
« Ça donne envie, lancent deux garçons de la classe. En plus on a du super matériel (NDLR : financé par la fédération). Promis, on en prendra soin ! » Un autre s'engage même à « laver le tee-shirt » lui-même, chez lui. Pendant un an, les élèves vont ainsi pratiquer ce noble art avec le Ring olympique compiégnois, le troisième club de France en nombre de licenciés. « J'aime beaucoup la manière d'enseigner de Philippe Delarue, le coach, avance Mahyar Monshipour. Le but n'est pas de former des Tony Yoka ou des Brahim Asloum, c'est d'aider des jeunes à avoir confiance en eux. Quand on fait de la boxe, on doit maîtriser son agressivité, combattre sa peur. Des valeurs utiles dans la vie ». Les élèves seront suivis par des médecins de l'Unité de recherche en psychiatrie du centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers. Ils analyseront l'impact de ce sport sur eux. « La boxe peut améliorer l'estime de soi des adolescents scolarisés, affirme Yann Delplanque, professeur d'histoire à Mireille-Grenet et relais de ce projet soutenu par les ministères de l'Éducation nationale, des Sports et de la Santé. Cela peut donc rejaillir sur leur comportement et leur motivation ».
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