Dépossédé de son titre, le poids moyen niortais estime avoir commis une erreur de préparation mais reconnaît qu’Abdesselam était plus fort. L'ex-champion de France des moyens est rentré de Boulogne-sur-Mer dans la nuit de samedi à dimanche. Il a eu largement le temps de se repasser dans la tête son combat perdu, samedi, face à Kamel Abdesselam (Aulnay-sous-Bois).

« Au lendemain de ce coup de froid dans le nord, on suppose que la déception doit être toujours là, pesante ?
- Oui bien sûr car je m'étais bien préparé pour ce combat qui devait m'ouvrir une porte européenne. Mais voilà, c'est le sport ; il y a des jours avec et des jours sans. Pour moi c'était un jour sans alors que mon adversaire était lui en pleine réussite. Sa victoire à l'unanimité des juges est méritée amplement.
- Qu'est-ce-qui vous a manqué principalement ? On vous a senti en dedans très vite.
- J'ai fait une erreur dans les jours précédents le combat, en voulant perdre du poids avant la pesée. Du coup j'ai manqué complètement de jus nécessaire pour avoir la maîtrise ou de la réserve pour déborder mon rival. Petite erreur et gros effets. Je n'ai jamais été en mesure de le contrer et de le pousser à la faute. Je connais sa boxe. Ce gars-là mise tout sur sa mobilité et surtout il essaye d'anticiper vos coups. Alors quand vous êtes moins bien, comme je l'étais en montant sur le ring, c'est tout suite compliqué.
- Cette faute pénalisante n'explique pas tout ?
- Non ! Je ne cherche pas d'excuse. Je respecte tout à fait la décision qui ne m'a pas surpris. Non mon adversaire était nettement plus fort samedi.
- Vous avez envie de rebondir. Quelles sont vos perspectives sportives ?
- Il est trop tôt. Je n'ai rien à dire pour l'instant. On va analyser tout ça, réfléchir avec mon entourage. Il faut que je récupère. C'est ma priorité. Je reprends le travail demain. La vie continue. ».
Par Philippe Biais
Source : La Nouvelle République

