Le Lille Ring United ambitieux

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Le titre IBF-Méditerranéen obtenu le 4 juin dernier par Mohamed Elachi, a donné des ailes au Lille Ring United. Celui-ci lorgne les titres tant convoités de champion de France des lourds-légers et super-plume. Deux de ses poulains Cédric Kalonji et Rachid Sali sont classés N°1 français et donc en bonne position pour disputer le sceptre de roi de France.
 
 
Mohamed Elachi
 
Les coaches lillois ont le sourire. Deux de leurs boxeurs professionnels Cédric Kalonji et Rachid Sali auront bientôt la chance de disputer la ceinture tant convoitée de champion de France des lourds légers et super-plume. Mouss, l’un des entraîneurs du club revient sur ces bonnes nouvelles : « Mohamed Elachi, après sa victoire pour le titre IBF-Méditerranée, s’est hissé au 130ème rang mondial. Nous espérons cette année avoir de nouvelles consécrations avec Rachid Sali et Cédric Kalonji qui sont bien placés pour disputer prochainement les titres nationaux. Quant à Zakaria Elaissaoui, il pourrait rentrer dans le haut du classement national. Il lui faut cependant se mettre à jour administrativement ».
 
 
Kader Rakem, autre figure du club, se réjouit pour ses poulains. « Il est clair, être aux commandes d'un tel team est un privilège et un honneur. Nous ne pouvons qu'être heureux pour nos combattants. Ils ont mérité leurs places et n'ont pas à rougir de cela. Se retrouver bien classés n'est que le juste retour de tous les efforts fournis depuis des mois ». Puis il rajoute : « Lille nous l'espérons pourrait redevenir un des lieux incontournables de la boxe en France. Le noble art y est présent à tous les niveaux ».
 
Des championnats de France en perspective ?
 
« Nous gardons la tête froide pour l'instant, il est clair que trois championnats de France pointent le bout de leur nez. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Un championnat de France représente un budget, une organisation, alors trois ! ». Précise en souriant Farad Rakem, président du club.
 
 
Conscient par l’enjeu sportif, financier et organisationnel Kader Rakem reste pragmatique : « nos entraîneurs et nos boxeurs font du bon boulot, mais là les choses ne se prennent pas à la légère, le club pourrait ne pas se relever financièrement si on ne réfléchit pas à toutes les solutions. Nous avons encore le temps de voir les choses venir, surtout pas de précipitation. La préparation de nos quatre valeureux guerriers, ainsi que des autres boxeurs du club, est aussi une grande responsabilité. Il est hors de question d'amener au casse-pipe mes boxeurs. Je n'amènerai pas dans l'arène nos gladiateurs pour le plaisir du cirque ! Nos boxeurs évoluent dans des conditions qui certes se sont légèrement améliorées, mais qui ne sont pas les meilleures pour aborder ces grands rendez-vous. Ce dont nous avons besoin n'est pas excessif. Un team a besoin d'un lieu adapté, d'une base. Nous n'avons pas encore cela. Madame le maire de Lille, nous a annoncé lors d'une réunion publique l'aménagement d'une salle sur le quartier de Vauban. Celle-ci est prévue pour la fin de mandat. Nous savons que c'est une personne de parole, et nous patienterons ». Tout le staff lillois et les boxeurs sont aux abois et devraient monter crescendo en pression au fil des semaines et mois à venir. Pour autant, tout le monde reste lucide car il y a encore beaucoup de travail à faire. Kader Rakem ponctue : « la ville de Lille peut être fière de ses guerriers ».
 
Par Stéphane Lefeuvre

 

 

 

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