Ce samedi 27 Novembre à Ostroleka en Pologne, Nizar Trimech (9 v, 2 d, 1 n)  n’est pas passé loin de l’exploit en décrochant un match nul (76-76, 76, 77-75) avec Kamil Szeremeta (21 v, 2 d, 1 n).

Depuis son retour en juillet 2021 après trois ans passés loin des rings, Nizar Trimech enchaine les performances de premier plan. Ce fut d’abord Ronny Landaeta, ex champion de l’Union Européenne des super-moyens que le Français malmena chez lui pour enchainer hier soir avec Kamil Szeremeta ex champion d’Europe des poids moyens et dernier challenger mondial de Gennady Golovkin.

La star Polonaise, qui revenait après une seconde  défaite subie en juin devant l’invaincu Jaime Munguia ex champion WBO des poids super-welters, ne s’attendait probablement pas à une rentrée aussi compliquée. Nizar Trimech a bousculé Kamil Szeremeta comme personne ne l’avait encore jamais fait en Europe.

L’ex champion d’Europe tentait de raccourcir la distance au 1er round, Nizar Trimech utilisait sa mobilité à bon escient et son jab à profusion pour tempérer les velléités de son rival. Le Français contrait Kamil Szeremeta avec un premier uppercut puis une droite.

Le Polonais accentuait sa pression mais Nizar Trimech ne se laissait pas enfermer, toujours en mouvement, il gérait admirablement même s’il encaissait un crochet droit en fin de seconde reprise. Le tricolore n’était pas venu faire de la figuration, il le démontrait en imposant le rythme du combat. Son direct du bras avant claquait sur le visage du champion local qui commençait à être bien marqué sous l’œil droit au 3eme round.

Le Français réalisait un combat quasi parfait, jab, droite et uppercut en avançant et toujours le petit pas de retrait pour esquiver. A la mi combat, Nizar Trimech dominait techniquement et tactiquement les débats. Il se comportait en patron sur le ring et Kamil Szeremeta était contraint de reculer au 5eme round, il encaissait malgré tout un court uppercut en fin de reprise.

Le combat était intense et sans temps mort, le champion Polonais utilisait son métier pour mettre quelques coups derrière la tête au 6eme round puis il prenait l’avantage en touchant avec ses crochets et son uppercut droit. Ce fut incontestablement le meilleur round de l’ex challenger mondial depuis le début du combat.  Nizar Trimech qui avait déjà beaucoup donné semblait marquer le pas à la 7eme reprise et il subissait la pression de son adversaire qui le touchait en crochet avant d’enchainer avec un uppercut, le Français répliquait lui aussi avec un uppercut.

Kamil Szeremeta attaquait en trombe le 8eme et dernier round en distribuant des coups sans discontinuer pendant une bonne minute, sans dommages pour Nizar Trimech qui bloquait ou esquivait la plupart des frappes.  Les deux hommes se lançaient dans un final dantesque où les coups pleuvaient sous tous les angles sans qu’aucun des deux ne soit réellement éprouvé.

Les seizièmes, huitièmes et quarts de finale des Championnats de France amateurs (CFA) seniors, qui se sont déroulés, du 26 au 28 novembre, à Eaubonne (résultats ici), ont confirmé que la reprise de la compétition a été ardue pour toutes et tous. Même si l’essentiel est que l’événement ait bel et bien eu lieu.

Pour ce qui est des hommes, cette édition des CFA a forcément pâti de la crise sanitaire. Conséquence : « Nous avons bien vu que ces deux années marquées par la Covid-19 ont été très pénalisantes, insiste Malik Bouziane, entraîneur national en charge de la filière masculine. Il y a, par exemple, eu des seniors qu’ils n’ont quasiment pas boxé dans les rangs juniors dans la mesure où, dans cette catégorie d’âge, les championnats de France non pas eu lieu durant deux saisons consécutives. Si bien que même si, sur le plan technique, ils n’avaient pas forcément grand-chose à envier à leurs adversaires plus âgés qu’eux, physiquement, ils ne tenaient pas la distance. Sans compter un manque d’automatismes et de sensations. Plus largement, le manque d’oppositions depuis vingt-quatre mois s’est ressenti pour la plupart des athlètes. D’ailleurs, certains ne se sont même pas engagés aux CFA, sans doute parce qu’ils estimaient ne pas être suffisamment préparés pour une telle échéance. »

Résultat, « le niveau a été assez disparate avec du bon et du moins bon mais avec, dans l’ensemble, de l’engagement. En outre, des garçons se sont qualifiés pour les demi-finales alors qu’ils n’auraient sûrement pas pu réaliser une telle performance en temps normal. Tant mieux pour eux car ce sera une occasion précieuse d’emmagasiner du vécu », analyse Malik Bouziane. Il n’en demeure pas moins que la hiérarchie ne devrait pas être bouleversée : « Hormis ceux qui ont déjà intégré un pôle et qui, au demeurant, ont tous confirmé, je n’ai pas découvert une pépite susceptible de briguer une qualification pour les Jeux de 2024. En revanche, dans l’optique de 2028, il y a des jeunes qu’il faudra suivre. »

Chez les féminines un manque de densité qui se traduit par un déficit d’expérience

Chez les féminines, seuls vingt-cinq combats étaient au programme. Et encore, pas dans toutes les catégories. « Quelques filles sont sorties du lot mais nous les connaissions déjà. Elles avaient en effet été déjà identifiées, soit lors de stages régionaux ou encore, lors de divers tournois en France, voire parce qu’elles avaient été membres des équipes de France jeunes, explique Stéphane Cottalorda, entraîneur national en charge de la filière féminine. Celles avec qui nous travaillons déjà ont souvent montré des choses intéressantes mais il leur faudra confirmer dans quinze jours. » Une mention spéciale, toutefois, à Marine Rostand qui est revenu aux affaires après cinq ans d’arrêt, elle qui a notamment participé aux championnats du monde en 2015.

Il n’en demeure pas moins que pour le gros du bataillon, le bilan est en demi-teinte. « C’est encore tendre et l’on a bien vu le fossé qui existe avec celles qui sont membres des équipes de France, tempère Stéphane Cottalorda. Dans l’ensemble, on note un manque de densité qui se traduit inévitablement par un faible nombre de combats et donc un déficit d’expérience. Ce cercle vicieux impacte forcément le niveau général car, dans ces conditions, il est difficile de progresser. Même s’il ne faut préjuger de rien, il y a peu de chances de retrouver, dans trente-deux mois, lors des Jeux de Paris, des filles que nous avons vues à l’œuvre à Eaubonne. »

Dès lors, que faire ? « Pour changer la donne, peut-être faudrait-il opérer des modifications réglementaires et diminuer le nombre de catégories pour avoir dans chacune d’elles davantage d’athlètes en lice, suggère Stéphane Cottalorda. Autre piste, dans la mesure où les impacts sont moins importants chez les filles, pourquoi ne pas favoriser les surclassements afin de permettre à des cadettes 2 d’affronter des juniors 1 et à des juniors 2 de se mesurer à des seniors. »

La formation des cutmen nationaux se tiendra à Aubervilliers dans les locaux du célèbre Boxing Beats samedi 4 et dimanche 5 décembre.

Il reste quelques places pour cette dernière session 2021 dirigée par Laurent Boucher et Franck Roméo.

Cette formation diplômante parrainée par la FFB, a pour vocation de s'adresser au plus grand nombre de gens officiant dans le monde des sports de combats et désireux de se professionnaliser dans le domaine du soin à apporter aux combattants. Des dates sont d'ores et déjà prévues pour 2022 sur tout le territoire national avec une première étape à Royat les 22 et 23 janvier prochain, en partenariat avec le comité régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Inscriptions et renseignements sur le site OFFICIEL :www.formation-cutmen-nationaux.com

L'activité boxe était au rendez vous en France lors de ce dernier Week end de Novembre avec pas moins de cinq réunions comportant des rencontres professionnelles.

A Laval

Quatre combats professionnels encadraient le double championnat (WBA/IBO International) de Jordy Weiss.

Cédric Vitu (48 v, 4 d, 1 n) a concédé le premier match nul de sa longue et riche carrière devant le solide Serbe Ognjen Raukovic (8 v, 23 d, 1 n). «Je ne cherche pas d’excuses, commente Cédric Vitu. Je n’ai su que cinq jours avant si j’allais boxer, je n’ai pas trop bien gérer le poids. J’ai contrôlé avec mon bras avant, en face il y avait un bon boxeur, bien sec et qui frappait, il avait battu Karim Achour. Le combat piège qu’il faut aborder dans de bonnes conditions, ce qui n’était pas mon cas. J’étais allé mettre les gants avec Hassan (N’dam), j’avais retrouvé de bonnes sensations. J’ai toujours envie mais il est vrai que j’ai toujours eu du mal à être 100% motivé pour ce genre de combats. »

La finale du critérium des poids super-légers entre Nathan Pineau Laib (7 v) et Samy Khellas (2 v, 4 d, 2 n) a vu la victoire aux points (39-38) du premier nommé.

Samy Khellas, éliminé par le Nantais en demi-finale, avait été repêché suite au forfait de Cédric Mayemba. Le Bordelais a opté pour une autre stratégie lors de cette revanche en se plantant au centre du ring. La précision de Nathan Pineau Laïb et ses coups au corps ont fait la différence.

En poids coq, Romane Geffray (2 v, 3 d, 1 n) a battu aux points (59-55, 59-55, 58-56) l’expérimentée  Serbe Marijana Dasovic (0 v, 11 d, 1 n). « Cette adversaire avait beaucoup de défaites mais elle était rude et courageuse, commente Alban Georget, le coach de Romane Geffray et Nathan Pineau Laïb. Le combat commençait bien mais Romane s’est blessée à la main gauche au 2eme round et elle ne pouvait plus donner son bras avant au 3eme. Je lui ai conseillé de faire des feintes, des déplacements et  des appels avec son bras avant puis de donner des coups corps face avec son bras arrière pour gagner les rounds »

Crédit photo/ Kévin ROUSCHAUSSE - LAVAL la ville

Le poids Lourd-légers Brice Clavier (2 v, 1 d) s’est incliné avant la limite (TKO 4)  devant Alexandre Coustre (3 v). Le combat fut spectaculaire avec des comptes de chaque côté. Brice Clavier a expédié son rival au tapis au 1er round avant d’être lui-même compté lors des trois minutes suivantes. Alexandre Coustre a changé de tactique à la 3eme reprise en bougeant et il a contré Brice Clavier qui s’est retrouvé au sol. Le Nazairien a réussi à terminer la reprise mais il a été arrêté par l’arbitre au cours du 4eme round.  

A La Souterraine

Deux combats professionnels pour deux résultats nuls.

En poids mi-lourds, Cyril Joly (11 v, 11 d, 1 n) a fait match nul (59-55, 57-57, 57-57) avec  Martin Owono (8 v, 34 d, 4 n) et les deux poids lourd-légers Aboubacar Yoada (1 v, 1 n) et Jerôme Tardivel (0 v, 2 d, 1 n) ont été renvoyés dos à dos (39-37, 38-38, 38-38).

A Morcenx

En poids moyen, Noel Lafargue (8 v, 2 d) a battu aux points (59-57) Raphaël Bocquet (3 v, 34 d, 1 n).

A Abbeville

En poids welters, Karim Guercif (1 v, 1 d, 1 n) a ouvert son compteur de victoires en dominant aux points (60-54) le Georgien Valeri Gojiashvilli (2v, 2 d). « Son adversaire était bon, indique Jérôme Fouache, il était plus grand que lui et Kamel a boxé offensivement  tout en se méfiant des contres du Georgien car sa droite plongeante pouvait être dangereuse. »

Le jeune poids super-welters, Georges Wiss (5 v, 1 n) a battu aux points (58-56) le Georgien Nobar Robakidze (16 v, 41 d, 6 n).

A Gien

Quinze jours après s’être adjugé de la coupe de France élites des poids moyens, Franck Zimmer (10 v, 2 d) s’est imposé aux points (60-54, 59-55, 59-55) devant Melvudin Suleymani (8 v, 14 d, 3 n).

En poids welters, Melvin Moreau (7 v, 4 d) a battu Joseph Meyobene (3 v, 1 d, 1 n) par jet de l’éponge à la 1ere reprise . "Le combat s'est bien passé pour moi, avec un arrêt par jet de l’éponge après avec mis mon adversaire ko au bout de 28 secondes dans le premier round sur une droite au menton " commente Melvin Moreau.

En poids super-légers, le talentueux Jeremy Dupetitmagneux (5 v, 1 n) a effectué un retour victorieux après presque deux ans sans boxer en battant par décision majoritaire (59-55, 58-56, 57-57) Alain Christian Sangue (11 v, 7 d, 1 n).

Le 27 novembre à l’espace Mayenne de Laval, Jordy Weiss (28 v) a conquis les ceintures WBA international et IBO international des poids welters en battant par décision majoritaire (95-95, 98-92, 96-94) l’Espagnol Aitor Nieto (25 v, 8 d, 1 n).

Cette rencontre constituait des retrouvailles entre les deux hommes, Jordy Weiss ayant déjà battu aux points l’Espagnol à Saint-Nazaire il y a trois ans pour le titre de l’Union Européenne des welters. La revanche disputée devant plus de 3000 spectateurs a donné lieu à de rudes échanges.

Dès le premier round, Jordy Weiss a ouvert Aitor Nieto à l’arcade gauche avec un crochet droit. L’ibère ne s’est pas désuni par cette mauvaise entrée en la matière et il a continué à attaquer. Le lavallois a esquivé et remisé. A la 8eme reprise, l’arcade gauche d’Aitor Nieto était ouverte par un crochet droit de Jordy Weiss. Le Français maitrisait les débats et semblait en avance au pointage avant de connaitre un 10eme et dernier round très dur.

La droite du visiteur arrivait sur l’arête du nez de Jordy Weiss, lui occasionnant une sérieuse blessure. Aitor Nieto donnait alors tout ce qui lui restait pour tenter d’aggraver cette blessure et Jordy Weiss devait tourner et s’accrocher pour préserver l’essentiel : la victoire !

Crédit photo/ Kevin ROUSCHAUSSE - Ville de LAVAL

«  Il est venu faire le combat de sa vie, remarque Jordy Weiss dans les colonnes d’Ouest-France. Il savait que cette opportunité était probablement la dernière qu’il aurait. Il a tout donné et je l’ai bien touché car je l’ai senti faire l’ascenseur. Il est dur et il revenait toujours. Pendant un instant, j’ai cru qu’il aurait pu tomber quand je l’ai touché mais je n’ai pas voulu prendre de risques inutiles. Je boxe pour gagner des titres et c’est avec sa tête qu’on les prend. »  

Le 27 novembre, chez lui, à Villeneuve-sur-Lot, le Français (32 v, 1 n, 3 d) a été brillant de bout en bout pour vaincre avant la limite le rugueux mais limité Serif Gurdijeljac (21 v, 6 d). Le voilà détenteur du titre IBF intercontinental des super-plumes et aux portes d’un championnat du monde.

La confrontation démarrait sur les bases attendues. Samir Ziani enclenchait progressivement la machine à débiter tandis que le visiteur, placide, était moins actif et justifiait cette parcimonie par une recherche systématique de puissance, les pieds bien à plat. Mais sa relative lenteur autant que la prévisibilité de ses intentions ne mettaient pas en danger le héros de la soirée qui veillait à bloquer, les mains bien hautes, et à ne pas s’emballer en faisant montre de largesses défensives qui eurent été périlleuses. Mobile et donc difficile à cadrer, il imposait un rythme à la fois élevé et varié avec des accélérations lors desquelles il mitraillait sous tous les angles le Serbe. Une stratégie pertinente tant elle empêchait ce dernier de s’organiser d’autant, encore une fois, que sa prestation était extrêmement stéréotypée en cherchant uniquement à coincer l’Aquitain pour le crucifier en force.

Un Tricolore aux trois poumons et à l’incomparable cardio

« Applique-toi et sois intelligent », demandait l’entraîneur Mohamed Bennama à son protégé. Le Lot-et-Garonnais l’était avec une constance remarquable. De fait, il maîtrisait sa partition sur le bout des gants grâce à son panel pugilistique notoirement plus complet. Capable de déclencher en reculant, en avançant ou en décalant mais toujours dans le temps, également doté d’une précieuse faculté d’en découdre en délivrant des séries de cinq à six coups précis, sans guère de déperdition, il commençait à rendre chèvre l’ami Gurdijeljac qui ne trouvait ni la solution ni l’ouverture.

A la mi-combat, le Tricolore aux trois poumons et à l’incomparable cardio s’engaillardissait mais toujours lucidement. Non seulement il concluait l’essentiel des échanges à son avantage mais c’est lui qui se mettait à marcher ostensiblement sur le Serbe et lui imposait un bras de fer qui tournait fort logiquement en sa faveur.

« Les portes de la scène mondiale s’ouvrent »

Sa domination était manifeste mais, surtout, attestait de ses progrès et de sa maturation entre seize cordes. Moins chien fou qu’il ne le fut, sa boxe ne comporte quasiment plus de perte en ligne et est marquée du double sceau de l’utile et de l’efficace. Serif Gurdijeljac en faisait les frais. Ne sachant que se battre au forceps, sa main en pâtissait. Vraisemblablement fracturée, il était contraint de renoncer à l’entame du dixième round alors que son retard sur les bulletins des juges était une évidence.

Visiblement très ému, Samir Ziani, pleinement conscient qu’il avait au moins autant à perdre qu’à gagner dans l’histoire, pouvait exulter au micro de Fight Nation : « Les portes de la scène mondiale s’ouvrent. Cette aventure nous allons la commencer tous ensemble. C’est un rêve qui se réalise. J’ai commencé la boxe à l’âge de seize ans. Personne ne croyait en moi. Voir, maintenant, autant de monde qui croit en moi me touche énormément. Si j’ai un message à faire passer à la jeunesse, c’est de croire en ses rêves, de ne rien lâcher et de faire de sa passion un objectif dans sa vie. »

Dans un contexte de reprise de l’épidémie de covid-19, le Gouvernement a acté des mesures de nature à limiter la propagation du virus et protéger nos concitoyens.

Dans le champ du sport, l’objectif demeure de garantir la continuité d’une pratique sportive normale et la bonne tenue du spectacle sportif.

La mise en place du pass sanitaire pour accéder à un équipement sportif (couvert ou de plein air) ou participer à une compétition dans l’espace public, permet de préserver l’activité des pratiquants comme celle des salles, clubs et gestionnaires d’équipements.

En complément, et afin de protéger chacun efficacement contre le virus, le respect des mesures barrière est rappelé avec force et le port du masque redevient obligatoire pour tous dans un équipement sportif dès le 26 novembre 2021, excepté au moment de la pratique sportive et de son encadrement effectif.

A noter : A compter du 29 novembre, la durée de validité des tests PCR et antigéniques sera réduite à 24 h pour le pass sanitaire.

En savoir plus sur : https://www.sports.gouv.fr/pratiques-sportives/covid19/Decisions-sanitaires-applicables-au-sport-a-partir-du-16-decembre-2021/

Le protégé de Mohamed Bennama (32 v, 1 n, 3 d) disputera, ce samedi, chez lui, à Villeneuve-sur-Lot, une officieuse demi-finale mondiale IBF en super-plumes même si c’est le titre intercontinental qui sera en jeu. Il aura en face de lui un solide adversaire en la personne du Serbe Serif Gurdijeljac (21 v, 5 d).

L’Aquitain devait initialement remettre en jeu sa ceinture continentale de la catégorie contre un homme qu’il connait bien. En l’occurrence, le Belge Faroukh Kourbanov qu’il avait déjà battu, aux points, lors d’une défense victorieuse de son titre EBU, à Agen, en 2019. La perspective de lui accorder une revanche, de surcroît outre-Quiévrain, ne l’emballait guère d’autant que le challenge sportif consistant à redonner sa chance à un opposant qu’il avait dominé, somme toute, assez aisément était discutable. Aussi, quand l’adjoint au Maire de Villeneuve-sur-Lot, chargé de la Jeunesse et des Sports, s’est vu proposer, à la place, de briguer le titre intercontinental IBF, il n’a pas hésité longtemps et a fait le choix d’abandonner sa couronne européenne. Une option d’autant plus compréhensible que le vainqueur du combat sera classé dans le top trois de l’IBF. Il aura, en outre, une sérieuse chance de se voir désigner challenger officiel. « Avec mon manager, Gary Hyde, nous avons en quelque sorte changé mon plan de carrière pour emprunter une route beaucoup plus rapide afin d’arriver à faire un championnat du monde. En outre, je pense avoir fait le tour de la question en Europe. », justifie le Français.

« Je suis confiant mais je reste méfiant et sur mes gardes »

Lequel, aura, cette fois, l’opportunité d’en découdre à domicile, dans sa bonne ville de Villeneuve-sur-Lot. Les partenaires fidèles qui le suivent depuis maintenant plusieurs années, à commencer par l’enseigne GiFi, ont en effet mis au pot pour lui permettre de se produire devant ses supporters. Il devra s’employer pour venir à bout de son rival serbe, Serif Gurdijeljac. « Il a un bon bras avant et un bon crochet gauche, analyse Samir Ziani. C’est un mec vaillant, encaisseur et endurant. Il prépare bien ses attaques et va vite de bras. Il est classé dans le top dix de l’IBF. » Un profil solide, certes, mais qui n’effraie pas plus que ça le Tricolore. Sans verser dans un chauvinisme de mauvais aloi, il possède, en magasin, les atouts pour l’emporter et donner un peu plus corps à son rêve  planétaire.

« Je suis confiant mais je reste méfiant et sur mes gardes », tempère le Lot-et-Garonnais qui, toujours grâce à ses sponsors, a la possibilité de ne se consacrer qu’à la boxe et qui aspire, entre autres, à se lancer dans le coaching privé dans le cadre d’un concept qu’il est en train de finaliser. Toujours est-il que sa préparation s’est déroulée comme prévu. Outre un sparring-partner singapourien, il a pu mettre les gants avec l’ex-champion France des super-plumes, Anthony Rivière, son partenaire de club à Blagnac. Bref, les feux sont au vert.

Le 20 novembre, devant son public de Grenoble, l’Iséroise (3 v, 6 d) a détrôné aux points (77-75, 75-77, 77-75) la championne France des super-légères, Elsa Hemat, (3 v, 2 n, 5 d) qui l’avait battue, il y a un mois, pour conquérir le titre.

La locale entamait les hostilités dans les meilleures dispositions, à la fois en étant entreprenante, incisive et mobile. Boxant bien en ligne et à distance pour tirer tout le parti de son allonge supérieure, elle marquait d’entrée de précieuse touches, tantôt avec son bras avant, tantôt en séries. De quoi ravir son entraîneur, Patrick Malaizée, qui lui conseillait de faire attention en sortie d’échanges et de ne pas laisser le temps à l’Aulnaysienne de s’organiser.

De fait, cette dernière ne parvenait pas à durcir les débats comme le lui recommandait son coach, Nasser Lalaoui. La Martiniquaise peinait à cadrer son opposante et à faire montre de continuité dans ses offensives. Certes, il n’était pas rare que ses droites et ses uppercuts fassent mouche et parfois reculer Marion Montanari, comme dans la quatrième reprise. Mais elle manquait de précision pour « faire mal », ce que voulait pourtant son coin. La clef de la confrontation était dans les jambes de la locale. Dès qu’elle se déplaçait et qu’elle misait sur son jab, elle mettait sa rivale dans l’embarras, laquelle, trop brouillonne et pas toujours bien placée, ne réussissait pas exploiter sa puissance.

« J’éprouve un double sentiment de satisfaction et de gratitude »

Ce qui exaspérait Nasser Lalaoui qui lui dictait vertement la marche à suivre : « Travaille la première ! Ne t’arrête pas sur un coup ! Ne lui donne pas de champ ni la possibilité de partir. Tu n’es pas assez méchante. Quand tu touches, continue ! Sois agressive sinon tu vas leur laisser le titre. » Une prédiction qui s’avérait exacte d’autant que même lorsqu’elle reculait, c’est Marion Montanari, admirable d’engagement, qui débitait le plus et qui résistait, y compris en corps à corps, à l’ultime baroud d’honneur de la visiteuse.

La voilà sacrée pour sa quatrième tentative nationale. « C’était prévu, expliquait-elle, toute souriante, au micro de Fight Nation. J’avais travaillé dur pour ça. Cela a payé. Pour moi, j’avais fait une contre-performance lors du match aller. Je me devais d’être plus offensive. C’est ce que j’ai fait mais je félicite Elsa qui a été très coriace. Cela faisait tellement longtemps que je voulais cette ceinture. C’est difficile de réaliser. J’éprouve un double sentiment de satisfaction et de gratitude. On verra quelles seront échéances. Je suis prête à défendre mon titre ou à aller chercher quelque chose au niveau européen. »

Dix combats professionnels dans trois galas dont deux championnats de France et un championnat du monde se sont disputés ce week-end en France.

A Douai

En marge du championnat du monde de Ségolène Lefebvre (lire ici), il y avait trois combats professionnels.

En poids super-welters, Barthélémy Lefebvre (20 v, 11 d, 1 n) a battu aux points (59-54, 59-54, 60-53) Victor Garcia (8 v, 10 d, 4 n).

Le Douaisien a mis au tapis son adversaire au 2eme round avec un enchainement crochet gauche crochet droit suivi d’une droite pleine face. L’Alsacien a pu reprendre le combat mais il n’a jamais été en mesure d’inquiéter le Nordiste.   Barthélémy Lefebvre terminera fort en délivrant une série d’une dizaine de coups corps face. «Tout s’est passé comme je l’ai prévu, indique Barthélémy Lefebvre. Il était fort physiquement, je l’ai mis au tapis et j’ai ensuite déroulé ma boxe ».

En super-légers, Messaoud Oubaali (4v) a dominé aux points (60-53, 60-53, 59-54) Mohamed Charef (1 v, 5 d, 1 n).

Mohamed Charef a avancé sur son rival pour se faire contrer régulièrement par Messaoud Oubaali. Doté d’un beau coup d’œil, ce dernier l’a régulièrement ajusté avec son bras avant et son uppercut droit. Le jeune Oubaali a trouvé l’ouverture au 3eme round avec une droite, il a enchainé avec une série de crochets des deux mains et Mohamed Charef est allé au tapis. Excellent technicien et mobile, Messaoud Oubaali a géré le reste du combat. «Il a cherché l’épreuve de force, la stratégie était simple avec uppercut bras arrière quand il rentrait. D’ici un an, j’aimerais faire un championnat de France » déclare un Messaoud Oubaali qui semble promis à un bel avenir.

Le 3eme boxeur de la Team Pantigny, Leo Paez (2v, 2 d, 1 n) a connu moins de réussite que ses camarades de club en étant arrêté à la 4eme et dernière reprise de son combat face à Mevludin Suleymani (8 v, 13 d, 3 n). Voyant que son boxeur était en difficultés à la 4eme reprise, Robert Pantigny a jeté la serviette.

A Grenoble

Deux championnats de France et trois combats d’encadrement dans cette soirée diffusée sur TV Fight Nation.

L’invaincu Lourd-légers, Leonardo Mosquea (6 v) a battu Fabrice Lewis Menayame (2 v, 3 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre à la 5eme reprise.

Leonardo Mosquea a enclenché la marche avant mais il s’est heurté à un vaillant adversaire qui lui a tenu la dragée haute jusqu’au 4eme round. Fabrice Lewis Menayame a accusé un crochet gauche au corps, Léo Mosquera ne l’a plus lâché, il a porté l’escouade fatale à la 5eme reprise  avec une pluie de crochets des deux mains. Fabrice Lewis Menayame refusait d’abdiquer mais les coups reçus et son absence de réaction incitaient l’arbitre à stopper le combat.

En poids super-moyens, Lancelot Proton de la Chapelle (1 v)  a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (60-54, 59-55, 58-56) Pierre Rosadini (0 v, 4 d).

Le Normand a fait valoir sa technique supérieure pour placer son direct du bras arrière, sa mobilité lui permettant de se mettre hors de portée des coups de son opposant même s’il s’est fait parfois par les crochets de Pierre Rosadini en fin de combat.

Dans un combat de poids lourd-légers disputé en six rounds, Yoann Bloyer (21 v, 41 d, 2 n) est venu à bout de Matin Owono qu’il a battu aux points par décision partagée (57-56, 58-56, 55-58).  

A Auray

En poids légers, Akkouh Oilyd (2 v) a battu aux points le vaillant Sébastien Chureau (0 v, 7 d, 1 n).

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