Retour en détails sur l'ensemble des galas qui se sont tenus sur le territoire Français ce week end.
Le poids super-welters Bruno Marcellin (13 v, 4 d, 3 n) a battu avant la limite ( TKO4) Karim Menasria. « Je devais boxer Issa Murzaev mais il s’est retiré au dernier moment. Karim Menasria l’a remplacé au pied levé mais il n’était pas forcément prêt. Je le touche au corps en début de combat puis j’accélère au 4eme round et je le pique à nouveau. Il tombe et ne peut pas se relever » indique Bruno Marcellin. « Je suis content parce que c’est une victoire mais je ne suis pas satisfait de cette sortie car en combattant Murzaev, j’espérais remonter au classement FFB. Mon objectif est de disputer un nouveau championnat de France » conclut Bruno Marcellin.
En poids lourd-légers, Yoann Bloyer (20 v, 40 d, 2 n) a battu Augustin Malecot (3 v, 9 d, 1 n) par arrêt à la 4eme reprise.
Trois combats professionnels figuraient au programme de cette réunion organisée par le Boxing Club Baulois, dont une demi-finale du Critérium Espoirs des poids super-welters entre deux jeunes boxeurs invaincus qui a tenu toutes ses promesses.
Johnny Bertin (6 v) et Joseph Meyobene (3 v) ne se sont guère ménagés pendant les quatre rounds du combat. Quatre reprises disputées où chacun des deux boxeurs aurait pu conclure. Joseph Meyobene a fait compter son adversaire dès le premier round avec ses crochets des deux mains, Johnny Bertin lui rendant la politesse à la 3eme avec un pur direct du poing avant. L’arbitre unique du combat, Mr Alain Sabourault a jugé un match nul avec un préférentiel en faveur de Johnny Bertin qui disputera donc la finale le 9 Octobre prochain à Pamiers face à Houcine Moulahi, un élève de Mohamed Benama.
En poids super-légers, Benjamin Dubois (6 v, 1 d, 1n) a battu aux points par décision majoritaire (60-54, 57-57 et 58-56) Renaud Mollon (3 v, 6 d, 1 n).
En poids moyens Sonny Abid (5 v) s’est imposé aux points par décision majoritaire (60-54, 58-56 et 57-57) devant Mbemba Miesi (8 v, 5 d, 2 n).
Ce samedi 18 Septembre à Vigneux, Delphine Mancini (4 v) est devenue championne de France des poids Coq en battant aux points (80-72, 80-72, 80-72) Mélanie Mercier (2 v, 12 d, 1 n).
Avec ce titre professionnel, Delphine Mancini ajoute une ligne supplémentaire à un CV déjà copieusement garni où figurent huit titres de championne de France amateur et deux médailles (argent et bronze) aux championnats d'Europe. Plus de détails ici
Dans l’autre combat pro de la soirée, le poids welter Steven Rodriguez (1 v, 2 d) a battu aux points ( 40-36; 39-37; 40-36) Sébastien Chureau ( 0 v, 6 d, 1 n).
Samedi 18 Septembre, ce sont trois combats professionnels proposés par Davide Nicotra qui ont pris place au Casino Tranchant de Villers Sur Mer.

En poids mi-lourds, Dylan Colin (9 v) a largement battu aux points (60-54) Mohamed Cherif Benchadi (4 v, 6 d, 1 n)
En poids moyens, le sculptural Anauel Nagamisengue (8v) a mis KO au 1er round le Serbe Pedrag Cvetkovic (6 v, 21 d, 3 n).
En poids welter, Romain Lehot (2 v) s’est imposé aux points (40-36) face à l’expérimenté Dimitrije Djortdjevic (1 v, 38 d, 4 n).

Après plusieurs revers Matiouze Royer (20 v, 41 d, 7 n) a renoué avec la victoire en battant aux points (58-56, 58-56, 58-56) Raphaël Bocquet (3 v, 32 d, 1 n).
En poids Super-moyens, Matteo Hache (7 v) a ajouté une nouvelle victoire à son jeune palmarès en battant aux points le Serbe Novak Radulovic (13 v, 8 d, 1 n).
Ce samedi 18 Septembre à Vigneux, Delphine Mancini (4 v) est devenue championne de France des poids Coq en battant aux points (80-72, 80-72, 80-72) Mélanie Mercier (2 v, 12 d, 1 n).
Avec ce titre professionnel, Delphine Mancini ajoute une ligne supplémentaire à un CV déjà copieusement garni où figurent huit titres de championne de France amateur et deux médailles (argent et bronze) aux championnats d'Europe.
Plus d'informations à venir...
Hier soir à la salle Cosec de Feyzin, l'invaincue Elem Mekhaled (15 v) a conservé avec brio son titre Européen des poids super plumes en battant par KO au 1er round la Bosniaque Pasa Malagic (15 v, 8 d).
La championne d'Europe, coachée par Ali Oubaali et Joseph Germain qui n'avait plus combattu depuis 21 mois est entrée rapidement dans le vif du sujet. Prudente et étudiant sa rivale pendant quelques secondes, elle a ensuite fait preuve d'une rare efficacité pour une boxeuse de ce poids pour conclure un combat qui n'était pas encore lancé.
Elem Mekhaled a connecté à la face avec son direct du poing avant et enchainé avec un crochet droit à la tempe puis un crochet gauche de l'autre coté du visage. Pasa Magalic s'est retrouvée au tapis, assise et hagarde, dans l'impossibilité de reprendre le combat avant le compte fatidique de dix égrené par Mr Giovanni Poggi.

Dans l'un des deux combats d'encadrement de ce championnat d'Europe , le poids moyen, Nizar Trimech (9v, 2 d) a battu avant la limite (TKO 3) le Serbe Sladjan Dragisic (5 v, 28 d). Nizar Trimech a envoyé son rival au tapis avec un splendide uppercut droit, incitant l'arbitre à arrêter le combat après avoir compté le Serbe.
Dans l'autre opposition, le poids super-légers Faycal Rezkallah (5 v, 1n) a largement battu aux points (60-54, 55-59, 59-55) le Serbe Marko Petrovic (1 v, 11 d)

CHARGE(E) ADMINISTRATIF(VE) – 30h/semaine
Chargé(e) administratif(ve) pour la Fédération française de boxe – Contrat de professionnalisation, d’apprentissage ou alternance, stage – niveau 3ème année Bachelor ou Master.
La Fédération française de boxe (FFBoxe), fédération sportive olympique agréée, reconnue d’utilité publique, conformément à la législation en vigueur et à ses statuts, organise et gère les activités de la boxe. Elle est chargée par délégation ministérielle de promouvoir, d'organiser et de développer la boxe en France, de réunir et de soutenir les clubs affiliés, et de coordonner leurs activités.
La FFBoxe compte actuellement 50 000 licenciés regroupés au sein de 1000 clubs affiliés. Elle propose différentes modalités de pratiques adaptées aux âges, motivations de chacun et particularités des différents publics, féminins, masculins : la Boxe professionnelle, la Boxe amateur/olympique, la Boxe éducative assaut, la Boxe loisir, la Boxe santé (prescri-boxe), l’Aéroboxe et l’Handi-boxe.
La FFBoxe assure notamment le traitement administratif relatif aux Compétitions nationales amateurs, en relation avec la Commission Nationale de Boxe amateur (CNBA) et la Direction technique nationale. La période des compétitions nationales amateurs (minimes, cadets, juniors, seniors) a lieu d’octobre à avril.
Elle gère également les relations avec ses organes déconcentrés, les Comités régionaux de boxe (au nombre de 18 – 13 métropolitains et 5 ultra-marins).
La FFBoxe recherche un(e) chargé(e) administratif(ve) à compter d’octobre 2021 pour une durée d’1 an, éventuellement renouvelable. La Direction administrative recherche un ou une secrétaire administratif(ve), afin de gérer administrativement les compétitions que la Fédération française de boxe organise ainsi que les relations avec les Comités régionaux de boxe. Cette mission se veut polyvalente.
Il/Elle aura pour missions :
- Assurer le secrétariat de la CNBA ;
- Assurer le suivi administratif des phases finales des Championnats de France (convocations diverses, réservations d’hébergements, bulletins d’inscription, gestion des palmarès, ...) ;
- Assurer le suivi des engagements des organisateurs des phases finales des Championnats de France ;
- Traiter les demandes des clubs participants aux phases finales des championnats de France ;
- Gérer les demandes de réunions Boxe amateur/boxe éducative assaut transmises par les Comités régionaux ;
- Être ponctuellement en soutien d’autres secteurs administratifs (saisie de licences, secrétariat DTN, ...).
Compétences nécessaires :
Issu(e) d'une formation de type Bac +2 minimum, vous justifiez d'au moins une expérience à un poste de Secrétaire administratif(ve).
Bonne connaissance du monde fédéral
La connaissance de la discipline est fortement conseillée
Maîtrise indispensable des outils informatiques (Pack office minimum, avec connaissances accrues d’Excel)
Maîtrise de l’outil « Publipostage »
Qualités requises:
Dynamisme, réactivité et avoir le sens des priorités
Bon relationnel, souriant et accueillant
Avoir des capacités de rédaction, d’analyse et de synthèse Polyvalence
Lieu :
Pantin (Ligne 5 : Métro Hoche ou Gare RER E : Pantin)
Toutes les candidatures (CV + lettre de motivation) doivent être adressées à daf@ff-boxe.com
Deux médailles d’or et deux d’argent : le bilan des Bleues à l’issue du tournoi de Gliwice, qui s’est déroulé du 5 au 12 septembre, est de bon augure.
« Le but était de préparer les championnats du monde qui auront lieu en fin d’année en travaillant avec le groupe qui est concerné par cette échéance », explique l’entraîneur national Stéphane Cottalorda. Pour autant, il ne s’agissait pas, à proprement parler, d’une reprise dans la mesure où la troupe avait déjà effectué, en août, un stage consacré aux séances physiques et un autre davantage dédié aux mises de gants. La compétition polonaise était donc une occasion, pour chacune, de se jauger et d’identifier les points d’amélioration. Et ce, même si le nombre de participantes en seniors était assez réduit avec, comme conséquence, une niveau général modérément relevé.
Dans ce contexte, les Tricolores ont fait mieux que tirer leur épingle du jeu. Rim Bennama (-50 kg), montée pour l’occasion en -50 kilos, s’est ainsi hissée sur la plus haute marche du podium. « Elle a fait deux bons matchs dans la lignée de ce qu’elle propose en compétition ces derniers temps. Même si là, l’adversité n’était pas de haute volée, elle a su répondre présent, se réjouit Stéphane Cottalorda. C’est très satisfaisant. Rim a des qualités techniques intéressantes, notamment un bras arrière explosif. On ne sait pas encore dans quelle catégorie elle s’alignera aux Mondiaux sachant que dans l’optique des JO de Paris, l’idée est plutôt d’y participer en -51 kg, ce qui impliquera d’effectuer un travail sur le plan musculaire, en particulier au niveau des appuis. » Et ce, sous la houlette du nouveau préparateur physique affecté au collectif féminin, Mathias Ricard.

Autre lauréate, Amina Zidani (-60 kg) qui poursuit son double projet alliant boxe olympique et boxe professionnelle. « Elle s’est positionnée afin d’être potentiellement sélectionnable pour les prochains JO. Dans cette optique, Amina a participé aux rassemblements estivaux. Là, elle a retrouvé ses sensations, ce qui est, bien sûr, positif », note l’entraîneur national.

L’équipe de France peut également s’enorgueillir de deux finalistes. Romane Moulais (-52 kg) a en effet échoué lors de l’ultime combat contre la Polonaise Wiktoria Rogalinska. « C’est un petite déception car elle s’est inclinée face une fille à sa portée qu’elle avait d’ailleurs dominée en quart de finale des derniers championnats d’Europe espoirs, regrette Stéphane Cottalorda. Il faut dire que Romane sortait d’une angine qui a sûrement contrarié la gestion de son poids. C’est un léger coup d’arrêt qui ne retire rien à ses qualités. A elle d’améliorer divers éléments qui n’ont pas été optimaux lors de ce tournoi comme le cadrage, les approches et la lucidité. C’est le genre match qu’elle doit être capable de gagner même quand elle est un peu moins bien. »

Davina Michel a également effectué une belle rentrée bien que battue en finale par la locale Martyna Jancelewicz. « Ella a digéré la déception de sa non-qualification pour les Jeux de Tokyo, analyse Stéphane Cottalorda. Là, nous avons choisi de la faire boxer dans la catégorie supérieure (-81 kg) à celle qui est habituellement la sienne. Nous retenons du positif de son parcours. Elle a fait montre d’envie et d’implication même s’il lui a manqué du cardio afin d’utiliser son allonge et de mieux se déplacer devant une adversaire un peu plus puissante qu’elle. Mais, techniquement, Davina a réalisé des choses intéressantes et a amélioré son langage corporel quand elle est fatiguée pour moins montrer aux juges qu’elle est en souffrance. Elle s’entraîne davantage pour être performante. Elle est sur la bonne voie. »

Enfin, Fatia Benmessahel (-63 kg) a cédé d’entrée devant la Croate Sara Cros. « Elle est tombée sur un gros morceau et un profil d’adversaire qui correspond à tout ce que Fatia n’aime pas, en l’occurrence une gauchère mobile, explique Stéphane Cottalorda. Le résultat brut est certes une défaite mais en ce qui concerne le rendu sur le ring, l’attitude et les progrès constatés, cela va plutôt dans le bon sens même si la route est longue. » Pour la Francilienne comme pour ses comparses.
Samedi 18 septembre, chez elle, à Feyzin, la Tricolore (14 v) tentera de reconquérir le titre européen vacant des super-plumes. Pour cela, il lui faudra passer l’obstacle Pasa Malagic (15 v, 7 d). Un défi amplement à sa portée.
Elhem Mekhaled est radieuse et cela transpire au travers de ses mots : « La préparation s’est très bien passée. C’est la première fois que j’en effectue une avec mes deux entraîneurs, Ali Oubaali et Joseph Germain. Je suis super contente car c’est tout à fait ce qu’il me fallait. » En effet, la Rhônalpine a changé de vie. Elle a déménagé en Île-de-France afin de poursuivre sa progression sous la houlette de deux coaches qu’elle juge complémentaires et qui ont accepté de collaborer en bonne intelligence au service de l’athlète.
La collusion de ses deux apports s’est évidemment révélée extrêmement bénéfique. « Je suis plus intelligente sur le ring alors que j’ai tendance à boxer à l’instinct, quitte à négliger certains points, explique Elhem Mekhaled. Par ailleurs, j’ai amélioré ma force de frappe. Outre cela, je suis davantage posée sur mes jambes et je ne me précipite plus. En effet, auparavant, je donnais trop de coups. Désormais, j’en délivre moins mais ils sont plus efficaces. »
Des atouts que la Française fera valoir contre sa rivale bosnienne. « C’est une fille qui tantôt avance, tantôt recule, analyse la Tricolore. Surtout, elle n’aime pas les coups. Elle a du mal à les esquiver et accroche beaucoup. » Dans ces conditions, le game plan est limpide : « appliquer ce que j’ai appris, c’est-à-dire être intelligente et faire un travail propre. C’est le plus important. Pour le reste, nous n’avons pas vraiment défini de stratégie même si je vais insister sur les frappes au corps pour la saper. »

Parallèlement, histoire d’assurer l’ordinaire, celle qui est gestionnaire de sinistres à la Matmut a obtenu sa mutation pour continuer à pouvoir concilier carrière dans le secteur de l’assurance et sport de haut niveau. Le tout sous l’égide d’une nouvelle société de management, MTK Global.
Qui regardera avec attention la prestation de sa nouvelle protégée après quasiment deux ans d’inactivité. « Cela ne me fait pas peur car j’ai tellement de volonté en moi. Je n’ai qu’une envie, remonter sur le ring, sourit Elhem Mekhaled. Depuis le début de la crise sanitaire, je n’ai pas arrêté de m’entretenir et de mettre les gants pour garder le rythme. J’ai aussi constitué mon équipe avec que de bonnes personnes autour de moi. Si je gagne face à Pasa Malagic, je pense qu’ensuite, je me concentrerai sur une chance mondiale. »
Suite à l'ouverture du nouveau quartier mineur du centre pénitentiaire de MoulinsYzeure, le service des sports a ouvert un nouveau projet "Sport et Santé" avec la création de l'activité "Boxe Thérapie", animée par un surveillant moniteur de sport titulaire du Prévôt Fédéral en partenariat avec le Boxing Club du Val de Besbre et la Fédération Française de Boxe.

Ce projet a été construit pour répondre aux besoins du quartier mineur, principalement sur les adolescents dit "difficiles" pouvant éprouver des problèmes de violences, d'addictions, de dépressions, de manque de confiance en soi ou envers autrui. L'activité se déroule de manière individuelle et les participants sont sélectionnés en commission pluridisciplinaire unique en prenant en compte les besoins des référents mineurs et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), tout en considérant l'avis du personnel de l'unité sanitaire (US). Les méthodes d'animation diffèrent selon les caractéristiques de l'adolescent participant. Néanmoins chacun peut prétendre à recevoir :
• Des leçons individuelles
• Du travail physique personnalisé
• De la relaxation avec des exercices d'imagerie mentale et de respiration.
La Boxe Thérapie a été mise en place le 4 juin 2021 et donne déjà des résultats probants puisque sur les 9 mineurs hébergés, l'établissement est passé d'un concerné à 3. Des adolescents peu ou pas du tout motivés au départ se retrouvent avec une implication de plus en plus grandissante, tandis que les problèmes de comportements, eux, s'amenuisent. Tous expriment leur souhait de prendre une licence et de pratiquer sérieusement la boxe anglaise à leur libération et d'en respecter les règles à l'intérieur comme à l'extérieur. Le service des sports ne compte pas en rester là et a pour objectif d'étoffer ce projet en responsabilisant les personnes détenues mineurs en :
• Les formant sur l'encadrement de groupe
• Les sensibilisant sur le code sportif de la Boxe Éducative Assaut.
La Boxe Thérapie peut devenir un élément essentiel du parcours d'exécution de peine chez une personnes détenue mineur. Elle permettra de palier les besoins affectifs et moteurs de l'adolescent avec l'apport d'une écoute particulière en plus des cours technico-tactiques. Utilisée à bon escient elle permettra également d'accentuer la lutte contre les violences, les addictions et bien entendu devenir un atout majeur dans la lutte contre la récidive.
Ce samedi 11 Septembre à Barcelone, Dylan Charrat (20v, 1 d, 1 n) s’est incliné aux points (96-94, 96-94 et 95-95) face à l’espagnol Kerman Lejarraga (33v, 2d) en championnat d’Europe des poids super-welters. Le combat a été stoppé au 10eme round pour une blessure de l’Espagnol suite à un choc de têtes.
Tout avait bien commencé pour Dylan Charrat qui prenait les choses en main dès le premier coup de gong. Le Français bougeait et délivrait son jab à une vitesse surpersonique, l’Espagnol en recherche de puissance maximale, les pieds rivés sur le ring, était rendu au rôle de spectateur de la virtuosité de son rival du soir.
Pendant quatre rounds, Dylan Charrat a montré l’étendue de son talent, c’était le maitre face à l’élève. Sa rapidité de déplacement et d’exécution rendaient Kerman Lejarraga impuissant à mettre sa boxe en place . Les combinaisons crochets du gauche en bas et uppercuts des deux mains de Charrat connectaient à chacune de ses tentatives, de la boxe de très haut niveau, ne manquait qu’un peu de punch et l’affaire eut été rapidement pliée. Qu’importe, on pouvait logiquement imaginer qu’à ce rythme-là, la précision et le débit des coups du Français allaient faire son œuvre et que Kerman Lejarraga allait céder à un moment ou à un autre.
Le combat changeait de physionomie à la 6eme reprise, Dylan Charrat avait déjà beaucoup donné, accepté aussi l’épreuve de force de Kerman Lejarraga qui profitait de cette légère baisse du Français pour le toucher. On savait l’Espagnol très dur puncheur, au vu de ses dernières sorties, il avait montré une certaine vulnérabilité mais plus rien de tout cela hier soir sur le ring de Barcelone. L’Ibère a réussi une spectaculaire transformation physique en montant de catégorie et s’il est un poil plus lent, il est considérablement plus puissant.
L’élève de Faycal Omrani le constatait lors de ce 6eme round où il délivrait encore deux purs uppercut mais en se faisant ensuite toucher par un dur crochet droit de Lejarraga. L’Espagnol livrait son meilleur round.

Dès lors, l’ex champion d’Europe des poids welter cherchait le travail rapproché et l’épreuve de force, Dylan Charrat répliquait pendant les 7eme et 8eme, il prenait des coups mais il en donnait aussi. Les deux boxeurs ne se ménageaient pas, la précision et la vitesse du Français face aux lourdes frappes de l’Espagnol. Kerman Lejarraga prenait l’avantage à la fin de cette séquence en touchant son adversaire avec un gros crochet au corps que « Butterfly » Dylan accusait nettement.
Dylan Charrat se tenait à distance au 10eme round en tournant, il s’octroyait trois minutes de récupération sans omettre de toucher avec son bras avant, une 9eme reprise rondement gérée par le Provençal. Malheureusement lors du 10eme round et alors que Dylan Charrat semblait avoir récupéré et qu’il avait encore toutes ses chances de l’emporter, un choc de têtes involontaire ouvrait l’Espagnol au-dessus de l’œil. La blessure était très mal située et Mr Daniel Van De Wiele arrêtait le combat après consultation du médecin.
Kerman Lejarraga était déclaré vainqueur d’une courte tête, Dylan Charrat semblait frustré par ce dénouement, il revenait fort et il y avait encore deux reprises à disputer...
Hier soir à Coventry, Bilel Jkitou (15 v, 1 d) s’est incliné sur décision partagée (116-112, 111-117 et 112-117) après douze rounds de haute tenue devant l’Anglais Sam Eggington (31 v, 7 d) qui défendait sa ceinture WBC Silver des poids moyens.
Quel combat ! Les détracteurs de Bilel Jkitou ne doivent plus être nombreux aujourd’hui après sa prestation Outre-Manche. Pendant ces trente-six minutes passées sur le ring avec le champion Anglais, Bilel Jkitou a montré qu’il était un boxeur de haut niveau. Condition physique, talent, détermination et courage, il n’aura finalement manqué au cadet des Jkitou qu’un peu d’expérience de ces grands combats en douze reprises face à des combattants aguerris, ce que l'on nomme communément le métier.
Pas de round d’observation entre deux boxeurs déterminés à marquer leur emprise sur les débats et déjà un Bilel Jkitou qui prend le centre du ring et se comporte en patron. Son bras avant gicle et son crochet gauche fuse, au corps, à la face, le ton du combat est donné. Le Français avance la garde haute, à l’affut de la moindre ouverture, Eggington débite mais il ne trouve que les gants d’un Jkitou vigilant sur ses protections.
Le 2eme round est intense, les deux combattants sont quasiment tête contre tête, chacun a son moment de domination pendant ces trois minutes.
Un crochet gauche de Bilel Jkitou fait mouche à la 3eme reprise et il marque l’œil droit d’Eggington.
L’ex champion d’Europe des welters tente de boxer à distance lors des trois minutes suivantes, cette tactique lui réussit, en désaxant il parvient à contrarier son rival et à marquer des points. L’accalmie est de courte durée, Bilel Jkitou réussit à le fixer dans un coin et à le cadrer. S’en suit une série d’échanges de coups de part et d’autre.
Le 4eme round est dantesque avec deux champions qui ne veulent pas céder un pouce de terrain à l’adversaire, Bilel Jkitou s’en sort à son avantage avec un magnifique crochet gauche, une frappe détachée à la face et accusée par Eggington.
Les reprises se suivent et se ressemblent, le rythme est élevé, pas de temps morts et malgré de durs échanges de prés, les débats sont propres, l’arbitre n’intervient qu’en de rares occasions pour prévenir les chocs de têtes inévitables dans une telle opposition de prés. Quand l'un décoche un crochet ou un direct, l'autre répond avec les mêmes armes, Bilel Jkitou bloquant et esquivant beaucoup plus qu'Eggington.
Bilel Jkitou marquera le pas à la mi combat et Sam Eggington en profitera pour se détacher légèrement. La différence finale au pointage en faveur de l’Anglais se sera probablement faite lors des 6eme,7eme et 8eme reprises où l’élève d’Eric Tormos fut moins actif, éprouvant surement le besoin de souffler.
Pourtant loin d’avoir renoncé, Bilel Jkitou repartait à l’assaut au 9eme round et son crochet gauche fit à nouveau merveille, l’œil droit de l’Anglais se fermait encore un peu plus et il regagnait son tabouret haletant et éprouvé à son tour. Bilel Jkitou puisait au fond de lui-même pour ne plus rien lâcher et tout donner pendant les neuf dernières minutes de ce magnifique combat où il aura montré qu’il était bien plus que le petit frère de Rachid. Malgré cette courte défaite, il aura prouvé que lui aussi était un Lion des rings.
Le médaillé d’or de Rio (11 v) n’a pas confondu vitesse et précipitation pour vaincre avant la limite (KO 7e) le Croate Petar Milas (15 v, 1 d), le 10 septembre, à Roland-Garros. Une répétition générale satisfaisante avant de viser le titre continental à la fin de l’année.
Le Français prenait illico presto les commandes mais avec la prudence qui seyait au scénario qui lui était proposé : triompher avec la manière en trouvant la faille et en évitant le contre fatal. C’est donc lui qui occupait logiquement le centre du ring et son vis-à-vis qui se déplaçait dans tous les sens. Le champion olympique distillait son jab et son direct, qu’il ne se privait pas, au demeurant, de doubler, voire de tripler mais il veillait plus que tout à ne pas se découvrir. Il avançait à petits pas, les mains hautes, ne lésinant pas sur les rotations du buste.
Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il cherchait davantage l’ouverture ciselée qu’à laminer son rival en allant au baston. En résultaient des échanges assez parcimonieux à l’avantage du Tricolore. Car si le visiteur s’efforçait de répliquer par des coups secs en séries des deux mains, soient ceux-ci étaient bloqués, soient ils trouvaient fréquemment le vide. Plus fluide et plus rapide de bras, les enchaînements les plus tranchants, les plus élaborés aussi étaient à mettre à l’actif de l’Yvelinois, en particulier en fin de round, histoire de laisser la meilleure impression.
Néanmoins, Petar Milas, sa bougeotte et son art de prendre ses distances à bon escient causaient quelques soucis à la belle mécanique francilienne en lui offrant peu de prise. Tony Yoka peinait en effet à toucher à satiété le natif de Split. Loin d’être franchement malmené, ce dernier encaissait stoïquement quand il était pris en défaut et en redemandait même en faisant signe à son opposant de tenter encore sa chance. En somme, il composait sa partition en faisant avec ce qu’il avait en magasin et c’était là son mérite. Moins fort physiquement, il avait l’intelligence de s’épargner soigneusement tout bras de fer, quitte à tourner à en donner le tournis. En outre, à la longue, ses remises énergiques devenaient prévisibles car toujours en ligne sans jamais désaxer. Bref, il ne fallait pas s’y tromper : c’était le Croate qui résistait et le Frenchie qui prenait l’initiative en variant opportunément les zones de frappe.
Cependant, les reprises se succédaient sans le grand emballement tant attendu. Protégé derrière sa garde, l’élève de Virgil Hunter, le plus entreprenant dans le carré magique, revenait sans cesse à la charge et parvenait à ses fins dans le septième opus. Une première gauche à la tempe sonnait son adversaire qui allait au tapis sur la droite qui suivait. Remis sur pied, il cédait, cette fois pour de bon, après avoir été durement laminé au corps.
Un succès expéditif aux allures de soulagement pour le héros de la soirée : « J’ai pris mon mal en patience. Il fallait attendre. Petar Milas est un boxeur qui a d’énormes qualités. Je savais qu’il allait démarrer fort et attaquer par intermittence, qu’il est rapide et qu’il ne serait pas facile de le cadrer. D’ailleurs, cela s’est vu. Il fallait donc que je joue sur mes qualités. J’ai également été très prudent défensivement car cela faisait six mois que je n’avais pas boxé. Dans ces cas-là, il y a quelques automatismes qui se perdent. Surtout, cela faisait un an que je n’avais pas boxé devant du public. Il y avait donc cette pression supplémentaire. Il y avait le Président de la République, du beau monde venu me voir et cet hommage à Monsieur Jean-Paul Belmondo. Pour toutes ces raisons, je n’avais pas envie de me louper. J’ai pris du plaisir dans la manière car j’ai construit ma victoire. La suite, ce sera, on l’espère un championnat d’Europe, le 17 décembre. On sait que l’Anglais Joe Joyce a refusé le combat et a laissé tomber sa ceinture. Je devrais être désigné cochallenger. »
En attendant un retour sous la bannière olympique dans la Ville lumière, en 2024 ? Ce n’est pas exclu : « Le tournoi de boxe aura lieu à Roland-Garros. Cela donne des envies de revenir et de faire les JO ici. Cela reste dans un coin dans ma tête. Pourquoi ne pas repartir avec de nouveaux gars et aussi avec cette Team Solide ? »