Sandy Messaoud vs Nurali Erdogan pour la ceinture WBC francophone

Ce samedi à Clermont-Ferrand, Nurali Erdogan (12 v) et Sandy Messaoud (15 v, 6 d) se disputeront la ceinture WBC francophone des poids welters.

Le championnat WBC sera l’affiche de ce gala, baptisé «La Nuit de la Boxe» où quatre autres combats professionnels figureront au programme. Cette grande soirée, organisée par le Boxing Club la Gauthière et son président Eric Sèvre, l’association Sports Air Santé présidée par Farida El Hadrati et le SCM, une structure de management suisse, se déroulera à la Maison des sports de Clermont-Ferrand, une salle entièrement dédiée aux sports pouvant accueillir 5000 spectateurs.

Ce combat mettra aux prises deux des meilleurs poids welters français, une catégorie relevée dans l’hexagone. Nurali Erdogan a conquis le titre national en octobre, « j’ai laissé ma ceinture car j’avais été contacté en Allemagne pour un évènement intéressant qui pouvait me faire progresser dans les classements internationaux, indique l’ex champion de France. Cette confrontation a été annulée, quand on m’a proposé l’opportunité WBC, je l’ai acceptée ». Concernant Sandy Messaoud, l’alsacien avoue partir dans l’inconnu, «comme pour mes autres adversaires précédents, je découvrirais son style sur le ring et je m’adapterai ». Nurali Erdogan, dont le palmarès est vierge de défaites,  affiche une certaine sérénité et il se projette déjà sur l’avenir, non sans préciser, que s’il gagne, « ce titre WBC me fera  monter dans les classements et je me rapprocherai d’une chance pour l’union européenne. Ce combat est vraiment très intéressant, à tous les niveaux ».

Jamais deux sans trois ?

Sandy Messaoud est dans une dynamique victorieuse depuis près de cinq ans, une période marquée par un exploit en Biélorussie en 2020 quand il est allé battre Nursultan Zhangabayev, un invaincu kazakh pour le titre WBA intercontinental des welters. Une ceinture qu’il a défendue victorieusement face à un autre invaincu en la personne du danois Olivier Mollenberg. « J’ai été destitué de mon titre WBA car je ne l’ai pas remis en jeu assez souvent, explique le breton. On leur a demandé de nous aider à trouver des adversaires mais ils n’ont pas donné suite ou c’était avec des exigences. La WBA nous a fait comprendre que c’était un buisness et qu’elle allait vendre cette ceinture à un autre promoteur ». A 36 ans, Sandy Messaoud n’a jamais paru aussi performant qu’aujourd’hui, bourreau de travail et perfectionniste, il a mis tous les atouts de son côté pour repartir du Puy de Dôme avec la ceinture WBC autour de la taille. A l’instar de son rival de samedi, il avoue ne rien connaitre du style adverse, « je n’ai pas eu beaucoup d’infos concernant mes derniers rivaux, concède-t-il. Je vais m’adapter à sa boxe, je suis allé à Paris où j’ai mis les gants avec de bons boxeurs, de tous styles et de toutes tailles, cela ne m’a pas posé de problèmes d’adaptation. Je pense être paré à toutes les éventualités ». Sandy Messaoud reste sur deux victoires nettes contre deux invaincus, l’expression jamais deux sans trois se vérifiera-t-elle ? Réponse samedi soir à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand ou en direct sur Fight Nation qui retransmettra la soirée en direct.