Pour son premier combat de l’année, le professionnel du BC Castelroussin veut briller devant son public et décrocher une sixième victoire.

Le Castelroussin du BCC, Sirak Hakobyan, affronte l'Héraultais Philippe Donat ce soir. Photo archives NR
Et à la fin, on se lève tous pour… Sirak Hakobyan ! Le scénario serait rêvé pour le protégé du BCC. Invaincu depuis cinq combats après une défaite inaugurale lors de son baptême dans le monde pro, il y a un an quasiment jour pour jour, « The Scud », comme il se fait appeler, trace sa route. « Je commence à avoir un peu de métier maintenant. Je pense être capable de pouvoir mieux gérer la pression, confie l'intéressé. Mentalement, je me sens prêt. Et puis, c'est un bel événement à fêter ».
"Chez moi je veux être le patron "
Exit la tension pour l'Arménien. Le jour J, c'est maintenant. « Sirak est capable de créer la sensation. Mais on sait aussi qu'on ne peut pas toujours gagner, prévient Bechelgui Bahi, son mentor au BCC. Mais le punch est là et il sera déterminé devant son public ». Dans l'autre coin du ring, l'Héraultais de Balaruc-les-Bains, Philippe Donat, n'aura pas grand-chose à perdre et jouera son va-tout à coup sûr. D'autant que l'aîné de la soirée - 29 ans contre 20 ans pour Sirak - n'aura ni les faveurs du public, ni la dynamique actuelle de son hôte. Car si le boxeur castelroussin peut s'appuyer sur une série victorieuse, son adversaire connaît une trajectoire diamétralement opposée puisqu'il vient d'enregistrer cinq revers consécutifs sur ses dernières sorties. De quoi rassurer ? Pas vraiment. « Il aura les crocs, c'est certain. Je ne le connais pas, mais j'ai entendu parler de lui. Je sais qu'il est grand et qu'il possède une grosse droite, assure Hakobyan. Il rentre dedans et boxe toujours en avançant. J'aime ça car je suis aussi plutôt guerrier que technicien. Cela peut faire un très beau combat. L'important est d'être au point sur le plan physique car c'est un boxeur qui encaisse ». Pour enfiler une sixième perle à son palmarès naissant, la vedette du BCC sait que son salut passera automatiquement par la régularité dans l'intensité qu'il mettra en place. « Il faudra que je sois toujours dessus, ne lui laisser aucun répit. Chez moi, je veux être le patron, martèle-t-il. Dès le premier round, je ne perdrai pas de temps et j'essaierai de prendre le dessus. Après, on n'est jamais à l'abri de se faire contrer ou surprendre. Mais je me suis préparé pour faire six rounds à fond. Je suis confiant et je ne veux pas décevoir tous ceux qui viendront me voir ». Que le jeune homme se galvanise, il y aura foule ce soir !
La pesée officielle sera ouverte au public et se déroulera aujourd'hui, de 12 h à 13 h, au salon de tatouage, « Le Salon » (176 bis, avenue de La Châtre).
Programme : deux combats pros à l'affiche
BOXE ÉDUCATIVE Masculins : Brandon Bayard (BCC) - Ryad (Orléans), 3x1'30. Féminines : Lory Besnard (BCC) - Alison Rihel (Saint-Maur), 3x2'. AMATEURS 81 kg : Billal Dib (Saint-Maur) - Samuel Loiseau (Chambray), 3x2'. 69 kg : Ouannes (Bordeau) - Miryan (Tours), 3x3'. 69 kg : Bertinot (Dreux) - Baharis (Balaruc-les-Bains), 3x3'. 100 kg : Turpin (Belleville) - Vray (Dreux), 3-2'. PROFESSIONNELS 66,600 kg : Brice Bassolé - Gallus Coulon (Saint-Quentin-en-Yvelines), 6x3'. AMATEURS 70 kg : Melvin Moreau (Issoudun) - Lukamski (Blois), 3x3'. 64 kg : Yliès Villaudière (BCC) - Châtelain (Blois), 3x2'. 58 kg : Vincent Alonso (BCC) - Kelil (Montluçon), 3x2'. 69 kg : Charley Laveu (BCC) - Vivier (Orléans), 3x2'. 64 kg : Vardges Vardanyan (BCC) - Hassini (Bordeaux), 3x3'. PROFESSIONNELS 70 kg : Sirak Hakobyan (BCC) - Philippe Donat (Balaruc-les-Bains).
Ce soir, 20 h 30, gymnase Jablonsky, à Châteauroux. Entrée gratuite. Parking surveillé.
La phrase : « Il faut souligner le travail de Lucien Rongy ! »
Le prévôt du BCC, Bechelgui Bahi, ne tarit pas d'éloges concernant l'investissement de son président. L'éternel et truculent Lucien Rongy va une nouvelle fois chapeauter la soirée de prestige castelroussine, évidemment accompagné du grand manitou et entraîneur Bahi et de plusieurs membres du club.
Par : Alan de Silvestri
Source : La Nouvelle République

