Quéant quitte l'intérieur

Partager cet article sur 
Retour aux actualités

 

Jackie Quéant ne prononcera plus jamais les mots « break » ou « stop » sur un ring. A 68 ans, ça ne s'appelle pas jeter l'éponge mais tirer sa révérence...
 
 
Boxeur, soigneur, formateur, prévôt diplômé, dirigeant, jusqu'à être président de la ligue de Champagne et enfin juge-arbitre : le plus « sparnacien » des Sud-Axonais - il est né à Crouy en 1947 - a assumé tous ces statuts avec une double constante : une rigueur argumentée appréciée et un respect revendiqué des règles et règlements. Ce qui n'a jamais empêché l'homme d'être humain et pédagogue... Le décès récent de Paul Roux a fait se rappeler à Jackie Quéant ses débuts amateurs en combat d'encadrement à Saint-Quentin : « J'ai pris ma première licence en 1964 au CP Soissons. J'avais 17 ans et à l'époque, il n'y avait pas de catégories d'âge. On se rencontrait tous... ». Malgré trois titres régionaux de Champagne-Picardie (les deux ligues n'en faisaient qu'une), le poids léger-super-léger ne passera pas pro. Il n'en restera pas moins licencié à la FFB comme soigneur puis prévôt.
 
 
Sa première carrière sur les rings côté coin s'arrêtera en 1981. Le départ du regretté Gilbert Voirin le propulsera pour deux ans (1990-92) à la tête du comité de Champagne. Mais c'est comme juge-arbitre qu'il retrouvera la vraie lumière des quadrilatères.  De 1982 (passage au niveau national en 1997) à 2016 donc, Jackie Quéant aura cumulé plus de 260 sorties officielles (Critérium, Tournoi, championnat de France). Toutes « dirigées » avec une extrême concentration, un souci de discrétion et la volonté de préserver l'intégrité des boxeurs.
 
 
Les multiples soirées organisées dans les Ardennes, à Epernay ou à Saint-Quentin ainsi qu'à Paris et dans le «  Grand Nord-Est » lui ont valu d'arbitrer les Hassan N'Dam, Titi Vitu, Romain Jacob, El Moussaoui, Mohammedi, Amar, les frères Mezaache, Colas, Bastient, Sahnoune, Nordine Mouchi, Madjid Zaïm ou chez les filles Anne-Sophie Mathis et Myriam Chomaz (« à Epernay ; j'avais dû stopper le combat car l'adversaire espagnole avait un énorme œuf de pigeon à l'œil »). Le très sérieux site de référence boxrec lui attribue 115 combats pros au centre du ring depuis 1999.
 
 
A l'heure du bilan, Jackie Quéant n'oublie pas d'adresser un signe d'amitié « aux nombreux juges arbitres de tous niveaux qui partagent la même passion et qui se reconnaîtront ». Avec une mention particulière pour « les excellents Alfred Azzaro, Michel Hacville et Robin Dolpierre » : « Ils ont su me faire confiance au moment de combats importants ». Depuis 1964 (notre document), les licences s'enchaînent sans discontinuité pour le résidant de Mareuil-sur-Aÿ (Marne). Celle de 2016, si elle marque la fin d'une époque, ne devrait pas être la dernière. Reste à savoir dans quel rôle ?
 
Par Jean-Pierre Prault

 

 

 

Découvrez aussi
crossmenu
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram