Samedi soir, le Creillois va défendre pour la deuxième fois son titre de champion d’Europe des super mi-moyens, encore face à un Espagnol.

Séparés par Malamine Koné, hier lors de la conférence de presse, Cédric Vitu et Ruben Varon seront l’un en face de l’autre, samedi, sur le ring à Levallois-Perret, devant les caméras de L’Equipe 21
Le 17 décembre dernier, Cédric Vitu (30 ans ; 43 victoires, dont 17 avant la limite, 2 revers) défendait victorieusement sa ceinture de champion d’Europe des super mi-moyens en battant aux points l’Espagnol Roberto Santos (34 ans ; 23 succès, dont 13 expéditifs, 8 défaites, 2 nuls) dans le cadre prestigieux du Cirque d’Hiver de Paris. Presque trois mois après, samedi 12 mars à la salle Marcel-Cerdan de Levallois-Perret, en direct sur L’Équipe 21 (de 20 heures à 22 heures), le boxeur de Creil va remettre son titre en jeu, encore face à un boxeur venu de l’autre côté des Pyrénées, Ruben Varon (36 ans ; 1,80 m ; 43 victoires, dont 20 avant la limite, 8 échecs). « Je ne peux pas faire de comparaison entre ces deux adversaires. Par contre, moi, je ne serai pas le même. J'étais blessé à la main contre Santos, mais là j'ai mes deux mains ! », a lancé « Titi » Vitu, lors de la conférence de presse au siège du journal L’Équipe pour présenter ce championnat d’Europe mais aussi le reste d’une réunion de qualité, riche de onze combats, organisée à nouveau par Malamine Koné, le PDG-fondateur de la marque Airness, comme ce fut déjà le cas de celle du Cirque d’Hiver.

Crédit photo : Denis Boulanger (Presse Sports)
« Varon a plus de métier et je pense que c'est une chance pour lui de me rencontrer », a poursuivi Vitu, vêtu d’une veste rouge et d’un nœud papillon du plus bel effet, assis aux côtés de son père et entraîneur, Jean-Christophe. Avec 51 combats au compteur, Varon possède en effet de l’expérience. Y compris celle d’un championnat d’Europe. Il a déjà eu sa chance, il y a plus de cinq ans, dans la catégorie inférieure, en mi-moyens, battu alors par l’Anglais Matthew Macklin. Par ailleurs, en mars 2014, il s’est incliné par K-O face à l'Italien Orlando Fiordigiglio, contre lequel précisément Vitu a pris la ceinture européenne en juin 2015 en Italie. Pour cette seconde défense, Vitu s'est adjoint un nouveau préparateur physique, avec lequel il a travaillé un mois sur Paris, David Attias qui s'est notamment occupé durant cinq ans de l’immense champion américain Floyd Matweather, dont le boxeur creillois est fan. « Le but était de prendre plus de puissance, indique Jean-Christophe Vitu. Cela faisait un ou deux ans que Cédric avait des contacts avec David Attias. On voulait voir autre chose, comment ça se passait aux Etats-Unis. Cédric s’est entraîné deux fois par jour, sans jamais rechigner ». Si le clan Vitu, qui a signé fin janvier un contrat de deux ans de promotion avec Malamine Koné, ne veut pas trop s'avancer, des discussions sont déjà en cours pour l'après-12 mars. « L'ambition est de devenir un jour champion du monde, lâche Vitu père. Et si on conserve notre ceinture européenne, nous devrions prendre le challenger officiel, Isaac Real ». Encore un Espagnol...
Par Franck Peaucellier
Source : Le Courrier Picard

