur, désormais Berruyer pour le plus grand plaisir des aficionados de boxe locaux, est l’attraction des séances d’entraînement de début de soirée. Que ce soit à la Salle du CREPS, ou bien à celle du complexe sportif Yves du Manoir, il suffit de se poser sur un banc et de le regarder évoluer, pour mesurer pleinement son talent. Un diamant brut, poli au fil du temps. « Il a fallu deux ans de travail pour en arriver là », dixit son coach. Toujours est-il qu’Aghilas fait preuve aujourd’hui d’une belle maturité, ce qui sera indéniablement un plus à l’heure de monter entre les cordes. Les coups sont vifs, donnés avec conviction, mais toujours avec intelligence, sans en faire trop. « Il boxe avec la tête, pas seulement avec ses atouts physiques. Aghilas est quelqu’un qui sait écouter et appliquer les consignes. C’est un exemple à suivre pour tous les jeunes de la salle ».

Et il en a fait des émules, le jeune homme aux origines kabyles. Les salles ne désemplissent pas, de personnes issues de classes sociales et d’horizons bien différents. C’est ça la boxe, une école de la vie certes, mais aussi une discipline fédératrice qui ne fait pas de discrimination. Un succès avéré donc, pour le plus grand bonheur de toute l’équipe dirigeante du Ring Berruyer, un club en plein renouveau et qui prépare de belles choses pour les mois à venir. Avec l’idée de faire d’Aghilas Braïk, son fer de lance. Pour l’heure, ce dernier reste dans l’expectative quant à ses grands débuts. Il attend, tel un lion en cage, que lui soit offerte « sa proie ». Un lion de l’Atlas, prêt à rugir, pour le plus grand plaisir de tous ceux qui le suivent depuis des années.

Par Romain Fabry

Crédit images : Ring Berruyer

 

 

 

Découvrez aussi
crossmenu
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram