Hier soir à Campbon, le Lavallois (10 v) a conservé sa couronne nationale des super-plumes en battant Swan Barteau (5 v, 5 d, 3 n) par arrêt de l'arbitre au huitième round.

Le public avait répondu présent pour assister à ce choc national mettant aux prises deux boxeurs issus de la même région même si le challenger avait les faveurs des spectateurs en tant que représentant du club local entrainé par Christophe Gohier. L’invaincu Mayennais se dit satisfait, autant par le résultat que par la manière, « tout s’est bien passé pour moi, je suis content d’avoir gagné avant la limite. Je l’ai envoyé au tapis avec un crochet gauche à la mâchoire et quand il a repris, j’ai réussi à le toucher avec un enchainement uppercut, crochet gauche, l’arbitre l’a arrêté ». Le champion de France qui remettait sa couronne en jeu pour la première fois, admet que son challenger lui a posé quelques problèmes en début de combat. « Swan est un bon boxeur, j’étais dans l’observation lors des premiers rounds et puis je suis un diesel, j’ai besoin de quelques rounds pour trouver mon rythme. Je suis monté en puissance tout au long du combat ». Dylan Pare-Lemonnier a incontestablement pris une autre dimension depuis la conquête du titre national, il a pris de l’assurance et assume son statut de numéro un Français avec sérieux. « J’ai accepté de défendre le titre chez l’adversaire et je savais ce que j’avais à faire. Sans sous-estimer, Swan je m’étais fixé l’objectif de gagner avant la limite ».  Malgré son jeune âge, 26 ans, le champion de France aspire maintenant à monter d’un étage, en clair, laisser le titre national pour tenter la ceinture EBU Silver et suivre la voie tracée par un certain Jordy Weiss, autre boxeur Lavallois de valeur.

Du côté du vaincu, on ne cherche pas d’excuses, bien au contraire Swan Barteau fait preuve d’une étonnante lucidité et d’un exemplaire fair play. « Je connaissais Dylan, je m’attendais à un gros morceau donc j’avais fait une grosse préparation physique et technique pour cette échéance. Je me suis bien senti jusqu’à ce qu’il me touche au huitième round. Je pense que j’ai bien figuré avant que tout bascule, c’était un affrontement serré. Je savais qu’il allait avancer et frapper lourdement, ma tactique était de travailler en contre tout en n’oubliant pas de rester actif. Il était champion et je devais aller chercher le titre. Il procédait par des frappes au corps en enchainant à la face, j’ai bien remisé et je n’ai pas été mis en danger jusqu’à cette fatidique huitième reprise. Des gens m’ont dit que le spectacle avait été au rendez-vous, malgré la défaite je n’ai aucun regret, bien joué Dylan, je le félicite pour sa victoire. Swan Barteau qui reprendra son travail à l’entreprise Airbus de Nantes dés lundi à 4 heures du matin, estime que ce revers ne remet pas en question son ambition d’être à nouveau retenu pour disputer ce titre dans l’avenir. « Je pense avoir montré que ma place n’était pas usurpée, on va travailler encore plus dur pour y arriver ».

Hier soir à San Sebastian de los Reyes (Espagne), l'Aulnaysien (16 v, 2 d) s'est incliné par KO au douzième round face à José Luis Navarro Jr (16 v, 2 d) pour le compte du titre EBU Silver des poids super-moyens détenu par l'Espagnol, fils de l'ex champion d'Europe des welters battu à Levallois-Perret par Valery Kayumba en 1995.

La concentration avant l'orage sur le ring

Mustapha Zaouche ne cherche pas d’excuses pour expliquer sa défaite, le combat a été disputé et dur pour les deux belligérants qui se sont éprouvés à tour de rôle. L’affrontement type où tout peut basculer en faveur d’un camp sur une seule action. « J’ai connu une bonne entame de combat avec un round d’observation puis une seconde reprise qui aurait pu être décisive », raconte le jeune Français. « J’effectue un retrait et je le touche avec ma droite à la tempe pour l’envoyer au tapis, il est compté et sauvé par le gong. Je repars au troisième et je rentre un uppercut qui le fait vaciller, je tente d’accélérer et il me contre avec un crochet gauche et enchaine. Je vais au sol, c’était au début du troisième, j’étais dans « le gaz », j’ai tourné mais il m’a placé un coup plus ou moins derrière la tête. J’ai posé un genou au tapis pour laisser passer l’orage puis j’ai survécu en tournant et en accrochant. J’ai récupéré rapidement et le combat a été durement engagé jusqu’à la douzième reprise. ».

Les deux boxeurs se faisaient face, Jose Luis Navarro jr avançait et touchait au corps, le Français reculait et semblait trébucher en arrière, il avait le réflexe de se retenir à la corde supérieure avec son bras droit pour ne pas tomber. Emporté par son action, l’Espagnol mettait une droite qui faisait glisser Mustapha Zaouche au tapis. Ce dernier se laissait compter avant de se relever mais le tenant du titre enchainait alors une série de coups qui contraignait le Francilien à poser à nouveau un genou sur la bâche et l’arbitre stoppait le combat.

« C’est rageant de perdre mais je ne conteste pas l’arrêt, l’arbitre a pensé à ma santé et je l’en remercie. On a su après qu’un juge avait un point pour moi un autre un point pour l’Espagnol et le troisième avait six points d’avance pour José Luis Navarro Jr. Donc si j’avais gagné le dernier round, on repartait avec un match nul », indique l’élève de Nasser Lalaoui et Halim Chalabi. « C’est la boxe, on savait que c’était un adversaire dangereux, on voulait placer la droite en cross, je l’ai bien touché mais cela n’a pas suffi. J’ai souffert dans le troisième round et j’ai prouvé que j’étais capable de serrer les dents pour mieux repartir ensuite ». Mustapha Zaouche est déçu du résultat mais il affirme n’avoir aucun regret en étant persuadé d’avoir donné le meilleur de lui-même sur le ring de San Sebastian de los Reyes. Le jeune champion aimerait maintenant reboxer avant la fin de l’année, histoire de ne pas rester trop longtemps inactif tout en se remettant en selle dans un combat de reprise.       

Ce dimanche 19 octobre, les deux boxeurs Français qui étaient encore en lice au tournoi WBC Grand Prix à Riyad en Arabie Saoudite ont été éliminés en demi-finales de la compétition.

Dans la catégorie des poids plumes, Yoni Valverde Jr (16 v, 1 d) a subi sa première défaite dans les rangs professionnels en s’inclinant par arrêt de l’arbitre au premier round devant l’Albanais Muhamet Qamili (17 v, 1 n). Une énorme désillusion pour le jeune Français qui avait réalisé un sans faute dans ce grand tournoi mondial en élevant son niveau combat après combat. Pas de round d’observation dans cette confrontation, le gaucher Albanais a tenté de déstabiliser Yoni Valverde en évoluant en droitier. Une stratégie qui n’a pas perturbé le Français, il s’est fait respecter en donnant son direct du bras avant puis son crochet gauche. Il a encaissé un premier gauche à la face suivi d’un deuxième au menton qui l’a expédié au tapis. Muhamet Qamili ne l’a plus lâché et a enchainé plusieurs coups, l’arbitre s’est alors interposé pour mettre fin au combat alors que Yoni Valverde allait commencé à répliquer.

Photo ©WBC Grand Prix

En poids moyens, Lancelot de la Chapelle (17 v, 2 d, 2 n) a été battu aux points (60-54, 58-56, 59-55) par l’Australien Dylan Biggs (17 v, 1 d). Le normand a échoué dans la dernière ligne droite qui le menait à la finale face à un homme qui semblait à sa portée. La faute à un certain manque d’activité lors des premiers rounds qui a permis à l’Océanien de prendre le large sur les bulletins des juges. Dylan Biggs a su alterner les zones de frappes en touchant au corps et à la face tandis que l’ex champion de France est souvent resté sur son bras avant sans arriver à enchainer derrière. Athman Bouhemama, son entraineur depuis toujours, lui a demandé d’accélérer lors de la minute de repos précédant la seconde partie du combat. Le Français s’est un peu lâché lors de ce quatrième round qu’il a dominé. Se sachant en avance au pointage, Dylan Biggs a géré les dernières reprises sans prendre de risques, privant ainsi Lancelot de la Chapelle d’une finale qui s’annonce équilibrée contre le Canadien Derek Pomerleau.    

Photo ©WBC Grand Prix

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce troisième week-end d'octobre 2025.

En lourd-légers, Brice Clavier (13 v, 6 d, 1 n) a battu Cyrille Joly (12 v, 15 d, 2 n) par abandon dans le troisième round. Le Nazairien a envoyé son adversaire au tapis avec un gauche à la face à la seconde reprise avant de récidiver au round suivant avec un direct du bras avant. Cyril Joly a indiqué qu’il souffrait d’un bras avant de regagner son coin. Le Nazairien, qui aspire à disputer un second championnat de France après une tentative infructueuse devant Leonardo Mosquea, remontera sur le ring le 21 novembre prochain à Brighton en Angleterre face à l’ invaincu espoir Britannique Lucas Roehrig (6 v).

En welters, Romain Bartra (7 v, 1 d, 1 n) a battu Islam Mouklouchev (9 v, 6 d, 4 n) par décision majoritaire (57-57, 58-56, 58-56).

En super-moyens, Driss Gharroumi (5 v, 1 d) a battu aux points (58-56, 60-54, 59-55) Mark Jamiu (3 v, 7 d,1 n).

En super-légers, Clément Saumon (6 v) a battu aux points (59-55) l’Argentin Braian Esequiel Ronner (5 v, 4 d, 1 n).

En super-welters, Bruno Fernandes de Barros (4 v) s’est imposé par arrêt de l’arbitre à la deuxième repise devant le Bosniaque Zarko Micic (2 v, 5 d, 1 n).

En super-légers, Jan Noori (2 v) a battu le Georgien Guram Kajilashvili (2 v, 3 d) par arrêt de l’arbitre au deuxième round.

En super-moyens, Rémi Scholler (5 v, 19 d) s’est incliné sur blessure au cinquième round devant le Moldave Dmitri Blinov (3 v, 7 d).

En moyens, Anatole Lemaire (4 v) a battu aux points (59-55, 59-55, 58-56) Attemane Zanoune (3 v, 10 d, 1 n).

En lourd-légers, Patrick M Bida (5 v, 5 d, 2 n) s’est imposé aux points (59-55, 59-55, 59-55) devant l’Anglais Kevin Greenwood (6 v, 10 d).

Lyad Tormos (11 v) s’est emparé de la ceinture WBC Youth silver des super-welters  en battant le Colombien Elias Hidalgo (8 v, 4 d, 1 n) par KO au quatrième round.

Deux boxeurs Français figuraient au programme de cette grande réunion Belge qui abritait pas moins de dix combats professionnels.

En super-légers, Walid Ouizza (20 v, 4 d) s’est incliné aux points (98-92, 98-92, 99-91) devant le Belge Antoine Vanackere (26 v, 1 d) qui a remporté la ceinture IBF Inter-continental.

Toujours en super-légers, Cédric Mayemba (2 v, 2 d) a été stoppé par l’arbitre au troisième round face au Belge Benito Muyayi (5 v). Après un bon premier round qu’il a dominé en donnant son bras avant, Cédric Mayemba, redoutable frappeur, a répondu du tac au tac à son adversaire. Les deux hommes ont échangé des coups durs, le Français mettant tout le poids du corps dans ses frappes en négligeant sa défense. Cédric Mayemba a encaissé les crochets des deux mains du Belge au troisième round, il a été sérieusement ébranlé mais n’a pas rompu. Ce qui a incité l’arbitre à stopper le combat.

Ce samedi 11 octobre, l'Equipe de France senior a battu son homologue Suisse 6 à 2 dans une rencontre internationale qui s'est disputée à Montreux (Suisse).

55 kg : Izaya Gaucher bat Ajesh Ganesamorthy - RSC3

75 kg : Bambo Guirassy bat Alpha Amadou Kaser - 2/1

85 kg : Junior Tadah bat Stéphane Rollier - 2/1

51 kg : Mayssoun Bourega bat Cris Soraes - 3/0  

70 kg : Ismael Lamghari bat Timm Kellenberg - 3/0

65 kg : Anna Jenni (Suisse) bat Ines Grante - 3/0

65 kg : Djamel Djemmal bat Yanis Medina - 2/1

86 kg : Leonid Berisha (Suisse) bat Abdoulaye Traoré - 2/1

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce second week-end d'octobre 2025.

Vendredi soir, le palais des sports de la cité phocéenne abritait le championnat de France des super-moyens ainsi que deux confrontations mettant aux prises deux des meilleurs boxeurs évoluant en France avec deux pugilistes sud-américains.

En poids moyens, Michel Soro (38 v, 4 d, 2 n) a montré qu’ à 37 ans, il demeurait compétitif en battant le Vénézuélien Evander Castillo (18 v, 4 d) par arrêt de l’arbitre à la cinquième reprise. Le Français, coaché par Joseph Germain, a construit intelligemment sa victoire en veillant à ne pas prendre de coups tout en démolissant méthodiquement son adversaire. Il a accéléré au cinquième round pour envoyer Evander Castillo au tapis avec un crochet gauche au corps. Le Vénézuélien est reparti au combat pour être à nouveau expédié sur la bâche par une droite sur le haut du crâne.

Toujours en poids moyens, Anauel Ngamissengue (15 v, 1 d) a réussi un retour convaincant sur le ring après une défaite en championnat du monde. Il n’a fait qu’une bouchée du Vénézuélien Jose Rivas (11 v, 3 d) qu’il a mis KO au deuxième round. Anauel Ngamissengue a livré une première reprise pour retrouver ses marques avant d’abréger les débats avec une série des deux mains à la face au second round, montrant ainsi que son dur revers face au redoutable Zhanibek Alimkhanuly n’avait en rien entamé sa détermination à aller de l’avant.

Deux finales du challenge National Jean-Claude Bouttier 2025 encadraient le championnat d’Europe des super-welters entre Marine Beauchamp et l’Italienne Andrea Hilary Gomiero.

En poids coqs, Nicolas Virassamy (4 v, 1 d) s’est adjugé un second trophée après celui de l’année passée en s’imposant aux points (59-52, 59-52, 57-54) face à Alphonso Bredemestre (1 v, 1 d).

Dans la catégorie des poids plumes, c’est Abdoul Karim Bathily (2 v) qui a remporté la ceinture 2025 en battant Joseph Kesny (1 v, 1 d) aux points (60-54, 58-56, 59-55).

En mi-lourds, Rachid Bello (6 v, 2 d, 1 n) a réalisé une performance en battant chez lui, le précédemment invaincu Belge Lee Ingelrest (12 v, 1 d, 2 n). Le Français s’est imposé aux points à l’unanimité des trois juges (77-75, 77-75, 77-75). Rachid Bello a désormais rendez-vous le six novembre prochain à Port-Marly avec Lenny Patrach pour une prometteuse finale du challenge Jean-Claude Bouttier.

Le poids mi-lourd Khalid Graidia (13 v, 16 d, 5 n) s’est incliné par arrêt de l’arbitre au quatrième round devant l’Anglais Conner Tudsbury (3 v).

Ce vendredi soir au palais des sports de Marseille, Pierre Rosadini (8 v, 7 d, 3 n) a conservé son titre de champion de France des poids super-moyens en battant aux points (99-91, 99-91, 99-91) Salim Ben Rejeb (10 v, 14 d, 2 n).

Pierre Rosadini a confirmé avec un certain brio la victoire qu’il avait acquise face au Marseillais l’année dernière. Etant devenu champion de France depuis cette première confrontation, il a montré qu’il était dans une phase ascendante. Le détenteur du titre national a montré une sérénité à toute épreuve face à un homme difficile à manœuvrer, réputé pour ne jamais rien lâcher. Pour faire un bon combat, il faut être deux, a-t-on coutume de dire et ce fut le cas hier soir où ce championnat entre les deux provençaux fut d’un très bon niveau.

Le champion était le premier en action en délivrant son bras avant pour enchainer avec sa droite. Salim Ben Rejeb n’est pas un boxeur qui débute ses combats pied au plancher, il monte en puissance au fil des rounds avant de donner sa pleine mesure. Pourtant, il était dans son match dès le second round, il passait un court uppercut droit puis encaissait une droite avant de remiser avec un crochet gauche. Le champion plaçait une accélération ponctuée d’une série de coups à la fin de ce round. Pierre Rosadini était en réussite avec ses uppercuts, Salim Ben Rejeb n’en avait cure et poursuivait sa marche en avant pour tenter d’imposer le travail de près et enrayer la belle mécanique de son adversaire qui dominait les échanges quand il évoluait à distance.  

Le Varois variait les zones de frappes en alternant au corps et à la face, le Marseillais remisait, toujours avec son crochet gauche mais le champion faisait la différence en produisant une activité supérieure. Salim Ben Rejeb livrait un bonne cinquième reprise, il gênait son rival du soir avec son pressing constant.

Le champion de France reprenait sa domination et il enchainait deux uppercuts droits suivi d’une droite à la face lors du sixième round. Pierre Rosadini maitrisait et gérait les reprises suivantes, il ne se laissait pas enfermer par un Salim Ben Rejeb qui ne ménageait pas ses efforts. Le Marseillais rêvait de conquérir une seconde ceinture nationale, un titre qui revêt une grande valeur à ses yeux. Il s’incline logiquement aux points face à un champion de France qui n’a pas fini d’étonner.

Samedi soir à la Adidas Arena de Paris, sept combats professionnels se sont disputés, dont le championnat de France des mi-lourds, au cours d’une belle réunion mise sur pieds par Stéphane Chaufourier. L'agréable surprise est venue de la qualité des combattants Mexicains qui ont tenu la dragée haute aux boxeurs Français.

Le combat évènement de la soirée était la première sortie en boxe anglaise professionnelle de la star du MMA, Salahdine Parnasse (1 v) qui était opposé à Franck Petitjean (25 v, 8 d, 3 n) en six rounds dans la catégorie des poids moyens. L’ex champion d’Europe n’a pas eu le temps de s’organiser face au talentueux Salahdine Parnasse qui avait minutieusement préparé cette confrontation. Sa vitesse d’exécution ajoutée à son avantage de gabarit a mis à mal Franck Petitjean. Ce dernier a été contraint à la défensive dès le début du combat et il n’a rien pu faire pour enrayer les séries dévastatrices de son adversaire, l’arbitre a stoppé les débats suite à un deuxième compte de Franck Petitjean.

En super welters, Milan Prat (28 v, 1 d) a dû s’employer pour mettre KO le Mexicain Alejandro Meneses (18 v, 8 d) et signer une vingt deuxième victoire avant la limite. Le latino a montré d’incroyables qualités de résistance en encaissant au corps et à la face les coups du Français. Faisant mieux que se défendre en touchant Milan Prat à de nombreuses reprises, il a finalement plié au 7e round avant d’être mis KO lors de la 8e et dernière reprise suite à une énième frappe du puncheur Français. Milan Prat tentera de conquérir un second titre de champion d’Europe le 22 novembre prochain à Clichy face au Belge Jan Helin.

Photo ©photos touche finale

En super moyens, Pierre Hubert Dibombé (23 v, 2 d, 1 n) a battu le Mexicain Bryam Galvez (5 v, 6 d, 2 n) par KO au 5e round. Après avoir dominé les quatre premiers rounds, le Français a placé une accélération au cinquième pour envoyer son adversaire au tapis. Bryam Galvez est retourné au sol suite à une droite du Nantais, il s’est laissé compter out par l’arbitre. Pierre Hubert Dibombé remontera sur le ring le 22 novembre à Clichy face à Armen Yepremyan.  

En légers, Bakari Diallo (12 v, 1 d) s’est heurté à un redoutable Mexicain en la personne de Pablo Peraza Cardos (16 v, 3 d) qui lui a mené la vie dure pendant huit rounds. Le jeune (21 ans) Français n’a pas ménagé ses efforts en allant constamment de l’avant sans toutefois parvenir à ébranler son adversaire. Le Mexicain a encaissé de nombreux coups pleine face sans broncher, malheureusement Bakari Diallo a manqué de précision en se précipitant sans préparer ses attaques. Pablo Peraza Cardos ne s’est pas désuni face au pressing adverse, il a remisé et touché le boxeur de Garges qui a fini le combat avec un spectaculaire hématome sur la droite du front. Il s’est malgré tout imposé aux points (76-75, 77-74, 78-73).   

En super welters, Chadi Baraia (4 v) a battu Jimmy Lalin (4 v, 2 d, 1 n) aux points (60-54, 60-54, 59-55) après six rounds spectaculaires dominés par l’ex champion de France amateur.  

Photo ©photos touche finale

En mi-mouches, Tania D'Almeida (1 v) a signé sa première victoire dans les rangs professionnels en s’imposant aux points (60-54, 60-54, 60-54) face à la Mexicaine Evelyn Reyes Ponce (2 v, 4 d, 1 n).

Hier soir à l'Adidas Arena de Paris, Raphael Monny (8 v) s'est emparé du titre de champion de France des mi-lourds en battant aux points (99-91, 97-93, 98-92) Christopher Brugiroux (7 v, 3 d, 1 n).

Plusieurs milliers de spectateurs avaient pris place dans la grande salle Parisienne pour cette grande soirée mise sur pieds par Stéphane « Atch » Chaufourier. Sept combats professionnels figuraient au programme, dont la première sortie en boxe anglaise de Salahdine Parnasse, le prodige du MMA, face à Franck Petitjean.

Le musculeux Raphaël Monny retrouvait Christopher Brugiroux qu’il avait déjà battu en six rounds l’an passé pour le titre national laissé vacant par Franck Zimmer. Le transfuge de la savate boxe française, détenteur de multiples titres mondiaux dans sa discipline, avait à cœur de prendre sa revanche sur le sociétaire du stade Troyen.

Fort de son avantage de taille, le gaucher Christopher Brugiroux tentait de garder son adversaire à distance en allongeant son bras avant. Ce qui n’empêchait pas Raphaël Monny de placer sa droite à la face dès le premier round.

Le contraste était saisissant entre les deux co-challengers, le boxeur de Clermont-Ferrand faisait preuve d’activité alors que le Troyen, posé sur ses appuis, était en constante recherche d’efficacité. Son travail au corps contraignait Christopher Brugiroux à rompre lors des échanges. Les frappes précises de Raphaël Monny faisaient la différence même s’il ne parvenait pas à faire plier son combatif rival du soir. Le combat était disputé entre deux champions qui ne se ménageaient pas, pourtant peu d’accrochages au cours des dix reprises disputées sans temps morts. Christopher Brugiroux produisait une accélération à la septième reprise et il surprenait son adversaire avec son gauche. Pour la première fois du combat, Raphaël Monny était contraint de reculer. Il se reprenait au round suivant et rétablissait l’équilibre en doublant son crochet gauche à la face. Se sachant probablement en avance au pointage, l’ex champion de France amateur gérait la fin de l’affrontement, il attendait Christopher Brugiroux pour le contrer et placer sa contre-attaque.

Sans surprise, Raphaël Monny s’adjugeait la ceinture pour offrir un second titre professionnel Français au Stade Troyen, quarante-neuf ans après Christian Martin qui avait décroché la ceinture des poids mouche en 1976.  Quant au combatif Christopher Brugiroux, il aura peu de temps pour souffler puisqu’il tentera de glaner un cinquième titre mondial en savate boxe Française le vingt deux novembre à Draveil.

L’emblématique entraineur de l’Union Sportive Issoirienne s’est éteint ce jeudi deux octobre dans sa soixante quinzième année.

Tout d’abord boxeur amateur fin des années 1960, il devint entraineur lors de la décennie suivante. Formateur dans l’âme, celui qui exerçait le métier de policier, découvrit et forma de nombreux pugilistes dont un certain Salim Medjkoune, qui sous sa coupe glanera tous les titres dans les rangs professionnels. Du championnat de France en passant par la ceinture Européenne (EBU) jusqu’au titre mondial que le duo Clermontois allèrent conquérir au Japon un soir d’octobre 2002.

« C’était un homme rigoureux et sérieux qui ne rigolait pas avec la boxe mais il était passionné par ce sport et toujours à l’écoute », confie un Salim Medjkoune bouleversé par le décès de son mentor. « J’ai perdu mon père tout petit et M. Moins m’a tout appris, notre relation allait au-delà de la boxe, c’était mon père spirituel, il m’a guidé dans ma vie d’homme et dans mon parcours de champion, je suis très triste aujourd’hui ».  

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de M. André Moins.

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