Maurice Possiti a remporté le premier des trois combats professionnels du gala du BCC. Un gala qui a fait le plein, comme d’habitude…

Tel père, tel fils. Bechelgui Bahi, malade et exceptionnellement absent de « son » rendez-vous, peut se reposer tranquillement. Hier, dans une salle Jablonski pleine (comme d'habitude !), son fils, Sofien, bien aidé par tous les bénévoles du Boxing-Club Castelroussin, a mené de main de maître ce gala 2017. Une mise en bouche avec la boxe éducative puis les premiers combats amateurs (lire ci-dessous) et il était l'heure de l'événement du jour : le premier combat professionnel entre deux lourds légers. Et pas n'importe lesquels puisque Maurice Possiti (Joué) et Kevin Buval (Paris) ne sont pas les premiers venus. A 30 ans, Possiti est tout simplement le tenant de la Coupe de la Ligue et il entend bien conserver son titre.
Les juges unanimes
Pour cela, il lui faut absolument prendre le meilleur sur Buval, dans ce quart de finale de l'édition 2017. Plus facile à dire qu'à faire. La preuve d'ailleurs, chacun des deux boxeurs s'est imposé une fois dans leurs confrontations précédentes. La méfiance règne donc dans les deux camps pour cette belle et le premier des huit rounds sert surtout à tester l'adversaire. Sans trop se livrer, histoire de ne pas prendre un mauvais coup. Possiti commence à accélérer le tempo dans la deuxième reprise à son avantage. Les violents crochets du droit infligés par le Jocondien font mal. Le Parisien encaisse et réplique en direct du gauche. Le cinquième round vient de démarrer et le boxeur de Joué tente de franchir la garde hermétique de son rival avec des crochets au foie, du gauche cette fois. Rien de vraiment significatif cependant. La première rafale de coups véritablement dévastatrice intervient au cœur de la sixième reprise. Possiti mène mais le Parisien n'a pas dit son dernier mot. Dans ce combat très technique, tout peut encore être remis en cause lors de la dernière reprise. Bluval tente de renverser la tendance mais Possiti veille et profite des ouvertures dans la garde du Parisien. Un dernier direct du droit offre une victoire à Possiti. A l'unanimité des juges et à la grande satisfaction du coach, Jo Murcy : « Maurice a remporté une victoire logique, il s'est montré plus précis, et je pense qu'il a gagné cinq rounds sur huit. Il a pu gérer sa fin de combat car il savait qu'il était en avance. Pour Maurice, qui n'est pas français (des démarches de naturalisation sont en cours), cette Coupe de la Ligue est un réel objectif car il n'est pas classé du fait de sa nationalité et les adversaires français le fuit un peu. Cette compétition lui assure trois ou quatre combats dans l'année. Mais l'objectif est d'organiser à terme un combat pour une ceinture intercontinentale ». En demi-finale, Maurice Possiti affrontera le vainqueur du combat entre Faure et Lacroche dans un lieu qui reste à déterminer : « Pourquoi pas Châteauroux ?, ajoute le coach, le public est présent et attachant ici ». Il revient quand il veut… En attendant, Possiti sera en lice le 11 mars à Vendôme face à Diboumbé, « un client » ! Tout un programme.
1.600
C'est le nombre de places assises annoncées par Sofien Bahi, à la tête de l'organisation de ce gala du BCC. Comme la quasi-totalité des sièges était occupée hier soir, et que plusieurs dizaines de personnes étaient debout en arrière-plan : « Il y a au moins 1.800 à 2.000 personnes dans la salle », estime Sofien Bahi. Dehors, il a même fallu refuser l'entrée à un grand nombre de spectateurs qui n'avaient pas pris la précaution de se munir d'un billet. Un vrai succès populaire donc.
Par Jean-Marc Le Ruyet
Source : La Nouvelle République

