Le champion d’Europe des super-plumes (32 v, 3 d), qui devait en découdre avec l'Espagnol John Carter (13 v, 1 n), le 13 août dernier, s’est une nouvelle fois retrouvé sans adversaire. Il est, à présent, censé redonner sa chance à Farouk Kourbanov (18 v, 3 d) avant de viser plus haut…
Après deux reports successifs du combat, initialement prévu en juin avant d’être décalé en juillet puis en août pour cause de Covid, un membre de l’entourage de John Carter ayant été contaminé avant que la Préfecture de Marbella n’interdise, toujours pour des motifs sanitaires, la tenue de l’événement, Samir Ziani ne remettra donc pas en jeu son bien face à l’Ibère. Il s’est vu désigner comme nouveau challenger officiel le Belge Farouk Kourbanov, le même contre qu’il déjà conservé son titre continental, le 26 octobre 2019, à Agen.
« L’EBU nous ayant demandé de lui accorder une revanche, nous allons le faire. J’ai accepté parce que je souhaite boxer, confirme le tenant. Je ne veux pas rester inactif. J’ai également des sponsors qui m’attendent. Farouk Kourbanov est technique. Il boxe en contres, de manière assez aérienne mais il n’avance pas sur l’adversaire. Logiquement, je devrais de nouveau réussir à prendre le dessus mais il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »

A ce jour, les Belges ont remporté les enchères sur le fil mais il n’est cependant pas exclu que la confrontation ait lieu en France. Des discussions en ce sens ont actuellement cours entre les deux camps. « Je mobilise mon équipe, c’est-à-dire mon agent, Gary Hyde, et mes partenaires pour voir ce que l’on peut faire », assure le Français. Au niveau sportif, je continue de m’entraîner mais sur le plan financier, cela commence à être une petite claque car les dépenses s’enchaînent sans retour sur investissement. Dans ce contexte particulier, je remercie d’autant plus mes partenaires pour leur fidélité. Ce sont devenus des amis. Ils comprennent la situation. Nous fonctionnons à la parole et nous restons soudés », explique celui qui est embauché par l’enseigne Gifi tout en étant détaché afin de pouvoir mener de front sa carrière pugilistique.
Toujours est-il que cela fait plusieurs mois que l’élu municipal de Villeneuve-sur-Lot, en charge de la Jeunesse, sue en attendant une échéance ferme. « Même si, pour l’instant, il n’y a pas de combat au bout, on ne se prépare jamais pour rien, tempère-t-il. C’est un investissement pour l’avenir d’autant que j’ai la possibilité de bien récupérer. Je fais attention à mon corps. Et puis j’aime l’entraînement et je ne fais que ça. Ce n’est pas comme si je devais parallèlement aller bosser chaque jour sur les chantiers. J’ai la chance de ne pas être dans cette configuration et de voir ma famille le soir. Pour autant, j’ai envie de monter sur le ring et de faire le show. Je suis fait pour ça. Or, là, cela fait quasiment un an que je n’ai pas combattu. »

Dans le cas où le Lot-et-Garonnais passerait de nouveau sans encombre l’obstacle, il ambitionne de disputer enfin une véritable demi-finale mondiale débouchant, pour le vainqueur, sur un championnat planétaire en bonne et due forme. Le Britannique Gary Hyde se démène en ce sens. La chose a d’ailleurs failli se faire ces dernières semaines avant que les adversaires ciblés, à l’image de l’Américan O'Shaquie Foster, se dérobent et optent pour un défi moins relevé que celui représenté par le Tricolore. « Après ma victoire en Angleterre, devant Alex Dilmaghani, en septembre dernier, beaucoup ne veulent plus m’affronter, déplore Samir Ziani. Je vais donc enchaîner un quatrième championnat d’Europe afin d’avoir encore plus de crédibilité aux États-Unis. Une chose est sûre, si je gagne aux dépens de Farouk Kourbanov, ce sera ma dernière défense. »
A l’issue d’un exercice 2020-2021 cataclysmique, marqué par une chute drastique du nombre de licenciés au sein de la quasi-totalité des fédérations, le Gouvernement entend relancer la pratique encadrée du sport. Pour cela, il a déployé tout un arsenal incitatif.
« C’est trop bon de faire du sport. » Le slogan de la campagne de communication multi-support (TV, radio, digital et affichage), déclinée mi-août, par les pouvoirs publics, rappelle combien la chose est affaire de bien-être corporel et, mieux, de santé publique. Il est aussi question d’élan collectif et sociétal dans la foulée des Jeux olympiques de Tokyo et à trois ans de ceux de Paris. Il s’agit, on l’aura compris, de vanter le panel des bonnes raisons de se (re)mettre au sport.
A noter que d’ici le début du mois de septembre, un site Internet, intitulé Le bon sport pour moi, sera mis en ligne afin de fournir davantage d’informations sur les différentes disciplines proposées aux Français et de les aider à trouver celle qui leur sied le mieux via un quiz interactif. Nul doute que le noble art et ses atouts feront de nouveaux adeptes.
Il s’agit d’une allocation de rentrée d’un montant de 50 euros par enfant destinée à financer toute ou partie de son adhésion à une association sportive volontaire et, ainsi, à lui permettre de participer aux activités qu’elle organisera de septembre 2021 à juin 2022.
Elle s’adresse aux jeunes issus de familles aux revenus modestes. En l’occurrence, aux enfants de 6 à 17 ans révolus au 30 juin 2021 qui bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire ou de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou de l’allocation aux adultes handicapés (entre 16 et 18 ans).
Le Pass’Sport pourra être utilisé auprès des clubs affiliés à une fédération, telle la FF Boxe, mais également dans les Quartiers prioritaires de la Ville (QPV) auprès de toutes les associations sportives agréées participant à l’opération, qu’elles soient rattachées ou pas à une fédération sportive.
Concrètement, les 3,3 millions de familles dont les enfants sont éligibles au Pass’Sport vont recevoir un courrier du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports pour les informer de l’existence et des modalités du dispositif. Sur présentation de ce document au club de son choix, le jeune pourra obtenir une réduction de 50 euros sur le montant de son inscription. Cette aide, au demeurant cumulable avec celles mises en place çà et là par les collectivités, devrait inciter de nombreux adolescents à franchir la porte des salles de boxe.
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Là, l’objectif est notamment de dynamiser l’emploi dans le secteur sportif et de consolider la reprise d’activité des associations. Dans cette optique, le but est de favoriser l’apprentissage, en particulier dans le cadre du plan #1jeune1solution. Pour enjoindre les employeurs à enrôler des apprentis, une aide exceptionnelle leur est octroyée d’un montant de 5 000 euros pour le recrutement d’un apprenti mineur et de 8 000 euros pour celui d’un apprenti majeur préparant un diplôme de niveau master (niveau 7) ou inférieur. Cette allocation exceptionnelle couvre 100 % du salaire minimum des apprentis de 16 à 20 ans et 80 % de celui de ceux âgés de 21 à 25 ans. Son applicabilité a été prolongée jusqu’au 31 décembre prochain. Sans compter le fait que la limite d’âge pour accéder à l’apprentissage a été repoussée à 29 ans révolus à l’entame de la première année du contrat et même plus pour certains publics, en particulier les sportifs de haut niveau.
Des avantages de nature à inciter les clubs de la FF Boxe à franchir le pas en embauchant des jeunes en formation qui soient, à terme, susceptibles de mettre leurs compétences fraîchement acquises au service de la discipline et de son essor.
Vendredi soir à Marbella, dans un combat d’encadrement du championnat d’Europe des plumes qui mettait aux prises Karim Guerfi et Andoni Gago, Nizar Trimech (8v, 2d) s’est incliné aux points (58-57, 58-57, 58-57) face au Vénézuélien basé en Espagne, Ronny Landaeta (18v, 3 d).
Le poids moyens français coaché par Karim Harzouz a livré une performance de premier plan devant un homme évoluant dans la catégorie supérieure. Lors de sa dernière sortie, Landaeta s’était incliné aux points devant Kevin Lele Sadjo à Levallois-Perret pour la ceinture WBA International des poids super-moyens, ce qui situe la valeur du boxeur Venezuélien.
Nizar Trimech qui effectuait sa seconde sortie depuis son retour sur les rings après une coupure de 32 mois, a abordé ce combat sans aucun complexe, avec la ferme intention de décrocher la victoire.
Son jab lui permettait de garder à distance son rival qui affectionne les échanges de prés, Nizar Trimech dictait le tempo avec ce bras avant et il touchait nettement à la face avec sa droite en ligne.
Landaeta (38 ans) était surpris par la fougue et la détermination de Trimech, il lui fallut un round et demi pour trouver ses marques et toucher le Français avec un direct du gauche puis un crochet droit. Sans dommages pour Nizar Trimech qui finissait plus fort cette reprise, obligeant Landeata à s’accrocher. Le Lyonnais demeurait entreprenant, c’était incontestablement lui qui mettait le plus de coups, sans éprouver son adversaire mais avec suffisamment de précision pour marquer des points.
Se sachant probablement en retard, Ronny Landaeta accentuait sa pression à la 4eme reprise et il touchait l’ex sociétaire des Fighting Roosters avec deux crochets droits. Nizar Trimech éprouvait le besoin de souffler et il tournait autour de son adversaire mais il encaissait par deux fois l’uppercut de Landaeta qui livrait là son meilleur round. Le Français se reprenait lors des trois minutes suivantes et il contrôlait le pressing de son adversaire avant de réussir à le faire reculer avec quelques coups bien sentis. La bouche ouverte, Ronny Landaeta soufflait et souffrait, l'activité et le débit de coups de Nizar Trimech le poussait dans ses derniers retranchements.
Les deux boxeurs livraient une 6eme et ultime reprise engagée, ils échangeaient de grosses frappes et c’est encore Nizar Trimech qui s’en sortait à son avantage avec la précision et la qualité de ses frappes. Le combat avait été serré, Nizar Trimech pouvait espérer emporter la décision, les trois juges optèrent pour Ronny Landaeta avec un tout petit point d’écart.
Cinq mois après avoir été sèchement dépossédé de sa ceinture continentale des coqs, catégorie dont il n’arrivait plus à honorer la limite, le Français (30 , 5 d) a fait étalage de toute sa classe pour s’emparer, le 13 août, sur la Costa del Sol, de celle des plumes en battant aux points par décision partagée (115-113, 113-115, 116-112) l’Espagnol Andoni Gago (23 v, 4 n, 4 d). Chapeau bas !
On le pensait au crépuscule avancé de sa très belle carrière. Il n’en est rien. Magnifique dans sa tenue d’un blanc immaculé cintrée d’or, à l’heure de s’imprégner de l’hymne national sur le ring de Marbella, le Manosquin faisait montre des meilleures intentions dès le gong libérateur. La donne n’était pas d’une complexité folle, l’Ibère n’ayant qu’un plan de bataille, au demeurant assez frustre, dans sa musette : avancer droit devant, tête baissée et débiter des coups sans discontinuer mais sans subtilité. Sa boxe assez simpliste ne comportait en effet guère de variations de rythme ni de combinaisons élaborées et distinctes les unes des autres.
Tout ce qui convenait à ce fin technicien qu’est le Tricolore. Très vigilant défensivement avec les mains bien hautes pour bloquer des offensives qu’ils voyait venir, il en décousait sur les jambes, tantôt latéralement, tantôt d’avant en arrière pour empêcher le tenant de le cadrer grâce à des esquives d’école.
Mais il ne suffisait pas de ne pas se faire toucher, encore lui fallait-il aussi inscrire les points nécessaires pour concrétiser sa domination. Pour cela, il s’appuyait sur sa vista intacte et de sa science du noble art. Outre l’arme imparable qu’est l’uppercut face à un homme qui ne connaît que la marche avant, il remisait impeccablement en délivrant son direct du bras avant de passer sa droite en crochet. L’arcade sourcilière gauche du champion, ouverte dès la reprise initiale, attestait de la précision chirurgicale du challenger.
Maître des débats, l’Azuréen poursuivait son récital au fil des rounds. Un ascendant qu’il devait davantage à son immense talent qu’à la prévisibilité des assauts de son généreux rival. Le Sudiste avait la lucidité de ne jamais se laisser embringuer dans des échanges brouillons qui eurent forcément été à l’avantage du Basque, lequel avait d’ailleurs quelques velléités de pourrir le combat à mesure que ce dernier lui échappait.
Par-delà son bagage gestuel infiniment supérieur, Karim Guerfi tirait le parti d’une condition physique irréprochable qui lui permettait de ne pas être submergé par le pressing incessant de son opposant. Il lui fallait ça car les organisateurs avait pris soin d’installer un carré magique aux dimensions réduites afin que le local s’épuise le moins possible à chasser Le Guépard. En vain.
Il ne restait plus à espérer que la démonstration inspirée du Français, qui faisait mouche à chaque fois et surclassait littéralement son contradicteur, trouve grâce aux yeux des juges. Ce qui était le cas et n’était que justice. Revoilà Karim Guerfi sur le toit du Vieux Continent. A trente-quatre printemps et avec seulement un petit mois de préparation, l’exploit est à la mesure de ce pugiliste d’exception.
Karim Guerfi (24v-4d-4n) est devenu champion d'Europe des poids plumes en battant l’Espagnol Andoni Gago (24v-4d-4n) aux points ( 115-113; 115-113 et 117-112) ce vendredi soir à Marbella en Espagne.
Karim Guerfi qui avait perdu son titre continental des poids coq en moins d'un round devant l'Ecossais Lee McGregor, se relance ainsi de la plus belle des manières avec un second titre Européen (EBU) dans une seconde catégorie de poids. Plus d'informations à venir...
Le Gouvernement a précisé la déclinaison des mesures sanitaires dans le champ du sport valables à partir du 9 août. L’idée est bien de généraliser, à de rares exceptions près, le pass sanitaire comme préalable incontournable pour qui veut s’adonner à un sport en club, de boxe ou autre. Aux associations, donc, de s’adapter à ce dispositif nécessaire mais qui risque d’avoir des effets délétères.
> Le pass sanitaire est, dès à présent, obligatoire pour :
- tous les Sportifs de haut niveau (SHN) et professionnels, que ceux-ci s’entraînent dans des enceintes couvertes ou en extérieur ;
- tous les pratiquants - et donc les licenciés de la FF Boxe - majeurs et mineurs (à compter, pour ces derniers, du 1er octobre), là encore, qu’importe le lieu.
A chaque fois, tous les types de pratique, notamment avec contacts, sont, dès lors, autorisés et sans nombre limite de participants tandis que les vestiaires sont accessibles aux intéressés.
- les spectateurs, que la compétition ait lieu à l’intérieur ou en plein air, quel que soit le nombre de personnes en tribunes. Une affluence sans jauge est possible quand toutes les place sont assises. En revanche, lorsque celles-ci sont debout, il convient de respecter un mètre de distance entre chacun. Enfin, dans tous les cas, les gestes barrières s’appliquent.
> Le pass sanitaire sera obligatoire, à compter du 31 août, pour :
- Les bénévoles et les salariés, majeurs et mineurs (à compter, pour ces derniers, du 1er octobre), officiant dans des établissements recevant du public (ERP) ou lors de manifestations sportives, en particulier les galas de boxe, quel que soit le type de boxe (BEA, boxe amateur, professionnelle).
> Sont exemptés de pass sanitaire les élèves du primaire et du secondaire, les étudiants de l’enseignement supérieur et les personnes qui suivent une formation professionnelle dans le domaine du sport quels que soient l’âge, le lieu et la discipline. Un assouplissement qui concerne notamment la pratique du noble art lors des cours d’Éducation physique et sportive (EPS) mais aussi durant les activités périscolaires ou encore, dans le cadre du sport universitaire.
Il n’est pas obligatoire pour les personnes qui doivent présenter leur pass sanitaire pour pratiquer une activité sportive encadrée au sein d’un ERP, qu’importe sa configuration (ouverte ou fermée). C’est le cas des adhérents des clubs de la FF Boxe.
Toutefois, il demeure vivement conseillé quand cela est possible.
L’exigibilité du pass sanitaire est assurée :
- soit par le responsable de l’équipement, c’est-à-dire par la personne mandatée par le gestionnaire l’enceinte, en général salariée par ce dernier. Pour ce qui est des gymnases qui accueillent les clubs de boxe, il s’agit, le plus souvent, d’employés municipaux en charge de l’accueil.
- soit l’organisateur de l’activité - en l’occurrence, le club de boxe - qui a pris soin, au préalable, de désigner une ou des personnes auxquelles le contrôle du pass sanitaire incombe. Autrement dit, le référent Covid du club et/ou l’entraîneur qui anime la séance.



La Fédération Française de Boxe par la voix de son Président, Dominique Nato salue la victoire historique de Ciryl Gane, samedi 8 août lors de l'UFC 256 à Houston, États-Unis.
" En remportant son combat pour la ceinture intérimaire des poids lourds, Ciryl est ainsi devenu le premier champion français de l'UFC, la plus grande organisation mondiale de MMA. Ce titre historique à plus d'un titre met en relief la qualité des combattants français ainsi que les clubs qui les accueillent. Nous sommes persuadés que cette victoire est la promesse d'un bel avenir pour le MMA tricolore qui se structure sous la houlette de la FMMAF, structure délégataire du MMA en France et organe de la FFB."

Samedi à Marbella, Karim Guerfi (29v- 5d) tentera de détrôner l’espagnol Andoni Gago (24v - 3d), champion d’Europe des poids plumes. Ce championnat d'Europe sera diffusé sur https://tv.fight-nation.com/page/6012b867bc81e50044082b2d
Le Français avait annoncé son retrait des rings après la perte de son titre Européen des poids coq devant l’Ecossais Lee McGregor au mois de mars. Lassé par les incertitudes et les reports de combats, démotivé, le Manosquin avouait avoir ressenti une certaine lassitude pendant l'interminable préparation de la défense de sa ceinture au point de se demander si le jeu en valait encore la chandelle. Le brillant et intraitable boxeur qui avait conquis avec la manière le titre devant Georges Ory, n’a pas existé devant l’Ecossais. Pris à froid par un puissant coup au corps, Karim Guerfi qui confiera avoir décroché mentalement, lessivé par le régime, n’a pas été en mesure de défendre ses chances. Dès lors pourquoi revenir ?
« Ma décision d’arrêter était murie, j’estime avoir beaucoup donné depuis mes débuts en 2006. Il y a peu, j’ai reçu une offre, on m’a indiqué que j’étais classé en plumes et que l’Espagnol cherchait un challenger, j’ai pensé que c’était une proposition que je ne pouvais pas refuser » confie Karim Guerfi.
L’ex double champion d’Europe effectuera un saut de deux catégories pour défier Gago mais cela ne l’inquiète pas outre mesure, « vous savez, mi-juillet, j’étais à 67 kgs, aujourd’hui * je suis à 61 kgs, ce n’est donc pas un souci de monter. Sans manquer de respect à Andoni Gago, je ne pense pas que ce soit le champion d’Europe le plus doué qui soit, ce n’est pas un grand technicien mais un boxeur physique qui sera prêt pour disputer douze rounds. Il est fougueux et un peu brouillon, il faudra faire attention aux chocs de têtes » remarque Guerfi. On lui suggère que l’Espagnol possède un profil de boxe idéal pour le faire briller lui le styliste adepte du beau geste et du déplacement, Karim Guerfi acquiesce tout en avouant ne pas trop se poser de questions, qu’il saura s’adapter et qu’il lui faudra surtout ne pas tomber dans le piège d’Andoni Gago qui se jette tête en avant quand il distribue ses larges crochets.
Andoni Gago a défendu victorieusement sa ceinture en avril dernier devant l’Anglais Gavin McDonell par arrêt sur blessure, suite à des chocs de têtes qui ont ouvert profondément le challenger aux arcades. Le champion d’Europe n’est pas un grand frappeur mais il use ses rivaux par une pression constante et une activité de tous les instants. Geoffrey Dos Santos n’était pas passé loin de l’exploit face à lui pour la ceinture de l’Union Européenne. La valeur de Karim Guerfi n’est plus à démontrer, c’est intrinsèquement un boxeur de valeur mondiale, la question est de savoir quel Guerfi se présentera sur le ring de Marbella.
Prévenu quatre semaines avant ce grand combat, le Manosquin n’aura pas pu bénéficier d’une préparation optimale, loin s’en faut… « Je dispose de quelques personnes pour mettre les gants à la salle mais on s’est préparés à l’ancienne, avec les moyens du bord. En tous cas, j’y vais pour gagner, je vais donner tout ce que j’ai. Bien sûr, je ne serai pas à 100% de mes possibilités, la semaine dernière j’ai fait douze rounds avec trois gars, ce n’était pas de la folie mais j’étais présent, je sais que j’ai ma chance et j’y vais pour la saisir » annonce un Karim Guerfi déterminé.
Après ce championnat d’Europe, il sera inévitablement question d’avenir, une question que n’élude pas le challenger « une défaite et ce sera fini, si je gagne on verra les propositions pour défendre ce titre, on ne va cracher dessus. De toutes façons, je disais à mon épouse que la licence est valable jusqu’au 31 janvier 2022, donc s’il y a de bonnes opportunités pourquoi ne pas y aller ? »
*Le 03/08/2021
Vincent Legrand (32 v-1d) n’est pas parvenu à détrôner l’invaincu Ecossais Lee McGregor (11v) de son titre d’Europe des poids coq ce vendredi soir à Belfast. Le Français s’est incliné par KO à la 4eme reprise.
Pourtant tout avait commencé de la meilleure des façons pour Vincent Legrand. Campé au centre du ring, bien sur ses appuis, le Nordiste tenait son rival à distance avec son bras avant. Conscient du punch de l’Ecossais, Legrand était prudent et ne restait pas en face. McGregor avançait, la garde haute, prêt à exploiter la moindre ouverture pour placer un de ses crochets dévastateurs.
Pas intimidé par l’enjeu, Vincent Legrand était serein, ses combinaisons, direct du bras avant, crochet droit, passaient bien. Incontestablement, c’est lui qui menait le combat et imposait le rythme.
Le second round confirmait cette impression de maitrise du Français. McGregor était contré sur chacune de ses initiatives, Legrand touchait en bas et remisait en haut. Un direct du gauche suivi d’un crochet droit appuyé et précis arrivaient à la face du champion d’Europe en titre qui allait au tapis. Vincent Legrand venait de frapper un grand coup, l’Ecossais était sonné mais pas KO, le Français touchait encore avec cette même combinaison des deux mains en fin de round sans parvenir à ébranler à nouveau son rival.
L’Ecossais subissait la boxe de Vincent Legrand lors d’une 3eme reprise rondement menée par le Français. Le Team Français ne pouvait rêver meilleur début de combat, le Français était probablement en avance au pointage et surtout il maitrisait sans dommages les velléités adverses .
Malheureusement, il aura suffi d’un coup, un seul, pour que le rêve de Vincent Legrand soit anéanti au 4eme round. Se sachant en retard, McGregor accentuait sa pression, il délivrait un uppercut bloqué par les gants du Français puis un autre qui trouvait sa cible et il enchainait immédiatement avec un crochet droit au plexus. Vincent Legrand posait un genou au sol et il était dans l’impossibilité de reprendre le combat au compte de dix.
A trente ans, le Nordiste (32 v) relèvera, ce vendredi, en Irlande du Nord, un défi de taille : détrôner le champion d’Europe des coqs, le frappeur écossais Lee McGregor (10 v). Même si tout n’a pas été simple, il a les armes pour créer une immense surprise.
Disputer un titre continental à l’extérieur, de surcroît à Belfast, dans une ambiance qui s’annonce pour le moins surchauffée : voilà qui n’impressionne aucunement le toujours très flegmatique Vincent Legrand : « Je l’aborde bien. Je ne suis pas d’une nature inquiète. On va composer avec les éléments. Il n’y a pas lieu d’avoir la pression. Je suis content de vivre ça et d’être à l’affiche d’une réunion organisée par MTK en partenariat avec Top Rank. J’ai commencé la boxe à cinq ans pur connaître des moments comme celui-là. Ce sera une belle expérience dans ma vie d’homme. Cela reste un combat de boxe. Je ne vais pas à la guillotine. J’ai vu ce que Lee McGregor a montré lors de sa précédente défense de titre face à Karim Guerfi mais d’un combat à un autre, d’un style d’adversaire à un autre, ce n’est pas forcément significatif. Je m’attends à ce qu’il avance car il a une boxe offensive. »
Dans ces conditions, que faudra-t-il faire pour ne pas être submergé ? « Ce sera à moi de faire le combat dans la mesure où c’est moi le challenger et où l’on sera chez lui. On sait comment cela se passe en Grande-Bretagne. Ce sera la première fois que je rencontrerai quelqu’un d’aussi grand que moi. A moi d’être vigilant, de prendre le moins de coups possible, en particulier en début de combat pour ne pas me faire cueillir à froid, et… de le boxer. Il faudra que je le travaille avec mon bras avant afin de l’empêcher de construire sa boxe, ne pas le laisser s’organiser et pouvoir le contrer. Dans un premier temps, je miserai sur ma technique. Puis, si au fil des rounds et en fonction de leur déroulement, il est nécessaire d’y aller, j’irai. »
Celui qui est entraîné par son père Joël n’aura pas la partie facile, lui qui est donc monté en coqs, catégorie où il « se sent mieux car il était vraiment très compliqué de faire la limite en mouches ». Cependant, il n’a plus fréquenté le carré magique depuis décembre dernier. Par ailleurs, cela fait trois ans qu’il n’a pas disputé de championnat d’Europe ni de titre international. Une injustice sportive car le Français le méritait amplement, lui qui a longtemps figuré dans le top trois planétaire et qui pouvait légitimement aspirer a minima à une demi-finale mondiale. « Mais on ne me l’a pas proposé », déplore-t-il.
Par-delà ce déficit de compétition dans les jambes et les poings, Vincent Legrand n’a été sollicité pour en découdre outre-Manche que mi-juin. Au regard de la conjoncture marquée par des opportunités qui se font très rares, il n’a pas tergiversé avant d’accepter le challenge, certes pas au pied levé mais pas loin. « C’était ça ou rien, résume-t-il. Mon manque d’activité de me fait pas peur. De toute façon, maintenant que la machine est lancée, il n’y a plus à avoir peur. La préparation a été extrêmement compliquée. A cause de la crise sanitaire, nous n’avons pas eu de sparring-partner même étranger. Si bien que je n’ai mis les gants qu’avec des petits jeunes de mon club et qu’une seule fois à Pont-Sainte-Maxence, avec Hugo Legros. » De plus, l’intéressé n’a pas été détaché, à l’approche de l’échéance, par la Mairie qui est son employeur au sein du service des sports. La nouvelle équipe municipale n’a, en effet, pas donné suite à la demande en ce sens qui lui a été adressée. Un choix avec lequel le sociétaire de l’USOBL Boxe Bruay a dû composer.
En cas de défaite sur les bords de la mer d’Irlande, il n’est pas sûr que le Tricolore poursuive l’aventure entre seize cordes. « Honnêtement, c’est une hypothèse qui est dans ma tête, avoue-t-il. Même si je gagne aussi d’ailleurs… Disons que si je l’emporte et que j’ai ensuite une chance mondiale, bien sûr, je la saisirai. Mais si je m’aperçois que l’on repart dans le schéma actuel, je mettrai un terme à ma carrière. Quand on voit l’étendue des dégâts et ce qu’il se passe à cause de l’épidémie de Covid-19, je ne sais pas où l’on va. »