Théo Ticout est fin prêt

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Le Français (9 v, 1 d) défie, aujourd’hui, à Montauban, l’Espagnol Jose Maria Hernandez (8 v, 2 d) avec l’ambition de s’emparer de la ceinture vacante EBU silver des poids mouches. Il a de bonnes raisons d’y croire.

À 26 ans, l’élève de Mehdi Oumiha poursuit son bonhomme de chemin. Après s’être paré de la ceinture nationale des super-coqs, en juillet dernier, le voilà donc qui monte d’un étage, en l’occurrence celui continental, pour ce qui est, comme il l’avoue lui-même, dans les colonnes de La Dépêche, « le premier grand défi de sa carrière ». En mouches, cette fois. Rien de vraiment périlleux puisqu’il est habitué à naviguer entre les mouches et donc les super-coqs. « Cela fait deux ans que je n’avais pas fait ce poids. J’ai donc un peu tiré sur la fin mais sans que cela ne génère de fatigue », détaille-t-il.

L’ancien membre de l’équipe de France amateur disputera également son premier duel en douze rounds. En espérant ne pas avoir à aller jusque-là. Le Vendéen, établi dans la Ville rose, s’appuie certes sur une gestuelle pugilistique précise et fidèle aux canons du noble art. Mais sa maîtrise des fondamentaux ne l’empêchera pas de chercher à abréger les débats devant l’Ibère qui « est vaillant et va à la guerre », dixit Mehdi Oumiha. Dans ces conditions, « le game plan sera d’abord de le laisser venir pour prendre la mesure de ce qu’il produira et le canaliser avant d’entamer un travail de sape. L’objectif est de gagner avant la limite si cela est possible, c’est-à-dire dans prendre de risques démesurés. En tout cas, sur le papier, Théo est largement au-dessus techniquement. » Il n’en demeure pas moins que l’ex-pensionnaire de l’Insep ne nourrit aucun complexe de supériorité et ne s’emballera pas : « Jose Maria Hernandez est rapide de bras. Il faudra que je sois vigilant en ce qui concerne les remises sur mes attaques. A moi de ne pas rester en face d’autant qu’il donne beaucoup de coups larges. Pour le reste, j’adapterai ma stratégie au feeling, en fonction des circonstances. »

Voilà pour le devant de la scène. En coulisses, Théo Ticout est multicarte et se démène pour donner à son avenir une tournure conforme à ses ambitions et éviter les longues périodes sans opportunité de monter sur le ring. Il assure l’ordinaire en étant coach privé aussi bien auprès de particuliers que d’entreprises. Surtout, il est son propre promoteur. C’est en effet lui qui a organisé le gala de ce soir après avoir pris son bâton de pèlerin afin de séduire les partenaires.

Une configuration qu’il espère transitoire dans l’attente de trouver la personne idoine susceptible de gérer ses intérêts. « J’ai envie de m’en sortir et mon but, c’est de ne me consacrer qu’à la boxe, explique-t-il dans La Dépêche. Mon rêve serait de m’exporter pour vivre de mon sport et de faire carrière là où la boxe est mise en avant comme en Angleterre, aux États-Unis, au Japon ou en Amérique du Sud. »

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