Ce samedi soir, le luxueux salon des ambassadeurs du casino Barrière de Deauville sera le théâtre d’une alléchante réunion de boxe, baptisée Palatina 8, où six combats professionnels figureront au programme, avec en point d’orgue le championnat de France des poids lourds.

L’évènement principal mettra aux prises deux hommes qui ont déjà eu le privilège de disputer le titre national, les deux ayant buté sur Mattar Garcia, ex détenteur de la couronne passé au stade supérieur. Le jeune Clément Gilet, 26 ans, (8 v, 3 d, 1 n) est un boxeur technique et mobile tandis que Eder Galina Fortes, 37 ans, (5 v, 2 d, 1) est offensif, il mise sur un travail de sape de tous les instants pour construire ses victoires. Les deux co challengers ne sont pas réputés pour leur punch mais leurs coups sont lourds et ils sont durs au mal. Des caractéristiques qui laissent présager d’un combat indécis et disputé.  

Le Team Palatina créé par Franck Nicotra continue de s’étoffer en vue d’élargir son champ d’activité. Le public du casino découvrira trois nouveaux boxeurs figurant parmi les plus sérieux espoirs Français. Le lourd-léger, Voldy Toutin (7 v) est invaincu et spectaculaire. Entrainé par l’emblématique Joseph Germain, il possède une grosse puissance de frappe qui lui a permis de stopper cinq de ses adversaires dont Faycal Karkour, l’ex champion de France mis KO en moins de deux rounds. Il sera opposé au Chilien Gerardo Mellado (12 v, 5 d), un frappeur dont il faudra se méfier.

L’autre grande découverte sera constituée par les débuts professionnels du poids lourd Georcy Taty Bouanga, lui aussi coaché par Joseph Germain. Le néo professionnel a été champion de France amateur en super-lourds et il se mesurera à l’Allemand Kevin Masirika (2 v, 8 d) dans un combat prévu en quatre rounds. Puissant et technique, le francilien est attendu avec curiosité, il aurait dû être à l’affiche lors de la précédente réunion de Franck Nicotra mais son adversaire avait fait forfait à la dernière minute.

Louis Ameline (5 v, 1 d) sera le seul boxeur Normand en lice, le vainqueur du challenge National Jean-Claude Bouttier 2025 rencontrera l’expérimenté Jonathan Bouillot (10 v, 10 d). Le styliste lexovien devra s’employer pour venir à bout du drouais entrainé par Manuel Argentin. Jonathan Bouillot fait partie de ces boxeurs sous-estimés dont le palmarès ne reflète pas toujours la valeur. Là encore, ce combat sera équilibré et indécis.

Tania D'Almeida (5 v), la jeune prodige (19 ans) du boxing club de Garges rencontrera la Chilienne Nadia Pastrana (2 v) dans la catégorie des poids mi-mouche. En avril dernier, Tania D'Almeida avait époustouflé le public de Lisieux par la qualité de sa boxe. Elle avait fait preuve d’une vitesse d’exécution, variété des frappes et coup d’œil largement au-dessus de la moyenne pour surclasser et déborder la Colombienne Dari Hernandez.  

Le super-moyen Kpassagnon Boli disputera également son premier combat professionnel face à Khadjimourad Batashev (1 v) dans un affrontement franco-français.

La réunion sera diffusée en direct sur Sport en France ICI à partir de 20h ainsiq ue sur HBO Max.

Ce samedi au Super dôme de Jeddah en Arabie Saoudite, Lenny Patrach (8 v, 1 d, 1 n) s’est incliné par arrêt de l’arbitre au second round face à l’Ukrainien Oleksandr Khyzhniak (2 v).

Le jeune Français avait un géant de la boxe amateur face à lui, champion olympique en 2024 à Paris, finaliste à Tokyo en 2021, champion du monde et d’Europe en 2017. Le CV de l’Ukrainien avait de quoi effrayer plus d’un boxeur mais pas Lenny Patrach qui du haut de ses 20 ans a relevé le défi avec panache. Cette rencontre était l’un des combats d’encadrement de l’affiche constituée par le retour d’Anthony Joshua, l’ex champion du monde des poids lourds.

Devant Oleksandr Usyk assis au premier rang, Oleksandr Khyzhniak démarrait le combat en trombe. Fidèle à son style de rouleau compresseur, il se ruait sur le Français en délivrant une multitude de crochets des deux mains. Lenny Patrach ne s’en laissait pas conter et il répliquait durement avec son large crochet gauche. Les deux boxeurs se rendaient coup pour coup, le Biterrois levait les mains pour bloquer mais l’Ukrainien touchait plus que lui lors de cette première reprise disputée et violente. Oleksandr Khyzhniak reprenait sa marche en avant au deuxième round. Chacune de ses frappes était donnée pour faire mal, un travail de sape impressionnant qui mettait à mal la résistance de Lenny Patrach. L’élève de Rudy Ruiz était contré par un crochet gauche alors qu’il venait de déclencher un uppercut et il se retrouvait à genoux sur le tapis. Compté mais encore lucide, le Français encaissait à la face une série de frappes ponctuée par un crochet gauche qui le faisait glisser au sol. L’arbitre commençait à le compter avant de stopper le combat.

Malgré la défaite face à un boxeur appelé à jouer les premiers roles au niveau international dans un avenir plus ou moins proche, Lenny Patrach aura engrangé de l'expérience dans une soirée de dimension mondiale diffusée sur DAZN. Lors de sa prochaine sortie, le jeune Français disputera le championnat de France des poids mi-lourds le 17 octobre prochain à Béziers face à Samir Ghodbane.  

Ce samedi soir à Londres, David Papot (31 v, 1 d, 1 n) a réalisé l'une des plus belles performances de sa carrière en battant aux points (113-111, 115-110, 115-109) l'Anglais Harlem Eubank (22 v, 2 d) pour conquérir la ceinture IBF International des poids welters à l'issue d'un combat spectaculaire, mené de main de maitre par le brillant Français. Un succès synonyme d'intégration dans les classements de l'IBF.   

Photo © MF Pro

Aussi discret dans la vie qu’il est efficace sur le ring, David Papot aura réussi l’exploit de drainer cinq cent supporters à la Copper Box Arena de Londres, une première pour un boxeur Français à l’étranger. « L’enfant de Penhoët » n’avait plus boxé depuis sa première défaite concédée aux points en Australie face à Liam Paro, lequel est devenu champion du monde IBF en juin dernier. Figurant parmi les meilleurs poids welters Britanniques, Harlem Eubank, neveu du célèbre Chris Sr, s’annonçait comme un redoutable adversaire. Si l’Anglais s’est avéré meilleur que pressenti, il a eu face à lui un David Papot des grands soirs qui a produit une boxe de haut niveau.  

Le Français a été à deux doigts d’obtenir une retentissante victoire quand après le traditionnel round d’observation, il expédiait son adversaire au tapis à la fin de la seconde reprise. Ebranlé et au bord de la rupture, Harlem Eubank était sauvé par le gong. L’Anglais récupérait avant de repartir à l’attaque au troisième round. Harlem Eubank ne parvenait pas à prendre en défaut un David Papot clairvoyant et explosif. A chaque fois que l’Anglais se jetait, le Français le contrait sèchement. Le Nazairien demeurait en contrôle, sans prendre de risques inconsidérés, la précision de ses coups lui permettant d’enfiler les rounds. Au septième round, alors qu’il semblait maitriser son adversaire, David Papot se faisait contrer par un crochet du gauche de l’Anglais qui l’envoyait sur la bâche, une première pour le Nazairien qui n’avait jamais connu les affres du tapis. Touché mais pas coulé, le Français rassurait son entourage et ses supporters en terminant fort la huitième reprise. Il durcissait au round suivant en doublant son gauche à la face.

David Papot contrait l’Anglais au cours d’un fantastique dixième round où il expédiait deux fois son adversaire au tapis. Harlem Eubank ne renonçait pas mais ses tentatives étaient stoppées par les frappes du Français. La dernière reprise était disputée mais là encore, c’est David Papot qui s’en sortait à son avantage. Il esquivait et remisait durement, Harlem Eubank faisant l’ascenseur suite à un énième crochet large du champion Français.

« Je me sens heureux », déclarait David Papot sur le ring. « Je m’attendais à un combat tactique, on avait travaillé sur cela et j’ai respecté le plan en étant prudent. J’ai été touché mais pas sonné et je me suis remis rapidement sur le chemin de la victoire ». Un peu plus tard au micro d’Arnaud Romera (Punchtime), le champion Français rappelait combien il était perfectionniste et il faisait part de ses interrogations par rapport à la suite de sa carrière, se donnant « le temps de la réflexion pour ne rien décider à chaud ».

C’est avec émotion que nous avons appris le décès de Kamel Djadda survenu le dix juillet 2026 à l’âge de 70 ans.

Transfuge de la boxe Française où il fut champion de France et d’Europe, Kamel Djadda s’était illustré en boxe Anglaise. Membre de l’équipe de France à la fin des années 70, il avait rejoint les rangs professionnels en 1981 au fameux Red Star de Saint-Ouen dirigé par José Jover et Gaétan Micaleff. Après avoir battu Laurent Grimbert, double champion de France et challenger Européen, lors de son cinquième combat, Kamel Djadda détrôna Philippe Martin de son titre national des poids plumes. Boxeur offensif, il défendra deux fois sa ceinture avant de s’incliner en Italie pour le titre Européen des poids coqs.

Kamel Djadda ne refusait aucun défi, c’est ainsi qu’il rencontra les meilleurs Français et quelques pointures mondiales telles que Kamel Bou Ali, Paul Hodkinson et le regretté Jean-Marc Renard face à qui il s’inclina sans avoir démérité et en ayant fait preuve de combativité. Kamel Djadda était un boxeur à l’ancienne, il ne lâchait jamais rien quelle que soit la qualité de son adversaire. Il se retira des rings en 1992 après avoir livré trente-cinq combats professionnels.

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Kamel Djadda.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors du second week-end de juillet 2026.

Trois demi-finales du challenge national Jean-Claude Bouttier 2026 constituaient le programme de cette soirée Marseillaise.

En légers, Jonathan Bamberg (4 v) s’est qualifié pour la finale en battant aux points (58-55, 58-55, 57-56) Sandro Spica (3 v, 1 d, 1 n). Il sera opposé au vainqueur du combat qui opposera Jordan Dzaba à Ashot Khachatryan pour le titre 2026.

En moyens, Kemil Mansour (6 v) a battu Damien Lacoudray (5 v, 8 d, 4 n) par arrêt de l’arbitre au sixième et dernier round. Il rencontrera le vainqueur du combat qui mettra aux prises Louis Ameline et Paul Obama.

En super-coqs, Japhet Mwanjwango Paul (3 v, 5 d, 4 n) s’est imposé aux points devant Fodie Diawara (2 v, 2 d). Il sera opposé à Mohamed El Garah pour la ceinture 2026.

En moyens, Chadi Baraia (7 v, 1 n) s’est imposé aux points (60-54, 59-55, 59-55) devant le Serbe Djordje Stojkovic (4 v, 8 d)

En super-légers, Axel Toty-Hourani (2 v) a battu le Géorgien Ucha Gogaladze (2 v, 3 d) par abandon à l’appel de la deuxième reprise.

En moyens, Bruno Fernandes de Barros (7 v) a battu aux points (60-54, 59-55, 59-55) Maike Garros (2 v, 11 d).

L’invaincue Johanna Wonyou (13 v) s’est emparée de la ceinture WBA internationale des poids coqs en battant aux points la Canadienne (7 v, 5 d) Tania Walters.

La championne de France des poids légers, Lilia Cherifi (6 v, 2 d) s’est inclinée par arrêt de l’arbitre au troisième round devant l’Irlandaise Shauna Browne (8 v, 1 d).  Un crochet gauche a envoyé la Française au tapis à la troisième reprise, l’Irlandaise n’a pas relâché sa pression et à de nouveau fait tomber Lilia Cherifi avec une droite à la mâchoire. Shauna Browne coincé la Française le long des cordes et a délivré des coups sous tous les angles, incitant l’arbitre à stopper le combat.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce premier week-end de juillet 2026.

Kevin Lele Sadjo (30 v, 1 d) a conservé sa ceinture WBA Continental gold des super-moyens en battant aux points (98-92, 98-92, 97-93) le Mexicain Adrian Juventino Duenas Cota (15 v, 1 d). Lire ICI

Estelle Mossely (13 v, 1 n) a conquis la ceinture WBA par intérim des légers en battant l’Argentine Karen Elizabeth Carabajal (25 v, 4 d) par décision partagée (96-94, 94-96, 98-92). Lire ICI

En super-plumes, Khalil El Hadri (22 v, 3 d) s’est imposé aux points (100-90, 100-90, 98-92) devant le Panaméen Liborio Solis (37 v, 10 d, 1 n).

En moyens, Anatole Lemaire (7 v, 1 n) a fait match nul (75-77, 77-75, 76-76) avec Ciril Johnson Suffo (10 v, 1 d, 1 n).

En super-moyens, Leonel Ngaibona (6 v) s’est imposé par ko au deuxième round devant Max-Eliot Nicolai (4 v, 2 d, 1 n).

En super-moyens, Raul Obama (5 v) a battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) Nourredine El Goumi (5 v, 23 d, 1 n).

En légers, Enzo Grau (9 v, 1 d) a battu aux points (80-72, 79-73, 79-73) l’Indien Sagar Chand (6 v, 2 d).

En moyens, Stevens Bonicel (7 v, 4 d, 3 n) a battu le Bosniaque David Popovic (4 v, 7 d, 1 n) aux points (40-36).

En lourds, Jean Jacques Olivier (16 v, 4 d, 2 n) a battu Tommy Spahija (5 v, 17 d, 2 n) aux points (60-54).

En moyens, Saad Anji (4 v, 1 d) s’est imposé aux points (59-55) devant le Chinois Seiran Engel (7 v, 48 d, 6 n).

Samedi soir, le Palais des Sports Robert Oubron de Créteil sera le théâtre d’un grand gala de boxe avec pas moins de sept combats professionnels à l’affiche.

La « nuit des combattants », un concept créé il y a quelques années par Nicolas Perret, Président du Fight Club Normandy, s’était toujours tenue à Caen. Les précédentes soirées ont connu un réel succés populaire dans la capitale bas-normande où le flambant neuf palais des sports a accueilli plusieurs milliers de spectateurs enthousiastes. « Délocaliser un tant soit peu nos galas a toujours fait partie de notre projet qui a démarré à Caen », explique l’organisateur Normand. « L’idée était de développer les organisations et rendre pérenne la nuit des combattants en saisissant les opportunités pour toucher un plus large public en proposant des évènements avec des combats équilibrés et crédibles. Nous avions bien travaillé avec Kévin Lele Sadjo lors de la dernière édition, un partenariat qui a bien fonctionné et nous continuons ensemble pour multiplier les soirées de qualité ».

de gauche à droite, J. Girre, Kevin Lele Sadjo, Nicolas Perret

Cette alléchante réunion est organisée avec l’US Créteil boxe anglaise, « nous avons travaillé sur le programme avec Ibrahim Ould, le manager de Kevin pour mettre au programme des boxeurs qui ont déjà boxé avec nous. L’objectif étant de continuer à construire et avancer pour le bien de la boxe. Nous essayons de favoriser les confrontations Franco-Françaises, ce n’est pas toujours facile mais je suis convaincu que l’on peut faire de belles choses avec de la volonté et un croisement de bonnes valeurs entre les différents acteurs », conclut Nicolas Perret.

Cette première en Ile de France a fière allure avec en tête d’affiche Kevin Lele Sadjo (29 v, 1 d) qui remet en jeu sa ceinture WBA continental gold des super-moyens face au Mexicain Adrian Juventino Duenas Cota (15 v). Le Français est particulièrement actif cette saison avec une quatrième sortie en huit mois. Kevin Lele Sadjo qui fait incontestablement partie des cinq meilleurs boxeurs Français, toutes catégories de poids confondues, est recensé dans toutes les fédérations mondiales ; n° 6 WBC/IBF, n°5 WBO et n°12 WBA, classé huitième poids super-moyens au monde pour Boxrec, le site de référence en la matière. Très apprécié par le public Français pour sa générosité sur le ring, son humilité et sa gentillesse naturelle, Kevin Lele Sadjo qui multiplie les activités professionnelles en parallèle de sa carrière, devra se méfier de l’invaincu frappeur Sud-Américain qui a abrégé douze de ses quinze succès. Le Francilien, qui rêve d’une opportunité mondiale, ne choisit pas la facilité en rencontrant des hommes solides et parfois dangereux comme l’avait montré l’imprévisible Alaa AlMahmoud. Une victoire supplémentaire lui ferait grignoter quelques places sur les tablettes de la plus vieille fédération mondiale.

Estelle Mossely (12 v, 1 n) sera opposée à l’expérimentée Argentine Karen Elizabeth Carabajal (25 v, 3 d) pour le titre WBA interim des poids légers, la championne du monde est l’Américain Stéphanie Han et une victoire face à Karen Elizabeth Carabajal rapprocherait la championne olympique 2016 d’une chance mondiale.

L’affrontement entre les poids moyens Anatole Lemaire (7 v) et le Camerounais basé à Toulouse, Ciril Johnson Suffo (10 v, 1 d) pourrait enflammer le palais des sports. Les deux boxeurs sont prometteurs et ne reculent devant aucun défi. Le talent de Ciril Johnson Suffo s’est révélé en 2024 quand il avait accepté de boxer Johnny Bertin au pied levé pour le battre avant la limite. Anatole Lemaire, finaliste des CFA 2023, progresse lors de chacune de ses sorties. Ce combat sera le premier grand test de sa jeune carrière, Ciril Johnson Suffo ayant déjà été confronté à deux boxeurs de valeur internationale lors du WBC Grand Prix où il avait subi son unique défaite devant l’Australien Dylan Biggs, vainqueur final de l’épreuve.

En super-plumes, Khalil El Hadri (21 v, 3 d) fera sa rentrée face au coriace Vénézuélien Liborio Solis (37 v, 9 d, 1 n) tandis que Leonel Ngaibona (5 v) sera opposé à Max-Elliot Nicolai (4 v, 1 d, 1 n). La soirée sera complétée par deux autres confrontations, l’une en super-moyens mettra aux prises Raul Obama (4 v) avec Nourredine El Goumi (5 v, 22 d, 1 n) et l’autre verra les débuts professionnels du super-welters Anilton Pereira Semedo face au Géorgien Data Gelashvili (1 v, 1 n).  

La Française (12 v) rencontrera l’immense Katie Taylor (25 v, 1 d) ce samedi 5 septembre au Croke Park, le prestigieux stade de Dublin qui n’a plus accueilli de boxe depuis l’affrontement entre Muhammad Ali et Alvin « Blue » Lewis en 1972.

L’Irlandaise défendra ses titres WBA, WBO et IBF des super-légers et le titre WBC (vacant) des super-légers sera également en jeu. Katie Taylor disputera son dernier combat et espère devenir championne du monde unifiée pour la troisième fois. Championne olympique en 2012, cinq fois championne du monde amateur, titrée dans deux catégories de poids dans les rangs professionnels, Katie Taylor est considérée comme la plus grande boxeuse de l’histoire, seule l’Américaine Claressa Shields peut lui contester ce titre officieux.

L’Invaincue Flora Pili, ex championne de France, d’Europe et IBO, promue par l’Italien Salvatore Cherchi, s’est rendue à Dublin pour la conférence de presse qui s’est tenue hier. « C'est une opportunité incroyable. Affronter Katie Taylor est un rêve qui se réalise », a déclaré Flora Pili. « J'ai suivi la carrière de Katie Taylor, c'est une légende de ce sport. Je veux venir ici et me faire un nom. » La championne du monde ne prend pas la Française à la légère et nul doute qu’elle ne la sous estimera pas.  « Je voulais aussi livrer un vrai combat, avec un vrai risque, qui me donne la motivation de ne plus jamais recommencer », a indiqué Katie Taylor. « Et c'est ce que j'ai trouvé face à Flora. C'est un vrai combat. C'est un combat très dangereux et je devrai être au sommet de ma forme. »

Ce véritable championnat du monde, organisé par Matchroom, sera un évènement sportif majeur en boxe féminine et des records seront probablement battus. Katie Taylor est une légende vivante en Irlande et le stade qui peut accueillir 82.000 spectateurs sera plein à craquer. Flora Pili ne viendra pas en victime expiatoire, la marche est haute mais la championne Française qui est en constants progrès a de sérieux atouts à faire valoir. Une victoire serait un sensationnel exploit, on croise les doigts.

Le combat sera diffusé sur la chaîne DAZN à partir de 20h ce samedi.

En attendant le combat, profitez des différents

Retrouvez Flora Pili dans l'émission "Au Bout des Gants" sur Moselle TV.

Photo ©Brad Holloway/Matchroom Boxing

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce dernier week-end de juin 2026.

En super-moyens, Soren Defauconpret (6 v) a battu Quentin Fontaine (10 v, 9 d, 3 n) aux points (60-54, 60-54, 59-55).        

En super-welters, Nurali Erdogan (19 v, 5 d) a battu aux points (59-55, 59-55, 59-55) Batoura Guirassy (8 v, 22 d, 2 n).

En super-légers, Bilel Moutassim (5 v, 1 d) s’est imposé aux points (58-56, 58-56, 59-55) face au Géorgien Levani Iankoshvili (6 v, 11 d).

En plumes, Abderrahmane Cherragi (9 v, 6 d, 2 n) a battu aux points (79-73, 80-72, 80-72) le Mexicain Erick Omar Lopez (20 v, 40 d, 3 n).

En welters, Luidgy Winterstein (1 v, 2 d, 1 n) et James Londinière (4 v, 3 d, 1 n) ont fait match nul (58-56, 54-60, 57-57).

En super-légers, Noan Lecureur (3 v, 2 d) s’est qualifié pour la finale du challenge National Jean-Claude Bouttier en battant Christ Mputu (4 v, 11 d) par décision majoritaire. Il rencontrera Ruben Hovakimiyan en finale.

En welters, Kodjo Yetongnon (16 v, 8 d, 4 n) a battu aux points (60-54, 60-54, 59-55) le Tchèque Patrick Velky (4 v, 6 d, 1 n).

En super-moyens, Rochdi Ben Arbia (6 v, 5 d, 1 n) a battu Dany Schneider (3 v, 2 d, 1 n) par KO au cinquième round.

En super-coqs, Clara Lanuzel (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant l’Italienne Aziz El Ghouiyal (3 v, 34 d) par arrêt de l'arbitre au quatrième round.

En welters, Enzo Bouchenak (4 v) a battu le Marocain Aziz El Ghouiyal (3 v, 34 d) par disqualification au second round.

En moyens, Victor Yoka (10 v) a battu aux points (78-74, 78-74, 79-73)  Peio Boulin (6 v, 6 d).

Photo © Facebook Victor Yoka

En lourd-légers, Gaetan NTambwe (11 v, 2 d) s’est imposé aux points (60-54, 60-54, 60-54) devant Patrick Mbida (5 v, 9 d, 2 n).

En super-légers, Mariam Sidibe (7 v, 1 n) a battu aux points (60-54, 60-54, 59-55) le Serbe Ksenija Medic (4 v, 40 d, 3 n).

En légers, Sohan Chaibi (10 v, 1 d, 2 n) a battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) le Belge Angelo Turco (11 v, 41 d, 4 n).

En super-légers, Nassim Bourennani (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en s’imposant par décision majoritaire (39-37, 39-37, 38-38) devant le Georgien Nika Mtiulishvili (1 v, 2 d).

Nous avons appris avec émotion le décès de l'entraineur Francilien qui s'est s'est éteint à l'âge de 70 ans.

Bernard Ganivet était une figure historique de la boxe dans le nord du Val-d'Oise. Il a longtemps été l'un des principaux entraîneurs et animateurs de la boxe à Persan, où il a participé au développement du club KB Persan présidé par Mme Mony Sandie. Son nom est d'ailleurs associé aux premières adresses administratives du club, qui était domicilié à son domicile lors de sa création en 1999.

Au fil des années, Bernard Ganivet a formé de nombreux jeunes boxeurs, aussi bien en loisir qu'en compétition. Les personnes qui l'ont connu le décrivent comme un éducateur passionné, très investi dans la transmission des valeurs de la boxe : discipline, respect et persévérance.

"Ancien entraîneur de Persan, Bernes sur Oise, Pierrelaye et tout récemment il avait ouvert un club à Bessancourt, toujours dans le val d’Oise. Bernard se donnait sans compter pour former des boxeurs de boxe éducative et pour qu'ils confirment ensuite dans les rangs amateurs. Il était sympathique et jovial, il va beaucoup nous manquer autour des rings du val d’Oise et d’île de France", confie Toni Salvatore, Président de la CNBA.

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Bernard Ganivet.

Les obsèques de Bernard Ganivet auront lieu le 7 juillet

- 9:30 départ de Pontoise
- 10:00 crématorium de St Ouen l’Aumône.

Une cagnotte en ligne pour aider la famille est disponible ICI

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