Samedi dernier à Laon (Aisne), l'émotion était à son comble. La salle Gilbert Lavoine n'abritait pas une soirée de boxe, mais l'assemblée générale élective du club local. La vedette n'était pas un athlète, ni un politique, mais son président de club : Henri Demaret.

Entouré des politiques de la région...
Trois décennies de présence au sein du club de Laon dont vingt huit ans à la présidence ne pouvaient laisser la centaine de personnes sans réaction. Un tonnerre d'applaudissements vint rejoindre les discours des uns et des autres venus rendre hommage à Monsieur Henri. L'homme n'était pas l'un des nombreux "diseux", mais un grand "faiseux" avec pas moins de 120 organisations du niveau régional, national et international.
Le nouveau fanion de la FFB offert par son ami André Martin
Nombreux ceux qui avaient la boule au ventre au moment du discours du "patriarche". Il y avait de la joie, mais bien évidemment de la tristesse. Surtout quand il énumérait ses compagnons disparus et la patience de son épouse pendant trois décennies. " Il faut savoir passer la main, mais le bureau sait qu'il peut compter sur moi le temps que la santé me le permettra..." Les larmes étaient au rendez-vous, sa voix se brouillait et ses amis le réconfortaient. Henri Demaret est un homme apprécié de tous, un Monsieur du noble art et beaucoup devraient prendre son exemple.
Des larmes mais aussi des rires...
Comme à son habitude, le désormais ancien président pouvait se réjouir d'avoir réussi un concert de trente ans sans fausse note. Il recevait d'ailleurs le trophée du banquet annuel de la boxe par l'organisateur, Monsieur Fausto Constantino. Le président national et du comité de Picardie était là pour rendre hommage à un ami, il s'adressait à la salle "Il s'est dévoué pour son club, mais aussi pour notre comité". Le nouveau président Monsieur René Drigny n'est pas seul, puisque que dans le conseil d'administration un certain Monsieur Henri Demaret pourra l'accompager dans les différentes démarches.
Fausto Constantino et Henri Demaret
Une belle amitièe entre Aldo Consentino et Henri Démaret
Par Jérôme Fouache

