Souleymane Cissokho so british ?

Après des débuts dans les rangs professionnels marqués du sceau de la perfection, le capitaine de la Team Solide (11 v) entend donner un élan supplémentaire à sa carrière en s’engageant avec un nouveau promoteur. Les négociations sont en cours mais rien n’a encore été acté.

Souleymane Cissokho est un homme heureux. L’expression n’est en rien galvaudée, lui qui vient d’être père pour la première fois. Rentré des États-Unis fin avril pour éviter de prendre le moindre risque alors que la grossesse de son épouse touchait à sa fin, il s’entraîne en région parisienne. Fidèle à lui-même, il enchaîne les séances quasi-quotidiennes, qu’il s’agisse de préparation physique générale ou de travail technico-tactique avec celui qui l’a façonné au Top Rank de Bagnolet, Ali Oubaali. Pour l’instant, et tant qu’il n’a pas d’échéance de prévue, les mises de gants ne sont pas vraiment au programme.

Ne serait-ce que par mesure de précaution car le médaillé olympique de Rio demeure extrêmement vigilant, conscient que le coronavirus continue plus que jamais de circuler dans l’Hexagone. Il s’astreint, par exemple, à porter un masque dans l’espace public. L’heure n’est d’ailleurs pas à un retour en Californie où l’épidémie de Covid-19 fait des ravages. Néanmoins, à terme, le Tricolore continuera, bien sûr, de suer de l’autre côté de l’Atlantique, sous les ordres de Virgil Hunter.

« Matchroom a une surface financière extrêmement importante »

En revanche, il a quitté son promoteur Ringstar « à l’amiable et en bons termes », insiste-t-il. Pourquoi ? « J’ai la possibilité de signer avec Eddie Hearn et sa société Matchroom qui est l’une des plus puissantes au monde, répond-il. Dans la mesure où il est soutenu par la plate-forme de streaming DAZN, il a une surface financière extrêmement importante pour remporter des enchères et organiser des championnats. Le but est de monter dans les classements et, surtout, d’avoir les moyens de continuer d’avancer. J’ai reçu une proposition de contrat il y a plusieurs mois mais je ne veux pas m’avancer car nous n’avons pas encore signé. Cela a été une très belle aventure avec Ringstar. Je ne regrette rien. On a bien bossé ensemble. Ils ont fait le taf et je n’ai rien à redire. »

A ce jour, le Francilien n’a pas de visibilité quant à ses prochains combats. Comme beaucoup, il espère faire sa rentrée en septembre ou en octobre. Dans l’Hexagone où à l’étranger ? Aucune idée. A moyen terme, le but serait de disputer un championnat d’Europe des super-welters et donc d’affronter le vainqueur du duel qui doit opposer le tenant, l’Espagnol Sergio Garcia (31 v), à son challenger officiel, l’Azuréen Dylan Charrat (20 v, 1 n). « Quel que soit le gagnant, cela pourrait faire une très belle affiche », suggère Souleymane Cissokho. Un championnat d’Europe franco-français aurait effectivement de l’allure.