Elhem Mekhaled à la relance

Samedi 18 septembre, chez elle, à Feyzin, la Tricolore (14 v) tentera de reconquérir le titre européen vacant des super-plumes. Pour cela, il lui faudra passer l’obstacle Pasa Malagic (15 v, 7 d). Un défi amplement à sa portée.

Elhem Mekhaled est radieuse et cela transpire au travers de ses mots : « La préparation s’est très bien passée. C’est la première fois que j’en effectue une avec mes deux entraîneurs, Ali Oubaali et Joseph Germain. Je suis super contente car c’est tout à fait ce qu’il me fallait. » En effet, la Rhônalpine a changé de vie. Elle a déménagé en Île-de-France afin de poursuivre sa progression sous la houlette de deux coaches qu’elle juge complémentaires et qui ont accepté de collaborer en bonne intelligence au service de l’athlète.

La collusion de ses deux apports s’est évidemment révélée extrêmement bénéfique. « Je suis plus intelligente sur le ring alors que j’ai tendance à boxer à l’instinct, quitte à négliger certains points, explique Elhem Mekhaled. Par ailleurs, j’ai amélioré ma force de frappe. Outre cela, je suis davantage posée sur mes jambes et je ne me précipite plus. En effet, auparavant, je donnais trop de coups. Désormais, j’en délivre moins mais ils sont plus efficaces. »

Sous l’égide de la société de management MTK Global

Des atouts que la Française fera valoir contre sa rivale bosnienne. « C’est une fille qui tantôt avance, tantôt recule, analyse la Tricolore. Surtout, elle n’aime pas les coups. Elle a du mal à les esquiver et accroche beaucoup. » Dans ces conditions, le game plan est limpide : « appliquer ce que j’ai appris, c’est-à-dire être intelligente et faire un travail propre. C’est le plus important. Pour le reste, nous n’avons pas vraiment défini de stratégie même si je vais insister sur les frappes au corps pour la saper. »

Parallèlement, histoire d’assurer l’ordinaire, celle qui est gestionnaire de sinistres à la Matmut a obtenu sa mutation pour continuer à pouvoir concilier carrière dans le secteur de l’assurance et sport de haut niveau. Le tout sous l’égide d’une nouvelle société de management, MTK Global.

Qui regardera avec attention la prestation de sa nouvelle protégée après quasiment deux ans d’inactivité. « Cela ne me fait pas peur car j’ai tellement de volonté en moi. Je n’ai qu’une envie, remonter sur le ring, sourit Elhem Mekhaled. Depuis le début de la crise sanitaire, je n’ai pas arrêté de m’entretenir et de mettre les gants pour garder le rythme. J’ai aussi constitué mon équipe avec que de bonnes personnes autour de moi. Si je gagne face à Pasa Malagic, je pense qu’ensuite, je me concentrerai sur une chance mondiale. »