Le Picard (27 v, 3 n, 6 d) a été foudroyé et arrêté par l’arbitre dès le deuxième round devant le Gallois Liam Williams (21 v, 1 n, 2 d), le 13 juillet, à l’O2 Arena de Londres. La ceinture WBC silver des moyens était en jeu. Et peut-être bien plus, côté français. Karim Achour a subi, outre-Manche, sa première défaite avant la limite chez les professionnels.
Un échec sans appel tant il n’a jamais paru en mesure de trouver la solution face à un adversaire plus grand, doté d’une allonge supérieure et qui, de surcroît, a fait le choix d’avancer dès le premier coup de gong. Certes sans génie particulier mais avec une efficacité et selon un schéma connu : des jabs du bras avant suivis d’une droite au corps ou au visage, voire d’un crochet gauche pour enfoncer le clou. Parfois, le Britannique au dos tout tatoué s’aventurait à changer temporairement de garde. Le Français, lui, reculait en bon ordre, les mains bien hautes mais subissait dès que son opposant se mettait véritablement à accélérer et à enchaîner.

Le championnat d’Europe s’est éloigné
Paradoxalement, c’est sur l’une de ses rares prises d’initiative que l’ancien multiple champion de France se faisait durement contrer sur un cross du doit au menton. Envoyé au tapis, il se relevait mais le local ne lâchait plus proie. L’Isarien était de nouveau compté puis arrêté par le directeur du combat, pertinemment conscient que le visiteur n’avait manifestement pas récupéré. En s’inclinant, Karim Achour a perdu plus qu’un titre. En effet, le perspective de disputer un championnat d’Europe s’est désormais considérablement éloignée et, à trente-deux ans, se pose forcément la question de la tournure qu’il entend donner à sa méritoire carrière dans le carré magique.
Par Alexandre Terrini
Mise en ligne Jérôme Fouache
Mise en ligne Jérôme Fouache

