Plus de 290 pugilistes venus de 33 pays, ont rendez-vous à Ostrava en République Tchèque pour disputer les premiers championnats d'Europe amateurs U19 organisés par European Boxing sous l'égide de World Boxing. Cette compétition se déroulera du 29 septembre au 10 octobre 2025 à la Černá louka, un grand complexe évènementiel situé dans le centre d'Ostrava.
La France sera représentée par quatre boxeuses et un boxeur qui auront l'occasion d'emmagasiner de l'expérience au plus haut niveau Continental et faire briller les couleurs nationales.
L'Equipe de France gagne trois médailles 🥇🥇🥈
54 kg : Maloé Teresi : OR 🥇
48 kg : Mathilda Fragnières : OR 🥇
60 kg : Maely Panizzutti : ARGENT 🥈

54 kg : Maloé Teresi bat Zuzana Golebiewska (Pologne) - 5/0
Maloé Teresi a fait une véritable cavalier seul en dominant largement sa rivale du jour comme elle a d'ailleurs dominé toutes ses adversaires lors de cette compétition. La jeune Polonaise a subit pendant neuf minutes le pressing et la précision de la Niçoise. Crochets gauche suivis de droites à la face et au corps, toute la gamme y est passée. Maloé Teresi a étouffé Zuzana Golebiewska qui a été comptée au 2e round. La jeune Française confirme une nouvelle fois son immense talent, assurément la leader de cette formadable génération de jeunes boxeuses Française.
48 kg : Mathilda Fragnières bat Narsili Banuchichak (Azerbaïdjan) - 3/2
La jeune Française a livré un magnifique combat pour remporter une médaille d'or acquise grâce à son talent et en faisant preuve d'un gros mental. Elle a dominé le 1er round en étant mobile et utilisant son bras avant comme une rampe de lancement à un gauche en ligne à la face. Un direct du gauche qu'elle a délivré avec précision et efficacité. Le 2e round a été plus disputé, l'Azerbaidjannaise s'est montrée plus offensive et a réussi à casser la distance pour revenir dans le combat. Mathilda Fragnières a marqué le pas lors de la dernière minute mais elle en avait fait assez pour qu'elle puisse raisonnablement enlever cette reprise. Les trois dernières minutes ont été engagées avec une Narsili Banuchichak qui est partie à fond en donnant des coups sous tous les angles. Une activité, décousue, mais qui a néamoins empêché la Française de poser sa boxe. Elle a su profiter d'une baisse de régime de son adversaire pour marquer quelques touches et remporter ce titre Européen.
60 kg : Ela-Mae Lonsdale (Angleterre) bat Maely Panizzutti - 5/0
Maely Panizzutti n'a pas à rougir de sa défaite, elle a tout tenté mais n'est pas parvenue à cadrer une remuante Anglaise qui a su remiser et placer ses contre attaques. La jeune Tricolore a tenté d'imposer la boxe de près et si elle a réussi à toucher son adversaire, ce fut trop sporadique pour s'imposer. L'Anglaise a exploité son allonge supérieure pour toucher à distance puis tourner. Maely Panizzutti n'a rien lâché, obligeant Ela-Mae Lonsdale à s'employer fermement pour contrer son activité, quitte à multiplier les accrochages pour parvenir à ses fins. Maely Panizzutti repart d'Ostrava avec une superbe médaille d'argent, une première pour elle dans un grand championnat international.
54 kg : Maloé Teresi bat Micaela Rebeca Muller (Roumanie) - 5/0
60 kg : Maely Panizzutti bat Kristyna Neumanova ( République Tchèque) - 5/0
48 kg : Mathilda Fragnières bat Anna Karapatova (Ukraine) - 5/0
65 kg : Tyika Tnaih Thomas Soldiew (Angleterre) bat Irina Creuse Da Silva - DP
60 kg : Maely Panizzutti bat Ginevra Muzzi (Italie) - 5/0
48 kg : Mathilda Fragnières bat Marja Smakotinaite (Lituanie) - RSC 1
54 kg : Maloé Teresi bat Jelizaveta Jakimova (Lituanie) - 5/0
55 kg : Mohamed Al Manouchi (Allemagne) bat Mohamed Dahmane Djemmal - 4/1
60 kg : Maely Panizzutti bat Anhelina Nekrasova (Ukraine) - 5/0
65 kg : Irina Creuse Da Silva bat Luka Vitkute (Lituanie) - 5/0
48 kg : Mathilda Fragnières bat Eliska Ostra (République Tchèque) - RSC 2
54 kg : Maloé Teresi bat Assia El Fachtali (Allemagne) - 5/0
| Catégorie | Boxeur | Club | Région |
| 48 kg | Mathilda Fragnières | Cercle Pugilistique St Dizier | Grand Est |
| 54 kg | Maloé Teresi | BC Niçois | PACA |
| 60 kg | Maely Panizzutti | Blagnac BC | Occitanie |
| 65 kg | Irina Creuse Da Silva | La Montluçonnaise | AURA |
| 55 kg H | Mohamed Dahmane Djemmal | ABC Roubaisien | Hauts-de-France |
Entraîneurs :
Kinésithérapeute :
Hier à Houston (USA), Emma Gongora (10 v, 4 d, 1 n) s'est inclinée aux points (100-90, 100-90, 98-92) face à l’Américaine Tiara Brown (20 v) pour le titre de championne du monde WBC des poids plumes.
La lecture brute des pointages laisse penser que la victoire de la détentrice de la ceinture fut une balade de santé. Si son succès ne souffre d’aucune contestation possible, elle a dû s’employer ferme pour ramener à la raison une Française combative à souhait qui lui a livré une farouche opposition.
Emma Gongora entamait rapidement les hostilités en délivrant des crochets des deux mains. Elle alternait corps, tête et l’Américaine montrait une excellente défense en bloquant ses frappes avant de contre attaquer avec une droite. La provençale était moins frontale dans une seconde reprise qu’elle débutait en déployant son bras avant en guise de préparation d’attaque, elle produisait une grosse activité sans totalement parvenir à trouver la faille dans la garde de Tiara Brown.
La championne du monde, à la boxe sans fioritures mais bigrement efficace, délivrait des coups précis. Elle touchait avec un crochet gauche puis une droite au troisième round. Emma Gongora débitait beaucoup plus mais elle connaissait moins de réussite que son adversaire. Le combat se disputait à un rythme élevé, essentiellement dû à l’activité de tous les instants de l’ex championne de France. Elle déclenchait constamment ses frappes sans se livrer inconsidérément et en étant toujours en mouvement. Malheureusement pour elle, Tiara Brown, posée sur ses appuis, faisait de courtes différences round après round par sa clairvoyance qui lui permettait de placer des coups précis et notamment sa droite en ligne.

Emma Gongora était dominée dans les échanges à la septième reprise mais elle n’était pas en danger, à l’aise sur les jambes, elle ne se laissait pas enfermer et remisait sans pour autant réussir à stopper la marche en avant de l’Américaine. Tiara Brown appuyait ses coups lors de l’avant dernière reprise et la Française qui s’était dépensée sans compter, était moins percutante. Elle subissait les attaques de la championne du monde au dernier round et encaissait sans broncher deux droites à la face. Sans surprises, elle s’inclinait aux points en ayant donné le maximum d’elle-même devant une très bonne boxeuse qui s’était avérée bien compliquée à manœuvrer et à prendre en défaut.
Ce samedi à Houston, la Française (10 v, 3 d, 1 n) disputera le championnat du monde WBC des poids plumes face à l’Américaine, tenante du titre et invaincue, Tiara Brown (19 v).

Emma Gongora a été contactée par le manager de la championne via les réseaux sociaux, une anecdote, loin d’être banale, qui conclut l’aboutissement d’un travail et d’un auto investissement menés par la Marseillaise depuis des années. « Les gens ne comprennent pas toujours pourquoi j’ai organisé moi-même certains de mes combats et payé pour boxer. En 2023, j’ai auto financé, avec l’aide de mes sponsors, mon championnat WBC Francophone, un mois après je me suis rendue à la convention WBC où j’ai plaidé ma cause pour être classée en tant que boxeuse détentrice de deux ceintures Francophones dans deux catégories. Mon classement à la 14e place m’a rendue éligible. Cette désignation pour rencontrer Tiara Brown n’est pas due au hasard, il est essentiel de croire en soi, se prendre en main et investir pour forcer son destin », précise Emma Gongora.
Véritable stakhanoviste de l’entrainement et de la pratique du sport en général, la jeune femme ne refuse jamais une opportunité de combattre les meilleures comme en atteste son CV où figurent quelques références de la boxe féminine. Emma Gongora ne s’est pas déplacée de l’autre côté de l’Atlantique pour faire de la figuration, pas le genre de la maison, mais bien déterminée à tout faire pour déjouer les pronostics qui donnent logiquement l’Américaine favorite. Elle n’a pas hésité à arriver tôt à Houston, dès le huit septembre, pour peaufiner sa préparation et s’acclimater par rapport au décalage horaire. La commission de boxe du Texas est rigoureuse et elle a dû se soumettre à toute une batterie d’examens pour être autorisée à combattre.
Quand on évoque ce qui l’attend face à la championne du monde, Emma Gongora reste sereine même si elle reconnait la grande valeur de l’Américaine, elle ne semble pas impressionnée outre mesure. « Je l’ai connue quand elle a pris le titre devant l’Australienne Skye Nicolson avec qui j’avais mis les gants à Marseille. C’est une fille qui va de l’avant, elle est a une grosse confiance en elle. Son palmarès comporte onze victoires avant la limite mais quand on analyse ces résultats, on constate que ce sont des arrêts ou abondons et non des KO et contre des boxeuses abordables. Je pense qu’il faut relativiser la puissance qu’indique sa fiche sans pour autant la minimiser. Sans aucune prétention, je me dis qu’elle ne fait rien de spécial que je ne sois pas capable de réaliser ».
La tenante du titre a trente sept ans mais aujourd’hui, l’âge ne veut plus rien dire, l’Ukrainien Olesandr Usyk et l’Américain Terrence Crawford ayant récemment démontré que l’approche de la quarantaine n’était pas obligatoirement un obstacle. Accompagnée par son coach, Marc Lietot et son cutman Laurent Gongora, qui n’est autre que son père, l’ex championne de France des poids légers est raisonnablement confiante. Elle s’est sérieusement préparée pour cet objectif mondial. Celle qui est partie dans un relatif anonymat, réaliserait un considérable exploit en détrônant l’Américaine au pays de la boxe. On le lui souhaite ardemment…
Au terme d'un combat éliminatoire IBF conclu en douze rounds dans la catégorie des poids welters, le Français (30 v, 1 n, 1 d) s'est incliné aux points (117-111, 116-112, 116-112) devant l'Australien Liam Paro (27 v, 1 d) ce dix-huit septembre à Tennyson en Australie.

Il n’aura pas manqué grand-chose à David Papot pour battre l’ex champion du monde IBF des super-légers à qui il a mené la vie dure devant son public. Le Nazairien qui évoluait à l’étranger pour la seconde fois de sa carrière est passé près de l’exploit quand il a durement secoué son adversaire à la fin du quatrième round. Les trois premières reprises avaient été relativement équilibrées, David Papot boxait intelligemment, il attendait que l’Australien vienne sur lui pour contrer ou contre attaquer. Il encaissait un large crochet droit mais répliquait avec deux gauches pleine face. Liam Paro titubait l’espace d’un instant, le gong résonnant fort à propos pour tirer le champion local d’un mauvais pas. La frappe du Français avait été sèche, puissante et précise comme en témoignait l’œil droit à demi fermé de l’Australien suite à cette action.
David Papot malmenait encore l’ex champion du monde au round suivant puis il profitait des hésitations de Liam Paro pour tenter d’enfoncer le clou à la sixième reprise avec un nouveau gauche en ligne au visage. L’affaire semblait bien mal embarquée pour l’Océanien à la mi-combat, son œil se fermait peu à peu et il semblait sous la menace d’une intervention de l’arbitre, voire d’un arrêt, pourtant il refaisait peu à peu surface suite à une baisse d’activité de David Papot. Le Français accompagnait les coups au septième round mais il ne remisait plus comme il l’avait si bien fait lors de la première partie du combat. La huitième reprise était en faveur de Liam Paro et si ses coups n’avaient aucun effet sur le Nazairien, celui-ci subissait les actions de son rival. Il réagissait à la fin du neuvième round en contrant avec son gauche mais l’Australien avait produit l’essentiel du travail lors de ces trois minutes. Liam Paro touchait au dixième round avant que les deux hommes ne s’éprouvent à tour de rôle lors d’une avant dernière reprise disputée. L’Australien plaçait quelques frappes lors des trois dernières minutes avant de venir coller le Français pour l’empêcher de s’exprimer.
David Papot connaissait le premier revers de sa carrière tout en ayant montré que sa place à ce niveau était loin d’être usurpée.
Hier soir à Las Vegas, le spectaculaire combat entre les invaincus Christian Mbilli (29 v, 1 n) et le Guatémaltèque Lester Martinez (19 v, 1 n) s'est soldé par un match nul partagé (96-94, 93-97, 95-95). Une décision qui permet à Solide de conserver son titre WBC interim des poids super-moyens.
Christian Mbilli attaquait le combat tambour battant en partant à l’offensive dès le premier coup de gong. Résolu à approcher pour décocher des coups dans toutes les positions. Les trois premières minutes donnaient un aperçu de ce qu’allait être cet affrontement. Dix rounds disputés sans temps mort, avec une détermination hors du commun montrée par deux champions qui ne sont guère ménagés.
« Solide » frappait en crochets des deux mains, Lester Martinez répliquait durement, notamment avec son uppercut gauche. Le rythme était effréné avec un gros débit de coups de part et d’autre. Le Français montrait un volume supérieur mais son adversaire équilibrait les débats grâce à la précision de ses uppercuts et d’une droite que l’on devinait puissante. Christian Mbilli pressait et collait pour empêcher le Guatémaltèque de s’exprimer, son pressing et son activité de tous les instants n’empêchaient pas Lester Martinez de répondre. Les rounds défilaient et le protégé de Marc Ramsay ne faiblissait pas, il impressionnait par sa volonté d’aller de l’avant pour essayer de « détruire » son rival du soir. La fin du quatrième round approchait et les deux hommes avait fourni une énorme débauche d’énergie au cours de séquences de combat d’une rare violence.
Christian Mbilli doublait son crochet gauche à la face au cinquième round, Lester Martinez n’était pas en reste et répliquait avec précision. Un échange d’uppercuts clôturait ce round marquant la mi-combat. L’opposition avait été équilibrée jusque-là et il était impossible d’avoir un avis tranché sur le pointage à ce stade du duel. Rien ne transparaissait sur le visage de Lester Martinez et l’ex sociétaire de l’équipe de France ne montrait aucun signe de faiblesse même s’il était un peu marqué sur le haut de la pommette droite. Les deux boxeurs continuaient d’échanger tête contre tête, se rendant coup pour coup, sans accrochages, ce qui est assez rare dans ce genre de configuration de combat, pour être souligné. Le Guatémaltèque usait parfois de son épaule pour repousser son collant adversaire et placer sa droite en ligne. Au huitième round, les coups de Christian Mbilli paraissaient moins tranchants alors que Lester Martinez restait précis lors de ses contre-attaques.

Les deux boxeurs montraient des ressources insoupçonnées à la neuvième reprise en encaissant de gros coups pleine face sans broncher. L’intensité montait encore au cours d’un dernier round à couper le souffle qui faisait se lever le public de l'Allegiant Stadium de Las Vegas. Conscients que leur combat avait été équilibré, les deux hommes échangeaient une époustouflante série de crochets des deux mains en négligeant totalement leur défense, un dernier baroud d’honneur livré par deux champions renvoyés dos à dos par un verdict de parité qui permettait à Christian Mbilli de repartir avec sa ceinture, en attendant mieux...
Hier soir au casino de Montréal, Laid Douadi (27 v, 1 d, 1 n) s’est incliné par KO à la 3e reprise devant le Biélorusse Dzmitry Asanau (11 v), les ceintures IBF Intercontinental et WBC Continental des poids légers étaient en jeu.

L’ex champion de France est tombé face à un talentueux boxeur appelé à jouer les premiers rôles au niveau mondial dans un futur plus ou moins proche. Le gaucher Français s’est évertué à tourner en début de combat mais il a rapidement été étouffé par l’activité de tous les instants de son adversaire. Dzmitry Asanau a imprimé un rythme élevé avec un impressionnant débits de coups qui a empêché Laid Douadi de s’organiser. Le Biélorusse a varié les frappes en insistant au corps avec ses crochets des deux mains. Le protégé de Mohamed Nichane a rectifié le tir au second round en délivrant son bras avant. Il a tenté de contrer avec son gauche sans parvenir à freiner les ardeurs de Dzmitry Asanau. Ce dernier a passé deux uppercuts et un crochet en bas qui ont contraint Laid Douadi à poser un genou au sol. Laid Douadi semblait avoir récupéré en début de troisième reprise avant que le Biélorusse reprenne son travail de démolition et accule le Français le long des cordes en l’éprouvant avec de nombreuses frappes sous tous les angles. Balloté aux quatre coins du ring, Laïd Douadi s’est retrouvé au tapis suite à un nouveau coup au corps. L’arbitre a commencé à compter avant de le déclarer KO.
Dans un autre combat en poids super-moyens, l’invaincu Moreno Fendero (12 v) qui fait carrière au Canada sous les couleurs de Eye Of The Tiger du promoteur Camille Estephan, a une fois fait parler sa puissance pour mettre hors combat au troisième round l’Anglais Boris Crighton (13 v, 6 d). Le Français a envoyé son adversaire au tapis avec un uppercut gauche au troisième round, renvoyé au combat après avoir été compté, l’Anglais a encaissé un crochet droit suivi d’un crochet gauche à la mâchoire pour un nouveau voyage au tapis qui ont incité l’arbitre à stopper le combat. Avec cette victoire express, le Français a signé son dixième succès avant la limite, dont six d’affilée, série en cours, en douze combats.
Plus de 550 pugilistes venus de 65 pays, seront présents à Liverpool en Angleterre pour disputer les premiers championnats du monde amateurs organisés par World Boxing. Ces mondiaux se dérouleront du 4 au 14 septembre 2025 à la M&S Bank Arena, un grand espace évènementiel situé dans le centre de Liverpool. Cette première édition promet d'être relevée puisque pas moins de dix sept médaillés olympiques 2024 sont annoncés.
La France sera représentée par un collectif masculin fort de six boxeurs déterminés à faire briller les couleurs nationales au plus haut niveau mondial.
📍 La Fédération française de boxe a le plaisir de vous annoncer que l’intégralité des championnats du monde de boxe sera diffusée en direct sur la plateforme et l'application mobile Fight Nation.
Pour cela, il vous faudra vous inscrire sur la plateforme Fight Nation. L'inscription est gratuite et sans engagement. Vous pourrez, ensuite, avoir accès à l'intégralité des combats, des qualifications aux finales.
Pour voir les Mondiaux, rendez-vous ici : ➡️ Fight Nation
La compétition sera à suivre en direct dans cet article
- 80 kg : Javokhir Ummataliev (Ouzbékistan) bat Yojerlin Cesar - 5/0
Au terme de cette finale entre deux jeunes gauchers, Yojerlin Cesar doit s'incliner sans pour autant avoir démérité. Le premier round s'est résumé à une joute tactique où le moindre coup donné et réussi a revêtu une importance capitale. Yojerlin Cesar a été sévèrement compté suite à un bras avant arrivé en fin de course alors qu'il effectuait un retrait du buste. Le Français avait pourtant placé quelques directs du bras avant et mis son direct du gauche avant de sortir. Javokhir Ummataliev s'est adjugé ce premier round 5/0. Yojerlin Cesar a élevé son niveau lors des trois minutes suivantes et s'il a encaissé un large crochet droit, il a montré plus d'activité que son adversaire qui pourtant s'est vu récompensé par le gain de ce sencond round 4/1. Le Lyonnais ne s'est pas désuni dans une troisième et ultime reprise où il a cherché à marquer ses touches tandis que l'Ouzbek a géré en laissant venir pour tenter de contre attaquer. Le tricolore a pratiquement fait un cavalier seul, pourtant les juges ont accordé ce dernier round 5/0 à Javokhir Ummataliev. Yojerlin Cesar repart de Liverpool avec une belle médaille d'argent en ayant montré qu'il faudrait compter avec lui lors des prochaines grandes échéances internationales.
- 80 kg : Yojerlin Cesar bat Pylyp Akilov (Hongrie) - 5/0
Le jeune Français n'a pas tremblé pour passer avec brio l'obstacle constitué par le Hongrois. Il n'y a eu aucun suspense tant Yojerlin Cesar a dominé ce combat de bout en bout en réussissant à peu près tout ce qu'il a entrepris. Bras avant puis bras arrière à la face avant de partir sur les côtés pour trouver des angles et déclencher des frappes qui ont littéralement médusé son adversaire. Le Lyonnais s'est adjugé les trois rounds 5/0 en faisant preuve d'une étonnante sérénité. Rien ne semblait pouvoir enrayer sa marche en avant, Pylyp Akilov a tenté mais il s'est fait contrer ou a échoué à attraper l'insaisissable Français auteur de spectaculaires esquives. Champion d'Europe U22 et U23, Yojerlin Cesar tentera demain de décrocher le graal en finale face à l'Ouzbek Javokhir Ummataliev pour rejoindre Sofiane Oumiha dernier tricolore couronné champion du monde.
- 80 kg : Yojerlin Cesar bat Wanderley Pereira (Brésil) - 5/0
Encore un sans faute pour le jeune (21 ans) tricolore qui s'est imposé avec brio pour s'assurer au minimum d'une médaille de bronze. Yojerlin Cesar a gagné les trois rounds (4/1, 5/0, 5/0) en produisant une boxe de haut niveau. Bras avant sur les rentrées de son adversaire et enchainement avec le bras arrière, le Français a fait la différence en alternant les phases d'attaques avec celles d'attentes pour contrer avec précision un Brésilien dominé tactiquement et techniquement. Yojerlin Cesar a donné beaucoup de coups nets, notamment son gauche, ses déplacements, ses retraites et ses spectaculaires esquives ont frustré Wanderley Pereira qui n'a jamais été en mesure de contrarier la dynamique du Lyonnais. Samedi, il sera opposé en demi-finale au Hongrois Pylyp Akilov.
- 70 kg : Torekhan Sabryrkhan (Kazakhstan) bat Makan Traoré - 5/0
Makan Traoré échoue à une marche du podium devant celui qui s'annonce comme le favori de la catégorie. Le Français a pourtant livré une belle prestation sans pour autant parvenir à bousculer le talentueux Kazakh. Makan Traoré a fait jeu égal avec son adversaire au premier round au cours duquel il a placé sa droite et fait valoir son très bon direct du bras avant. Trois minutes équilibrées pour un round qui aurait pu être décerné à l'un comme à l'autre, les juges ont opté pour Torekhan Sabryrkhan (3/2). La seconde reprise a débuté par un échange de bras avant, le Français a placé sa droite mais le Kazakh a répliqué avec le même coup. Le Français est demeuré précis tout en restant sur une frappe alors que son adversaire a enchainé les séries de plusieurs coups pour faire la différence au pointage, il s'est adjugé cette seconde reprise 5/0. Dès lors, il a géré son avance au cours des trois dernières minutes et même si Makan Traoré a délivré quelques belles frappes, il a du s'avouer vaincu sans pour autant avoir démérité.
- 80 kg : Yojerlin Cesar bat Lakshya Chahar (Inde) - 3/0
Le jeune Français s'est qualifié pour les 1/4 de finales face un adversaire gaucher pas facile à manoeuvrer. Il a eu besoin d'un round pour prendre la mesure en utilisant son bras avant puis son gauche. Ses retraits millimétrés lui ont permis d'éviter une majorité des frappes de l'Indien. Ce dernier, récoltant un avertissement pour un énième coup donné après un break de l'arbitre, a perdu le premier round 2/3. Le Lyonnais a été plus tranchant lors d'une seconde reprise où il a dominé techniquement son rival du jour. Il a procédé en jabs et bras arrière à la face avant d'esquiver les charges Lakshya Chahar. Yojerlin Cesar a également été en réussite sur les remises derrière les tentatives de l'Indien et c'est logiquement que les juges lui ont accordé cette reprise 5/0. Fort de son avance au pointage, Yojerlin Cesar a géré les trois dernières minutes en contrôlant Lakshya Chahar avec son bras avant. Les juges ont octroyé ce dernier round 3/2 au boxeur Indien. Au final, Yojerlin Cesar l'emporte 3/0 (30-26, 30-26, 29-27 et deux fois 28-28) . Demain en 1/4 de finales, il retrouvera le Brésilien Wanderley Pereira pour une belle entre les deux hommes qui décernera, au minimum, une médaille de bronze.
- 60 kg : Shunsuke Kitamoto (Japon) bat Lounes Hamraoui - 5/0
Ce combat entre deux gauchers, comptant pour l'accession aux quarts de finales, a été disputé et relativement équilibré entre deux boxeurs affectionnant la boxe en contre. Le Français semblait avoir trouvé la solution en ayant remporté le premier round pour trois juges. Les deux hommes avaient touché avec leurs bras avant et leur bras arrière, Lounes Hamraoui ayant fait une courte différence grâce à sa précision lors des derniers instants de ce round initial. Le Normand tournait au début de la seconde reprise, il plaçait un gauche pleine face et enchainait avec un crochet. Le Japonais procédait par de courtes contre attaques, malgré la précision du Français, les juges octroyaient cette reprise 4/1 à Shunsuke Kitamoto. Lounes Hamraoui changeait de tactique au dernier round, il allait au contact et délivrait des crochets des deux mains, le nippon répliquait avec les mêmes coups. Les cinq juges optaient en faveur de Shunsuke Kitamoto au grand dam d'un Lounes Hamraoui qui pouvait prétendre à la victoire et à une médaille lors de ces championnats du monde 2025.
- 90 kg : Isaias Santos Ribeiro Filho (Brésil) bat Soheb Bouafia - 5/0
Le Français quitte la compétition au stade des huitièmes, il était pourtant bien lancé au premier round en contrant à bon escient avec sa droite et son crochet gauche devant un gaucher Brésilien qui tardait à entrer dans le combat, trois juges accordaient ce premier round au Bleu. Le Nordiste maquait quelque peu d'activité lors de la seconde reprise, il attendait que Isaias Santos Ribeiro Filho déclenche pour remiser ou contrer, une tactique infructueuse pour Soheb Bouafia qui voyait cette seconde reprise lui échapper 5/0. Il était difficile d'imaginer pouvoir inverser la tendence lors du troisième et dernier round, Soheb Bouafia tentait d'attaquer mais le Brésilien tournait et gérait son avance sans prendre de risques, en plaçant son large crochet gauche pour s’assurer le gain du round et la victoire.
- 70 kg : Makan Traoré bat Ronald Chavez (Philippines) - 5/0
Le Français a maitrisé et dominé techniquement et tactiquement ce combat de bout en bout, ne commettant quasiment aucune erreur pour s'imposer 30 à 27 pour les cinq juges. Le poing gauche en avant, il a placé sa droite sur les rentrées de Ronald Chavez. Le boxeur Philippin s'est retrouvé sans solutions face à un Makan Traoré appliqué et concentré qui a rapidement décrypté sa boxe pour le contrer en crochets gauches lors de ses tentatives. Le Français a remporté, à l'unanimité des juges les deux premiers rounds et il a géré la troisième reprise en plaçant sa droite à la face. Mercredi en 1/4 de finales, il sera opposé au redoutable Kazakh Torekhan Sabryrkhan.
- 65 kg : Yertugan Zeinulinov (Kazakhstan) bat Hugo Grau - 5/0
Le Français n'est pas parvenu à prendre sa revanche face à celui qui l'avait privé de médaille lors de la dernière World Boxing Cup en juillet dernier. Il avait pourtant connu un bon début de combat en donnant son bras avant puis sa droite avant de sortir latéralement pour se mettre hors de portée de Yertugan Zeinulinov. Hugo Grau remportait le premier round 3/2. Le boxeur Kazakh accentuait ses attaques lors des trois minutes suivantes pour imposer le combat de près au grand dam du Vendéen qui éprouvait toutes les peines du monde à se dépêtrer de l'emprise d'un adversaire à la boxe rugueuse qui venait se coller à lui, l'empêchant de s'exprimer sans pour autant le toucher nettement. Le Kazakh s'adjugeait ce deuxième round 4/1. Hugo Grau reprenait sa distance lors de la troisième reprise, il passait son crochet gauche et sa droite mais subissait les assauts du physique Yertugan Zeinulinov qui se ruait constamment sur lui, déclenchait puis accrochait. Les juges attribuaient le dernier round et le combat 5/0 au Kazakh. Le Français a perdu d'un point (28-29) pour quatre juges alors que le juge Egyptien avait les trois reprises en faveur du Kazakh (30-27).
- 80 kg : Yojerlin Cesar bat Osaro Lucky Aimufua (Autriche) - 5/0
Le Français a livré une prestation, qui par instants, a frôlé la démonstration, pour surclasser son adversaire du jour. Il a remporté les trois rounds 5/0 en faisant valoir son sens de l'anticipation, son coup d'oeil et la variété de ses frappes. Le boxeur Autrichien n'a rien pu faire pour contrarier la supérioté technique de Yojerlin Cesar, ce dernier a passé un grand nombre de gauche à la face et a su esquiver avec brio les attaques de Osaro Lucky Aimufua. Le jeune Français, qui a de légitimes ambitions dans la compétition, rencontrera mardi en 1/8 de finales l'Indien Lakshya Chahar.
- 55 kg : Rafael Lozano Jr (Espagne) bat Christopher Hippocrate - 5/0
A l'issue de ce duel entre jeunes gauchers, Christopher Hippocrate a été éliminé par l'Espagnol, dernier quart finaliste aux JO 2024 et fils de l'adversaire de Brahim Asloum en finale des JO de Sydney. Les deux boxeurs, au style un peu semblable, ont cherché à boxer sur la faute de l'autre au cours de trois premières minutes tactiques où l'Espagnol a tiré son épingle du jeu en étant plus actif que le Francilien qui a perdu ce round intial 5/0. Christopher Hippocrate s'est montré plus offensif à la seconde reprise en touchant avec un enchainement crochet droit, direct du gauche mais il s'est fait contrer par les larges droites de son adversaire pour concéder ce deuxième round 4/1. Les deux boxeurs ont échangé de près lors des trois ultimes minutes, Christopher Hippocrate est parvenu à transpercer la garde de Rafael Lozano mais ce ne fut pas suffisant pour inverser la domination de l'Espagnol qui s'est adjugé ce dernier round 5/0. Christopher Hippocrate qui disputait ses premiers championnats du monde seniors est éliminé après un combat qui s'est joué à peu de choses,nul doute que l'expérience acquise lui sera profitable pour ses futures échéances.
- 60 kg : Lounes Hamraoui bat Jone Davule (Fidji) - 5/0
Lounes Hamraoui a livré une brillante prestation devant un boxeur Fidjien qu'il a surclassé pendant trois rounds. Le Français a gagné le premier round 5/0 en déclenchant son bras avant puis son gauche à la face. Des actions qui ont rapidement débordé Jone Davule. Le combat a pratiquement tourné à la démonstration lors d'une seconde reprise à sens unique. Entre enchainements à la face, bras avant donné au corps ou à la tête, Lounes Hamraoui a fait un récital, se permettant même le luxe d'exécuter quelques spectaculaires esquives qui ont mis dans le vent un adversaire dépassé par la technique et le brio du Français qui a remporté cette seconde reprise 5/0. Sa domination fut telle que le juge Brésilien a noté les deux premiers rounds 10/8 ! Le Normand a géré les trois dernières minutes en tournant, sans pour autant négliger son travail avec le bras avant pour décrocher une magnifique victoire qui montre que le Rouennais est dans d'excellentes dispositions. Lundi, en 1/8 de finales, il sera opposé au Japonais Shunsuke Kitamoto.
- 70 kg : Makan Traoré bat Chia-Wei Kan (Taïwan) - 5/0
Makan Traoré n'a pas manqué son entrée dans la compétition en venant à bout d'un fougueux Taïwanais. Il a délivré son bras avant et remporté le premier round 4/1 en étant plus précis que son adversaire, notamment avec sa droite sur les rentrées de son rival du jour. Chia-Wei Kan s'est rué à l'attaque à la seconde reprise mais le Français a contrôlé avec son bras avant puis en enchainant avec sa droite avant de se mettre hors de portée. Il a bloqué la majorité des coups du Taïwanais pour s'adjuger 5/0 cette reprise. Le troisième round a été disputé, les deux boxeurs passant les trois minutes à échanger de près et là encore, Makan Troré a dominé les débats avec de tranchantes remises en crochets des deux mains pour remporter l'ultime round 3/2 et le combat à l'unanimité. En huitèmes de finales, il rencontrera lundi le Philippin Ronald Chavez.
- 90 kg : Soheb Bouafia bat Bogdan Tolmachov (Ukraine) - 5/0
Soheb Bouafia s'est montré à son avantage dans un premier combat qu'il a maitrisé avec autorité. Le premier round a été équilibré jusqu'à ce que le Nordiste place son bras avant et enchaine avec sa droite à la face, des frappes nettes qui lui ont valu d'emporter 4/1 ce round initial. Le Français a continué sur sa lancée à la seconde reprise en touchant avec son direct du bras avant, Bogdan Tolmachov a tenté de le perturber en se positionnant en gaucher, sans réussite. Le Français a fait la différence en délivrant sa droite pour s'adjuger 4/1 cette deuxième reprise. Il a encaissé une courte droite au début du troisième round mais il a immédiatement répliqué avec un enchainement crochet gauche, droite à la face. Soheb Bouafia a ensuite géré son avance en misant sur la mobilité et les remises en crochets droits sur les tentatives de son adversaire. Au prochain tour, le huit septembre, Soheb Bouafia retrouvera le Brésilien Isaias Santos Ribeiro Filho qui l'avait privé de finale à la la World Boxing Cup au mois de juillet dernier.
- 55 kg : Christopher Hippocrate bat Yousef Iashash (Jordanie) - 3/0
Premier tricolore à entrer dans la compétition, le jeune Français a passé l'obstacle malgré un sévère avertissement récolté au deuxième round pour tête en avant face à un combatif Jordanien. Christopher Hippocrate a dominé la première reprise 5/0 en utilisant son bras avant, sa mobilité et son bras arrière pour stopper les offensives de Yousef Iashash. Lors des trois minutes suivantes, Jordanien s'est rué à l'attaque de façon désordonnée avant d'être à nouveau dominé par la clairvoyance et la précision des coups de Christopher Hippocrate. L'avertissement écopé ne l'a pas empêché de remporter le second round 4/1. La dernière reprise a été plus disputée et quelque peu hâchée par les attaques fougueuses de Yousef Iashash. Christopher Hippocrate s'attachant à maitriser son adversaire avant de produire des contre attaques avec son bras arrière. Au prochain tour, il rencontrera l'Espagnol Rafael Lozano Serrano.
| Catégorie | Boxeur | Club | Région |
| 55 kg | Christopher Hippocrate | Le Labo | Ile de France |
| 60 kg | Lounes Hamraoui | Le Noble Art de Rouen | Normandie |
| 65 kg | Hugo Grau | Boxe 85 | Pays de la Loire |
| 70 kg | Makan Traore | Royan Océan Club Boxe | Nouvelle Aquitaine |
| 80 kg | Yojerlin Cesar | Boxing Lyon United | AURA |
| 90 kg | Soheb Bouafia | ABC Roubaisien | Hauts-de-France |
Entraîneurs :
Kinésithérapeutes :






La seconde édition du challenge national Jean-Claude Bouttier entrera dans sa phase terminale le dix-sept septembre prochain avec les résultats de l’appel à enchères pour l’organisation des finales.

Cette grande compétition mise en place par la Fédération Française de boxe a replacé le défi sportif au centre de la boxe professionnelle tricolore en donnant aux boxeurs Elites 3 et Elites 2 l’occasion de se confronter entre eux dans des combats équilibrés à l’issue incertaine. Le vainqueur de chaque catégorie recevra une ceinture de champion du Challenge Jean-Claude Bouttier. Les champions ayant disputé les demi-finales et finales, bénificieront d'une promotion : classement dans les cinq premiers prétendants au titre national pour les Elites 2 et intégration en Elites 2 pour les Elites 3.
Malgré les regrettables forfaits qui ont contrarié le déroulé de l’organisation, les spectateurs ont assisté à des affrontements de grande valeur. Parmi ceux-ci, on retiendra la demi-finale des poids super-légers entre les invaincus Cédric Mayemba et Clément Saumon qui a tenu en haleine, six rounds durant, le public de l’Adidas Arena de Paris et les téléspectateurs de Canal+. Le vainqueur, ex champion de France amateur et vainqueur de l’édition 2024, élève de Giovanni Boggia, figurera parmi les favoris pour l’obtention du titre. Son duel face à Noan Lecureur, l’une des révélations 2025, promet une rencontre disputée entre deux talentueux boxeurs spectaculaires. Les finales 2025 mettront aux prises vingt huit pugilistes et si quelques favoris se dégagent, aucun d'eux ne sera à l’abri d’une déconvenue tant les oppositions semblent équilibrées.
Les clubs désireux de se positionner pour organiser une ou plusieurs finales trouveront toutes les informations nécessaires ci-dessous. ⬇️⬇️
Coqs : Nicolas Virassamy (Boxoum) vs Alphonso Bredemestre (Brain Boxing Academy)
Plumes : Nassim Mourghi (BC Mussipontain) vs Abdoul-Karim Bathily (Brain Boxing Academy)
Super-plumes : Zakaria El Majdouly (Boxoum) vs Pierre Vagnet (Ring Athlétique Lons le Saunier)
Légers : Marc Baro (Boxing Club Thuir) vs Ibrahim Justin Dieme (BC Marcel Cerdan Béziers)
Super-légers : Clément Saumon (BC Olympique Pontois) vs Noan Lecureur (Boxoum)
Mi-Moyens 2 : Malik Arbi (Decines Boxing Gym) vs Mamo Sloyan (Tiger's Den)
Mi-Moyens 3 : Bruno Fernandes (RO Compiegnois) vs James Londinière (Brain Boxing Academy)
Super mi-moyens : Makan Traoré (Royal Ocean Club Boxe) vs Freddy Nguetsop (Younus Boxing Club)
Moyens 2 : Donsley Figino (Ring de Massy) vs Rayane Yahia Berrouiguet (Boxer Inside Club)
Moyens 3 : Louis Ameline (RO Lexovien) vs Walid Lecuyer (Ergue Boxing Club)
Super-moyens : Bilal Kanouni (El Baja Boxing Academy Tours) vs Abdelnour Bouadi (AS Mulhouse Boxe)
Mi-lourds : Lenny Patrach (BC Marcel Cerdan Béziers) vs Abdou Rachid Bello (Boxer Inside Club)
Lourd-légers : Karamba Kebe (Boxoum) vs Anthony Carpin (Sports et Jeunes Vitrollais)
Lourds : Maxime Vaz (Ring de Massy) vs Mohamed Khnaba (Ring Roquebrunois)
Ce vendredi 15 Août à Pékin en chine, Jaouad Belmehdi (23 v, 2 d, 3 n) s'est incliné aux points (120-108, 117-111, 118-110) devant le Chinois Can Xu (21 v, 4 d) pour le compte de la ceinture IBO internationale des poids super-plumes.

Les douze rounds de cet affrontement ont été âprement disputés, avec des échanges de qualité au cours desquels les deux hommes se sont souvent durement touchés. Évoluant à mi distance pendant les deux premiers rounds, chacun a tenté de s'imposer en patron en alternant corps face, six premières minutes disputées à un rythme élevé. Le Français rompait le premier à la troisième reprise pour boxer en remises et en contre attaques.Véritable machine à donner les coups et avançant constamment, Can Xu ne laissait que très peu de répit à un Jaouad Belmehdi qui répliquait lors de chaque ouverture en privilégiant les coups puissants. Des frappes que le Chinois prenait pleine face mais qui semblaient n'avoir aucun effet sur l'ex champion champion du monde WBA des poids plumes.
Le Bitterois subissait l'activité du Chinois sans parvenir à l'endiguer. Il touchait pleine face mais son adversaire continuait d'exercer son pressing au mépris des coups reçus. Jaouad Belmehdi n'était pas en danger, c'est lui qui mettait les coups les plus nets comme cette série de crochets des deux mains au dixième round. Une grêle de coups qui auraient mis au tapis bon nombre de boxeurs mais après quelques secondes de répit, le champion local repartait de plus belle à l'assaut.
Porté par son public, Can Xu finissait fort et conservait logiquement sa ceinture face à un Français qui n'aura pas à rougir de sa prestation.
Ce mercredi à Riyad en Arabie Saoudite, trois boxeurs Français étaient en lice en quarts de finale du tournoi WBC Grand Prix.
Dans la catégorie des poids plumes, Yoni Valverde (16 v) s'est qualifié pour les demies finales en infligeant une première défaite au redoutable Nigérian Yusuf Adisa Adeniji (16 v, 1 d). Le jeune Français a réalisé une grosse performance en montrant à nouveau ses belles facultés d'adaptation, cette fois-ci devant un adversaire beaucoup plus grand que lui et compliqué à manœuvrer. Dés le premier round, Yusuf Adisa Adeniji faisait passer le frisson. Yoni Valverde se retrouvait au tapis après avoir reçu, ce qui semblait être un large crochet droit. Déséquilibré mais finalement pas touché, il tentait de réduire la distance alors que le Nigérian plaçait son bras avant en reculant. L'Ardennais mettait un round supplémentaire à trouver ses marques avant de toucher régulièrement Yusuf Adisa Adeniji. Son incessant pressing et ses frappes précises éprouvaient son adversaire qui n'avait plus les jambes nécessaires pour se dépêtrer de l'emprise de l'ex champion de France. Yoni Valverde accélérait au quatrième et cinquième round et il dominait les échanges. La dernière reprise était équilibrée mais il gagnait le combat à l'unanimité des juges (59-56, 58-56, 58-56).
En poids moyens, Lancelot Proton de la Chapelle (18 v, 1 d, 1 n) était également opposé à un invaincu en la personne du jeune (20 ans) Mexicain Emiliano Aguillon Castro (13 v, 1 d, 1 n). Le combat s'étant soldé par un match nul (57-57, 57-57, 57-57), le Normand a rejoint le dernier carré grâce au préférentiel.
Lancelot Proton de la Chapelle utilisait son bras avant à bon escient pour tenir à distance son adversaire . Prudent et hésitant à s'engager comme l'espérait Emiliano Aguillon Castro, le Français boxait sobrement en privilégiant la précision à la quantité de coups. De son côté, le Mexicain attendait l'ouverture pour placer ses contres sans véritablement y parvenir. Le combat était équilibré, avec des actions de part et d'autre sans que l'un des deux boxeurs ne domine vraiment l'autre. Le tempo était toutefois donné par Lancelot Proton de la Chapelle qui remportait le quatrième round en le concluant par un uppercut gauche donné en reculant. Le Français mettait son emprise sur le match et semblait devoir s'imposer aux points mais son manque d'activité dans le dernier round mettait les deux hommes à égalité. En demies finales, l'ex champion de France sera opposé à l’Australien Dylan Biggs tombeur de Johnson Suffo au tour précédent.
Toujours en poids moyens, Ephrem Bariko (12 v, 1 d) a connu une grosse désillusion en s'inclinant par KO au troisième round devant le Colombien Carlos Sinisterra (13 v, 1 d).
Pas de round d'observation pour Ephrem Bariko qui rentrait immédiatement dans le vif du sujet en cassant la distance pour délivrer ses frappes des deux mains. Il accentuait son pressing lors de la reprise suivante et il secouait durement le Colombien avec ses enchaînements corps face. Le travail de destruction d'Ephrem Bariko semblait devoir porter ses fruits à un moment ou à un autre tant il bousculait son adversaire, parfois au mépris des coups reçus. Le boxeur coaché par Sofien Bahi délivrait un terrible gauche à la troisième reprise mais il était victime de sa générosité en étant contré par une droite qui le faisait reculer. Carlos Sinisterra enchaînait plusieurs frappes à la tête qui finissaient par envoyer Ephrem Bariko au tapis et dans l'incapacité de se relever.