Candidatez pour faire partie des 5 membres de la Commission fédérale juridique, statuts et règlements pour la période 2022-2024. Vous avez jusqu’au 14 janvier pour proposer votre candidature (date limite de réception des documents).
Conformément à l’art. 23-3.10 du règlement intérieur de la Fédération française de boxe, la Commission Fédérale Juridique, Statuts et règlements se compose de 5 membres.
Cette commission a dans ses attributions :
• l’élaboration des statuts de la FFBoxe et des organes déconcentrés, du Règlement Intérieur et des Règlements Généraux de la FFBoxe ;
• la proposition de toutes les modifications nécessaires des textes fédéraux auprès des instances dirigeantes de la FFBoxe ;
• la vérification de la conformité et la cohérence de l’ensemble des textes règlementaires fédéraux. Elle donne son avis sur les dispositions de ces textes et sur les lois et règlements susceptibles d’intéresser la Boxe ;
• l’examen de toutes les questions se rapportant au respect des textes fédéraux autres que ceux relatifs au Règlement Disciplinaire ;
• l’apport d’une meilleure connaissance des textes fédéraux en direction des représentants des structures déconcentrées et des clubs de la FFBoxe.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au vendredi 14 janvier 2022 (date limite de réception des dossiers).
Conformément à l’article 23.2.2 du règlement intérieur, pour être admissible, le/la candidat(e) doit être licencié(e) pour la saison 2021/2022 à la date de dépôt de sa candidature (cf. formulaire ci-après). Celle-ci devra être datée, signée et dûment complétée, sous peine d’irrecevabilité.
Une même personne ne peut pas être membre de plus de deux commissions.
Conformément aux articles 23.2.1 et 23.2.2 du règlement intérieur :
Outre sa Présidente, une commission peut accueillir un autre membre du comité Directeur de la FFBoxe.
Ce samedi 18 septembre au parc des expositions de Béziers, l’invaincu Bastien Ballesta (23 v 1 n) et Maxime Devignaud (9 v, 1 d) se disputeront le titre vacant de l’union européenne des poids super-légers.
Initialement, Bastien Ballesta devait rencontrer Franck Petitjean mais ce dernier a été retenu pour disputer le titre européen (EBU) face au Danois Enoch Poulsen le sept janvier prochain. « Quand Petitjean a renoncé, l’Italien qui devait le remplacer s’est fait mettre KO puis le champion d’Italie pressenti pour me rencontrer, s’est blessé au genou. Nous avons prospecté pour trouver un adversaire classé mais sans succès » précise Batien Ballesta.

Matteo Hache a montré que l’audace pouvait être payante et le Team de Maxime Devignaud, a su saisir l’aubaine « Mon entraineur Youssef Barit m’a dit que Bastien n’avait pas d’adversaire, comme je n’avais pas d’opportunités, il pouvait tenter de me proposer comme co challenger » indique Maxime Devignaud. Mon dossier est passé en commission à la FFB et à l’EBU, il y a deux semaines et je prends ce championnat au pied levé mais déterminé à le gagner ». Maxime Devignaud ne cache pas que face à sa situation d’inactivé, due à des promesses non tenues pour boxer, sa motivation s’était quelque peu envolée « J’avais délaissé l’entrainement, mais l’âme du compétiteur n’a pas disparu. Je n’ai pas de problèmes de poids ». L’enjeu stimule le Levallois qui fit partie de l’équipe de France «Je suis galvanisé par l’enjeu, ce n’est pas de la pression mais une motivation supplémentaire. Quand je ne suis pas favori et qu’en plus il y a un titre, je retrouve les sensations du haut niveau vécus avec l’équipe de France. »
Bastien Ballesta sera attendu par son fidèle public Biterrois et donc logiquement favori, avec presque l’obligation de gagner, cette pression ne semble pas impacter l’ex champion de France, «j’aborde ce championnat comme tous mes autres combats. Je pars du principe que je n’ai pas de talent, je suis un travailleur, je ne trouve ma confiance que dans le travail. Aujourd’hui je pense avoir trouvé le bon équilibre entre Les Mureaux, mon père et le club de Maraussan. Je fais ma préparation physique à Béziers et je pars ensuite chez les frères Hallab. Par respect pour mon sport et pour mon adversaire, quel qu’il soit, je me prépare dans les meilleures conditions. C’est une éducation que j’ai reçu de mon père. Je ne monte jamais sur le ring en tant que favori, il est vrai que Maxime possède moins d’expérience que moi en pros mais il m’avait battu dans les rangs amateurs. Je ne le prends pas à la légère, je me suis préparé de mon mieux, à moi de montrer ce dont je suis capable.»

La distance des douze rounds constituera une inconnue pour Maxime Devignaud qui n’a jamais effectué plus de six rounds en compétition « je me suis testé à l’entrainement devant trois boxeurs qui se sont relayés pour me pousser dans mes retranchements » assure Maxime Devignaud.
Les deux hommes qui sont de la même génération déclarent s’apprécier mutuellement mais ils n’envisagent pas pour autant de se ménager sur le ring. Ce championnat de l’union Européenne entre gauchers sera une opposition de styles où la stratégie élaborée par les deux coins, figurant parmi les plus réputés du pays, aura une importance capitale.
Un second appel à candidatures est publié pour la désignation de 4 membres de la Ligue Nationale de Boxe Professionnelle à la suite des postes restant vacants après vote du comité directeur du 11/12/2021.
Le comité directeur de la Fédération française de boxe (FFBoxe) réuni en date du samedi 11 décembre 2021 a procédé aux votes des différents collèges afin de composer la ligue nationale de boxe professionnelle (LNBP), au regard de l’article 5 du règlement intérieur de cette dernière, pour la période 2022-2024.
Cinq membres ont été désignés par le Comité directeur de la FFBoxe, après appel à candidatures, parmi lesquels :
Par ailleurs, Pascal Cordier et Gérard Teysseron représenteront le comité directeur fédéral au sein de la LNBP, conformément à l’art. 4.1 du règlement intérieur de la LNBP.
Les candidat(e)s souhaitant répondre au présent appel à candidatures doivent prendre connaissance des documents téléchargeables ci-dessous, répondre aux conditions de recevabilité, remplir l’acte de candidature et l’envoyer au siège de la Fédération française de boxe.
Richard Rodriguez est décédé ce mardi 14 décembre suite à une intervention chirurgicale à l’âge de 67 ans.
Né à Casablanca en 1954 et issu d’une famille imprégnée par la boxe, Richard Rodriguez était devenu boxeur pour suivre les traces de ses frères ainés Jo et Lucien. Passé dans les rangs professionnels au Red Star Olympique Audonien de José Jover et Gaëtan Micaleff en 1975, Richard Rodriguez gravira rapidement les échelons et se révèlera en faisant match nul avec l’invaincu Alain Marion, lequel deviendra champion d’Europe l’année suivante. Remarquable styliste, il excelle dans les déplacements et les esquives

Richard Rodriguez deviendra challenger de Louis Acaries, champion de France des poids welters, en 1979 à Nice. Au delà de ce combat entre les deux hommes, c’est la rivalité des deux grands managers que sont Jean Bretonnel et José Jover qui s’oppose. Richard Rodriguez s’inclinera aux points en douze reprises et la bagarre entre supporters des deux camps qui suivra le verdict est inscrite dans les annales de la boxe. Malgré la défaite, Richard Rodriguez a fourni une excellente opposition à Louis Acaries et il confirmera sa valeur pugilistique deux mois plus tard à Paris, en battant aux points le Vénézuélien Ray Chavez Guerrero, ex challenger mondial de l'historique Wilfredo Benitez, plus jeune champion du monde de l'histoire de la boxe. L'audonien poursuivra sur sa lancée victorieuse en dominant les Britanniques Billy Waith et Curtis Taylor.
En 1981, Richard Rodriguez détrônera Ronald Zenon de son titre national mais il échouera en championnat d’Europe cinq mois plus tard à Copenhague devant Joergen Hansen. Il se relancera l’année suivante en s’octroyant un second titre dans la catégorie supérieure des super-welters face à Germain Lemaître. la division des super-welters regorge de boxeurs de premier plan lors de ces années 80. Richard Rodriguez perdra son titre lors de sa première défense contre Fred Coranson avant de buter sur Saïd Skouma, l’étoile montante de Jean Bretonnel, lors d’une dernière tentative pour le titre national. Richard Rodriguez s’est retiré en 1985 avec un palmarès de 26 victoires pour 11 défaites et deux nuls.

" Nous étions du même club, le Red Star Olympique Audonien, nous nous entrainions ensemble, avec Lucien (Rodriguez) le soir sous la direction de Mr Gaétan Micaleff, confie Dominique Nato, Président de la FFBoxe. Richard était un grand boxeur, un styliste élégant qui a rencontré quelques uns des meilleurs Européens. C'était un homme d'une extrême gentillesse, apprécié de tous."
A l’instar de Lucien le grand frère, Richard Rodriguez était employé à EDF, il s’était ensuite investi dans la sécurité. Fausto Costantino se dit dévasté depuis l'annonce de la disparition de Richard Rodriguez " Je suis sous le choc, je ne cesse de penser à lui, Richard était un ami très proche et je suis très triste. C'était un superbe boxeur, avec beaucoup de talent, il ne prenait pas de coups. Richard était d'une bonté extraordinaire, il a aidé beaucoup de gens, en leur offrant du travail dans la sécurité, en donnant de l'argent. Richard était si généreux que lorsqu'il venait au banquet annuel des anciens de la boxe, il amenait des amis, souvent des anciens boxeurs démunis à qui il offrait les places. C'était une belle personne, un homme bon."
Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Richard Rodriguez.
Les obsèques de Richard Rodriguez seront célébrées le vendredi 24 décembre à 14h en l'Eglise relais paroissial Saint-Pierre, 28, avenue François Mitterrand, 94000 Créteil.
Le 18 décembre, à Manchester, l’invaincu Français (16 v) tentera de s’emparer de la ceinture EBU face au local, le longiligne Jack Cullen (20 v, 1 n, 2 d). Même si ses conditions de préparation n’ont pas été optimales, la mission n’a rien d’impossible.
Vendredi 10 décembre au soir, un appel téléphonique du promoteur Gérard Teysseron a changé la fin d’année du Val-de-Marnais. Initialement, il était censé disputer le championnat de l’Union européenne des super-moyens contre Gustave Tamba, le 11 décembre, au Cannet, au même programme que le championnat du monde WBA des lourds-légers mettant aux prises le Français Arsène Goulamirian et le Russe Aleksei Egorov. Cette échéance planétaire ayant ensuite été reprogrammée le10 décembre, à Ekaterinbourg, en Sibérie, la réunion du Cannet a tout bonnement été annulée. Parallèlement, devait avoir lieu, le 18 décembre, le championnat d’Europe des super-moyens entre les deux cochallengers, l’Anglais Jack Cullen et l’Allemand Emre Cukur. Or, ce dernier a été contraint de déclarer forfait au dernier moment après s’être blessé.
Sollicité pour savoir s’il était disposé à le remplacer, le Francilien n’a pas tergiversé et a répondu positivement. Même s’il avait quelque peu levé le pied à l’entraînement dès qu’il avait appris qu’il ne se produirait pas sur la Côte-d’Azur et qu’il lui fallait perdre quasiment cinq kilos en une semaine pour faire la limite de la catégorie. « Je n’ai pas du tout hésité à accepter car ce championnat d’Europe est une opportunité qu’il fallait saisir. C’est vraiment valorisant et un point de passage obligé pour ensuite prétendre faire un champion du monde, justifie-t-il. C’est pour cela que j’ai dit oui tout de suite, sans même concerter mes entraîneurs ni mon promoteur Sébastien Acariès. Je suis quelqu’un qui aime les challenges. Et puis j’étais affecté de ne pas pouvoir boxer au Cannet. Cela m’avait un peu déprimé. »
Outre-Manche, le Tricolore retrouvera un homme nettement plus grand que lui (1,91 mètre contre 1,73 mètre). Dès lors, la tactique à adopter est claire comme de l’eau de roche : « Jack Cullen aura l’avantage de la taille et moi, celui du pressing que j’exercerai. Le but sera d’effectuer un travail de démolition sans négliger l’aspect défensif afin de ne pas prendre des coups bêtes. J’alternerai sans cesse les zones de frappe, corps-face, pour le déstabiliser. L’objectif est qu’il ne sache pas où je vais frapper. Physiquement, je me sens très bien et j’ai les douze rounds dans les jambes. » Le sociétaire du Levallois Sporting Club sera donc fidèle à lui-même : il enclenchera encore et encore la marche avant, sans se jeter et en désaxant le buste à la Mike Tyson pour imposer sa puissance et un rythme effréné tout en étant juste techniquement. Une subtile équation qu’il se sait en mesure de reproduire.
« Jack Cullen n’a pas un ratio de KO important (neuf sur ses vingt victoires, N.D.L.R.), insiste Kevin Lele Sadjo. Pour autant, il utilise très bien son bras avant et sait varier ses coups. Il est intelligent sur le ring. Il a plutôt l’habitude d’avancer mais je pense qu’après avoir analysé mon style, il va changer de stratégie devant moi et qu’il aura plutôt tendance à reculer. C’est un adversaire à ma portée et j’ai toutes les armes pour réussir. Je vais en Angleterre pour gagner même si depuis deux ans, à cause de la crise sanitaire, j’ai un peu le sentiment d’avoir stagné faute d’avoir eu un planning chargé sur le plan pugilistique. Or, c’est quand on a des échéances que l’on progresse le plus. » Gageons que même sur ses acquis, l’ancien détenteur du titre WBA intercontinental, qui a dû abandonner son bien faute d’avoir eu la possibilité de le remettre en jeu dans les délais impartis, a de réelles chances de décrocher la timbale en Angleterre.
Avec la disparition de Charles Colin à l’âge de 92 ans, c’est un grand pan de l’histoire de la boxe Nazairienne qui s’éteint. "Charlot" comme le surnommaient les ouvriers du port et les fidèles spectateurs de boxe Nazairiens, fut la première grande vedette pugilistique de de la ville portuaire où ses combats attiraient plusieurs milliers de personnes.
Champion de France des mi-lourds en 1953, il conservera son titre pendant cinq ans au cours desquels il le remit en jeu neuf fois pour un bilan final de six victoires, deux nuls et une défaite. Charles Colin s’inclinera par jet de l’éponge à la 13e reprise en championnat d’Europe face à l’Allemand Gerhard Hecht devant 6000 spectateurs dans un hangar du port de Saint Nazaire.
Il sera détrôné de son titre national par Paul Roux avant de faire match nul lors de la revanche qui sonnera le glas de sa magnifique carrière. Véritable force de la nature et boxeur de tempérament doté d’une bonne technique, Charles Colin fut celui qui popularisa la boxe à Saint-Nazaire, une ville qui demeure aujourd’hui un haut lieu du Noble Art en France. Le champion demeurait une référence pour la jeune génération de boxeurs Nazairiens comme le souligne David Papot sur sa page Facebook.

Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Charles Colin.
Passée pro fin 2020, la Val-d’Oisienne (5 v) s’est parée, le 11 décembre, à Pierrefitte, de la ceinture vacante des super-coqs en dominant aux points, à l’issue d’une décision partagée, Sandra Morcet (3 v, 1 d). Elle se projette déjà vers d’autres horizons.
« J’ai gagné au mental et en déployant la boxe qui est la mienne au quotidien, analyse la Francilienne. Soit c’était elle qui avançait et moi qui reculait délibérément mais toujours en arrivant à travailler ; soit c’était moi qui occupait le centre du ring tout en étant mobile et en insistant sur les esquives, en somme, en jouant sur ma vivacité. Ce n’était pas n’importe qui en face. Sandra boxait vraiment bien. Cela a été serré mais contrairement à elle, j’ai su gérer les moments forts en étant plus réfléchie et plus précise dans mes coups. Techniquement, j’étais plus complète. »
En revanche, comme souvent en pareil cas, l’athlète déclaré perdant considère le verdict injuste et non conforme à ce qu’il a produit. Sandra Morcet pense, en effet, en avoir fait suffisamment pour mériter de l’emporter : « Je suis étonnée par ce pointage. Cette défaite est dure à encaisser car, à mes yeux, c’est moi qui ai fait le combat. Je l’ai mené de la troisième à la dernière reprise. Je savais que Jeyssa, qui a une très belle boxe, a tendance à prendre tout de suite possession du ring et qu’elle serait plus explosive au début avant de relâcher sur la fin. Le but était donc de toujours avancer sur elle, de donner plus de coups qu’elle et d’enchaîner. C’est ce que j’ai fait. C’est moi qui ai marqué les touches les plus nombreuses, les plus nettes et les plus puissantes. Je suis très contente de ma prestation. Je ne doutais pas que j’avais le cardio pour les huit rounds et, sans prétention, le niveau national. »

Toujours est-il qu’après cette désillusion, la Bretonne, qui avait attendu deux longues années pour avoir cette opportunité hexagonale, s’interroge sur la suite qu’elle entend donner à sa carrière pour s’assurer qu’elle a bien encore la motivation nécessaire pour en découdre dans le carré magique.
La sociétaire de l’ASS Boxing club de Garges, elle, n’est pas confrontée à ce genre de dilemme. C’est que son succès revêt des allures de tremplin. « J’ai vingt ans et je suis actuellement la plus jeune championne de France professionnelle. C’est vraiment motivant pour la suite, pour aller décrocher d’autres titres. Mon passé en amateurs m’a permis d’accélérer la transition en boxe pro, laquelle ne m’a pas du tout posé de problème. J’ai notamment mis l’accent sur l’impact et la gestion des rounds »,assure Jeyssa Marcel qui a été sacrée championne de France en cadettes, juniors et seniors et qui fut pensionnaire de l’équipe de France.
L’appétit venant en mangeant, elle nourrit de hautes ambitions. Plus que de défendre sa ceinture récemment acquise, elle aspire à disputer dès que possible un championnat d’Europe. Elle estime avoir d’ores et déjà le potentiel pour en découdre à l’échelon continental. Mais les Jeux de Paris 2024 sont également dans un coin de sa tête et il ne lui déplairait pas de mener de front un double cursus, à la fois dans les rangs professionnels et amateurs, pour viser une qualification olympique.
Samedi soir à Tours, Moughit El Moutaouakil (16 v, 2 d, 1 n) est devenu champion de France des poids moyens en battant Idaas Redjal (10 v, 3 d, 2 n) par décision partagée (95-94, 95-94, 94-95).
Ce championnat de France fut une belle opposition de styles avec un Idaas Redjal mobile, misant sur son coup d’œil et sa boxe en contre, face à Moughit El Moutaouakil, l'inépuisable battant organisé possédant trois poumons.
Le 1er round s’était résumé à quelques banderilles placées de part et d’autre, Idaas Redjal allongeait son bras avant pendant que son rival entamait sa marche en avant. Moughit El Moutaouakil poursuivait son offensive au cours de la reprise suivante mais il confondait vitesse et précipitation en attaquant sous tous les angles. Il pressait Idaas Redjal le long des cordes pour être contré d’un court direct du bras droit qui l’envoyait au tapis pour la 1ere fois de sa carrière.
Sonné, Moughit El Moutaouakil était compté, Idaas Redjal tentait de capitaliser sur ce coup de tonnerre pour abréger le combat. Il perdait son protège dents et ces précieuses secondes permettaient à son opposant du soir de récupérer.
Moughit El Moutaouakil retrouvait rapidement ses moyens et il repassait à l’offensive en tentant de durcir les débats. Le protégé de Mehdi Labdouni ne se laissait pas enfermer et il procédait en contres. Idaas Redjal tentait de réitérer l’action qui avait envoyé Moughit El Moutaouakil au tapis, sans réussite.
Le combat était équilibré, «Guito» avançait et distillait ses crochets des deux mains en répétant sa combinaison favorite ; crochet gauche en bas, remontée à la face puis crochet droit, Idaas Redjal bloquait beaucoup de coups mais ne remisait pas assez. D’un côté, le débit de coups puissant des deux mains, de l’autre, des frappes détachées, souvent des directs. Les deux adversaires bloquaient beaucoup, Idaas Redjal esquivant magnifiquement le redoutable crochet gauche de son rival mais il rompait toujours le premier.

Il semblait évident que le verdict serait serré, les deux boxeurs avaient fait valoir leurs arguments mais sans qu'aucun des deux ne soit parvenu à asseoir une domination sans partage. Moughit El Moutaouakil l’emportait d’une courte tête mais son co challenger n’avait pas démérité. « Ce fut un très beau combat, j’étais pressé d’en découdre, quitte à perdre avant la limite » indique Moughit El Moutaouakil. «Je ne pouvais pas perdre ce jour-là, le 11 décembre 2003 j’ai perdu mon père et je suis devenu orphelin, c’était impensable de perdre une seconde fois un 11 décembre », poursuit le nouveau champion de France. « Je le voulais tellement ce beau titre, le voyage au tapis et la manière avec laquelle je suis revenu donnent de la valeur à ma victoire. J’ai maintenant tout gagné en France, je vais défendre ma ceinture mais j’ai aussi 32 ans et si une opportunité supérieure s’offre à moi, j’irais. Je veux remettre la France sur le toit de l’Europe. »
Idaas Redjal ne cache pas sa déception "j'étais très bien sur ce combat, pour moi la décision n'est pas juste. Quand je l'ai mis au tapis, je fais l'erreur de perdre mon protège dents, c'est la première fois que cela m'arrive, cela a coupé mon action. On s'était bien préparé avec mes coachs et je n'ai jamais été en danger dans ce combat. J'espère avoir rapidement une nouvelle chance pour le titre."
C'est avec grande tristesse, que je vous annonce le décès de Joël Gaufny, notre ami et coach survenu, après une grave maladie, ce dimanche 12 décembre au matin.
Notre club est en deuil. Depuis l'âge de 10 ans, Jojo, comme tout le monde l'appelait, notre ancien, restait essentiel dans la salle de boxe. Plus de 50 ans à l'USC Boxe à Conflans, un exemple, un fidèle !

Un homme courageux, discret, souriant et plein d'humour, passionné du noble art, toujours serviable
Il est parti rejoindre son compère Jean-Luc Lheureux ancien coach aussi à Conflans, son frangin comme il disait.......parti trop tôt aussi !
Nous perdons un grand ami !
Il va nous manquer.
Véronique VAN EEGHER Présidente USC BOXE – JONATHAN PRATS & Maurad KHIAR Coachs et les membres du bureau
Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Joël Gaufny.
Le 11 décembre, en Pennsylvanie, le Français (18 v) a préservé son invincibilité et conservé son titre WBC continental des Amériques des super-moyens en laminant aux points, à l’unanimité des juges (100-90, 100-90, 99-91), l’Américain Ronald Ellis (18 v, 2 n, 3 d). De quoi voir plus grand.
L’ancien membre de la Team Solide a disputé, lors de cette défense, le premier dix rounds de sa carrière face au rival le plus relevé qu’il a affronté jusque-là. Ce qui souligne, entre les lignes, les qualités d’encaisseur de son contradicteur car si la confrontation est allée à son terme, ce n’est évidemment pas que le Tricolore aurait levé le pied ni que les débats auraient été, somme toute, équilibrés. Au contraire, ils ont été franchement à sens unique, ce qui, précisément, confère au succès de Christian M’Billi, entreprenant de bout en bout mais vigilant défensivement, tout son lustre. Il a, en effet, fréquemment acculé son opposant dans les cordes, maintenu un pressing usant et imprimé son rythme au duel en soignant l’aspect technique. Bref, de quoi être heureux.
Le message posté par l’intéressé sur son compte Twitter atteste que le travail a été fait et bien : «Un autre défi de relevé, gros combat d’expérience. Aucun round n’a été laissé à l’adversaire très expérimenté. » En effet, Ronald Ellis n’est rien moins que le sparring-partner attitré de l’épouvantail mexicain, Saul Canelo Alvarez, champion du monde unifié de la catégorie. Celui-là même auquel Solide rêve de se mesurer. Il se sent capable de relever pareil challenge même si le match au sommet n’est pas prévu pour demain, loin s’en faut, le Latino ayant l’intention de monter en… lourds-légers.
« Nous sommes très satisfaits du résultat, a expliqué, dans la presse canadienne, Christian M’Billi qui, grâce à ce brillant résultat, devrait grimper pas mal de marches dans les classements planétaires. Il y a eu quelques petits défauts, quelques petits déchets. Je n’ai pas réalisé une prestation parfaite mais, dans l’ensemble, mais nous sommes très contents. La chose la plus compliquée a été de travailler sur des enchaînements. Mais ce sont des détails que nous allons corriger pour la prochaine fois. Néanmoins, j’ai fait le travail que j’avais à faire. Avec cette victoire convaincante, j’ai prouvé que je peux faire partie du top de la catégorie, aller chercher de meilleurs adversaires et les battre chez eux. Je suis convaincu que je vais disputer de gros combats. J’ai suffisamment cité de noms. Je ne veux pas que cela joue en ma défaveur. Aujourd’hui, nous sommes prêts à affronter n’importe qui. Nous saurons mettre en place une stratégie pour cela. »