Coupe de France Elites

Résultats des demies-finales

Critérium des Espoirs

Résultats des demies-finales

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Mr Léon Lobères survenu à Sète à l’âge de 94 ans. Figure emblématique du sport Sétois et grand amateur de joutes, Mr Lobères créa en 1967 le  Club Pugiliste Sétois.

Un club dont il prendra la présidence en 1970 avec un succès jamais démenti et des titres de champion de France amateur pour Miloud Kaddour, de France professionnel pour Frédéric Perez et d'Europe pour Eric Nicolleta. Tous se souviennent avec tendresse et émotion, d’un homme au fort caractère mais éminemment protecteur envers ses boxeurs.

Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Léon Lobères.

Les obsèques de Mr Lobères auront lieu ce Jeudi 30 Septembre à 15 h au cimetière marin, Sète 34200.

L'activité repart en boxe professionnelle et trois réunions se sont déroulées sur le territoire Français lors de ce dernier week end de Septembre.

A Rennes

Deux combats à l'affiche de cette réunion organisée par le Club Pugilistique de Rennes Villejean pour le grand retour de la boxe pro à Rennes, dont une demi-finale de la coupe de France Elites des poids welters entre Moussa Gary (12 v, 4 d, 1 n) et Batoura Guirrassy (6 v, 6 d, 2 n).

Moussa Gary a dominé les débats en utilisant son direct du bras avant pour freiner la marche en avant du boxeur local puis en touchant avec sa droite en ligne. Le vaillant Batoura Guirrassy n'est jamais parvenu à prendre en défaut le poulain de José Patrac. Moussa Gary s'est nettement détaché lors des dernières reprises en marquant avec ses crochets à la face des deux mains. Large victoire aux points pour Moussa Gary (60-54, 60-54, 59-55). Moussa Gary disputera donc la finale de cette coupe de France Elites, le 30 Octobre à Bourgouin Jallieu contre Yanis Mehah.

Dans l'autre combat professionnel, le poids léger Oilyd Akkouh (1v) a effectué des débuts victorieux en battant aux points (39-37) Mohamed Charef (1 v, 3 d) .

A Drancy

Quatre combats professionnels lors de cette soirée organisée par le club C Positif, où Milan Prat effectuait la première défense de son titre de champion de France des poids super-welters. Le puncheur Drancéen n'a pas failli à sa réputation en s'imposant une nouvelle fois avant la limite, à Lire ici.

En poids Lourd-légers, Ambroise Preira (3 v) est venu à bout de l'expérimenté Zura Mekereshvili (16 v, 32 d, 1 n) par arrêt de l'arbitre à la 5eme reprise. Ambroise Preira qui avait dominé les débats, a acculé son adversaire le long des cordes au 5éme round pour lui administrer une série de coups des deux mains, Mr Ali Oubaali a fort justement arrêté le combat. Une bonne performance pour Ambroise Preira car malgré un palmarès négatif , le Georgien reste un coriace adversaire qui dans un bon jour peut être dangereux.

En poids welters, Victorien Monny (3 v) a battu nettement aux points (59-54, 59-54, 60-53) l'Italien Patrizio Moroni ( 4v 3 d).

Photo Fenech Média Boxe

Le jeune (18 ans) poids super-welters, Bakary Samake (4 v) vainqueur de ses trois premiers combats avant la limite, s'est imposé aux points (60-54, 60-54, 60-54) devant l'Italien Christian Mazzon ( 5 v, 2 d) lors de son premier combat en six rounds.

A Cergy Pontoise

Trois combats professionnels dans ce gala mis sur pieds par le CSL Boxe Aulnay Sous Bois et Abdilah Rahilou avec le poids mi-lourd Nadjib Mohammedi (44 v, 8 d) en vedette. L'ex challenger mondial a ravi les spectateurs en offrant un récital de boxe technique devant le Russe Artem Karasev qu'il a terrassé avec un magistral coup au foie à la 4eme reprise. "Nadjib a été sérieux et appliqué, il a pris son temps avec son bras avant, sans se précipiter pour retrouver ses marques sur le ring et il a touché en bas au 3eme round" indique Nasser Lalaoui qui officiait dans le coin du Provençal. "Nadjib a récidivé à la reprise suivante avec un uppercut au foie, le Russe est allé au tapis, plié en deux et dans l'impossibilité de reprendre".

Le jeune poids super-moyens Mustapha Zaouche (3 v) continue son apprentissage en décrochant une 3eme victoire (39-37, 39-37, 40-36) face à Melvudin Suleymani (5 v, 13 d). Mustapha Zaouche a touché au corps au 1er round puis il s'est adjugé le second. L' Aulnaysien s'est un peu désorganisé par manque d'expérience au 3éme avant de reprendre l'avantage en reprenant son travail avec le bras avant lors de la 4eme et dernière reprise.

Elsa Hemat (2 v, 4 d, 2 n) effectuait un dernier combat avant le championnat de France des poids super-légers qu'elle disputera le 23 Octobre contre Marion Montanari. Elle était opposée à l'Ukrainienne Diana Starkova (1 v, 1 n). "Nous aurions souhaité un combat en six rounds mais ce ne fut pas possible, confie Nasser Lalaoui "nous avons pris cette Ukrainienne, c'est une jeune professionnelle qui vient de l'équipe nationale et elle est encore formatée boxe amateur, elle a bien bougé pour ne pas rester en face d'Elmat qui est puissante. Le résultat nul est logique, c'est une bonne répétition avant le championnat de France" confesse le technicien Aulnaysien.

Ce samedi 25 Septembre au gymnase Jolliot-Curie de Drancy, , Milan Prat (12 v, 1 d) a conservé son titre de champion de France des poids super-welters en battant par arrêt de l'arbitre à la 5eme reprise Mathis Lourenco (8 v, 4 d, 3 n).

Mathis Lourenco n'était pas venu de Marseille en faire valoir mais bien avec l'espoir de réussir l'exploit de battre le talentueux champion de France. Malgré son jeune âge, Milan Prat ex membre de l'équipe de France, montre une confiance à toute épreuve et il progresse sortie après sortie. Le Provencal a opposé une belle résistance mais il a du s'avouer vaincu face à la puissance, la variété de coups et la précision du jeune Drancéen.

Le champion de France a envoyé son challenger au tapis au 3eme round avec un cross du droit. Matthis Lourenco est parvenu à récupérer mais il fut de nouveau touché par une grosse droite à la 6eme reprise, Milan Prat ne l'a plus lâché, incitant l'arbitre, Mr Pezaire, à arrêter le combat.

Photo Fenech Média Boxe

" Ce fut un peu compliqué pour trouver l'ouverture mais j'ai su prendre mon temps pour travailler et utiliser mon jab car il était résistant indique Milan Prat, il cherchait à me contrer sur un coup dur d'où ma volonté de ne pas lui laisser l'opportunité de le faire en utilisant au maximum mon direct du bras avant pour le neutraliser et le toucher et la droite a fait le travail "

L'élève de Kassa Barradji continue d'impressionner par sa détermination et son efficacité et il ne compte pas en rester là " on se donne les moyens de progresser, je suis allé m'entrainer au Mexique dans la salle de Nacho Beristain (célèbre et réputé entraineur Mexicain). Les sparrings plus les effets de l'altitude, 3500 m, ont été bénéfiques, j'ai franchi un palier ajoute Milan Prat. Et la suite ? Avec mon staff, nous réfléchissons sur l'orientation à donner à ma carrière. Peut-être laisser le titre national pour se lancer à l'assaut de l'Europe ou faire une ceinture WBC Jeune. J'aimerais bien rencontrer un Isaac Real, pour m'aguerrir avant de viser plus haut" conclut Milan Prat.

L’Assemblée générale fédérale s’est tenue, en présentiel, samedi 25 septembre, à Saint-Denis, au siège du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Un lieu inédit, censé marquer un nouveau départ, celui de la reprise sportive et de la reconquête des licenciés.

Mobilisation, union, concertation : tels sont les maîtres-mots aux allures de devise martelés par le Président de la Fédération, Dominique Nato, lors de son rapport moral. Un triptyque refondateur qui n’a rien d’usurpé alors que la FF Boxe affiche une perte de 50 % de ses licenciés, elle-même synonyme d’une baisse de recettes d’un million d’euros. Sans compter un zéro pointé aux Jeux olympiques de Tokyo. Bien sûr, l’heure est plus que jamais à la relance. Dans cette optique cruciale, la Fédération entend se montrer « proactive et facilitatrice », dixit Dominique Nato. Une double exigence matérialisé par le versement de plus de 800 000 euros aux comités et aux clubs via le Projet sportif fédéral (PSF), lequel comprend un Plan de relance de l’activité. Sans compter 50 % de réduction sur les taxes d’organisation et d’autres ristournes.

« Être mesuré et ne pas faire table rase du passé »

Un soutien qui a produit les effets escomptés, s’est félicité Pascal Cordier, vice-Président délégué de la Fédération, en évoquant les activités de la Ligue nationale de boxe professionnelle (LNBF). « Si la boxe pro a été fortement impactée, désormais, on enregistre en moyenne entre cinq et six réunions chaque week-end, a-t-il précisé. On voit donc que c’est reparti. On constate également un regain d’activité concernant les championnats de France. » Pour conforter pareille tendance à l’embellie, la FF Boxe a décidé de maintenir en vigueur ladite remise de 50 % et que ceux qui se licencient en cette rentrée le resteront jusqu’à fin 2022. Par ailleurs, a assuré Pascal Cordier, un Comité directeur et un Président de la LNBF seront élus d’ici 1er janvier 2022. Les pugilistes pros sont, quant à eux, fermement invités à opter pour le statut d’auto-entrepreneur. A cette fin, la Fédération a conclu une convention avec la société Hurdler, laquelle est mandatée pour épauler gratuitement les athlètes, les entraîneurs et les clubs dans cette démarche.

Depuis de longs mois, la FFBoxe se démultiplie çà et là, comme l’a détaillé la Secrétaire générale, Marie-Lise Rovira, dans son rapport adopté à l’unanimité des voix. Organisation des AG électives en distanciel dans les comités régionaux ; signature de partenariats avec la Fédération française du sport d’entreprise, la plate-forme Fight Nation ou encore, avec les Cutmen nationaux et Century 21 ; déploiement du contrôle de l’honorabilité des dirigeants et des encadrants etc. : les dossiers à traiter n’ont pas manqué, loin s’en faut.

Néanmoins, pas besoin d’être grand clerc pour deviner qu’en ces temps de crise sanitaire et de récession, les finances ne sont pas au beau fixe même si la gestion rigoureuse de la précédente mandature avait permis de constituer de précieuses réserves qui se sont révélées fort utiles pour traverser sans trop d’encombres la période actuelle. Il n’empêche, le trésorier de la Fédération, Patrick Forrett, a confirmé que les comptes de l’année 2020 étaient grevés par un déficit aisément compréhensible de 535 000 euros. Quant au budget prévisionnel de 2021, marqué du double sceau « du réalisme et de la transparence », il a été élaboré en tablant sur un déficit de 103 000 euros et un panel de 40 000 licenciés.

La nouvelle équipe, aux manettes depuis six mois, n’a pas été épargnée entre la crise sanitaire à gérer, les urgences à régler et les échéances majeures à honorer telles l’organisation pleinement réussie du TQO européen. Dans tous les cas, la méthode demeure la même : prendre le temps de la réflexion pour ne pas verser dans la précipitation et éviter les excès en tous genres. « Notre ambition est d’être mesurés et de ne pas faire table rase du passé », a résumé Dominique Nato. Ce qui signifie que les réformes engagées lors de l’olympiade passée seront menées à bien. Le tout dans la transparence et la légalité, en particulier financière. Idem en ce qui concerne la constitution et l’activation en plusieurs étapes des différentes commissions dont le périmètre a été dûment précisé afin que « le projet s’appuie sur des femmes et des hommes motivés », a insisté Dominique Nato.

« Mehdi Nichane sera notre capitaine de route »

Une exigence qui vaut tout autant pour les membres de la Direction technique nationale expressément sommés « d’être sur le pont » et de jouer collectif pour redresser la barre. Une union sacrée plus que jamais de mise après le fiasco de Tokyo. « Les résultats n’ont pas été à la hauteur pour des raisons que nous sommes en train d’évaluer. A nous de nous poser les bonnes questions et de ne pas faire deux fois les mêmes erreurs car la priorité absolue est d’être sur le podium à Paris, en 2024 », a averti le Président de la FF Boxe. Nouveau Directeur technique national (DTN), Mehdi Nichane sera aux commandes pour mener la troupe sur le chemin du succès retrouvé. « Il sera notre capitaine de route tant il maîtrise le haut niveau tout en ayant des compétences de terrain, a justifié Dominique Nato. Il sait ce qu’il se passe dans les clubs car il n’est pas coupé des réalités. Il a cette capacité à bien comprendre les problématiques que l’on retrouve dans les comités. »

Une polyvalence des plus appréciables tant les chantiers sont pluriels. « La FFBoxe ne se résume pas uniquement à la haute performance, a souligné son Président. Qu’il s’agisse du développement, de la formation, de la BEA etc., nous avons des obligations vis-à-vis de vous, les clubs. Nous ne voulons laisser personne en chemin ni privilégier un secteur par rapport aux autres. C’est tous ensemble que nous gagnerons. »

Ce soir à Berlin,  Howard Cospolite (19 v, 9 d, 3 n) s’est incliné aux points (120-108, 120-108 et 119-109) devant l’Allemand Jama Saidi (20 v, 2 d) pour le compte du championnat de l’Union Européenne des poids super-welters.

Les styles font les combats, disent les Américains, cela s’est vérifié une nouvelle fois sur le ring de la salle des sports d’Agon où Howard Cospolite n’est pas parvenu à dérégler la belle machine à boxer qu’est Jamal Saïdi. Le Français n’a pourtant pas démérité mais il s’est confronté à un boxeur d’un excellent niveau technique qu'il n'est jamais parvenu à bousculer.

Après un premier round d’observation  où il ne s’était quasiment rien passé, Howard Cospolite s’est lancé à l’assaut avec son style de rouleau compresseur. La garde bien haute, il avançait en bougeant bien le buste et il touchait avec son direct du poing avant, Jamal Saïdi répliquait immédiatement avec un crochet gauche puis un droit. Le décor était planté…

L’élève d’Eric Tormos cherchait à raccourcir la distance sans pour autant se jeter, ses coups quelque peu désordonnés ne perturbaient pas l’Allemand même s’il reculait. A la 4eme reprise, Jama Saïdi semblait avoir pris la mesure de son rival. Doté d’un très bon coup d’œil et d’un certain sens de l’anticipation, il touchait Howard Cospolite avec ses courts directs du poing avant. L’Allemand parvenait toujours à déclencher le premier, vouant ainsi à l’échec les initiatives du Français.

Howard Cospolite combatif mais impuissant

Les rounds se suivaient et se ressemblaient, Howard Cospolite tentait toujours de s’approcher tout en méfiant des contres et de la vitesse de bras adverses mais il ne parvenait pas à fixer cette cible mouvante pour le bousculer. Howard Cospolite était dominé à mi-distance par un rival habile et mobile même s’il n’était  jamais en danger. Jama Saïdi imposait son rythme et dictait le tempo du combat, le boxeur Audonien voulait emballer le match mais il n’y parvenait pas, l’allemand excellant aussi dans l’art de boxer en reculant.

Pourtant Howard Cospolite ne renonçait pas et au 7eme round, il bousculait son adversaire avec quelques crochets des deux mains, pas assez pour l’éprouver durablement et inverser la tendance. Jam Saïdi reprenait sa distance et il gênait considérablement  Howard Cospolite avec son jab. Le Français redoublait d’efforts au 9eme round et Jama Saïdi sembla marquer le pas, une belle droite du Français touchait à la face puis il passait un court uppercut. Jama Saïdi tournait et fuyait le combat mais le Français connectait deux nouveaux crochets, ce sera probablement le meilleur round d’Howard Cospolite.  

Jama Saïdi reprenait le contrôle des débats pour finir en trombe et gagner logiquement ce championnat de l’Union Européenne d’un très bon niveau. Une ceinture Européenne qui se refuse obstinément à Howard Cospolite dont c’était la 4eme tentative de se l’octroyer.

Le poids moyen, Francis Tchoffo (19 v, 18 d, 1 n) figurait au programme contre l'Allemand Thomas Picirello (9v, 3 n) . Malgré une combative prestation, le Girondin s'est incliné aux points (80-72, 79-73, 79-74).

Le Français (19 v) n’a éprouvé aucune difficulté à étriller Ronny Landaeta (18 v, 4 d), le 23 septembre, à Québec. Vainqueur par arrêt de l’arbitre (3e), il a conquis, par là même, le titre WBC continental Amériques des super-moyens. Les prochaines échéances devraient être plus corsées.

Le Tricolore commençait activement mais sagement. Il martelait le buste de son adversaire et se lançait dans un travail de sape. Le tout sans s’exposer, les mains bien hautes, histoire de ne pas s’exposer au remises désordonnées de son rival. Rapidement dépassé par la puissance et le rythme imposé par Solide, le Vénézuélien établi en Espagne faisait brièvement illusion grâce à sa résistance. Mais, très vite, la digue cédait. Plus les minutes passaient, plus il était sur le reculoir. Il ne parvenait pas à embrouiller Christian M’Billi comme il avait réussi à le faire avec Kevin Lele Sadjo, qui ne l’avait emporté qu’aux points, en décembre 2020, à Levallois.

Ronny Landaeta avait beau invoquer un coup derrière la tête, il était bel et bien compté dès la deuxième reprise. L’ancien membre de la Team Solide ne se précipitait pas et continuait ostensiblement à combiner avant de porter l’estocade avec son bras arrière. Il faisait mouche avec sa droite lourde dans l’opus suivant. Son contradicteur encaissait de plus en plus et répliquait de moins en moins, au point d’inciter l’arbitre à le stopper, l’issue des débats paraissant inéluctable.

« Il a fallu que je rassure les investisseurs »

« Je me sens très bien. J’étais bien sur les coups, commentait Christian M’Billi à sa descente du ring. C’était fluide et lucide. J’étais un peu déçu que l’arbitre arrête aussi rapidement mais Landaeta était bien ébranlé et il fallait sécuriser sa santé. J’aurais aimé avoir un peu plus d’adversité. Cependant, le résultat est là. Je savais que c’était un boxeur résistant. Je devais donc le pourrir au corps, bloquer ses déplacements et le finir à la face. Mon objectif, en détenant cette ceinture, est d’entrer dans le top dix mondial. Maintenant, chaque combat est un message. Ce soir, il a fallu que je rassure les investisseurs (sourire) dans le sens où beaucoup investissent du temps et de l’argent sur moi. J’ai envie d’affronter un boxeur dans le top cinq mondial, de battre tout le monde pour arriver au sommet. L’objectif est évidemment d’être le meilleur. Et, pour cela, il faut battre le meilleur qui, dans ma catégorie, est Canelo Alvarez. Encore une fois, je le dis, on est prêt et je serai encore plus prêt à le battre. »

Le Francilien (19 v, 3 n, 8 d) disputera, ce vendredi, outre-Rhin, face à l’Allemand Jama Saidi (19 v, 2 d), son quatrième championnat de l’Union européenne, en l’occurrence des super-welters. Avec la ferme intention de vaincre enfin le signe indien, lui qui n’en a, jusque-là, remporté aucun.

Howard Cospolite n’est pas du genre à se faire des nœuds dans le ventre au moment de monter sur le ring ni à faire le combat avant l’heure. Alors, quand on lui demande quel est le profil pugilistique de son rival et, accessoirement, le game plan prévu, il ne se montre pas des plus loquaces : « Franchement, je n’étudie pas trop la boxe de mes adversaires. D’après ce que l’on m’a dit, c’est un mec qui avance. Il s’attend à ce que le lui rentre dedans mais l’objectif sera de le contrer. Il ne faudra pas que je prenne la confiance ni que je baisse la garde. » Un scénario qui avait valu au sociétaire du Red Star de Saint-Ouen une sévère déconvenue et une cruelle défaite avant la limite devant l’Espagnol Ruben Diaz, en championnat de l’Union européenne des moyens, en mai 2016, à Noisy-le-Grand.

Footing le matin, boulot dans la journée et sparring le soir

Sollicité il y a un mois et demi par les Allemands, le Français n’a donc pas hésité à relever le défi. Il s’est donné les moyens de ses ambitions en mettant les gants avec Youssouf Doumbia mais surtout avec Bilel Jkitou et… Dylan Charrat qu’il avait doublement affronté, en 2018 et 2019, en championnat de l’Union européenne avec, à la clef, un nul puis un échec aux points. « La préparation s’est très bien passé », assure Howard Cospolite. Pourtant, celui qui est Directeur du service Jeunesse de la ville de Louvres, dans le Val-d’Oise, a seulement pris quelques jours de congés. Le reste du temps, il a enquillé quotidiennement footing le matin, boulot dans la journée et séances techniques ou de sparring à la salle, le soir.

A trente-huit printemps, pas besoin d’être un grand clerc pour affirmer que l’issue de la confrontation décidera grandement de la suite de la carrière du Gwada Boy. Lucide, l’intéressé en convient : « Si je perds, cela me fera prendre des décisions plus rapidement. Je ferai encore deux combats et ensuite, je me consacrerai à mes boxeurs au sein de mon club, le BC Cospo’Elite. Ceci étant, je n’ai pas la pression et j’y vais pour gagner. J’ai l’habitude d’aller à l’extérieur. En cas de victoire, si le champion d’Europe, l’Espagnol Kerman Lejarraga, se trouve sur mon chemin, je le rencontrerai. Il n’y a pas de souci d’autant qu’il a un profil qui me convient. »

Nous avons le regret de vous annoncer que Monsieur Abdelkader Bouguetaïb du club de Saint-Péray est décédé vendredi 17 septembre 2021.

La Fédération Française de Boxe s'associe à Mr Fabrice Besset, président du Comité régional Auvergne-Rhône-Alpes et à ses membres pour présenter toutes leurs condoléances à la famille, aux amis et partenaires du défunt.

Les obsèques auront lieu le mardi 21 septembre 2021 à 14h30 au Temple Protestant de Saint-Péray, Cérémonie Œcuménique, inhumation au cimetière de St-Péray puis hommage avec une collation à la salle de Boxe.

fleurs

Le 18 septembre, devant son public de Vigneux-sur-Seine, l’ancienne membre de l’équipe de France (4 v) est devenue championne de France professionnelle des coqs en dominant sans difficulté, aux points (80-72, 80-72, 80-72), la valeureuse Mélanie Mercier (2 v, 1 n, 12 d).

Pour asseoir le succès que tout le monde lui promettait tant elle était favorite sur le papier, la Francilienne est demeurée fidèle à son plan de bataille initial. « J’ai beaucoup travaillé sur mon allonge explique-t-elle. Il fallait vraiment que je tienne Mélanie à distance tout en multipliant les enchaînements de loin et en mettant du rythme. » Aussitôt dit, aussi fait, de surcroît, avec la manière : « Comme cela a fonctionné, j’ai continué et j’ai déroulé tranquillement. La plupart du temps, je me suis efforcée de rester au milieu du ring. Et quand je sentais un peu de fatigue, je boxais sur les jambes, quitte à laisser venir Mélanie pour la contrer. Même si je n’ai jamais été mise en difficulté, elle a été très courageuse et extrêmement vaillante car elle a été lucide du début à la fin. Elle n’a pas lâché. » 

A l’issue du premier huit rounds de sa carrière, l’Essonnienne a réussi son examen de passage tout comme elle a assimilé la transition avec la boxe pro. « Physiquement, cela a été. J’ai pu travailler correctement de bout en bout, se réjouit-elle. C’était vraiment intéressant. Il faut encore que j’arrive à délivrer des coups plus durs et appuyés, en étant plus posée sur mes appuis. Cela implique de gagner en puissance. J’ai encore des petites lacunes dans ce domaine car j’ai conservé certains automatismes qui ont cours en amateurs où l’on privilégie la touche. Cependant, je n’ai pas l’intention de changer totalement ma boxe. Pour le reste, ne plus avoir de casque est agréable car cela augmente le champ de vision. Et puis le fait qu’il y ait davantage de reprises permet de prendre un peu plus son temps. Cela me convient. C’est moins la course et il n’est pas irrémédiable de prendre du retard au début du combat. »

« Me classer au niveau continental pour disputer un championnat d’Europe »

A présent, Delphine Mancini vise d’ores et déjà plus haut : « Si j’ai une proposition en ce sens, je défendrai ma ceinture mais je n’attends pas après ça. Ce titre national n’est qu’une étape. J’espère me classer rapidement au niveau continental pour disputer un championnat d’Europe. Je pense en avoir le niveau. »

Honorable vaincue, Mélanie Mercier, qui, pour l’occasion, était montée de deux catégories, elle qui en découd habituellement en mi-mouches a, fort légitimement, le sentiment du devoir accompli. « C’était un beau match mais face à une adversaire de ce calibre, on ne peut pas faire grand-chose. J’ai été prévenue trois semaines avant (la tenante, Maïlys Gangloff, ayant renoncé, N.D.L.R.). J’ai accepté ce défi après réflexion en me disant que ce serait l’occasion d’apprendre beaucoup contre une championne et de gagner en expérience. Je n’ai pas pu boxer comme je le souhaitais car j’avais peur de me faire cueillir. Elle m’a touchée quelques fois au foie et je ne voulais donc pas me découvrir. Pour autant, je ne pense pas avoir réalisé une mauvaise prestation. Le but était avant tout de tenir la limite. Ce n’était pas n’importe qui en face. Delphine sait parer les coups et les donner. Elle a été supérieure dans tous les secteurs. Je suis contente de l’avoir rencontrée et d’avoir été accueillie de manière aussi conviviale par son club et par un super public. Même si j’ai beaucoup de défaites à mon palmarès, dans ma carrière, j’aurai quand même affronté des filles comme Sarah Ourahmoune, Sarah Hamraoui, Anne-Sophie Da Costa et Delphine Mancini. Ce n’est pas donné à tout le monde.  »

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