La littérature  consacrée au Noble Art est riche en biographies de champions, de combats légendaires et d’évènements historiques. Avec son ouvrage intitulé «  Dans l’ombre du boxeur, l’entraineur », Ingrid Lanzenberg innove et aborde un univers jamais traité en donnant la parole aux hommes de l’ombre, ceux que l’on appelle communément les entraineurs.

On les imagine exclusivement faiseurs de champions et on découvre à la lecture des pages, des éducateurs, formateurs, des gens dévoués qui s’attachent à inculquer les valeurs essentielles à des ados pour en faire des hommes épanouis avant de devenir des boxeurs.  

L’incomparable Jean-Pierre Cossegal, véritable institution du monde pugilistique apporte son expertise à ce livre passionnant où les entraineurs se racontent, expliquent leurs méthodes, leurs motivations. Un mot revient souvent dans ce livre : Amour. « La boxe avant d’être une histoire de poings qui cognent, c’est une histoire de main tendue » cette phrase d’Ingrid Lanzenberg résume à elle seule la relation entraineur/entrainé.

Dans cette série de portraits inédits, Ingrid Lanzenberg retranscrit avec talent, les histoires de ces hommes passionnés et  leurs parcours, en livrant des anecdotes, en détaillant leur conception de cette profession. Cette immersion dans le monde de ces techniciens qui constituent l’élite de la profession est passionnante. Ce livre est indispensable pour tout fan de boxe, il ravira les néophytes autant que les fins connaisseurs.

A commander ici   

►Expert pugilistique du livre, Jean-Pierre Cossegal  

► Portraits de Youssef Barit, Saïd Bennajem, AbadilaHallab, Ali Oubaali, Giovanni Boggia, Medi Boufoudi, John Dovi, MarcelDenis, Nasser Lalaoui, Louis Lavaly. 

► Préfaces de Karim Ben Ismaïl (journaliste de l’Equipe) et Brahim Asloum (boxeur champion et acteur français).  

► Le livre est agrémenté de belles photographies professionnelles.  

Ce vendredi 15 Octobre  le Boxing Club de Saint Quentin et son président Pascal Cordier organise un grand gala au célèbre Palais des Sports de la ville. Quatre combats professionnels Franco-Français équilibrés figurent au programme où la tête d’affiche sera tenue par le championnat WBA Continental des poids légers entre Guillaume Frenois (48 v, 2 d, 1 n) et l’Italien Guiseppe Carafa (14 v, 4 d, 2 v).

En quinze années de professionnalisme, Guillaume Frenois a tout gagné,  du Tournoi de France au championnat d’Europe en passant par le titre national et des ceintures WBC et IBF. Ne manque plus qu’un titre mondial pour compléter l’un des plus beaux palmarès actuels de la boxe tricolore. A 38 ans et après 51 combats professionnels, « Gui-Gui » ne donne aucun signe de déclin, ce qui est assez phénoménal dans les petites catégories « je ne m’entraine pas deux mois avant mes combats mais toute l’année. Je suis toujours prêt à combattre » indique "l’Expert". Son adversaire Italien n’est pas un inconnu puisqu’il avait opposé une bonne résistance à Massi Tachour pour le titre de l’Union Européenne des poids super-légers. Guillaume Frenois est classé n°10 à l’IBF dans la catégorie des poids super-plumes mais il fera sa rentrée en poids légers dans une autre fédération mondiale « Par rapport aux opportunités, aux ceintures  et aux adversaires libres et puis aussi par rapport au poids après un an sans boxer. Avec cette ceinture, je peux me classer en WBA en poids légers ». 

Guillaume Frenois se déclare prêt et apte à briller dans la catégorie. « Je veux voir comment je me comporte à ce poids, je me sens fort, j’ai fait une grosse préparation avec de bonnes mises de gants avec Yvan Mendy, j'ai aussi croisé les gants avec Farid Kurbanov le challenger Européen de Samir Ziani et avec d’autres boxeurs. Je sais que je suis bien, les sensations sont bonnes. Je n’ai pas de promoteur mais j’ai la chance d’avoir Mr Pascal Cordier et la ville de Saint-Quentin pour m’organiser cette ceinture internationale.»

Guiseppe Carafa a boxé en super-légers et Guillaume Frenois vient des super-plumes, peu importe, le Saint-Quentinois confesse qu’à son niveau, il ne peut que boxer de bons adversaires « Carafa est un bon boxeur, très résistant. Je l’ai pris au sérieux et je me suis préparé en conséquence ». Guillaume Frenois ne cherche pas d’excuse concernant le seul véritable revers de sa riche carrière, tout juste s’il confie qu’une blessure au nez survenue rapidement lors de son championnat du monde face à Tevin Farmer l’a diminué pour être pleinement à la hauteur de l’enjeu de ce soir-là. Une nouvelle chance serait-elle envisageable ? « Si on m’appelle pour un gros titre, quelle que soit la catégorie, légers ou super-plumes, j’y vais, bien sûr ». Une consécration mondiale qui serait amplement méritée pour cet exemplaire champion.

Une alléchante Finale de la Coupe de France Elites

Un autre combat retiendra l’attention avec la finale de la Coupe de France Elites des poids mi-lourds qui opposera Daniel Blenda Dos Santos (16 v, 1 d) à Mehdi Privat (5 v, 2 d).   

Une finale digne d’un championnat de France tant les deux boxeurs possèdent de réelles qualités pugilistiques. Le punch et l’agressivité de Daniel Blenda Dos Santos contre la mobilité et la science du contre de Mehdi Privat, un combat attendu et véritablement indécis qui devrait être un des sommets de cette soirée Saint Quentinoise.

En poids mi-lourds, l’invaincu Dylan Averlant (6 v, 1 n) recevra la réplique de Yannick Ngaleu (6 v, 5 d) dans un combat conclu en six reprises.

Le jeune super-welters John Laffont (1 v, 2 d, 1 n) rencontrera en quatre rounds Kamel Guercif qui effectuera ses débuts dans les rangs professionnels. Enfin Mourad Maizou effectuera son premier combat pro en poids super-coqs devant Thibault Letray (1 v, 1 d, 1 n), toujours en quatre reprises.

Six combats amateurs compléteront la soirée.

Informations pratiques:

Passe Sanitaire obligatoire

Billetterie disponible au Palais des Sports ou dans les bars spécialisés. TicketNet - Auchan Saint-Quentin - Cora- E.Leclerc ou encore au siège du Boxing Club Rue de Fayet à St Quentin pour les places les plus proches du Ring .

Tarifs Gradins 12€ - Chaises Ring 25 € . Gratuit pour les moins de 10 ans - Début des combats 18h00 - Buvettes et Restauration sur place

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Retour sur les combats des deux réunions de boxe où se disputaient des combats professionnels ce week end en France.

A Montpellier (Hérault)

Quatre combats professionnels figuraient au programme au complexe sportif Albert Batteux  où un millier de spectateurs avaient pris place pour cette réunion organisée par le Boxing Club Montpelliérain.

Sylvain Chapelle (17 v, 29 d, 2n) était opposé à Guillaume Lorenzo (7 v, 3 d) qui revenait après deux ans d’absence sur les  rings. Contre toute attente et à la surprise d’un public acquis à la cause du boxeur local, c’est Guillaume Lorenzo qui s’est imposé aux points (60-54). Sylvain Chapelle toujours aussi fair play, a analysé sa défaite avec lucidité « sa victoire est méritée, le pointage est peut-être un peu large mais ce n’est pas l’essentiel,  il était bien préparé, rien à dire. Par contre je sors frustré de ce combat où je n’ai pas pu répondre physiquement. Au bout de trois rounds, je n’avais plus de jus. Comme beaucoup de boxeurs, je fais beaucoup de régimes pour être au poids et la pesée le matin du combat, m’a laissé sans forces, la demi-journée de réhydratation manquante s’est faite ressentir, j’étais incapable de changer de rythme, d’accélérer,  j’avais déjà connu cette mésaventure face à Leonus Marie Françoise. Je n’avais pas de répondant physique alors que c’est mon principal atout. Je suis déçu de ma prestation, en plus à domicile, je sais ce que je suis capable de faire, je finis le combat fatigué, pas par les coups pris mais vidé d’énergie, c’est rageant. J’insiste pour dire que ce n’est pas une excuse et cela ne retire en rien la belle victoire de Guillaume, félicitations à lui. »

Et la suite ? Quarante-huit combats pros en quinze ans de carrière, l’heure de la retraite a-t-elle sonné ? «Pas encore, la jauge se situe à l’entrainement et je ne suis pas inquiet par rapport à ce que je produis à la salle. J’ai déjà deux gros combats de prévus, le premier le dix Novembre à Henin Beaumont contre Laid Douadi qui prépare l’Europe et l’autre contre Yvan Mendy, le  quatre Décembre à Pont Sainte Maxence. Je me projetterai ensuite sur le championnat de France où je dois être désigné pour rencontrer le vainqueur du combat entre Sabri Sediri et Mehdi Sellami. Je n’ai pas encore dit mon dernier mot »

En poids mi-lourds, Yacine Abella (2 v) a battu aux points  (40-32) le Marseillais Abdellah Flifa (0 v, 2 d). Yacine Abella a envoyé son rival quatre fois au tapis, deux fois au 1er round, une fois au 3eme et une 4eme fois à la 4eme et dernière reprise.

Le jeune (19 ans) poids super-léger Enzo Blanc (5 v) continue son apprentissage avec succès, il a battu aux points Justin Dieme (1v, 7 d, 1 n). Daniel Barry, l’entraineur Montpelliérain ne tarit pas d’éloges sur son jeune poulain «Enzo est sérieux, toujours à l’heure et respectueux des consignes. Il est très bon, on ne grille pas les étapes. Hier soir, il a gagné tous les rounds, sans se précipiter, avec sa technique et sa puissance,  il apprend le métier car il n’a que trois ans de boxe derrière lui.  C’est incontestablement un garçon qui a de l’avenir »

Le poids mi-lourd Marlon Brun (11 v, 1 d) a battu aux points (58-56) Sadok Sebki (5 v, 8 d, 2 n). Le combat a été disputé et le boxeur Tunisien a offert une bonne réplique à Marlon Brun.

A Pamiers (Ariège)

Deux combats professionnels à la salle Fernan avec le baroudeur Jean-Noël Alvarez (7 v, 38 d, 2 n) qui s’est incliné aux points devant Hicham Berrmoun (5 v, 1 d)  dans la catégorie des poids super-plumes.

C’était la troisième fois que les deux hommes se rencontraient et c’est une nouvelle fois Hicham Berrmoun qui s’est imposé dans ce duel de revenants. «Ce fut un bon combat avec six rounds rondement disputés. La victoire d’Hicham est logique mais le pointage est un peu sévère. Jean-Noël égal à lui-même, jamais de vagues et rarement décevant. Malheureusement il a été un peu handicapé par une allergie nez/yeux contractée la veille. Hicham a été surprenant par sa boxe, c'est un garçon qui semble détaché et sur le ring, il est trés bon. Jean-Noël avait fait de belles mises de gants avec Sofian (Belhacene) et je comptais sur ce combat. Ce fut malgré tout un affrontement équilibré. Nous allons maintenant boxer Lucas Cabeo à Béziers le onze Décembre et j'attends une autre proposition, nous en discuterons avec Jean Noël, comme toujours » indique Jean-Patrick Lemaitre, le fidèle entraineur de Jean-Noël Alvarez.  

En poids super-welters, Yamin Bartolo (1v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (40-36) Brayan Guedes (1 v, 3 d).

Cette grande figure de la boxe tunisienne (26 v, 3 n, 8 d) s’est éteinte en ce début du mois d’octobre. Il avait régalé le public français sous les couleurs du Red Star audonien.

Né le 14 juillet 1941, à Tunis, Tahar Ben Hassen a débuté à l'Alliance sportive, club mythique avec, à sa tête, un entraîneur qui l’était tout autant, l’illustre Joe Guez, celui-là même qui fit éclore Victor Young Perez, Rezgui Guizani ou encore, Simon Bellaïche. Tahar Ben Hassen en fut le digne héritier en se forgeant un palmarès des plus respectables. Il fut en effet sacré champion national amateur, deux fois en coqs (1960 et 1961) avant de réaliser le doublé en plumes (en 1962 et 1965). Sans compter un titre de champion du monde militaire en 1961 et deux médailles d’argent, l’une aux championnats d'Afrique 1962, l’autre aux Jeux africains de 1965. A cela, il convient d’ajouter deux participations aux Jeux olympiques, à ceux de Rome, en 1960, puis à ceux de Tokyo, en 1964.

Tahar Ben Hassen aux côtés de Bechir Boundka, Karim Chebbi, Azdine Ben Yacoub et du speaker Baraket, entre autres. 

Des états de services qui justifièrent son passage dans les rangs professionnels en 1966, en France, au Red Star de Saint-Ouen, sous la houlette de José Jover et de Gaétan Micallef. Ayant conservé la nationalité tunisienne et n’ayant donc pas demandé sa naturalisation, il ne pouvait pas disputer le titre national ni continental. Dur frappeur, il fit sensation, le 21 mai 1971, en dominant avant la limite le Cubain établi à Madrid, Jose Legra, alors champion d’Europe des plumes. Un succès qui le propulsa en hauts des classements au point de figurer en quatrième position au ranking de la WBC et d’aller disputer une demi-finale mondiale, le 21 novembre 1971, au Mexique, contre Clemente Sanchez. Il s’inclina avant la limite. Ce qui ne l’empêcha pas de réaliser un nouveau coup d’éclat, le 3 juin 1973, outre-Rhin, en arrachant le nul devant le champion d’Europe des super-plumes, l’Allemand Lothar Abend.

Taoufik Belbouli et Kamel Bou Ali bénéficièrent de ses conseils

Sa carrière s’acheva, devant son public de Tunis, le 2 février 1974, sur un échec par KO infligé par le Ghanéen David Kotey, à l’occasion d’un championnat d’Afrique des plumes. Ce jour-là, le héros de tout un peuple était souffrant et dans l’impossibilité de défendre pleinement ses chances.

Une fois les gants raccrochés, il fit bénéficier la nouvelle génération de son expérience en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale. Taoufik Belbouli, futur champion du monde WBA des lourds-légers, ainsi que Kamel Bou Ali qui, lui, fut, plus tard, détenteur de la ceinture WBO des super-plumes, bénéficièrent de ses précieux conseils.

Ce Mardi 5 Octobre à Monaco, Matteo Hache (8 v) s'est emparé du titre vacant de champion de France des poids moyens en battant aux points par décision partagée (96-94, 96-94, 94-96) Moughit El Moutaouakil ( 15 v, 2 d, 1 n).

La capacité du Normand à contenir les assauts de "Guito" pendant dix rounds constituait l'une des inconnues de ce championnat. Matteo Hache a rempli cette partie du contrat en connaissant toutefois quelques périodes de flottement.

Le schéma du combat fut défini dés le premier round avec un Matteo Hache virevoltant et un Moughit El Moutaouakil offensif, posé sur ses appuis et prêt à déclencher à la moindre ouverture. Pendant trois reprises, le Francilien ne parvint pas à fixer son remuant adversaire. Matteo Hache exploitait son avantage d'allonge pour développer sa boxe à distance et distiller ses frappes qui manquaient de puissance pour stopper les offensives de son rival.

Moughit El Moutaouakil durcissait les échanges à partir de la 4eme reprise avec des crochets des deux mains au corps, Matteo Hache remisait avec précision mais toujours sans efficacité dans ses coups. Au 7eme round, le jeune Normand marquait le pas et Guito El Moutaouakil se faisait plus pressant, il fixait son rival dans un coin et il le touchait avec quelques crochets. Au cours des reprises suivantes, Matteo Hache acceptait l'épreuve de force et le travail de prés mais M. El Moutaouakil se montrait intraitable et il était contraint de rompre en premier.

Les deux hommes lâchaient tout lors de l'ultime round, Matteo Hache passait un crochet gauche et une droite à la face pour conclure un beau championnat de France.

Le verdict des juges fut sifflé par une partie du public Monégasque qui avait pris fait et cause pour la marche en avant et l'efficacité de Moughit El Moutaouakil. Dominique Nato, président de la Fédération Française de Boxe, qui remettait la ceinture au vainqueur, a déclaré que Moughit El Moutaouakil serait maintenu challenger afin qu'un combat revanche lui soit accordé.

Trois autres combats figuraient au programme

En poids plumes, Florent Montels (22 v, 2 d) a battu avant la limite Joël Sanchez (5 v, 25, d, 1 n) par jet de l'éponge au 3eme round.

L'Agathois s'est montré intraitable en faisant preuve d'une efficacité insoupçonnée devant un boxeur jamais battu avant le terme. Une première droite a secoué le coriace Nicaraguayen au 2eme round avant que Florent Montels n'accélère à la reprise suivante et touche avec une série corps face. Joël Sanchez glissait au tapis en même temps que son coin jetait sagement l'éponge.

En poids légers, l'ex champion de France Khalil El Hadri (12 v, 1) a battu aux points (60-55, 59-55, 60-54) le Hondurien basé en Espagne, Jayro Duran (14 v, 12 d). Appliqué et moins fougueux qu'à son habitude, le Muriautin a offert un récital technique avec ses combinaisons corps/face et ses doubles frappes du même bras. Il n'aura manqué qu'une victoire avant la limite pour que Khalil El Hadri ne soit pleinement satisfait.

En poids lourds, l'Ukrainien Oleksiy Timchenko (2 v, 1 d) a mis KO au 3eme round le débutant Geoffroy Trimoreau.

La 10 ème session de Formation des Cutmen Nationaux prodiguée par Laurent Boucher et Franck Romeo s’est tenue les 25 et 26 Septembre à Montpellier.

Les deux techniciens ont été ravis par ce week end studieux dans l’Hérault et ils tiennent à remercier le Comité de boxe d’Occitanie et son Président, Mr Daniel Dubuc pour l’engagement et la volonté qu’ils ont de professionnaliser les acteurs qui œuvrent dans les clubs de la région. Laurent Boucher et Franck Romeo insistent sur la qualité de l’accueil et sur la bienveillance du Boxing Club Montpelliérain à l’égard de la session de la FCN. Ces excellentes conditions de travail ont permis aux vingt participants  (ex champions, médecins, entraîneurs etc) d’être placés dans les meilleures dispositions et d’avoir une écoute attentive.

Que de chemin parcouru pour cette formation lancée par les deux compères en Novembre 2019, 150 personnes se sont vues décerner un diplôme reconnu par la Fédération Française de Boxe qui soutient et labellise ce projet. Un succès grandissant dû à la volonté d’un certain nombre d’acteurs des sports de combat de se professionnaliser et d’acquérir des connaissances dans le domaine du soin à apporter au combattant. La formation des Cutmen Nationaux continuera d'être dispensée sur tout le territoire national, les deux formateurs allant pour cela à la rencontre des futurs élèves en partenariat avec les comités régionaux et les clubs de boxe.  

La prochaine session se déroulera dans Les Hauts-De-France à Olhain les 6 et 7 Novembre 2021, il reste des places à pourvoir et les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur le site dédié.

Licenciez-vous, sinon vous risquez gros !

A l’entame de chaque saison, le message est le même et la Fédération n’a, hélas, d’autre choix que de le marteler inlassablement à l’adresse des réfractaires, des inconscients, oserait-on écrire.

Sans licence, aucune prise en charge assurantielle

En effet, un nombre important de personnes continue de s’adonner à notre discipline au sein de clubs affiliés à la FF Boxe mais sans être elles-mêmes licenciées. Qu’importe les raisons de cette ineptie : négligence, volonté de faire des économies de bout de ficelle etc. Un tel comportement revient à jouer avec le feu si un accident venait à se produire à la salle ou en compétition, sachant que quelle que soit la forme de pratique, le risque zéro n’existe pas. En effet, en l’absence de licence, aucune prise en charge assurantielle au bénéfice de la victime n’est possible. Outre le fait que cette dernière et sa famille seraient lésées, l’entraîneur et le Président du club verraient alors leur responsabilité civile et pénale mise en jeu pour avoir, délibérément ou pas, qu’importe, couvert la situation. Il leur appartient en effet de s’assurer que chaque membre de l’association est dûment licencié… à la FF Boxe.

Se licencier… à la FF Boxe

La précision n’est pas inutile. En effet, certains, se croyant plus malins, font le choix, toujours pour d’obscures raisons mercantiles, de rattacher leurs pratiquants à d’autres fédérations que la FF Boxe au prétexte lamentable que le coût de la licence est inférieur de quelques euros. Faut-il rappeler qu’en dépit de la crise économico-sanitaire qui affecte le sport en général et le noble art en particulier, nous avons fait le choix de ne pas augmenter le barème des licences ? Mais, là encore, la question n’est pas d’être le mieux disant sur le plan comptable. L’enjeu est autre et de taille : la sécurité de chaque boxeuse et boxeur. Dans cette optique, la Fédération s’est, depuis plusieurs années, tournée vers l’expertise de la Mutuelle des Sports pour tout ce qui a trait au volet assuranciel. A la clef, une police d’assurance adaptée aux spécificités de notre discipline qui garantit une prise en charge optimale en cas de dommage et de préjudice. Vous l’aurez compris, nous sommes là bien loin des assurances standards des fédérations multisports.

Un ensemble de prestations et de droits

Outre la préservation de l’intégrité physique de toutes et de tous, qui doit demeurer une priorité absolue, la détention d’une licence a comme corollaire un ensemble de prestations et de droits indispensables à la progression et à l’évolution des amoureux du noble art. Et ce, qu’il s’agisse de l’accès aux compétitions organisées par la Fédération ou ses organes déconcentrés (comités et clubs), de la possibilité de passer des grades (gants de couleur), de suivre des formations pour devenir officiel ou encadrant ou encore, de bénéficier des différentes offres négociées par la Fédération avec ses partenaires, à l’image de celle conclue récemment avec la plate-forme Fight Nation.

Un devoir intangible à la solde du sport encadré

Puisse ce rappel à l’ordre et à l’évidence éviter des drames et achever de convaincre les récalcitrants que se licencier est un devoir intangible et non facultatif, de surcroît à la solde du sport encadré, celui qui nous permet, à tous les échelons, de développer le noble art dans la diversité de ses déclinaisons à l’intention de tous les publics, sans exclusive.

La Fédération française de boxe (FF Boxe) a pris connaissance avec stupéfaction des conclusions du rapport de M. Richard McLaren.

Ce rapport préliminaire recèle des accusations qui relèvent de l’allégation et de la supputation sans jamais apporter de preuves tangibles et factuelles de ce qu’il avance. Le procédé est des plus choquants au regard de la gravité et du préjudice que ces assertions portent aux sportifs concernés ainsi qu’à la Fédération française de boxe.

On relève, dans ce rapport, que l’ancien Directeur exécutif - français - de l’AIBA aurait sciemment favorisé certains compétiteurs parmi lesquels des athlètes tricolores. Nous sommes dans l’attente des  preuves qui permettraient d’étayer pareilles affirmations, lesquelles ne sont, pour l’heure, que des hypothèses.

Par ailleurs, il convient de rappeler que le Directeur exécutif ainsi que les sept arbitres cinq étoiles ont été évincés trois jours avant la fin des épreuves, soit avant même le début des demi-finales et des finales qui ont décidé de l’issue de la compétition.

Après analyse de tous les combats des Français, on peut constater que certains étaient à la fois très équilibrés et donc forcément indécis mais qu’aucune anomalie n’est à relever. On note que nos athlètes ont remporté leurs médailles sans contestation, grâce à leur engagement sans faille et à la qualité de la boxe qu’ils ont produite à l’intérieur du ring. Preuve en est qu’aucun de leurs adversaires défaits n’a, sur le moment, contesté officiellement les décisions ni porté la moindre réclamation devant les instances compétentes.

Lors du tournoi olympique de Rio, deux décisions ont réellement été contestées. Or, elles ne concernent pas les boxeurs français et ne sont pas évoquées dans le rapport…

La Fédération française de boxe affirme qu’aucun de ses membres présents à Rio n’a été informé ni n’a cautionné et, a fortiori, participé de près ou de loin à la moindre manœuvre qui eût bafoué la déontologie et  les principes de l’olympisme.

Personne n’a le droit de salir les boxeurs et les boxeuses français en se basant sur des analyses aussi approximatives qu’infondées ! Il serait également bienvenu que M. Richard McLaren se penche aussi sur les cas d’Alexis Vastine, de Nordine Oubaali et, plus récemment, de Mourad Aliev qui ont été si indûment privés de podium olympique suite à des verdicts beaucoup plus contestables, pour ne pas dire scandaleux.

En outre, nous pouvons considérer que ce rapport, qui n’amène, pour le moment, aucune conclusion exhaustive, ne peut que nuire un peu plus à notre sport dans sa quête de légitimité vis-à-vis du Comité international olympique (CIO).

Dominique Nato

Président de la Fédération française de boxe

Ce samedi 1er Octobre, deux réunions de boxe professionnelles se sont déroulées en France avec onze rencontres au programme

A Nantes

Cinq combats professionnels au Palais des sports de Beaulieu avec pour tête d’affiche l’invaincu Pierre-Hubert Dibombé (20 v, 1 n) contre le Tchèque Michal Ryba (7 v, 7 d).

Le boxeur Nantais qui effectuait sa rentrée après deux ans d’inactivité a prouvé qu’il n’avait rien de perdu de sa superbe et de son efficacité en surclassant son rival qu’il a mis KO au 4eme round. Trois rounds pour reprendre ses marques puis un premier crochet gauche en bas suivi d’un autre crochet gauche au foie à la 4eme reprise ont suffi à Pierre-Hubert Dibombé pour venir à bout de Michal Ryba. La précision du coup du Nantais fut telle que le boxeur Tchèque fut dans l’incapacité de se redresser avant le compte fatidique de dix.

«J’aurais aimé faire plus de rounds, au moins sept ou huit, indique Pierre-Hubert Dibombé, mais on ne va pas faire la fine bouche, il était solide et c’était un gaucher qui a remplacé il y a trois semaines Patrick Bois contre qui je devais faire une ceinture IBO. J’ai dû revoir ma tactique mais je suis satisfait du résultat. Maintenant on va discuter avec mon promoteur Gérard Teysseron et mon équipe pour une grosse échéance en Décembre à Nantes, j’aimerais revenir en super-moyens, ma véritable catégorie» conclut Pierre-Hubert Dibombé.

Dans un autre combat en poids mi-lourds, Kevin Thomas Cojean (26 v, 10 d, 2 n) a battu aux points (60-54, 59-55, 58-56) Mohamed Cherif Benchadi (4 v, 7 d, 1 n). Le Breton a maitrisé son combat devant un adversaire qui est resté menaçant avec ses coups lourds et imprévisibles. Kevin Thomas Cojean se concentre maintenant sur le championnat de France des mi-lourds qu’il doit disputer devant Hugo Kasperski le 13 Novembre à Clermont-Ferrand.

En poids lourd-léger, Brice Clavier (2v) a passé un gros KO 3eme à Mohamed Amin Ait Ani (1v, 1 d).

En super-légers, Issa Mourzaev (11 v, 15 d, 4 n) s’est imposé par KO au 6eme et dernier round devant Meryl Vegas (20 v, 5 d).

Enfin Sandy Meunier (1 v) n’a pas manqué ses débuts professionnels en s’imposant avant la limite (TKO 3) face à l’Ukrainienne Kateryna Drozd (0 v 2 d).

A Hénin-Beaumont

Six combats professionnels à l’espace François Mitterrand avec les débuts professionnels dans la catégorie des lourd-légers de l’ex champion de France amateurs, Gaëtan Ntwambe (1 v) qui s’est imposé avant la limite (TKO1) devant l’expérimenté Yoann Bloyer (20 v, 41 d, 2 n). Une droite suivie d'une autre et un crochet gauche à la face ont envoyé Yoann Bloyer au tapis.

Le poids moyen Kamel Benyattou (7 v, 1 d) a effectué une rentrée victorieuse en battant largement aux points (60-54, 60-54, 60-54) le Georgien Nodar Robakidze (16 v, 39 d, 6 d). Une victoire encourageante pour le Nordiste qui n’avait plus boxé depuis près de deux ans et un gros KO subi face à Anauel Ngamisengue.    

En poids légers, Anthony Deloffre (3 v) s’est imposé aux points (39-37, 39-37, 39-37) devant le Georgien Mikheil Gabinashvili (8 v, 25 d, 1 n).

En poids légers, Remy NGuema (6 v, 9 d) a renoué avec la victoires après trois défaites en battant aux points (58-56, 58-56, 58-56) Dylan Carlier (5 v, 3 d, 1 n) .

En poids welters, Younes Mehidi (2 V, 1 D) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36) le Georgien Giorgi Gotchoshvili (10 v, 20 d, 2 n).

Les poids super-légers Thibault Sergent (2 v, 4 d, 3 n) et Jimmy Wailly (4 v, 11 d, 3 n) se sont séparés sur un match nul (40-36, 37-39, 38-38) .

Mardi soir à Monaco et en direct sur Fight Nation, Moughit El Moutaouakil (15 v, 1d, 1 n) et Matteo Hache (7 v) se disputeront le titre de champion de France des poids moyens.

Initialement ce titre national devait mettre aux prises, Moughit El Moutaouakil et  Farrhad Saad, malheureusement ce dernier s’est retiré de l’affrontement il y a deux semaines. Aucun boxeur classé n’ayant voulu suppléer  Farrhad Saad avec si peu de temps de préparation, le jeune Matteo Hache a spontanément proposé sa candidature qui a été retenue par les instances. La jeunesse face à la maturité, la mobilité et l’audace face à la force tranquille et la puissance, l’opposition de style et de tempérament est idéale pour donner naissance à un grand combat.

Les deux boxeurs montrent une étonnante détermination à s’emparer de ce titre prestigieux détenu par les plus grands poids moyens français de l’histoire de la boxe de notre pays. Moughit El Moutaouakil en rêve depuis des années, Matteo Hache s’est fixé cet objectif comme première étape d’un parcours qu’il espère fructueux. Preuve étant ainsi faite que la ceinture nationale représente encore un intérêt majeur pour nombre de boxeurs.

Si le premier est sûr de sa force, le second ne doute de rien et encore moins de sa capacité à devenir roi de la catégorie en France. "Guito" El Moutaouakil est un boxeur dur au mal, offensif et opiniâtre qui frappe des deux mains, en progrès constants, il ne se jette plus inconsidérément et il est désormais capable de mener un combat en ne négligeant pas ses protections. La variété de ses crochets corps/face contribue à en faire un boxeur efficace. Matteo Hache est à classer parmi les stylistes contreurs, mobile et parfois déroutant voire provoquant avec les mains en bas, sa boxe est imprévisible. Le coup d'œil, la précision et sa faculté d'adaptation aux styles adverses sont ses points forts.

L'issue du combat dépendra en partie de la capacité de Matteo Hache à endiguer les puissantes attaques de Moughit El Moutaouakil et à remiser derrière si le scénario se déroule comme prévu, à moins que les deux co-challengers ne tentent de surprendre la partie adverse en adoptant une autre stratégie. Autant d'incertitudes qui rendent ce championnat de France équilibré et passionnant.

Les deux protagonistes se sont prêtés au jeu de quelques questions communes.

Que représente pour vous le titre national ?

Moughit El Moutaouajkil: C’est très important pour moi. J’ai beaucoup donné d’un point de vue sportif en disputant les compétitions nationales pour devenir challenger et j’ai énormément galéré administrativement puisque je n’ai été naturalisé Français que l’année dernière malgré que je suis en France depuis que j’ai un an. J’ai perdu mon papa très jeune et je n’ai eu personne pour ces démarches-là, j’ai grandi en France, mon éducation est française mais j’ai mis du temps à être naturalisé. J’ai gagné le tournoi de France en 2018 et j’ai fait la coupe de la ligue en 2019.  Le titre de champion de France est mon objectif n° 1 depuis que j’ai commencé la boxe, je veux devenir champion de mon pays, c’est un titre essentiel pour moi. Vous savez, j’ai refusé des opportunités de boxer à l’étranger cet été avec de belles bourses à la clé car ma priorité était le championnat de France et il était hors de question de rater mon tour. Certains n’accordent peut être pas assez d’importance à ce titre, pour moi il a une valeur inestimable, c’est un honneur d’être champion de son pays, de se dire qu’on a tout gagné chez soi.

Matteo Hache: C’est la première ceinture majeure que tout boxeur professionnel qui se respecte rêve d’avoir. Etant fier de mon pays et patriote, ce titre est prestigieux à mes yeux et ce serait un honneur d’être champion de France.

Votre préparation ?

Moughit El Moutaouajkil: Je me prépare depuis 5 semaines, il y a trois semaines que nous connaissons la date mais j’avais commencé l’entrainement avant. Je savais que je serai prêt à boxer, peu importe qui allait remporter les enchères. Je n’ai pas de promoteur donc je pensais que ce serait le promoteur de Saad qui décrocherait les enchères et je me tenais prêt à boxer avant le 15 Novembre, date limite du combat.

Matteo Hache: Je ne sais que depuis quinze jours que je vais disputer ce combat donc la préparation s’est effectuée par quelques mises de gants avec Martin Owono que Guito a affronté et Romain Nemery qui a un style se rapprochant du sien. En quinze jours, on ne change pas la face du globe, j’ai peaufiné un peu plus la résistance. Je suis au poids depuis un moment et puis le fait d’avoir combattu régulièrement en 2021 fait que je suis dans le rythme de la compétition.    

Guito, êtes vous perturbé par le changement d’adversaire ?

Moughit El Moutaouajkil: Je me suis préparé pour une revanche et finalement je vais boxer un autre style, avec un peu plus de fraicheur car Matteo Hache est plus jeune. Cela me perturbe un peu mais sans plus et je vais me focaliser sur le but ultime qui est avant tout la ceinture nationale. Peu importe l’adversaire, on ne fera pas une fixation là-dessus.

Matteo, est-ce que le court délai est un handicap ?

Matteo Hache: Je ne suis pas du tout dans cet état d’esprit là. Je n’ai rien à perdre, j’ai 22 ans et sept combats, c’est miraculeux pour moi d’être là. Je me suis proposé et on m’a laissé ma chance, je ne vais quand même pas me plaindre (rire). Maintenant j’ai tout à prouver, je suis en train de faire le « casse du siècle », personne ne nous attendait et on va aller chercher la ceinture alors qu’on me prend peut être pour un rigolo. Certains ne me trouvent pas impressionnant, on peut me trouver laxiste voire nonchalant alors que je suis une horreur à boxer selon mes ex adversaires. . J’ai un gros physique de base donc ce n’est pas handicapant pour moi de passer de six à dix rounds. Le vrai handicap serait pour Guito s’il pensait que je ne serai pas prêt pour dix reprises.

Que connaissez-vous de votre adversaire ?

Moughit El Moutaouajkil: C’est un compétiteur et un vaillant puisqu’il s’est immédiatement proposé pour relever le challenge. C’est aussi un bon boxeur. Il a une belle boxe, il est mobile…A moi de ne pas le laisser installer sa boxe.

Matteo Hache: Pas grand-chose hormis que ce qui est publié sur Internet. Je sais que c’est un rouleau compresseur, un boxeur toujours sur l’homme avec une technique rustre mais solide. Il semble posséder une certaine puissance de frappe mais on ne peut pas compter que sur sa frappe. Nous verrons le jour J, j’y vais sans pression. La boxe ce n’est pas que d’envoyer des parpaings, son profil de boxe doit me convenir, je dois pouvoir développer ma boxe face à lui.  

Votre pronostic ?

Moughit El Moutaouajkil: L’issue du combat dépendra de lui, s’il est solide, on fera les dix rounds, s’il n’y est pas on finira avant. La défaite n’est pas une option car si je perds je recommence…

Matteo Hache: Toujours délicat d’établir un pronostic, je pense que cela va être un grand combat mais cela peut être aussi un affrontement tactique. En tous cas, la ceinture reviendra avec moi en Normandie mardi matin.  

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