Arrivé à 13 ans au BC Castelroussin, Vardges Vardanyan vit sa dernière année au club. Son objectif ? Briller, avant de filer vers Limoges et la médecine.

La tête et les poings. Sans doute l'attelage que représente au mieux Vardges Vardanyan. La majorité et les vaccins en poche, l'Arménien de souche de 18 ans, débarqué en famille sur le sol français en 2006, sait ce qu'il veut. Sur le ring comme dans le civil, le champion régional, vainqueur de « son pote » Blésois Yurik Martirosyan en finale, en novembre dernier, a les idées claires. « Le début de saison a été difficile car je me suis vite blessé au coude lors de la finale à Blois. J'ai tenté de le toucher mais il a bien esquivé, ce qui a étiré un ligament, explique Vardges Vardanyan. Au départ, le médecin m'avait dit que j'en aurais pour un mois. J'ai ensuite continué à m'entraîner normalement et tout allait bien. Mais la douleur revient de temps en temps ».
"Prêt" pour son dernier gala au BCC
Malgré ce pépin, le jeune homme se dit « prêt » à croquer à pleines dents dans son dernier gala du BCC, lui qui va rejoindre Limoges et son école de médecine à la rentrée prochaine. « Je me suis bien préparé. Je dois juste faire attention que ça ne se relâche pas sur le ring, confie l'étudiant en Terminale S au lycée Jean-Giraudoux, attiré par la blouse blanche depuis pas mal de temps maintenant. Tout se passe bien à l'école donc il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Je ne sais pas si la médecine est une vocation. Mais c'est ce que j'ai envie de faire depuis la quatrième. Cela a toujours été dans mon esprit. Après, j'aurai le temps de choisir ma spécialité en six ans d'études… ». Déterminé et audacieux dans la vie, le champion de France pré-combat 2014 l'est aussi dans sa discipline. Son palmarès en amateurs (7 victoires en 9 combats) plaide d'ailleurs en faveur de l'enfant d'Etchmiadzin – à 20 kilomètres d'Erevan, la capitale arménienne - et fait de lui l'une des attractions de la soirée de vendredi. « On s'attend à beau combat avec lui. C'est un vrai compétiteur qui ne lâche rien », affirme Bechelgui Bahi, le prévôt du BCC qui a vu le poulain, également passé par Déols, se forger au gré de la sueur ambiante du gymnase Jablonsky. Mais comment mènera-t-il sa route de boxeur en parallèle des études XXL qui l'attendent ? « Je sais que ce ne sera pas possible la première année car c'est trop compliqué. Après, on verra bien selon mon emploi du temps si je peux reprendre les gants. Mais je ferai tout pour », assure Vardges Vardanyan, dont l'adversaire de vendredi, le Bordelais Younes Hassini, est un pur inconnu pour lui. Qu'importe, il enfilera le bleu de chauffe. « J'espère faire de mon mieux et surtout épargner mon coude car j'ai d'autres combats prévus après ça avec le BCC… ». Histoire de clore l'aventure castelroussine de manière chirurgicale.
Vendredi, 20 h 30, gymnase Jablonsky, à Châteauroux.
Par : Alan de Silvestri
Source : La Nouvelle République

