C’est désormais officiel, Tony Yoka (11 v) rencontrera le Croate Filip Hrgovic (14 v) pour une place de challenger officiel au titre mondial IBF des poids lourds.
Le Français devait rencontrer Martin Bakole à Paris avant que les décisions sanitaires imposées par le gouvernement contraignent l’organisation à renoncer à ce projet. Après le refus de Joseph Parker et Luis Ortiz de donner suite à l’offre de l’IBF pour cette éliminatoire, la fédération s’est tournée vers Tony Yoka qui a accepté de relever le défi. Les deux parties, All Star Boxing/Top Rank pour Yoka et Matchroom/Waserman (Sauerland) pour Hrgovic ont maintenant deux semaines pour s’entendre gré à gré sous peine d’être contraints d’aller aux enchères.
L’époque où le seul Don King régnait sur les poids lourds est révolue et c’est maintenant une véritable bataille USA-Angleterre que se livrent Bob Arum/Top Rank et Eddie Hearn/Matchroom pour avoir la main mise sur la catégorie reine et ses millions de dollars. Des alliances de circonstance se nouent, comme entre Frank Warren et Bob Arum pour gérer la carrière de Tyson Fury le champion WBC. C’est ainsi que le lucratif championnat du monde entre les Anglais Anthony Joshua et Tyson Fury a capoté alors que tout semblait réglé. La défaite d’Anthony Joshua face à Oleksandr Usyk a rebattu les cartes. Même si Eddie Hearn est en position de force avec les trois ceintures WBA/IBF/WBO d’Oleksandr Usyk qu’il a sous contrat, il travaille déjà à l’après Joshua et Filip Hrgovic est l’un des boxeurs qui entre dans sa réflexion pour conserver le leadership mondial. Tony Yoka qui s’est engagé avec Top Rank tout en restant lié avec All Star Boxing, fera certainement ses débuts à l’étranger pour ce combat. Ces deux boxeurs font partie de la relève des poids lourds aux yeux des deux plus grands promoteurs de la planète.
Le vainqueur de ce combat éliminatoire n’aura pas forcément un boulevard ouvert devant lui pour accéder au championnat du monde. La revanche entre Anthony Joshua et Oleksandr Usyk doit se disputer en avril, les fédérations mondiales imposant aux multiples détenteurs de ceintures des défenses obligatoires, l’Ukrainien ou l’Anglais devront impérativement rencontrer le challenger WBA avant de donner une chance au challenger IBF. Au rythme où vont les choses aujourd’hui, le challenger IBF devra probablement attendre la fin d’année 2022 et plus vraisemblablement 2023 pour disputer un championnat du monde.

Le Croate et le Français se connaissent bien, ils ont été rivaux mais aussi coéquipiers au sein de Paris United, lors de la première édition des WSB. En trois confrontations face à Filip Hrgovic dans les rangs amateurs, Tony Yoka est sorti vainqueur à deux reprises par décision partagée. La dernière fois en demi-finale des JO de Rio, un résultat que rumine encore le Croate. Les deux hommes sont ambitieux, ils sont invaincus et ils ont un gros potentiel. « Tony Yoka fut une plaie pour moi pendant quatre reprises, indique Johann Duhaupas qui a croisé les gants avec les deux boxeurs. Cela avait été compliqué techniquement devant Tony, quand j’avais commencé à placer ma force et ma puissance, c’était mieux. Nous étions trois boxeurs pour préparer Filip Hrgovic, deux anglais et moi. J’étais à l’aise contre lui, je prenais peu de coups, j’avançais, il reculait. Je le trouve moins fort sur les jambes que Tony Yoka, par contre attention à sa frappe car il envoie des coups très lourds. Tony a travaillé sa puissance, je pense qu’il est capable de rester devant Hrgovic et le faire reculer. Pour moi c’est du 55/45 en faveur de Tony Yoka. »
Suite à l’évolution de la situation sanitaire, le Gouvernement a annoncé des mesures renforcées de restrictions qui entreront en vigueur à partir du lundi 3 janvier 2022 et ce jusqu’au 24 janvier 2022.
Ces mesures permettent de préserver l’activité des pratiquants comme celle des salles, clubs et gestionnaires d’équipements.
Outre la présentation du Pass sanitaire, puis à partir du 15 janvier 2022 du Pass vaccinal sous réserve de l’adoption par le Parlement, le port du masque redevient obligatoire et il est formellement interdit de le retirer même momentanément dans les équipements sportifs couverts et de plein air (ERP X et PA), excepté au moment de la pratique sportive et de son encadrement effectif.
Les conditions d’accueil dans les enceintes sportives évoluent également avec une limitation à 2.000 personnes pour les événements organisés en intérieur et à 5 000 personnes en extérieur
Enfin, la consommation de boissons et d’aliments sera interdite dans les espaces sportifs.
Retrouvez l’ensemble des mesures dans les tableaux ci joints





La Covid-19 impacte économiquement les acteurs du secteur sportif en étant synonyme de baisse d’adhérents et d’activité. C’est pourquoi ils ont initié, en mai 2020, l’opération « Soutiens Ton Club » sous la forme d’une plate-forme de dons au profit des clubs. Ceux de la FF Boxe sont donc invités à faire acte de candidature. Et les amoureux du noble art à se montrer généreux.
Le ministère des Sports, la Fondation du sport français, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français (CPSF), l’Agence nationale du sport (ANS) ou encore, les associations représentant les collectivités locales : l’hétérogénéité du panel de parrainage et l’importance des instances qui le composent traduisent l’ampleur et la nécessité de la démarche. En l’occurrence, aider les clubs à ne pas sombrer financièrement en incitant les Français et les acteurs économiques à participer à l’opération « Soutiens Ton Club ».
A cette noble fin, un fonds de solidarité national a été créé sur la plate-forme http://www.soutienstonclub.fr au bénéfice des associations sportives fédérées, à l’image de celles de la FF Boxe. Il s’agit de l’approvisionner en lançant un appel aux dons auprès de leurs adhérents et autres soutiens, entreprises ou particuliers. Les dons sont d’un montant minimum de 30 euros, 95% de la somme revient directement au club, 5% sont retenus pour les frais de gestion.
Quelles sont les entités visées ? « L’ensemble des clubs sportifs constitués sous la forme d’une association affiliée à une fédération agréée sont éligibles à cette opération, de même que les centres de formation agréés des clubs professionnels, quelle que soit leur structure de rattachement », précise le ministère. A noter que 5 % des dons sont prélevés pour assurer les frais de fonctionnement de la plate-forme, commissions bancaires incluses.
C’est donc à chaque club de faire le nécessaire pour figurer sur ladite plate-forme et remplir sa fiche. Ceux de la FF Boxe qui ne l’ont pas encore fait y ont tout intérêt afin de ne pas se priver d’une manne non négligeable. Pour cela, ils doivent compléter diverses mentions : nom, numéro Siret/Siren, catégorie, disciplines, nombre de licenciés, nombre de salarié(s) ou d’Équivalents(s) temps plein (ETP) sans omettre de faire figurer le logo ou une photo. Par ailleurs, la personne qui crée une cagnotte doit y être habilitée et donc être un membre du Bureau exécutif ou un mandataire. A ce jour, seuls 46 des 790 clubs de la FF Boxe - soit à peine 6 % - ont adhéré au dispositif. Ce qui fait de la FF Boxe une élève pas très assidue puisque ces chiffres la classent à la trente-troisième place sur quarante-quatre Fédérations représentées. Sachant que quelque 6 000 clubs toutes disciplines confondues ont franchi le pas et que 2 millions d’euros ont été collectés.
Les donateurs, personnes physiques comme morales, pourront se voir appliquer les déductions fiscales prévues par la loi et ce, dans un cadre totalement sécurisé. Ainsi, 60 % du montant pourront être défalqués de l’impôt sur les entreprises (dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires ou de 20 000 euros HT pour les PME et TPE). Si le don est supérieur à 3 000 euros, la société devra préalablement établir une convention de mécénat avec la Fondation du sport français. Toute firme donatrice sera, en outre, autorisée à communiquer sur le sujet en utilisant la mention : « Je soutiens la Fondation du sport français au bénéfice du club X, grâce à la plateforme #Soutiens Ton Club ». Quant aux particuliers, 66 % du montant versé pourront être retranchés de l’impôt sur le revenu (dans la limite de 20 % du revenu imposable) et 75 % de l’impôt sur la fortune immobilière (dans la limite de 50 000 euros avec un report possible sur cinq années consécutives).
Ceux qui aiment la boxe et qui sont désireux de faire un beau geste savent quel cadeau offrir en cette période de fêtes… et après !
La fédération internationale a décidé de changer d’appellation et de sigle. L’AIBA (pour Association internationale de boxe amateur ) devient l’IBA (pour International boxing association). Une modification patronymique qui s’accompagne d’une refonte de sa gouvernance.
Lasse d’être dans le collimateur du Comité international olympique (CIO), la désormais ex-AIBA a décidé de revoir son mode de fonctionnement pour tendre vers davantage de rigueur et de probité. A cette fin, son congrès extraordinaire a voté, début décembre, la création d’une unité indépendante, dite d’intégrité, qui entrera en action dès 2022. Par ailleurs, le Conseil d’administration de l’IBA aura une configuration réduite et passera de vingt-huit à dix-huit membres au lendemain des élections prévues d’ici le 30 juin. Sans compter l’instauration de critères stricts d’éligibilité des candidats désireux de siéger au CA, le tout étant assorti d’une procédure de contrôle.
Et comme nous sommes dans une période où la communication est plus que jamais cruciale, l’instance va se doter d’une identité visuelle dans l’ère du temps. Elle est censée la rendre plus attractive sur le plan commercial. « Nous faisons bien plus qu’apporter des améliorations importantes à notre gouvernance. Nous changeons toute notre culture de manière durable. La nouvelle IBA est prête à servir les boxeurs d’aujourd’hui et de demain ainsi que tous ceux qui les soutiennent. Nous avons jeté les bases d’un avenir stable. Nous sommes prêts à atteindre de nouveaux sommets. Nous avons tiré le meilleur de notre riche histoire pour créer une nouvelle Association internationale de boxe. Anciennes valeurs mais nouvelles façons de travailler », a commenté le Russe Umar Kremlev, Président de l’IBA.

Illustration du propos avec les juges-arbitres de l’AIBA qui devront se plier à une démarche de recertification. « Nous avons commencé ce travail pour nous assurer que nos juges et nos arbitres sont justes et objectifs, a expliqué Umar Kremlev. Nous avons une nouvelle approche de l’intégrité sportive. Nous devons réformer notre système d’arbitrage et de jugement. Lors de nos récents championnats du monde masculins, à Belgrade, nous avons commencé à régler nos problèmes. Nous sommes pleinement déterminés à commencer une nouvelle ère propre pour la boxe. »
Umar Kremlev a également assuré que l’AIBA avait retrouvé une situation comptable saine et n’était plus grevée par un passif : « J’avais promis, avant mon élection, que toutes les dettes seraient effacées. Cela fait, nous pouvons désormais fournir à nos membres un soutien financier pour le développement de la boxe dans le monde. »
Reste que la défiance du CIO à l’égard du noble art demeure plus que jamais de mise. Si ce dernier sera bien présent aux Jeux de Paris, en 2024, rien n’est acquis pour ceux de Los Angeles, en 2028. En effet, la boxe ainsi que l’haltérophilie et le pentathlon moderne ont d’ores et déjà été rayés de la liste des vingt-huit disciplines qui feront automatiquement partie du programme des JO de Los Angeles. Ils seront remplacés par le skate-board, l'escalade et le surf, davantage dans l’ère du temps et tournés vers la jeunesse.
Cependant, tout n’est pas encore perdu. Certes, le CIO a suspendu sa reconnaissance de l'AIBA, son Président, Thomas Bach pointant de « grands problèmes de gouvernance », au point de « surveiller la situation de très près ». Pour que la chose pugilistique soit réintégrée à l’affiche des Jeux, dans sept ans, l’IBA devra montrer patte blanche. En somme, apporter la preuve qu’elle ne recèle plus aucune zone d’ombre, qu’il s’agisse des décisions actées en interne et, bien sûr, des verdicts rendus sur le ring. Une chemin vers la transparence aux allures de sauve conduit.
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L'activité en boxe professionnelle était intense ce week-end en France avec pas moins de dix réunions étalées sur deux jours.
Le champion de France des poids super-welters, Milan Prat (12 v, 1 d) a conclu son année 2021 en fanfare en mettant KO au 1er round Ivan Levickis, un boxeur Letton qui avait fait la limite face à Ahmed El Moussaoui le mois dernier.
Milan Prat a touché au foie avec son crochet gauche avant d’enchainer au menton. «Je n’ai pas cherché le KO, je voulais faire des rounds, mais voilà je l’ai bien piqué, indique Milan Prat. J’aimerais passer à l’Europe mais c’est le staff qui gère, moi je boxe ». Le champion de France figure parmi les boxeurs les plus prolifiques du pays avec sept sorties à son actif en 2021.

En poids mouche, la multiple championne Anne Sophie Da Costa (29 v, 7 d) est sortie par la grande porte en surclassant aux points (60-54, 60-54, 60-54) la Serbe Dragana Golic (0 v, 6 d) pour son dernier combat professionnel. «J’avais plein d’adrénaline et d’émotion dans le vestiaire, je m’étais dit que j’arrêterai le jour où je ne ressentirai plus cela. A un moment, il faut être raisonnable, ce que je ne suis pas, j’approche des 40 ans. Je suis contente d’avoir terminé ma carrière sur une victoire et en même temps, j’ai les boules que cela s’arrête ce soir », déclare Anne Sophie Da Costa.
En super-plumes, le jeune (20 ans), Yoni Valverde (6 v) a battu aux points (60-54, 60-54, 58-56) le Serbe Bogdan Draskovic (5 v, 6 d). Le protégé d’Hamid Zaim ajoute ainsi une 6eme victoire en six combats, tous disputés en 2021.
En poids coq, Youness Khater (2 v) est venu à bout du Bulgare Trayan Slavev (4 v, 29 d, 3 n) qu’il a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36).
En poids Moyens, Maxime Bentejac ( 2 v, 1 d, 2 n) s'est imposé par décision majoritaire (57-56, 58-55, 56-56) devant Gary Mouhet (0v, 3 d).
Dans un combat de néophytes dans la catégorie des poids lourd, Mattar Garcia (1 v) a battu aux points (40-35, 38-36, 38-36) Eder Galina Fortes ((1 d)
Un autre boxeur Français figurait à l'affiche de la soirée de Manchester où Kevin Lele Sadjo a réalisé l'exploit de devenir champion d'Europe en la personne du poids lourd David Spilmont (11 v, 8 d, 1 n). Son adversaire était le redoutable Croate Allen Babic (10 v), victorieux de tous ses combats avant la limite. David Spilmont a réussi à secouer son rival mais il a été envoyé au tapis au 4eme round puis au 6eme avant que l'arbitre ne stoppe le combat.
Dans la catégorie des lourd-légers, Anthony Carpin (5v, 7 d, 2 n) a été battu en un round par le talentueux David Nyika (2 v). Le français a subi le bras avant du Néo Zélandais pendant la 1ére reprise avant de renoncer à l'appel du second round, victime d'une blessure au biceps.
Davide Nicotra présentait cinq combats professionnels dont une finale de la coupe de France élite des poids moyens mettant aux prises Anauel Ngamisengue (9 v) et Kassimou Mouhamadou (7 v, 6 d).
Cette finale constituait une revanche entre les deux hommes, Anauel Ngamisengue ayant remporté aux points le premier affrontement. Très bon boxeur et dur au mal, Kassimou Mouhamadou la voulait cette victoire mais c’était sans compter sur la volonté et le talent de son rival qui entendait confirmer le premier résultat. Anauel Ngamisengue a impressionné le nombreux public du gymnase de la Fighting Académie par sa puissance et l’étendue de son arsenal technique. Le valeureux Kassimou Mouhamadou a été compté deux fois au 2eme round, la 1ére suite à un crochet gauche à la face et la seconde sur un crochet droit qui l’a envoyé au tapis. Kassimou Mouhamadou s’est repris lors de la reprise suivante avant qu’Anauel Ngamisengue ne produise une prodigieuse accélération au 4 eme round. Le protégé de Bob Sita a délivré une série des deux mains conclue par une terrible droite à la face qui a projeté au sol Kassimou Mouhamadou, ce dernier allongé de tout son long sur la bâche était irrémédiablement mis KO par ce coup d’une puissance inouïe.
Le jeune super-welter Bakary Samake (7 v) a eu fort à faire avec un Houcine Moulahi (3 v, 8 d, 1 n) offensif et accrocheur à souhait. Houcine Moulahi a récolté deux avertissements pour accrochages répétés au 5eme et 8eme round. Bakary Samake a fait preuve d’une étonnante maturité malgré son jeune âge pour se sortir du métier et de la fougue de son rival. Il s’est imposé aux points pour les trois juges.
En poids légers, le talentueux Léger Mevy Boufoudi (7 v) a battu le Géorgien Mikhaïl Gabinashvili (7 v, 27 d, 2 n) par abandon à l’appel de la 5eme reprise. Mevy Boufoudi a offert au public une démonstration de noble art en sortant tous les coups de la boxe. Crochets, uppercuts et feintes, le Georgien a tout encaissé, montrant au passage une solidité à toute épreuve. Mikheil Gabinashvili, qui avait beaucoup reçu, était dans l’incapacité de reprendre le combat au 5eme round.

En mi-lourds, Dylan Colin (9 v) a largement battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) Maurice Possiti (20 v, 17 d). Dylan Colin a dominé les débats avec son bras avant et ses crochets au corps et à la face. Maurice Possiti est demeuré dangereux en attendant de saisir la moindre ouverture pour placer ses contres.
Le poids Welter Romain Lehot (3 v) a battu par décision majoritaire (38-38, 40-36, 39-37) Naim Belhacene (1 v, 3 d).
Devant plus de 1000 spectateurs réunis à la maison des sports de Nevers, Sofiane Khati (10 v, 2 d) a dû faire face au forfait de dernière minute de son adversaire et se rabattre sur l’expérimenté Martin Owono (8 v, 36 d, 4 n). Sofiane Khati est monté pour l’occasion en super-moyens où il rendait quelques kgs à l’Ebroïcien. Sofiane Khati a remporté les quatre premiers rounds avant d’encaisser un coup au 5eme et de terminer le combat dans le dur. Il s’impose malgré tout aux points : 58-56.
Kamel Benyattou (8 v, 1 d) a remporté la finale de la coupe de France Elites des super-welters en battant Nourredine El Goumi (4 v, 12 d, 1 n) par abandon à l’appel de la 3eme reprise. Nourredine El Goumi s’est tordu la cheville au 2eme round et il fut contraint à renoncer.

L’ex champion de France des légers, l’invaincu Laïd Douadi (20 v, 1 n) a réussi une rentrée convaincante après 22 mois sans combattre, en disposant aux points (60-54, 60-54, 60-54) d’un bon
Sylvain Chapelle. Malgré la défaite, le Montpelliérain s’est rassuré avant un championnat de France envisagé en 2022.
En mi-lourds, Gaêtan NTambwe (3 v) a largement dominé aux points (60-52, 60-52, 60-53) Mohamed Cherif Benchadi (4 v, 12 d, 1 n).
En super-moyens, Mohamed El Achi (18 v, 3 d, 3 n) s’est impose par décision majoritaire (60-54, 59-55, 57-57) devant Mevludyn Suleymani (8 v, 15 d, 4 n).
David Prince (3 v) a ajouté une nouvelle victoire à son jeune palmarès en battant aux points (59-55, 59-55, 58-56) l’Angevin Sébastien Chureau (0 v, 8 d, 1 n).
Kodjo Yetongnon (9 v, 4 d) s’est adjugé la finale de la coupe de France Elites des poids légers en battant aux points (80-72, 79-73, 77-75) Remy Nguema (6 v, 10 d). "Je suis très heureux d avoir remporté ce combat, j espère maintenant passer à l étape suivante, la ceinture nationale, nous sommes prêts, mon équipe et moi, pour aller chercher ce titre," commente Kodjo Yetongnon
Dans un autre combat, en super-légers, Melvin Moreau (7 v, 4 d, 1 n) et Samy Khelas (2 v, 4 d, 3 n) se sont séparés sur un match nul.
Deux combats professionnels se sont disputés en marge des ceintures KZO. Dans le premier en lourd-légers, Brice Clavier (3 v, 1 d) a renoué avec la victoire après une défaite avant la limite subie le mois dernier à Laval. Brice Clavier a battu aux points Patrick Mbida (1 d) qui effectuait ses débuts pros.
Dans l’autre affrontement de la soirée, en catégorie super-moyens, Rayhan Messaoudi a fait une entrée victorieuse dans le monde professionnel en disposant aux points (39-37, 39-37, 39-37) de Jojo Ndong Ekhoba (1 v, 4 d, 1 n).
Le poids moyen Adji Sangaré (8 v, 1 d) a battu aux points (58-55, 59-55, 59-55) l’expérimenté Georgien Nodar Robakidze (16 v, 42 d, 6 n). « Ce fut un combat tactique avec un adversaire vicieux et fort d’une expérience d’une soixantaine de combats pro qui a rencontré beaucoup de top boxeurs français sans perdre avant la limite, indique Sofia Nabet. Adji a su rester concentré pour ne pas tomber dans les pièges tendus par son adversaire. Grâce à une bonne défense et à un bon jeu de jambes, il a pu donner limpidement son direct du bras avant pour imposer son rythme et contenir son adversaire »
L’ex champion de France des poids moyens, Bruno Surace, est demeuré invaincu en battant aux points (59-55) l’expérimenté Russe Artem Karasev (15 v, 40 d, 3 n).

« Mon adversaire était beaucoup plus lourd que prévu, il devait être à 83/84 kg sur le ring, faute de mieux on a du faire avec.
J’ai contrôlé avec mon bras avant durant le début du combat et dans la deuxième partie j’ai trouvé le timing. J’étais réglé, je travaillais sur plusieurs temps et en contre aussi. Finalement, c’est un bon combat de rentrée contre un Russe qui était dangereux par sa droite et son physique avantageux », commente Bruno Surace.
Le poids plume Adam Medj (1 v) a effectué des débuts pros victorieux en s’imposant aux points (39-37) face à Salah Talbi (1 v, 1 d, 2 n).
En super-légers, Ange Baumartner (1 v) a mis KO au 1er round le Georgien Ilia Valishvilli.
En super-welters, Alvin Zeffou Poaty (1 v) a battu aux points (40-36) le Georgien Giorgi Makharashvili (3 v 3 d, 1 n).
Hier soir au parc des expositions de Béziers, l’invaincu Bastien Ballesta (24 v, 1 n) s’est emparé du titre vacant de l’union Européenne des super-légers en battant Maxime Devignaud (9 v, 2 d) par abandon à l’appel de la 7eme reprise.
Devant une salle acquise à sa cause, Bastien Ballesta s’est placé en patron dès le début du combat en prenant le centre du ring. Le Biterrois est rapidement passé à l’offensive même si l’entame des hostilités paraissait équilibrée avec de bonnes répliques de Maxime Devignaud. Le Levallois, prévenu tardivement pour pallier à la défection de Franck Petitjean, était à court de condition et le travail de sape entamé par Bastien Ballesta depuis le premier coup de gong a mis fin à ses espoirs à la mi combat. Bastien Ballesta touchait durement Maxime Devignaud à la tête au 6eme round et ce dernier renonçait à l’appel du 7eme.
«Tout s’est passé comme nous l’avions programmé avec les coachs, indique Bastien Ballesta. Les consignes étaient de frapper au corps, Maxime est gaucher et il se déplace beaucoup et il esquive bien, je devais le saper en bas pour le cadrer et le fixer. Cette stratégie a bien fonctionné. Je devais y aller progressivement et ne pas me jeter car c’est un contre attaquant. J’ai donc utilisé mon jab qui est souvent passé. J’ai vu qu’il commençait à flancher, je me sentais de mieux en mieux dans le combat et j’ai accentué mon travail offensif au 5eme round. Je l’ai senti au bord de la rupture, il était un peu juste physiquement, quand je l’ai touché à la 6eme reprise, j’ai vu que je lui ait fait mal. C’est un combat abouti, j’ai respecté les consignes à la lettre, c’est le grand point positif.»

Pas de débordements de joie excessifs chez Bastien Ballesta qui est d’une exigence extrême envers lui-même. Bourreau de travail et perfectionniste, il ne cache pas sa satisfaction d’avoir ajouté un nouveau trophée à son palmarès mais il ne peut s’empêcher d’y mettre un bémol. « Je suis content de finir ma saison et l’année 2021 par une belle victoire et ce titre de l’union Européenne mais sans manquer de respect à mon adversaire, j’aurais aimé avoir quelqu’un d’autre, enfin quelqu'un qui soit au top de ses possibilités, mais bon c’est comme cela, on ne maitrise pas tous les paramètres du boxing buisness. Je sais que je suis maintenant prêt pour de grands défis , je monte crescendo sortie après sortie. J’ai 27 ans et j’ai encore de la marge même si j’arrive à maturité. Je prends de plus en plus de plaisir à être sur le ring et je me sens de plus en plus fort. »
La suite s’annonce passionnante pour Bastien Ballesta qui là encore se veut prudent avant de faire des annonces «Nous verrons quelles seront les opportunités, j’aspire à disputer un championnat d’Europe (EBU) rapidement, j’espère être retenu pour rencontrer le vainqueur du combat entre Franck Petitjean et le Danois Enock Poulsen.»
Averti seulement une semaine avant l’échéance, contraint de se délester de cinq kilos pour faire la limite, le Français (17 v) ne s’est pas démonté et a relevé le défi de façon magistrale : il est allé s’emparer de la ceinture continentale vacante des super-moyens en battant, par arrêt de l’arbitre (6e), le géant anglais Jack Cullen (20 v, 1 n, 3 d), le 18 décembre, à Manchester. Respect.
Il ne parle pas beaucoup, dit ce qu’il fait, fait ce qu’il dit sans forfanterie. Cela vous pose un bonhomme. Car c’en est un que rien n’effraie. Il avait averti que les presque vingt centimètres (1,91 mètre contre 1,73 mètre) d’écart qui le séparent de son opposant ne l’inquiétaient guère. Une différence de taille qui avait au moins le mérite de ne pas avoir à gloser cent sept ans sur le plan de bataille à adopter. A savoir, avancer encore et encore mais intelligemment, c’est-à-dire en créant un maximum d’incertitude, d’une part, par une alternance systématique des zones de frappe et, d’autre part, par une mobilité du buste le rendant plus difficile à cadrer.
Le Francilien s’est exécuté sans tergiverser. Il serait faux et, pire, partial, de claironner que tout a été simple, que sa puissance proportionnelle à ses deltoïdes à faire pâlir les accrocs des salles de muscu a transformé le chemin censé le conduire à une victoire annoncée en route pour écoliers en goguette. Car tout n’a pas été simple. Quand il était encore gaillard, au début du mano a mano, le Britannique a su tirer tout le parti de ses bras effilés et tentaculaires pour repousser le visiteur, le maintenir à distance et le toucher en crochets avant qu’il se rue sur lui.
Cependant, l’illusion fut éphémère. Il n’y avait pas besoin de faire montre d’un patriotisme de mauvaise foi pour comprendre que sauf accident, le local ne résisterait pas longtemps au pressing infernal et en bon ordre du Val-de-Marnais. Une première gauche assénée par la grande largeur à la tempe dans le round initial augurait ce qu’il allait inévitablement encourir à mesure que le duel allait se prolonger. Toujours aussi compact, le taureau du Levallois SC chargeait les mains bien hautes pour bloquer, en imposant une cadence élevée et un rythme ponctué d’accélérations. L’arbitre lui reprochait ponctuellement de se ruer le crâne en avant. Soit. Il n'empêche, de près, ses séries courtes des deux aux mains au visage faisaient merveille et mouche.

A mesure que les minutes défilaient, les jabs et autres uppercuts de l’Anglais, ouvert à l’arcade sourcilière gauche, dans la troisième, suite à un choc de têtes involontaire, ne ressemblaient plus, au mieux, qu’à des banderilles, au pire, qu’à des touchettes qui n’entravaient en rien les intentions destructrices du Tricolore qui martelait obstinément le buste du sujet de sa Gracieuse Majesté. Lequel avait un immense atout, celui de la vaillance et du courage face à une telle déferlante quand bien même lui fallait-il, lorsqu’il était acculé et ne parvenait plus à esquiver avec le tronc, accrocher, en quête d’un second souffle.
La suite était cousue de fil blanc. Dans le carré magique, c’est très souvent en variant les cibles que l’on trouve l’ouverture. Cela n’a pas raté sur le ring mancunien. A force de viser la mâchoire de l’infortuné Jack Cullen, Kevin Lele Sadjo le contraignait à lever les coudes, en particulier le droit, et ainsi à offrir son foie en pâture. C’est comme cela qu’il le crucifia au cœur de la sixième reprise. Pétri de douleur, l’Anglais mit longtemps à se remettre sur pied. Peut-être pensait-il à ses propos d’avant-combat, quand il avait claironné que son vainqueur était « battable »… Pas par lui, en tout cas.
Le nouveau champion d’Europe acheva de faire le spectacle en enchaînant quelques pompes, histoire de patienter et de montrer qu’il avait encore pas mal d’essence dans le moteur. Tant mieux, il lui servira pour avaler le nombre décroissant de kilomètres sur la route qui le mènera à un championnat du monde amplement mérité.
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Le Français (35 v, 1 n, 3 d) a été arrêté (9e) à tort et hors délai par l’arbitre lors de sa demi-finale mondiale WBA des super-welters contre l’Ouzbek Israil Madrimov (8 v), le 17 décembre, à Tachkent. Un revers qui ne sera pas sans conséquences.
Le duel débutait dans une ambiance pour le moins musicale dans les tribunes, au son des tambours et des trompettes qui rythmaient les encouragements scandés par le public à l’intention de son favori. Rien qui n’impressionnait Michel Soro, lequel entamait les hostilités de manière placide et sereine, avec son direct du gauche en guise de vigie mais aussi de première arme pour planter quelques banderilles. L’Ouzbek était dans des dispositions comparables, si bien que les deux rounds initiaux étaient dédiés à une observation mutuelle, personne ne se résolvant à enflammer le match. Toutefois, bien que prudent, Israil Madrimov commençait à montrer des velléités en durcissant progressivement les échanges et en cherchant à passer sa droite. Sa boxe était sobre, en s’efforçant d’allier puissance et justesse gestuelle. Ses crochets aux flancs ou à la face étaient parfois agrémentés d’uppercuts opportuns.
Veillant au grain et vigilant défensivement avec une garde bien haute, le visiteur répliquait essentiellement en misant sur son bras avant mais sans réellement enchaîner ni imprimer de variations de rythme. Certes précis, il ne parvenait pas, en revanche, à déstabiliser son rival, comme si sa boxe était, une fois n’était pas coutume, un tantinet stéréotypée et moins inspirée qu’elle ne l’est habituellement.
Au contraire, c’était même l’Ouzbek qui voyait, dans la quatrième reprise, son travail de sape payer. Ses coups lourds, qui alternaient les zones d’impact, trouvaient leurs cibles et le Rhônalpin encaissait stoïquement sans broncher. Rebelote dans la cinquième quand il était atteint au visage. Plus les minutes passaient et plus Israil Madrimov prenait lentement mais sûrement l’ascendant à force d’être plus actif mais aussi mobile. Même s’il avait une fâcheuse tendance à repousser systématiquement son opposant avec son épaule, ses déplacements latéraux lui permettaient de guère s’exposer aux remises du Villeurbannais et de fréquemment conclure les échanges à son avantage. Toutefois, il lui arrivait de sciemment rester en face et, là encore, d’apporter la contradiction sans génie pugilistique mais avec une réelle efficacité, en étant bien campé sur ses appuis et impactant.

Les débats n’étaient au demeurant pas déséquilibrés. Simplement, Israil Madrimov donnait l’impression d’en faire toujours un peu plus et un peu mieux à mesure que les minutes s’égrenaient. Même lorsqu’il était touché, Michel Soro répondait du tac au tac mais se révélait, hélas, moins incisif. Jusqu’à ce que l’impensable se produise. Secoué par deux énièmes droites à la mâchoire, il vacillait et reculait mais toujours en ayant les mains levées. L’arbitre n’entendait pas le gong marquant la fin du neuvième opus et laissait l’Ouzbek se déchaîner sur le Français avant d’arrêter tout bonnement ce dernier.
Une erreur gravissime non seulement sur le plan réglementaire, puisqu’il était alors, bien sûr, interdit de continuer à frapper, mais aussi sur le plan sportif car rien n’indiquait que le protégé d’Abel Sanchez n’était plus en mesure de continuer à en découdre. Certes, si la confrontation était allée à son terme, il est fort probable qu’il se fusse incliné aux points d’autant qu’il accusait un retard sur les bulletins des juges. Mais on ne sait jamais ce que réserve la glorieuse incertitude du noble art…
Le clan du Français va porter réclamation auprès de la WBA qui devra statuer en entérinant ou en invalidant ce résultat. Nul doute que sa décision ne sera pas sans incidence sur la suite de la carrière de Michel Soro. Qui, à trente-quatre ans, a vu son formidable talent être bridé par l’épidémie de Covid-19 - lui qui n’était plus remonté sur un ring depuis deux ans - et par les affres du boxing business quand on sait qu’il n’a jamais disputé un championnat du monde à part entière. Lamentable et terriblement injuste.