Davina Michel expéditive

La Martiniquaise (-75 kg) n’a pas tergiversé pour dominer, par arrêt de l’arbitre (2e), la Sud-Africaine Geanne Dicks, le 11 mai, en seizième de finale des championnats du monde à Istanbul. La voilà idéalement lancée.

Certes, Geanne Dicks était une rivale peu expérimentée mais, en la circonstance, toute victoire est bonne à prendre, a fortiori avant la limite. La Française ne s’en est pas privée. Possédant un vécu pugilistique nettement plus fourni que celui de sa contradictrice, elle a rapidement pris le dessus en la touchant au visage avec son bras arrière. Même si le stress lié à l’enjeu lui a sans doute fait manquer quelque peu de précision pour ajuster plus prestement encore son opposante, elle a d’emblée fait la différence en misant sur sa vitesse de bras, son engagement et son activité supérieure. Au point que Geanne Dicks a été sans cesse débordée et sur le reculoir, en mode survie, quand elle n’était pas contrainte de s’accrocher afin de ne pas encaisser trop de coups.

« On avait demandé à Davina de prendre l’initiative, de marquer les premières touches pour impressionner la Sud-Africaine et de prendre l’ascendant psychologique, explique l’entraîneur national Stéphane Cottalorda. Il fallait qu’elle travailler en rapidité sur trois coups sans pour autant chercher le coup dur. Dans l’ensemble, elle y est parvenue, ce qui est toujours bon pour le moral et rassurant. » De quoi libérer la multiple championne de France qui recevra la réplique de l’Ouzbèke Mavluda Movlonova au tour suivant.