Le champion de France des super-légers (15 v, 2 d) a fait honneur à son statut pour conserver avec brio, au terme d’un formidable duel, sa ceinture nationale. Pourtant, le vaillant Romain Couture, battu aux points, à l’unanimité des juges (98-92, 97-93 et 98-92), le 13 novembre, à Charleville-Mézières, a offert une résistance remarquable.

Le tenant démarrait sans la moindre suffisance et se comportait en challenger, déclenchant les hostilités sans attendre. Bien campé sur ses appuis, il donnait à satiété son bras avant pour mieux lâcher sa droite en cross. Le Francilien prenait un très léger ascendant grâce à sa précision et, surtout, sa puissance supérieure. Nonobstant, Romain Couture n’était pas en reste. Tout autant vigilant défensivement, il débitait sans aucune parcimonie mais de manière ordonnée, en enchaînant et en s’évertuant à trouver la faille, en particulier en uppercuts. Le mano a mano était de haute volée et de qualité parce que non seulement les deux protagonistes se rendaient la pareille sans discontinuer mais également parce qu’ils proposaient une boxe déliée, variée, haletante et gestuellement aboutie. Une performance à parts égales remarquable alors même que la confrontation avait lieu, pour l’essentiel, de près. Ce qui ne donnait pas, pour autant, lieu à des accrochages ni à des irrégularités que l’on eût pu craindre.

L’engagement titanesque des pugilistiques accouchait de débats aussi ardents qu’indécis. Dans le quatrième opus, Romain Couture faisait l’ascenseur après avoir encaissé un crochet à la tempe pour ensuite finir la reprise…en trombe. Les séries des deux mains fusaient d’un côté comme de l’autre sans que personne ne veuille céder dans un mimétique impressionnant de constance. Encore une fois, ce qui faisait le charme et l’attrait du combat était le caractère construit et assez élaboré des offensives du champion et de son valeureux contradicteur. Et quand l’un donnait l’impression d’asseoir un début de domination, il était renvoyé derechef dans ses vingt-deux mètres par son opposant. Cette capacité pleinement partagée à aller chercher au tréfonds ce supplément d’âme et d’énergie était admirable.

« Je ne m’attendais vraiment pas à un adversaire comme celui-là »

Néanmoins, le dernier tiers du match tournait imperceptiblement à l’avantage de Walid Ouizza, un tantinet plus actif et impactant. Rien d’abyssal, certes, mais suffisant pour s’arroger cette passe d’armes qui fait honneur à la boxe tricolore. « Franchement, je ne m’attendais vraiment pas à un adversaire comme celui-là, prêt du premier au dernier round, reconnaissait-il au micro de Fight Nation. Il a montré qu’il avait le niveau. Merci à lui. Il y avait de l’intensité des deux côtés. Cela donne une vraie valeur à mon titre et à cette première défense. Je voulais montrer que c’était moi le champion. La tactique était de tout donner et de ne pas me relâcher. Concernant mon avenir, on verra, le moment venu, pour prendre des décisions. Je vais bien réfléchir en fonction de ce que l’on me proposera. Le but n’est pas de tourner en rond mais d’aller le plus haut possible étape par étape. »

Le vaincu, lui, pouvait être satisfait d’avoir été digne de l’enjeu : « Je suis forcément déçu de ma performance. On avait travaillé des choses à l’entraînement. Certaines sont sorties, d’autres pas. Cela est dû au manque d’activité mais on va revenir. »

L’Anglais Chris Billam-Smith (14 v, 1 d)  a conservé son titre de champion d’Europe des poids lourd-légers en battant aux points (120-109, 119-109, 119-109) Dylan Bregeon (11 v, 2 d, 1 n)  ce soir à Sheffield.

L’ex champion de France et son entraineur Alban Georget  ont relevé le défi tout en sachant  que ce serait un véritable exploit de s’imposer avec si peu de temps consacré à une préparation spécifique pour un homme de la valeur de l’Anglais.

Pourtant le Nantais a parfois fait jeu égal avec le champion d’Europe, le dominant même sur quelques phases où il arrivait à le tenir à distance avec son bras avant. L’Anglais s’est avéré être un redoutable combattant de prés, là où Dylan Bregeon n’est pas sur son terrain de prédilection.

Pas de round d’observation dans ce championnat d’Europe, Chris Billam-Smith avance et Dylan Bregeon allonge son direct du gauche et accroche. Le ton est lancé dès la seconde reprise avec un Anglais qui cherche à tout prix à réduire la distance et qui y parvient aisément. Dylan Bregeon subit la boxe et le poids de son rival quand ils sont au corps à corps, il s’accroche alors que l’Anglais travaille avec des coups à l’intérieur ou avec des petits crochets pour marquer des points sur les cartes des juges. Le Français se libère peu à peu, il livre une belle 3eme reprise en touchant avec un crochet gauche puis une droite. Il récidive au cours des trois minutes suivantes avec une droite à l’intérieur mais Chris Billam-Smith parvient à nouveau à le coller et à frapper.

Dylan Bregeon parvient à développer sa boxe au 5eme round, il touche le champion d’Europe avec un enchainement des deux mains avant d’encaisser un court uppercut. Il fait alors jeu égal, il parvient même à faire reculer son adversaire. L’accalmie sera de courte durée car Chris Billam-Smith reprend ensuite son offensive et son travail de prés. Les deux hommes échangeaient coups pour coups lors d’un dantesque 7eme round mais Dylan Bregeon subissait la puissance supérieure de son adversaire.  Les coups lourds de Chris Billam-Smith, qui avait écourté 10 de ses 13 victoires, ont peu à peu sapé la résistance du Nantais.

"On ne joue pas dans la même cour"

Dylan Bregeon a livré  un combat de « guerrier » avec les tripes, en puisant au plus profond de lui-même pour répliquer et ne pas sombrer, il a touché souvent et nettement le champion d’Europe, sans l’éprouver même si on vit l’Anglais souffler un peu, assis sur son tabouret.  La 10eme reprise était dure pour Dylan Bregeon, il encaissait plusieurs coups de plein fouet mais il parvenait à rester debout, les deux dernières reprises furent à l’avantage de Chris Billam-Smith.

« On ne joue pas dans la même cour constate Alban Georget, nous sommes prévenus tard et nous n’avons pas les moyens de nous préparer en conséquence, on ne va pas chercher d’excuses, nous le savions, nous y sommes allés avec l’intention de créer l’exploit. Dylan a manqué de jus à partir de la 5eme et 6eme reprise et cela a commencé à devenir compliqué, l’Anglais frappait fort, je pense qu’il a du faire un gros cutting car son apparence n’avait plus rien à voir avec celle de la pesée. Dylan me disait qu’il était lourd dans les accrochages, qu’il n’arrivait pas à le contenir. On a tenté un pari, on perd, c’est la boxe. »

« Ce fut un combat dur, confie Dylan Bregeon, il était lourd, puissant et dans les derniers rounds c’était de la survie pour moi. Sur les phases d’accrochages, j’essayais de récupérer mais quand j’étais à distance, j’étais bien et il ne faisait pas spécialement grand-chose non plus. Je suis bien sûr déçu, je suis un compétiteur qui boxe pour gagner mais on savait qu’avec si peu de temps de préparation ce serait compliqué ».

Hier soir au palais des sports Pierre de Coubertin à Montpellier, Mehdi Mouhib (20 v, 2 d) a défendu victorieusement son titre de champion de l’Union Européenne des poids welters en battant aux points, par décision partagée (113-115, 113-115, 116-112) Mohamed Kani (19 v, 3 d).

Ce combat revanche entre deux champions aux styles opposés fut d’un haut niveau technique. D’un côté la mobilité et la vista de  Mohamed Kani et de l’autre le pressing intelligent, la puissance et la défense de Mehdi Mouhib.  

Les deux rivaux et leurs coins avaient probablement bien arrêté leurs tactiques et la prudence prévalait au cours des trois premiers rounds. Mohamed Kani délivrait son bras avant et Mehdi Mouhib répliquait avec sa droite.

Le nordiste avançait la garde haute avec la tête toujours en mouvement, à la façon d’un Canelo, en recherche d’efficacité et prêt à déclencher à la moindre ouverture. Mehdi « Coco »  ne se jetait pas, il touchait avec sa droite à la 5eme reprise. Les rounds étaient équilibrés, Mohamed Kani faisait admirer ses déplacements tout en délivrant ses enchainements bras avant, bras arrière mais Mehdi Mouhib gérait admirablement la distance pour absorber les coups même s’il en encaissait quelques-uns.

Combat serré et équilibré

Les deux boxeurs se faisaient front quelques instants à la sixième reprise, l’échange de frappes n’éprouvait ni l’un ni l’autre dans ce championnat disputé avec fair play. Les rounds se suivaient et se ressemblaient sans qu’aucun des deux ne se détache vraiment, quand Mohamed Kani touchait, Mehdi Mouhib ne manquait pas de répliquer. Au 9eme round, le protégé de Robert Pantigny, encaissait deux courtes gauches et il glissait dans un coin trempé, Mehdi Mouhib montrait qu’il n’avait pas été touché et après un échange d’uppercuts, il finissait fort ce round en touchant en sortie d’un accrochage.   

Au 10eme round, le boxeur coaché par Faycal Omrani acculait le long des cordes  son rival, il envoyait un large crochet gauche, Mehdi Mouhib répliquait par un double crochet gauche au corps et par un autre au visage en se dégageant. La 10 eme reprise était équilibrée et Mehdi Mouhib finissait plus fort le combat en donnant les derniers coups.

« Ce fut un combat serré, je mets les coups les plus nets et tranchés, je pense que c’est ce qui fait la différence, indique Mehdi Mouhib. Il ne m’a pas touché beaucoup mais je l’ai trouvé plus puissant qu’il y a presque deux ans. Mohamed est rapide et très technique, il m’a posé beaucoup de problèmes car il se déplace de manière intelligente et il gère bien la distance, tactiquement il est très bon. C’est un grand boxeur qui a tout mon respect, en plus c’est une belle personne que j’apprécie naturellement. Notre combat a ressemblé à une partie d’échecs, hyper tactique, dirigé par un excellent arbitre, il faut le souligner. » On lui souffle qu’il semble avoir franchi un palier depuis sa victoire avant la limite face à Yahya Tlaouziti, «c’est après la défaite devant Mohamed Kani que je me suis remis en question, on a travaillé dur avec Robert Pantigny et Raphaël Van Eslande. J’ai bossé dur la technique avec « Raph », il m’a mis un coup de pied au derrière, Robert apporte ses grandes compétences, nous formons une équipe soudée et complémentaire. » L’avenir ? «  Je vais déjà me reposer car cela fait deux gros combats cette année et j’ai mon travail et mon épouse. Défendre cette ceinture ? oui ou autre chose si une meilleure opportunité se présente à nous ».

Samedi soir à Sheffield en Angleterre, Dylan Bregeon (11 v, 1 d, 1 n) tentera de détrôner l'Anglais Chris Billam-Smith (13 v, 1 d), détenteur du titre de champion d'Europe des poids lourd-légers. Appelé de dernière minute, l'ex champion de France a bien l'intention de jouer sa carte à fond et de créer la surprise pour ramener la ceinture à la maison. A quelques jours de ce grand rendez vous qui sera diffusé en direct sur la plateforme DAZN, Dylan Bregeon qui reste sur une courte défaite en Italie a répondu à nos questions.

Comment avez-vous ressenti cette 1ére défaite ?

Pas trop mal finalement. Je me dis que c’était un beau challenge et j’ai bien tiré mon épingle du jeu. J’ai fait une belle prestation et les retours furent positifs. La défaite est au bout, elle ne prête pas à discussion même si elle très courte. La ceinture était vacante et nous étions chez lui, il aurait fallu que j’en fasse plus. Enfin c’était un premier gros test qui malgré la défaite, est réussi, une expérience qui sera bénéfique pour la suite de ma carrière.

Qu’avez-vous fait depuis ce combat ?

Pas grand-chose, j’ai effectué une grosse préparation physique cet été pendant six semaines chez CrossFit Human Project. La salle de boxe ferme quatre semaines l’été, j’ai donc repris l’entrainement début Septembre.

Comment vous est parvenue cette offre ?

Grâce à mon promoteur Gérard Teysseron qui a d’excellentes relations avec les Cherchi père et fils et l’EBU. Je me préparais pour un championnat de France face à Nicolas Salsi, nous avons d’abord donné une réponse négative. Je ne me sentais pas forcément prêt pour un championnat d’Europe. Je me voyais plutôt redevenir champion de France et défendre ce titre si je le gagnais. Cela m’aurait fait deux combats en dix rounds assez rapprochés pour me remettre en selle et engranger encore de l’expérience et des rounds. Puis je serais reparti en 2022 à l’assaut de l’Europe. Nous avons beaucoup discuté avec Alban Georget (son entraineur) et Gérard Teysseron qui m’ont convaincu qu’une telle opportunité était inespérée puisque je restais sur une défaite. Comme c’est une dérogation, je ne perdrai pas mon classement UE en cas d’échec et rien ne m’empêchera d’être à nouveau challenger au titre national. Nous avons finalement accepté de relever le défi, j’ai donc tout à gagner dans cette aventure et rien à perdre.

Passer d’une préparation pour un championnat de France à un championnat d’Europe doit être compliqué ?

Elle est écourtée puisque je devais combattre le 20 Novembre et effectivement la préparation n’est pas la même, l’enjeu non plus. J’ai pu obtenir trois semaines de détachement de mon travail. La préparation fut assez compliquée, nous avons dû raccourcir et concilier en même temps. Je n’ai pas de problème de poids, donc l’essentiel est consacré au spécifique boxe (technico-tactique). Le problème fut de trouver des sparrings, dans ma catégorie en France, c’est très compliqué. J’ai travaillé avec Brice Clavier, un boxeur prometteur qui frappe fort, nous avons tourné pratiquement trois fois par semaine ensemble. Avec Nathan (Pineau Laïb) et un autre amateur du club, ils se relayaient pour me donner la réplique, je les en remercie. Nous avons effectué des recherches mais il n’y avait personne de disponible, aller à l’INSEP comme avant mon dernier combat, ce n’était pas possible, les gars étaient aux championnats du monde. Clément Oppenot n’était pas disponible et puis malheureusement dans ma catégorie en France, aucun n’a les mensurations de Smith. On a su un peu trop tard qu’Arsen Goulamirian se préparait notamment avec un gars qui a rencontré C. Billam-Smith, cela aurait pu être intéressant.

Que connaissez-vous de  Chris Billam-Smith ?

Il est grand, nous avons regardé des vidéos bien sûr. L’Anglais posséde un style assez académique, sur le  papier, il m’impressionne moins que Turchi. L’Italien frappait, il avançait toujours en mettant la pression, c’était compliqué de le tenir à distance pendant douze rounds. Chris Billam-Smith ne met pas autant la pression, il n’impose pas un gros rythme, il ne me semble pas explosif mais par contre sa droite a l’air de faire mal. C’est un boxeur rugueux, il faudra que l’on fasse attention à ses accrochages, aux coups derrière la tête ect... Je pense que sa boxe devrait mieux me convenir que celui de Fabio Turchi, après les styles font les combats.

Dylan Bregeon en compagnie de Brice Clavier (à gauche)

Le fait qu’il soit aussi grand que vous ne vous perturbe pas ?  

Je préfère à boxer des plus petits car j' y suis habitué mais Olivier Vautrain approchait les 1,90 m, Siril Makiadi était grand lui aussi. Non cela ne me pose pas de problème particulier.

Avez-vous établi une tactique particulière ?

Ma boxe est basée sur le jeu de jambes et la mobilité. Regardez le palmarès de l’Anglais, sur 13 victoires, il y en a 10 avant la limite, c’est un frappeur. Il ne faut pas rester en face, si je fais front à un gars comme ça, il est sûr qu’il va taper plus fort que moi, je le sais très bien. Comme il va moins vite, on va miser sur les déplacements, avec Alban on s’inspire de Lomachenko et Usyk et ce qu’ils font devant des frappeurs, je ne me compare pas à eux, je les prends comme modèles. Si je ne reste pas devant, il ne me frappera pas…

La 11ème session de la FCN s'est achevée le 7 Novembre, au Parc départemental d'Olhain (62) dans les Hauts-de-France,

Cette formation était très attendue après son report suite à la crise du Covid-19, les participants étaient au rendez-vous pour apprendre et échanger sur cette profession. Les deux formateurs, Laurent Boucher et Franck Roméo remercient chaleureusement le comité régional de boxe des Hauts-de-France et sa présidente Mme Jacqueline Mairesse, Mehdi Nichane (DTN), et tous les participants pour leur investissement et leur bonne humeur durant tout ce week-end studieux.

RAPPEL: Prochaine et dernière session de l'année 2021 à Aubervilliers (93) les 04 & 05 Décembre.

Renseignements et inscriptions sur notre site officiel

Le grand boxeur Algérien est décédé  ce mardi 9 Novembre  à Paris des suites d’une longue maladie, Loucif Hamani avait 71 ans.

Véritable icône de la boxe pour tout un peuple, le champion est considéré comme le plus grand pugiliste Algérien de tous les temps devant le regretté Hocine Soltani médaillé d’or aux JO d’Atlanta en 1996.

Loucif Hamani a marqué toute une génération et sa légende est toujours intacte auprès des jeunes boxeurs Algériens qui lui vouent un respect et une admiration jamais démenties au fil des décennies. Formé par Julien Tessonières à Choisy-le-Roi au début des années 60, le jeune Loucif se révèle rapidement comme un surdoué de la boxe. Il représentera l’Algérie aux JO de Munich où il sera éliminé par Alan Minter futur champion du monde pro des poids moyens.

Crédit photo Salem Hamraoui

Passé dans les rangs professionnels, Loucif Hamani devient vite la coqueluche des grandes soirées Parisiennes. Avec Loucif Hamani, la notion de Noble Art prend tout son sens. Son style flamboyant, à base d’esquives millimétrées, dues à un coup d’œil hors du commun, ajoutés à un extraordinaire jeu de jambes, le rendent intouchable. Après dix victoires avant la limite, il est opposé au palais des sports de Paris au légendaire Emil Griffith. L’Américain a disputé 102 combats, champion du monde dans deux catégories de poids. Emil Griffith totalise 18 championnats du monde à son actif alors que Loucif Hamani n’a jamais dépassé 6 rounds en 11 combats. Pourtant le lumineux Loucif s’imposera aux points. Vainqueur ensuite de Rudy Robles, qu’il estimera avoir été son plus dur adversaire, Loucif Hamani s’ouvre le chemin vers une chance mondiale en disposant de l’Américain David Love qui vient de battre Bobby Watts et Willy Monroe, les deux seuls vainqueurs de Marvin Hagler, la terreur des poids moyens de l'époque.

Le Noureev Algérien ne pourra rien contre le divin chauve au sommet de son art qui le battra en 1980 et brisera ses rêves de titre mondial qu'il ne disputera jamais.  «Loucif Hamani est mon idole indique Salem Hamaroui qui l’a bien connu, il fait partie de ceux  qui m’ont fait aimer la boxe. Il avait tout pour lui, un talent extraordinaire, un artiste, et puis il frappait fort en plus d’être une très bonne personne. Loucif était si bon que Carlos Monzon qui avait effectué un sparring avec lui, dira qu’il avait boxé un fantôme car il n’était pas parvenu à le toucher. Sa maman l’accompagnait à tous ses combats, elle avait perdu d’autres fils et elle veillait sur lui. La seule fois où elle ne fut pas à ses côtés sera lors de son combat devant Marvin Hagler. Je suis triste aujourd’hui, c’est ma référence qui part, qu’il repose en paix ».

Crédit photo Salem Hamraoui

La Fédération Française de Boxe et son comité directeur par la voix de son président Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de Loucif Hamani.  

C’est avec un immense plaisir que la section Handiboxe "Les Gants du Cœur", du Levallois Sporting Club, soutenue par Brahim ASLOUM, Directeur Général du LSC, ancien boxeur champion Olympique et champion du Monde  vous annonce la tenue de la célébration de la Journée Mondiale des personnes en situation de handicap qui aura lieu:

le vendredi 3 décembre 2021 à partir de 11 heures

Au Palais des Sports Marcel Cerdan

141 Rue Danton, 92300 Levallois-Perret

Entrée Gratuite

Cette journée dont l'Organisation des Nations Unies (ONU) est à l'initiative depuis 1992, vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes en situation de handicap dans toutes les sphères de la société et du développement et à accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

Cet événement est l’occasion de sensibiliser les associations, les entreprises, la communauté éducative et l’ensemble des élèves aux enjeux de la pratique de l’handiboxe afin de contribuer à l’évolution des représentations de notre société actuelle.  

Souleymane CISSOKHO est le parrain de cet événement, boxeur professionnel, champion de France poids super-welters (2019), Champion inter continental WBA super-welters (2021)

Il sera accompagné de:

Cyril GANE, pratiquant d'arts martiaux mixtes. Il combat depuis août 2019 à l'Ultimate Fighting Championship dans la catégorie des poids lourds et de Dorine BOURNETON, première femme au monde handicapée et pilote de voltige, conférencière.

D’autres sportifs de haut niveau pugilistique les accompagneront ainsi que des artistes et d’autres personnalités.

Durant cette journée, venez découvrir l’handiboxe autour d’ateliers de boxe encadrés par des professionnels et des exhibitions de boxe par des sportifs professionnels. Cette journée sera animée par des artistes du Cirque et des démonstrations de danse par des personnes en situation de handicap.

Cet événement, c’est aussi des valeurs, des objectifs que l’équipe organisatrice s’est fixée et souhaite défendre :

Cette journée est soutenue par la Ville de Levallois-Perret, le département des Hauts-de-Seine, la Région Île-de-France.

La Fédération Française de Boxe, le Comité Régional Île-de-France Boxe, La ligue du Sport Adapté, la Fédération Française Handisport, l’association handi guide seront aussi présents.

D’autres partenaires nous ont aussi rejoint : Levallois entraide, Paris Fight, Everlast, Boxing Shop, Daï daï Grill, Osmose thaï food...

A Toulon (Var)

Cinq réunions comprenant des combats professionnels se sont tenues sur le territoire Français lors de ce 1er Week end de Novembre.

Faisal Ibnel Arrami avait tenté le pari d’endosser une double casquette d’organisateur boxeur au Zénith de Toulon. Pari réussi avec un grand succès populaire (5000 spectateurs environ) et une victoire sur le ring.

Le Varois était opposé dans un combat revanche de poids lourds Kostiantyn Dovbyshchenko qui l’avait battu en 2019 à Marseille. Après 22 mois sans combattre, Faisal Ibnel Arrami est apparu un peu rouillé dans un premier temps avant de se libérer peu à peu pour l’emporter d’une courte tête face à un coriace rival n’ayant jamais été défait avant la limite. Kostiantyn Dovbyshchenko a imposé le rythme du combat avec son direct du bras avant et ses courts crochets.

Le Toulonnais a montré un courage et une détermination énormes pour ne pas sombrer au 7eme round quand il encaissa trois durs crochets à la face. Alors qu’on le pensait près de la rupture, Faisal Ibnel Arrami refaisait surface et il éprouvait son rival lors des trois minutes suivantes avec quelques uppercuts. Le Français capitalisait dans le 9eme round avec une combinaison gauche droite et les deux hommes se rendaient coup pour coups lors de la 10éme et dernière reprise.  

Faisal Ibnel Arrami l’emporte aux points (97-93, 95-95, 96-94). «J’ai tout donné a déclaré le Varois au micro de TV Fight Nation, j’ai failli annuler mon combat ce matin tellement j’étais malade mais comme José Gomez malade avait été contraint de renoncer, je ne pouvais pas faire autrement que boxer. J’ai pris un gros risque devant ce dangereux Ukrainien, après deux ans sans boxer.

En poids super-plumes, le Georgien Dato Nanava (11 v, 18 d, 1 n) a causé la surprise de la soirée en battant avant la limite Hamzah Farouk (10 v, 1 d). Ce dernier était invaincu avant ce combat. A la 5eme reprise Dato Nanava a expédié son rival au tapis avec un beau crochet gauche. Il ne l’a plus lâché ensuite en enchainant avec des frappes des deux mains, l’arbitre arrêtant fort à propos le combat.

En mi-lourds Mehdi Benzebir (2 v) et Rochdi Ben Arbia (4 v, 2 d) se sont livrés une bataille somptueuse en quatre reprises. Chacun des deux opposants eut son temps fort et éprouva son vis-à-vis au cours des douze minutes du combat. Mehdi Benzemir l’emporte par décision partagée (39-37, 39-37, 37-38).

En super-légers, après deux ans passés loin des rings, Mathias Noto (4 v, 1 n) a effectué un come-back victorieux en battant aux points (40-36, 40-36, 40-36) le Géorgien Luka Tchilauri (6 v, 20 d, 1 n).

A Blois (Loir-et-Cher)

Un seul combat pro au gymnase Raymond Etelin avec la dernière représentation de l’exemplaire Michel Mothmora (31, v, 30 d, 2 n) qui écume les rings dans les rangs professionnels depuis 21 ans avec les succès que l’on connait, dont un magnifique titre de champion de France des poids moyens après lequel il a couru  tout au long de sa carrière. Hier soir il était opposé au solide et combatif Hocine Moulahi (3 v, 7 d, 1 n).

Michel Mothmora, blessé à l’arcade, s’est incliné par TKO à la 4eme reprise. « Hocine est un boxeur brouillon et il me blesse avec son coude, indique Michel Mothmora, malgré les bons soins de ma cutman la blessure saignait trop et franchement je n’avais pas envie d’aller à la « guerre » comme cela, pour ma dernière sortie. Pour faire un beau combat, il faut être deux et là les conditions n’étaient pas réunies. Je n’ai aucune déception ni amertume et surtout aucun regret. J’avais besoin de partir en disant au revoir à mon public. Je suis déjà dans un autre projet artistique avec de la musique et l’écriture de chansons. Je serai sous les projecteurs d’une autre manière ».

A Saint-Lô (Manche)

A la salle Saint Ghislain, deux combats professionnels en marge des finales des championnats de Normandie Elites.

Le poids super-welters, Joseph Meyobene (3- v, 1 n) a battu aux points deux juges à un (40-36, 39-37, 38-39 le Géorgien Rati Migriauli (4 v, 14 d, 3 n).

Paul Le Guillou (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux dans la catégorie des super-légers en battant le Géorgien Giorgi Gotchoshvili par arrêt de l’arbitre pour insuffisance technique à la seconde reprise .

A Giffaumont (Marne)

Trois combats professionnels se sont déroulés au gymnase Giffaumont.

En poids plumes, le jeune (20 ans) espoir, Jeremy Bernardin (5 v, 1 n) a battu aux points (60-54) le baroudeur Jean Noel Alvarez (7 v, 40 d, 2 n).

En poids coq féminin, la jeune (21 ans) Clothilde Del  Ben (1 v) a fait son entrée dans les rangs professionnels de la plus belle des manières en battant aux points (39-36) l’expérimentée Italienne Angela Canizzaro (6 v, 12 d, 1 n).

En poids mi-lourd, Agop Margaryan (2 v), autre jeune (20 ans) espoir de la région a ajouté une seconde victoire avant la limite à son jeune palmarès aux dépens de Noorman Merun (1 d), le boxeur local qui faisait ses débuts professionnels.

A Amiens (Somme)

Six combats pros  au programme de cette réunion organisée par l'Amiénois Boxing Club au gymnase des quatre chênes en présence de 500 spectateurs.  

La finale du critérium espoirs des poids welters opposait  Ouissam Hattab (2 v) à  Dassa Namana (2 v, 2 d). Ce combat constituait une revanche entre les deux hommes et c’est à nouveau l’Amiénois qui fut déclaré vainqueur (39-37). Le boxeur d’Auch entrainé par John Borlin fut sérieusement coupé à l’arcade suite à un choc de têtes, blessure qui nécessita la pose de huit points de suture à l’hôpital.

En super-Welters, Kamel Guercif (0 v,1 d, 1 n) qui avait subi une défaite pour son 1er combat était opposé à un redoutable adversaire en la personne de Mouhib Alili (4 v) ex international Tunisien. Le talentueux Amiénois a réussi à faire jeu égal avec son rival grâce à sa technique. Les quatre reprises ont été disputées pour le plus grand plaisir du public.

Le combat se solde par un match nul (39-37, 37-39, 38-38) mais au-delà du résultat, il redonne confiance à Kamel Guercif selon Jérôme Fouache, l’entraineur organisateur de cette soirée. «  Kamel a montré que sa défaite à Saint Quentin était un accident. Je crois beaucoup en lui, car il a du talent et c’est un gros bosseur. Nous allons faire en sorte qu’il descende d’une catégorie, cela correspondra plus à ses aptitudes. Il doit boxer le 28 Novembre à Abbeville et le 18 Décembre à Lille. Je veux le faire combattre souvent pour qu’il puisse acquérir de l’expérience » résume Jérôme Fouache.

En super-welters, Georges Wiss (4 v, 1 n) a battu aux points (59-55, 58-56, 58-56) Nassim Maouhechi (2 v, 1 d).

En super-moyens, Nabil Bouazni (1) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (39-37, 40-36, 40-36) Jonathan Kinner (1 v, 7 d, 1 n). Dans la même catégorie, le Belge basé à Lille, Mohamed El Achi (17 v, 3 d, 3 n) a disposé aux points (60-54, 60-54, 58-55) du Serbe Milos Jankovic (2 v, 14 d, 2 n). Enfin en poids légers, David Prince (2 v) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36) le Serbe Milan Savic (4 v, 40 d, 2 n) .

Hier soir à Las Vegas, Maïva Hamadouche (22 v, 2 d) a échoué dans sa tentative d’unifier les titres IBF/WBO des poids super-plumes en étant battue aux points (100/90 - 99/91 - 98/92) par l’invaincue Mikaela Mayer (16 v).

Maïva Hamadouche est une nouvelle fois allée au bout d’elle-même en en effectuant un pressing de tous les instants pendant dix rounds face à une surprenante championne Américaine. La championne WBO a tenu tête à la Française et alors qu’on l’attendait plutôt mobile et contre attaquante, elle est restée en face pour échanger coups pour coups.

Dès le coup de gong initial, Maïva Hamadouche s’est ruée vers sa rivale dans son style incomparable avec la ferme intention de l’étouffer par sa pression et ses frappes délivrées à une cadence démentielle. L’Américaine acceptait l’épreuve de force mais elle était obligée  de rompre les échanges. La détermination d’El Veneno était telle que quand M. Mayer paralysait son bras droit, elle continuait à donner des crochets gauches.

Les deux premières reprises étaient totalement à l’avantage de la tricolore, elle réussissait un fantastique triple uppercut droit et l’Américaine semblait bien mal embraquée dans l’affrontement.

Pourtant Mikaela Mayer ajustait ses frappes lors d’une dantesque 4eme reprise où les deux championnes se rendaient coup pour coup. Le combat atteignait des sommets d’intensité avec des échanges monstrueux. A ce jeu du à toi à moi, la précision et les protections de M. Mayer s’avéraient déterminantes. Maïva Hamadouche ne faiblissait pas mais sa rivale s’adaptait à son style ravageur, quitte à user de poussées quand la Française se faisait trop pressante sans omettre de remiser en sortie.

A la 7eme reprise, Mikaela Mayer prenait l’ascendant en alternant les crochets en bas et au visage. Lors des deux minutes suivantes, Maïva Hamadouche ne lâchait rien mais Mayer passait ses uppercuts et enchainait avec sa droite à la face. Le combat était équilibré, bien plus que ne l’indiquera le pointage final, même si Mayer dominait incontestablement, elle ne mettait pas en danger la Française qui persistait dans ses offensives, confondant trop souvent quantité et qualité des frappes. Mikaela Mayer faisait la différence grâce à sa technique supérieure et à ses facultés d'adaptation.

Maïva Hamadouche jetait toutes ses forces dans un 9eme round éprouvant, Mikaela Mayer plaçait encore un uppercut puis un crochet gauche et un droit. Nasser Lalaoui exhortait sa championne « à montrer qui elle était » avant d’attaquer l’ultime reprise mais Maïva Hamadouche avait déjà tellement donné qu’elle n’elle était plus en mesure de renverser la vapeur.  

 L’Occitan est entré à pas de géant dans l’Histoire de la boxe tricolore en devenant le premier Français à être sacré deux fois champion du monde amateur. Pour cela, il a littéralement mystifié (5-0), en finale, l’Ouzbek Abdumalik Khalokov.

Le duel mettait aux prises deux pugilistes aux profils comparables, deux puristes de la discipline, deux toréadors des rings toujours enclins à planter des banderilles avec la manière, dans la quête d’une perfection gestuelle.

De fait, l’Asiatique faisait le show les bras ballants, le sourire un tantinet narquois aux lèvres et les yeux grands ouverts. Parfois, il simulait des appuis incertains pour décocher un coup à la godille. Il eut fallu que Sofiane Oumiha soit un perdreau de l’année pour être désarçonné par pareil stratagème. D’autant que par-delà son sens du spectacle, Abdumalik Khalokov était pourvu d’un bagage technique loin d’être aussi étoffé que celui du Toulousain. Il avait notamment tendance à ne miser quasiment que sur sa droite pour faire la différence.

Le Français ne faisait jamais dans le superflu et l’inutile

Le Toulousain, lui, faisait feu de tout bois, non seulement avec ses jabs et ses directs du bras avant, délivrés à la hussarde à la pointe du menton adverse. Ses crochets étaient également plus précis et plus explosifs. Sans compter une propension à combiner, ce qui n’était pas le cas de son opposant, lequel avançait en ligne, par à-coups, souvent en se jetant sans réellement chercher à construire ses actions ni à effectuer, en amont, un travail de feinte.

Les débats s’apparentaient à un jeu d’échecs, chacun cherchant à se faufiler dans la moindre faille. A ceci près que le Bleu n’en avait pas et livrait un véritable récital même quand son contradicteur tentait d’accélérer dans l’ultime opus. Là encore, il s’avérait nettement plus imperméable défensivement avec des esquives à profusion, des pas de retrait bienvenus et une capacité à systématiquement tourner au bon moment.

En somme, contrairement à son rival, le Français ne faisait jamais dans le superflu et l’inutile. L’efficacité de chaque instant sublimée par l’esthétique permanente : cela s’appelle le talent et Sofiane Oumiha en est la plus belle incarnation.

« Il a livré sa prestation la plus aboutie du tournoi au cours duquel il n’a cessé de monter en puissance, juge Malik Bouziane, entraîneur national en charge de la filière masculine. Il a fait un combat de folie contre un bon boxeur qui, de surcroît, était beaucoup plus frais puisqu’il avait été exempté de premier tour et avait remporté sa demi-finale par forfait. Sofiane a vraiment fait un super boulot. Il a effacé ce qu’il s’est passé à Tokyo tout en montrant la voie aux jeunes. Il tire le groupe vers le haut. »

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