Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce dernier week-end de mai 2026.

Emilie Sonvico (9 v) a conquis le titre mondial IBA des poids welters en battant aux points (97-91, 98-90, 100-88) la Marocaine Mahjouba Oubtil (7 v, 6 d, 2 n).

En moyens, Quentin Fontaine (9 v8 v, 3 n) a fait match nul (57-57) avec Elian Damiens-Dhebecourt (6 v, 4 d, 1 n).

En super-welters, Lounes Zitouni (4V, 1 n) a battu le Géorgien Daviti Beridze (1 v, 5 d, 1 n) par KO au premier round.

 Lilia Cherifi (6 v, 1 d) s’est emparée du titre de championne de France des poids légers en battant aux points Ashley Rabereau (2 d, 1 n).

En moyens, Reda Kham (19 v, 2 d) a mis KO au quatrième round le Colombien Miguel Vasquez (6 v, 7 d).

En super-moyens, Lancelot Proton de la Chapelle (18 v, 2 d, 2 n) a battu Mark Jamiu (3 v, 9 d, 2 n) par arrêt de l’arbitre au deuxième round.

En super-moyens, Kemil Mansour (5 v) s’est imposé devant le Hongrois Gabor Gorbics (27 v, 55 d, 3 n) par arrêt de l’arbitre au second round.

En super-coqs, Mohamed El Garah (4 v) s’est qualifié pour la finale du Challenge national Jean-Claude Bouttier en battant aux points (59-55, 59-55, 58-56) Fodie Diawara (2 v, 1 d). Il rencontrera en finale le vainqueur de l’autre demi-finale qui opposera Yanice Benghalia à Paul Japhet Mwanjmwango le dix juillet prochain à Marseille.

En mi-lourds, Axel Yoka (3 v) s’est qualifié pour la finale du Challenge national Jean-Claude Bouttier en battant aux points (59-55, 59-55, 59-55) Rachid Bello (7 v, 5 d, 1 n). Il rencontrera en finale le vainqueur de l’autre demi-finale qui opposera Steven Crambert à Pedro Cuca Mafisi le six juin prochain à Saint-Malo.  

En super-légers, Alain Christian Sangue (15 v, 11 d, 3 n) a fait match nul (57-57, 58-56, 55-59) avec Romain Couture (17 v, 7 d, 4 n).

En moyens, Wilfrid Silva (3 v) a battu aux points (60-51, 60-51, 60-50) Maike Garros (2 v, 9 d).

En plumes, Lucie Pauliac (3 v) a battu aux points (58-56) Ingrid Brodu (3 v, 4 d).

En super-coqs, Djamal Hadjab (11 v, 1 d) a battu Kaddour Hmiami (5 v, 8 d, 2 n) par arrêt de l’arbitre au troisième round.

En lourd-légers, Seydi Coupé (14 v) a battu le Bosniaque Ervin Dzinic (13 v, 7 d) par décision technique au deuxième round.

En super-moyens, Nabil Bouazni (10 v, 1 n) a battu le Slovaque Martin Gruy (9 v, 2 d) par arrêt de l’arbitre au sixième round.

En super-moyens, Adagio McDonald (10 v, 2 d) s’est imposé par arrêt de l’arbitre au deuxième round devant le Grec Panagiotis Matsagkos (6 v, 7 d).

En moyens, Johein Maache (2 v) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36) le Chinois Seiran Engel (7 v, 47 d, 6 n).

En super-coqs, Valentin Guth (3 v, 1 d, 1 n) s’est imposé aux points (58-56, 58-56, 58-56) devant Thomas Barbier (11 v, 29 d, 1 n).

En super-coqs, Anna Micard (1 v, 5 d, 1 n) a battu la Serbe Jelena Bokan (1 v, 7 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

En moyens, Bakari Diallo (13 v, 2 d) s’est imposé par KO au sixième round devant le Serbe Marko Nastic (3 v, 19 d).

Ce samedi soir à Saint-Etienne, Lilia Cherifi (6 v, 1 d) s’est emparée du titre de championne de France des poids légers en battant aux points Ashley Rabereau (2 d, 1 n).

Un an après avoir buté sur Fanny Galle pour la ceinture nationale dans la catégorie supérieure des super-légers, la Lyonnaise ne cache pas sa satisfaction d’être sortie vainqueure d’un combat qui selon ses propres mots, fut disputé et animé. « Nous avons livré huit rounds intenses, nous voulions la victoire toutes les deux, on n’a rien lâché donc cela a été une grosse bataille. J’ai pris beaucoup de plaisir à boxer et je suis vraiment contente d’avoir ramené le titre à la maison. Je suis plus à l’aise en poids légers et le style d’Ashley me convient mieux que celui de Fanny Galle. Nous avons une façon de boxer un peu similaire, nous avons misé sur le cardio. Il faut dire que l’on se connaît bien puisque l’on s’est déjà rencontrées en amateur et en pros. J’ai toujours gagné contre elle », indique Lilia Cherifi. Même si l’affrontement fut équilibré et disputé comme en attestent les pointages des juges, la nouvelle championne de France confie n’avoir jamais douté pendant les huit reprises. « Je me voyais devant et mon coin également me voyait en avance. Il y a eu un ou deux rounds où je n’ai pas de certitude, autrement j’étais confiante pour la victoire lors de la décision ».

Lilia Cherifi avait remporté le titre dans les rangs amateurs et ce sacre en boxe professionnelle vient confirmer le talent de cette jeune boxeuse qui a su se donner les moyens de ses ambitions en travaillant toujours plus en compagnie d’Hacine Cherifi son père et entraineur, ex champion du monde des poids moyens.  « C’est valorisant, on se rend compte que le travail finit par payer, cela donne envie d’en faire encore plus ». La jeune championne qui exerce le métier d’éducatrice sportive, se projette déjà sur la suite de sa carrière, sans se précipiter mais avec déjà des idées bien définies. « Le but est d’avancer et d’aller toujours plus haut. J’aimerais défendre mon titre une fois puis me diriger vers l’Europe par exemple et puis si cela, marche viser le monde ».

Dans un combat d’encadrement du championnat du monde des poids lourds qui se déroulait à Giza en Egypte, Benjamin Mendes Tani (10 v, 1 d) a réalisé un magnifique exploit en battant le géant Ukrainien Daniel Lapin (13 v, 1 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round. Le Normand s’empare des ceintures IBF intercontinental et WBO international des poids mi-lourds.

Le précédemment invaincu Daniel Lapin est l'un des partenaires privilégiés d'Oleksandr Usyk, champion du monde des poids lourds. L'Ukrainien, classé n°5 IBF, n°4 WBA, n°15 WBC et n°11 WBO faisait figure de grand favori de ce combat. Dylan Colin avait échoué aux points devant ce boxeur difficile à prendre à défaut tant il bénéficie d’un considérable avantage de taille et d’allonge.

 Benjamin Mendes Tani qui n'avait jamais disputé plus de six rounds en carrière, se produisait pour la première fois à l'étranger. Il a crânement saisi sa chance en ne montrant aucun complexe face à un boxeur qui avoisine les 2 m. L’Ebroïcien a avancé dès le premier round, la garde haute et en bougeant la tête de gauche à droite, il a évité les contres du gaucher Ukrainien qui excelle dans l’art d’aspirer ses adversaires afin de les cueillir avec ses redoutables uppercuts. Le boxeur basé en Normandie ne s’est pas contenté d’avancer, il a déclenché plusieurs fois sa large droite, échouant à quelques centimètres du visage de son adversaire mais annonciatrices du tsunami qui a suivi. Superbement préparé, il a rapidement réussi à casser la distance et à éprouver son adversaire. Sa droite a plusieurs fois jailli à la face de l'Ukrainien dès le second round. Benjamin Mendes Tani n'a laissé aucun répit à l'Ukrainien en le harcelant au troisième round, il l'a bousculé plusieurs fois, le contraignant à s'accrocher. Daniel Lapin s’est vite retrouvé sans solutions face à un homme déterminé qui lui a fait mal avec ses crochets des deux mains au corps. Le grand Gennady Golovkin spectateur assidu du combat applaudissait

A la quatrième reprise, il a envoyé Daniel Lapin au tapis avec une droite à la face avant de récidiver une seconde fois avec sa droite au corps. Dès lors, il n’a plus lâché l'Ukrainien et l’a saoulé de coups sous tous les angles. Il a enchainé avec une dernière droite à la face qui a expédié Daniel Lapin au sol, forçant l'arbitre à stopper le combat.

Benjamin Mendes Tani a manisfesté sa joie en gratifiant le public d'un salto arrière avant de rendre un vibrant hommage à Alain Vastine qui l'a formé et accompagné pendant la majeure partie de sa carrière.

Samedi soir à Oberhausen en Allemagne, le jeune Français (19 v, 1 d) qui remettait en jeu sa ceinture WBC Silver des poids super-welters, a subi sa première défaite dans les rangs professionnels.  Il a été défait aux points (115-113, 115-113, 116-112) par l'Albanais Ermal Hadribeaj (23 v, 1 n).

Ce combat constituait également une finale de classement, le vainqueur devant être retenu pour rencontrer l’Américain Sebastian Fundora, champion du monde WBC ou son compatriote Vergil Ortiz, champion intérim. C’est dans une salle clairsemée mais pouvant accueillir un millier de spectateurs que les deux protagonistes ont fait leur entrée.

Le gaucher Albanais était le premier à entrer en action, rien de transcendant mais quelques touches du bras gauche pour prendre la température. Concentré, Bakary Samake se contentait d’observer et prendre des informations sur un adversaire relativement peu connu. Le Français tardait à entrer dans le combat, il ne se livrait pas, ou trop peu, attendant que Ermal Hadribeaj attaque pour le contrer. Les trois premiers rounds étaient en faveur de l’Albanais, son activité supérieure et ses quelques frappes du gauche lui permettaient de prendre l’avantage au pointage. Il faisait le combat sans pour autant dominer les débats. Bakary Samake décochait une belle droite à la fin du quatrième round mais il n’était pas encore à la bonne distance. Au pointage intermédiaire, l’Albanais avait deux points d’avance pour deux juges tandis que le troisième mettait les deux hommes à égalité. Bakary Samake durcissait à la sixième reprise, bien décidé à combler son retard et à éprouver son adversaire. Il restait trop souvent sur un coup et manquait parfois de précision. Un choc de têtes ouvrait la paupière d’Ermal Hadribeaj. Poussé par son père entraineur, Bakary Samake se faisait plus pressant, son crochet gauche puis sa droite arrivaient à la face de son rival. La machine était lancée, l’Albanais montrait quelques signes de fatigue mais il tenait bon. Quelque peu truqueur, il accrochait après avoir délivré ses frappes dépourvues de puissance. Une stratégie qui gênait terriblement le jeune Français qui ne parvenait pas toujours à se dépêtrer de ces accrochages.

Bakary Samake mettait une belle droite plongeante à la neuvième reprise mais il encaissait une combinaison gauche droite, peu puissante mais précise. On le devinait frustré même si rien ne transparaissait dans son attitude ou sur son visage. Pourtant, Ermal Hadribeaj serrait les dents et il souffrait, on attendait un enchainement précis ou l’un des fameux crochets gauches du Français pour abréger le combat mais l’Albanais encaissait et résistait. Il tanguait au dixième round mais se reprenait rapidement. Bakary Samake plaçait un court uppercut gauche lors de l’ultime round mais il n’avait plus les ressources nécessaires pour enchaîner. Ermal Hadribeaj qui avait été plus actif et plus expérimenté était déclaré vainqueur sans que le clan Samake, remarquable de sportivité, ne remette en question la décision. La déception devait être ailleurs, notamment sur le fait que le report du combat a incontestablement eu plus d'impacts négatifs sur le jeune Français que sur son vainqueur.      

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce quatrième week-end de mai 2026.

Narymane Benloucif Berche (7 v, 2 d) a conservé son titre de championne d'Europe des super-coqs en battant aux points (97-93, 98-92, 96-94) Sacha Morice (4 v, 2 d). Lire ICI

Bakary Samake (19 v, 1 d) qui remettait en jeu sa ceinture WBC Silver des poids super-welters, a subi sa première défaite dans les rangs professionnels.  Il a été battu aux points (115-113, 115-113, 116-112) par l'Albanais Ermal Hadribeaj (23 v, 1 n). Lire ICI

En poids lourds, Mourad Aliev (15 v, 1 d) a retrouvé sa ceinture WBC International Silver en battant aux points (78-71, 78-72, 78-73) le Nigérian Raphael Akpejiori (19 v, 3 d).

En mi-lourds, Benjamin Mendes Tani (10 v, 1 d) a réalisé un magnifique exploit en battant le géant Ukrainien Daniel Lapin (13 v, 1 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round. Le Normand s’empare des ceintures IBF intercontinental et WBO international de la catégorie. Lire le compte rendu ICI

En super-plumes, Guillaume Eloto (3 v) s’est qualifié pour la finale 2026 du challenge national Jean-Claude Bouttier en battant aux points (59-55, 59-55, 59-55) Suhail Sadat (3 v, 1 d). Guillaume Eloto sera opposé en finale à Daniel Varela.

En super-moyens, Stéphane Le Gourrierec (8 v, 6 d, 1 n) a battu aux points (58-56, 58-56, 59-55) le Serbe David Popovic (4 v, 6 d, 1 n).

En super-welters, Naim Bellahcene (8 v, 6 d, 2 n) s’est imposé aux points (59-55, 59-55, 59-55) devant le Géorgien Ambrosi Sutidze (10 v, 23 d, 5 n).

En mi-mouches, Tania D'Almeida (5 v) s’est imposée devant la Vénézuélienne Maria Milano (13 v, 5 d, 2 n) par arrêt de l’arbitre au cinquième round.

En légers, Mariam Sidibe (6 v) a battu aux points (59-55, 58-56, 58-56) la Tchèque Jana Duchonova (1 v, 1 d).

En légers, Sandro Spica (3 v, 1 n) a battu le Géorgien Giorgi Potskhverashvili (1 v, 11 d) par KO au deuxième round.

En moyens, Lucas Podvin (7 v, 2 d, 1 n) a fait match nul (58-58) avec le Chinois Seiran Engel (7 v, 46 d, 6 n).

Hier soir à Auch, la championne d'Europe (7 v, 2 d) des super-coqs a conservé son titre en battant aux points (97-93, 98-92, 96-94) Sacha Morice (4 v, 2 d).

La Toulousaine qui remettait en jeu sa couronne obtenue de haute lutte en Italie au mois de février, a été confrontée à l’absence de Mehdi Oumiha, son entraineur, retenu pour raisons familiales. C’est donc Ismaël Seck, boxeur et coach au Boxoum qui a assuré l’intérim dans le coin de la championne d’Europe. « Narymane n’a confiance qu’en Mehdi ou moi pour la diriger, j’ai l’habitude de travailler avec elle et j’ai été à ses côtés lors de pratiquement tous ses combats pros », indique -t-il. « Le combat s’est bien passé pour nous et elle l’emporte à l’unanimité. La tactique était d’imposer le rythme et de boxer à sa distance, elle a un bon bras arrière et elle fait mal. Le but était de rester la patronne sur le ring et ne pas se laisser imposer le tempo par l’adversaire. Elle a réussi à appliquer la stratégie, à maitriser puis délivrer des bons coups qui lui ont valu de prendre l’avantage ».

Ismaël Seck se montre positif par rapport à la prestation de sa championne, « à chaque combat, elle montre quelque chose en plus, elle progresse constamment. Je pense que c’est sa frappe qui a fait la différence, j’ai senti que Sacha Morice se méfiait et ne souhaitait pas s’engager outre mesure quand elle tentait de casser la distance. Elles ont livré un bel affrontement. »  Le coach se dit satisfait, le contrat a été rempli et il avoue sans forfanterie, avoir été confiant tout au long du combat. « Dés les premiers rounds, j’ai vu qu’elle réussissait ce qu’elle entreprenait, je n’avais aucun doute quant à sa capacité à s’imposer. Je pense qu’il faudrait qu’elle défende encore une fois son titre, cela lui permettrait d’acquérir encore plus d’expérience. »

Dans le camp opposé, Alban Georget retient avant tout les progrès réalisés par sa boxeuse qui restait sur une défaite en championnat de France. « Sacha est pro depuis un an seulement, nous avons accepté ce championnat EBU par dérogation avec l’intention de gagner. Sacha et Narymane ont fait un très bon combat. Je lui ai demandé de mettre la pression d’entrée car je voulais qu’elle la surprenne et la fasse reculer. Cela ne s’est pas trop mal passé même si la victoire n’est pas au bout. C’est une expérience de plus qui va faire progresser Sacha ». Fidèle à sa réputation d’entraineur fair play, Alban Georget n’oublie pas de féliciter son adversaire, une championne qu’il estime beaucoup. « Elles sont copines, Narymane est adorable, elle est venue à Nantes travailler avec nous, on la connait bien, bravo à elle. Sacha va travailler encore pour devenir meilleure, je ne suis pas inquiet, je sais qu’elle a du potentiel ».

Le Saint-Quentinois a été élu aux Gloires du sport Français par les membres du jury de la FISF (Fédération des Internationaux du Sport Français). Il sera intronisé le neuf décembre prochain à la Maison du Sport Français aux côtés de Paoline Ekambi, Marc Alexandre, Laurent Tillie, Philippe Sella et Stephan Caron, autres lauréats de la promotion 2026.

Jérôme Thomas sera le neuvième* boxeur à rejoindre le Hall Of Fame du sport Français mais le premier issu de l’ère moderne. Rien ne prédestinait Jérôme Thomas à une carrière de boxeur, né avec le « syndrome de Poland », une maladie qui se caractérise par l’absence de muscle pectoral sur le cœur. Par ailleurs, plusieurs opérations furent nécessaires pour réparer ses doigts collés. Venu à la boxe à l’âge de douze ans en étant inspiré par son frère Cyril, le jeune Jérôme n’a cessé de progresser, il fut vice-champion du monde junior des mi-mouches en 1997. Champion de France Elite, il remporta le titre en mi-mouche en 1998 et 1999 avant de régner sur la catégorie des poids mouche de 2000 à 2004 puis en 2006 et 2007, soit neuf titres nationaux, record à battre ! Jérôme Thomas fut double médaillé mondial, il devint le premier Français à remporter le titre suprême en 2001 et il s’octroya une médaille de bronze lors de l’édition 2003. Triple participant aux jeux olympiques (2000, 2004, 2008), là encore il un fut un pionnier en décrochant une médaille de bronze puis une médaille d’argent. Ajoutons à ce fabuleux palmarès deux médailles de bronze aux championnats d’Europe (2002 et 2006) et des succès dans des tournois du monde entier pour cet unique champion, devenu une légende de la boxe amateur. « Ciccio » a conquis le titre des poids coqs dans les rangs professionnels. En 2024, il avait reçu la médaille d'or de la jeunesse, des sports et de l'engagement assiociatif. Véritable écorché vif et hyper sensible, il a connu quelques déboires mais là encore, le champion qui sommeille en lui a su combattre ses démons et il est aujourd’hui en pleine reconstruction pour tenter de rendre sa vie d’homme à l’image de celle qu’il a vécue sur les rings, exceptionnelle !  

Je pense que tout a un sens par rapport à ma vie, j’ai vaincu plein de choses. J’ai battu l’alcoolisme depuis trente deux mois, je suis en train de régler les problèmes avec moi-même et je retrouve une certaine paix intérieure. En fait cette récompense honorifique récompense les victoires de tous les combats que je mène depuis mon enfance, sur et en dehors des rings. C’est une consécration, sans prétention, je pense que je vais encore faire de belles choses et qui sais-je, un jour, obtenir une autre prestigieuse médaille ?

Effectivement, je m’aperçois que j’ai réussi à faire de grandes choses, j’en suis récompensé, c’est une reconnaissance des choses accomplies. Quand je suis allé parfois dans des tournois internationaux après ma carrière, j’étais heureux que des entraineurs ou boxeurs étrangers me reconnaissent et m’interpellent : « Ciccio, Ciccio » ! J’aurais aimé devenir entraineur, M. Nato a tenté de me faire obtenir un diplôme que je n’ai pas terminé car j’étais malade et pas dans les bonnes dispositions, il m’a laissé ma chance. Je suis maintenant passé à autre chose. Je tiens à remercier Angélique, Mme Amélie Oudéa-Castéra, ex ministre des sports et M. Benoît Eycken, président de l’association : « le sport a du cœur ». Si tout cela a été possible, c’est grâce à ces personnes et également à ma famille qui m’ont aidé à relever la tête.

Je n’ai gardé que mes deux médailles olympiques comme souvenir de ma carrière de boxe, j’ai donné tout le reste. On m’a souvent demandé pourquoi j’avais tout donné, c’est juste car je veux continuer d’exister pour les gens, pour celles et ceux qui ont aimé mon parcours sportif et qui me suivent toujours. Je suis fier de ma carrière, je n’ai aucun regret, je compte bien réussir maintenant ma vie d’homme et devenir quelqu’un d’inspirant.   

*Georges Carpentier, Marcel Cerdan, Eugène Criqui, Alphone Halimi, Roger Michelot, Victor Young Perez, Emile Pladner, Marcel Thil.

 

L'équipe de France s'e'est rendue à la 9e édition de l'Eindhoven Box Cup aux Pays-Bas, le plus grand événement international de boxe olympique des Pays-Bas. La compétition a eu lieu du jeudi 21 mai au mardi 26 mai 2026. 

Organisé sous l'égide de la Fédération Néerlandaise de boxe, en coopération avec European Boxing, ce rendez-vous hollandais est un tournoi officiel de niveau GOLD selon les règles de compétition de World Boxing. Les athlétes étaient en lice dans les dix catégories de poids élite hommes et élite femmes. L'équipe de France était composée de six femmes et trois hommes déterminés à bien figurer et préparer au mieux la seconde étape de la coupe du monde qui se tiendra en Chine du 15 au 21 juin prochain.

57 kg : Amina Zidani - médaille d'or 🥇

85 kg : Junior Tadah - médaille de bronze 🥉

75 kg : Davina Michel médaille de bronze 🥉

65 kg : Mohamed Ounai médaille de bronze 🥉

55 kg : Billal Bennama - médaille de bronze 🥉

54 kg : Wassila Lkhadiri - médaille de bronze 🥉

57 kg : Amina Zidani bat Tara Vogels (Hollande) - 4/1

85 kg : Valerij Walter (Allemagne) bat Junior Tadah - 3/2

75 kg : Adame Alma Garcia (Espagne) bat Davina Michel - 4/0

65 kg : Ismail Umar (Finlande) bat Mohamed Ounai - 3/2

57 kg : Amina Zidani bat Vivien Parsons (Angleterre) - 3/2

55 kg : Carlo Paalam (Philippines) bat Billal Bennama - 4/1

54 kg : Gabriella Weerheim (Hollande) bat Wassila Lkhadiri - 5/0

70 kg : Anastasiia Chernokolenko (Ukraine) bat Maëlys Richol - 3/2

85 kg : Junior Tadah bat Jannik Ayivi (Allemagne) - Abandon 2

55 kg : Billal Bennama bat Abdulaziz Alatbi (Arabie Saoudite) - 5/0

54 kg : Wassila Lkhadiri bat Aya Hamdi - 5/0

65 kg : Mohamed Ounai bat Rasul Tisayev (Belgique) - 5/0

55 kg : Billal Bennama bat Bokhunthod Kangpi (Thaïlande) - 4/1

54 kg : Wassila Lkhadiri bat Inna Statkevych (Ukraine) - 5/0

57 kg : Amina Zidani bat Riza Pasuit (Philippines) - 4/1

75 kg : Davina Michel bat Olha Pylypchuk (Ukraine) - 4/1

48 kg : Okhota Hanna Okhota Hanna (Ukraine) bat Mathilda Fragnières - 4/1

CatégorieBoxeuseClubRégion
48 kgMathilda FragnièresCercle Pugilistique St Dizier Grand Est
54 kgWassila Lkhadiri Le Labo Ile de France
54 kgAya HamdiLMX Ring OlympiqueIle de France
57 kgAmina ZidaniDon’t Panik TeamNormandie
70 kgMaëlys Richol NABAIle de France
75 kgDavina MichelBC Garges les GonesseIle de France

CatégorieBoxeurClubRégion
55 kgBillal BennamaBlagnac Boxing ClubNouvelle Aquitaine
65 kgMohamed OunaiBoxing Club EbamOccitanie
85 kgJunior TadahBoxing Lyon UnitedAURA

Entraîneurs :

Kinésithérapeutes :

Arbitre juge World Boxing :

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Michel Pouit survenu le quatorze mai 2026 à Antibes à l’âge de 78 ans.

Introduit au début des années 70 dans la boxe par Jacques Candau, l’emblématique boxeur et dirigeant du comité régional Limousin-Poitou-Charentes, Michel Pouit s’est rapidement imposé dans le paysage pugilistique régional puis National. D’abord chronométreur puis trésorier du Comité Régional, il sera élu à la Présidence du comité régional Limousin-Poitou-Charentes en 2002. Remarquable gestionnaire, il remit sur les rails un comité chancelant tout en étant un actif Président du club de l’Amicale Laïque Niortaise (CRLPC) puis du Club de Loisirs Niortais. Il restera à la tête du Comité Régional jusqu’en 2017 quand la mutualisation des régions donnera naissance à l’actuel Comité Nouvelle Aquitaine. Michel Pouit avait été membre du Comité Directeur de la FFBoxe en 2006 où il occupa les fonctions de trésorier général de 2009 à 2012.

Homme affable et réputé bon vivant, celui qui exerçait la profession de marchand de volailles était apprécié de tous pour sa bienveillance envers les clubs et son investissement ainsi que sa rigueur à la tête de l’instance régionale et à la FFBoxe. Il a reçu de nombreuses distinctions tout au long de sa brillante carrière.

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Michel Pouit.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce troisième week-end de mai 2026.

Daniel Varela (2 v) s’est qualifié pour la finale du challenge National Jean-Claude Bouttier des super-plumes en battant aux points (59-55, 59-55, 59-55) Abdoul Karim Bathily (2 v, 1 d). Daniel Varela rencontrera en finale le vainqueur de l’autre ½ finale qui opposera Guillaume Eloto à Suhail Sadat le week-end prochain à Gaillard.

En welters, Jordan Gonzalez (9 v, 6 d, 5 n) a battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) le Tchèque Marek Cureja (4 v, 10 d).

En moyens, Adam Atalla (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en s’imposant aux points (40-36, 40-36, 39-37) face à l'Allemand Seiran Engel (7 v, 46 d, 5 n).

En super-welters, Corentin Avelange-Gérard (9 v, 4 d, 1 n) a battu Flavio Marca (4 v, 6 d, 2 n) par décision partagée (57-56, 58-55, 55-58).

En moyens, Chadi Baraia (6 v, 1 n) s’est imposé aux points (59-55, 59-55, 59-55) devant l’Espagnol José Luis Serrano (5 v, 1 d, 1 n).

Photo © Facebook Chadi Baraia

En super-mouches, Anna Boulliez (1 v) a débuté victorieusement sa carrière professionnelle en battant aux points (60-54) Maloway Canlers (1 v, 2 d).

En plumes, Emmanuel Maille (2 v, 2 d, 1 n) a fait match nul (38-38) avec le Serbe Pavle Mitrovic (1 v, 1 d, 1 n).

En super-mouches, Clothilde Del Ben (11 v, 4 d) s’est imposée aux points (80-72, 80-72, 78-74) devant Camille Vidal ((6 v, 5 d).

En mi-lourds, Kevin Thomas Cojean (33 v, 15 d, 3 n) a battu le Tchèque Josef Lacina (4 v, 21 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

En super-plumes, Margaux Revoix (2 v) a battu aux points (59-55) la Tchèque Lenka Volejnikova (3 v, 6 d, 1 n).

En super-légers, Garik Mstoyan (9 v, 1 d, 4 n) a mis KO au premier round le Ghanéen Emmanuel Ardey Aryee (7 v, 4 d).

En super-moyens, Rayan Hachicha (2 v) a battu aux points (40-36, 39-37) Marvin Divialle (2 d).

En super-welters, Théo Lexa (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant le Hongrois Erik Tama Orsos (2 v, 7 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

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