Mourad Aliev (1 v) effectuera son second combat professionnel ce samedi soir à Hambourg face au Bosniaque Dorde Tomic (3 v, 6 d).

Mourad Aliev avait rêvé d’un autre scénario aux JO de Tokyo, ses ambitions étaient élevées, revenir médaillé était un objectif raisonnable pour celui qui s’était qualifié avec brio au TQO de Villebon. Malheureusement les images qui firent  le tour du monde ne furent pas celles de ses victoires mais celles d’un homme désabusé, refusant de quitter le ring après une disqualification controversée. «Je me sentais tout seul, tout le monde avait vu ce qu’il s’était passé, même les officiels ont reconnu cette erreur mais ils m’ont dit que la décision était actée et qu’il était trop tard pour l’inverser, a indiqué Mourad Aliev au micro d’Arnaud Romera qui commentera ce combat en direct sur Fight Nation*. La suite, on la connait, malgré les recours déposés par la FF Boxe et le CNOSF auprès du TAS (Tribunal Arbitral du Sport), Mourad Aliev sera définitivement éliminé.

Après avoir surmonté cette désillusion, c’est tout naturellement qu’il s’est tourné vers le monde professionnel pour s’engager avec le promoteur Ahmet Oner en Allemagne, « j’ai eu des propositions des anglais, américains, russes, français, l’aspect financier est important et je voulais des choses concrètes au niveau sportif. Je m’entraine et je fais mes préparations en Allemagne.»

L'occasion de montrer l'étendue de son talent

Mourad Aliev a obtenu une large victoire aux points lors de ses débuts pros en novembre dernier. Il s’en fut de peu qu’il ne batte le russe German Skobenko en moins d’un round mais ce dernier a usé de tout son métier pour terminer la reprise puis ensuite tenir la limite des quatre rounds, même s’il fut surclassé et balloté dans tous les coins du ring. «J’aime les beaux mouvements, la belle boxe et les KOs, j’aime que les gens prennent du plaisir à me regarder boxer ». Mourad Aliev est prêt et déterminé, son second combat se disputera en huit reprises.

« Le loup blanc » est ambitieux,  il veut aller haut, très haut et il ne rechigne pas à l’entrainement pour y parvenir, en suivant toujours les conseils avisés d’un père qui fut lui-même boxeur et qui n’est jamais très loin de son champion de fiston.

Les espoirs placés envers le colosse de 2 m et 110 kg sont énormes. Samedi soir Mourad Aliev ne disputera pas encore le combat vedette de la grande soirée Allemande mais nul doute que beaucoup d'observateurs auront les yeux braqués sur sa prestation. L'occasion pour le poids lourd Français de montrer l'étendue de son talent.  

*Le combat de Johann Duhaupas a été annulé pour cause de Covid dans l'équipe de son adversaire et Nurali Erdogan a été remplacé par un Géorgien.

Christ Esabe (10 v) et Rima Ayadi (6 v) seront les têtes d’affiche du gala intitulé « Les Héritiers - Acte III », organisé, ce samedi, par leur club, le BAM L’Héritage et en direct sur Fight Nation. Ils tenteront de conserver leur ceinture respective avant de viser plus haut. Ces deux-là mêlent tout ce que l’on peut attendre sur un ring : le talent, l’abnégation et l’intelligence tactique.

Honneur aux dames et, tout d’abord, à Rima Ayadi qui le mérite tant. Elle, la stakhanoviste du carré magique, venue sur le tard à la boxe et qui y sacrifie tout avec un dévouement aussi remarquable qu’admirable. Il lui est notamment arrivé de faire elle-même le tour des popotes pour réunir les fonds nécessaires à la tenue de ses combats.

«Pas pertinent de courir deux lièvres à la fois»

Cette fois, elle remet en jeu son titre WBA continental des légères contre l'Ukrainienne Olena Medvedenko (11 v, 8 d) qui présente un pedigree consistant puisqu’elle fut sacrée championne d’Europe des super-légères, en juin dernier. Elle ne sera donc pas prise à la… légère par la Française qui s’est vite et bien remise de la Covid-19 contractée en décembre. « Comme à mon habitude, je me suis très bien préparée pour cette échéance. Je me sens bien. Je ne sais pas à quoi ressemble mon adversaire, avoue celle qui a pour habitude de ne jamais regarder préalablement en vidéo ses rivales à l’œuvre. Ce sera un gros combat car on sait qu’Olena Medvedenko a le style des filles de l’Est. J’y vais sans aucune pression car j’ai vraiment beaucoup travaillé, en particulier la variation des cibles entre le corps et la face afin de ne pas viser uniquement le visage. C’est un axe d’amélioration que je souhaitais développer et que j’aimerais reproduire devant Olena Medvedenko. »

L’Yvelynoise a un plan de marche réglé comme du papier à musique. En l’occurrence, préserver son invincibilité, disputer, si tout va bien, le titre continental, en juin, puis, à la rentrée prochaine, se concentrer sur la boxe amateur pour viser une participation aux JO de Paris, en 2024. L’idée est donc de sérier les objectifs et non de les entremêler. « Avec mon entraîneur Abadila Hallab, nous ne sommes pas convaincus de la pertinence de courir deux lièvres à la fois ni de mélanger boxe pro et boxe olympique, justifie-t-elle. Les méthodes et les contenus d’entraînements ne sont pas les mêmes. C’est aussi pour cela que j’ai renoncé à briguer une sélection pour les prochains championnats du monde amateurs. »

Christ Esabe « a pris de l’âge »

Du haut de ses vingt-et-un ans, Christ Esabe continue d’impressionner tant par la précocité et la complétude de ses qualités pugilistiques que par la maturité avec laquelle il gère le déroulé de ses duels entre seize cordes. Il défendra son titre WBC francophone des plumes contre l'Argentin Nicolas Nahuel Botelli et l’on ne peut pas dire que l’appréhension le submerge. « J’aborde ce rendez-vous en toute confiance, explique-t-il. Cela fait deux mois que je le prépare. Tous les feux sont au vert. Avec le staff, on a bossé comme il le fallait. Le but est d’essayer de progresser lors de cette confrontation. » Pour cela, il conviendra de sortir du piège latino : « Nicolas Nahuel Botelli a un profil un peu longiligne. Il est à la fois capable d’avancer et de reculer ou de tourner. Il n’est pas mal techniquement et a une frappe sèche. Il me faudra faire attention. Le game plan va consister à casser la distance pour le saper au corps et, ensuite, remonter au visage en accélérant au fil des rounds. »

A la salle, le Muriautin a mis les bouchées doubles, histoire d’améliorer, pêle-mêle, sa puissance, l’assise au moment de frapper et les moyens de défense. Et, à l’écouter, la chose commence à porter ses fruits en terme d’efficacité. « Je sens que j’ai pris de l’âge, sourit-il. Je suis plus fort physiquement. » On le croit volontiers. En cas de succès, le prodige du BAM L’Héritage ambitionne de décrocher la couronne WBA youth de la catégorie puis de faire un championnat de l’Union européenne.

Jacques Milani, entraineur historique du club pugilistique vitryat (Vitry-Le-François), est décédé à Sainte-Maxime (Var) à l’âge de 92 ans.

Jacques Milani aura œuvré sans relâche et avec dévouement au sein du CPV pendant plus de 60 ans, un club qui était sa seconde famille et l’œuvre de toute une vie. La recette de sa réussite était la rigueur et les plaisanteries avec tous ses boxeurs sans distinction de palmarès ou de talent.

Jacques Milani mit un terme à sa carrière de boxeur amateur à 22 ans pour devenir prévôt du CPV en 1952. Véritable passionné de ce sport, il devint un excellent formateur dévoué à l’éclosion de jeunes talents. L’ancien président du CPV et ex adversaire de Jean-Claude Bouttier, Michel Molitor,  se souvient d’un homme hors du commun, « Jacques était exceptionnel, c’était notre second père. Il savait parler aux jeunes pour en faire sortir ce qu’ils avaient de meilleur en eux. Il était ferme et en même temps toujours à l’écoute. Il a formé des dizaines de boxeurs, il a su canaliser les plus durs car il y en eut parfois mais Jacques savait comment s’y prendre avec eux, sans jamais élever la voix, comme avec les autres. Il était respecté par tout le monde, tous les maires qui se sont succédés pendant des décennies, louaient sa gentillesse et son sérieux.»

Jacques Milani (au centre) crédit photo-Michel Molitor

Jacques Milani forma de nombreux boxeurs tels que Gilbert Delé, champion du monde des super-welters et Jean-Maurice Chanet, champion d’Europe des poids lourds, sans oublier Lucien Daubin, membre de l’équipe de France, Michel Cazeneuve, qui deviendra ensuite un grand arbitre, Christian Savoyant et beaucoup d’autres plus ou moins connus. Tous contribuèrent à la renommée de Vitry-Le-François, un petite ville de la Marne qui compte moins de 15000 habitants.

Affecté par le décès de son épouse Andrée en 2015, Jacques Milani transmettait encore son savoir auprès des jeunes pousses du CPV, avant que sa fille le fasse venir près d’elle à Sainte-Maxime où il s’est éteint le 5 février.

Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Jacques Milani.

Après une période compliquée due à la crise sanitaire et aux jauges imposées par les pouvoirs publics, la boxe reprend doucement en France. Deux réunions proposant des combats professionnels se sont déroulées dans le pays ce samedi 12 février.

A Hyères

Trois combats professionnels au forum du casino d’Hyères

L’ex champion de France des poids moyens, Bruno Surace (21 v) est demeuré invaincu en disposant aux points (79-73; 79-73; 78-74) de l’Alsacien Victor Garcia (8 v, 11 d, 4 n).

Les huit rounds de cette rencontre hors compétition, ont été disputés à un bon rythme. «Mon adversaire a enclenché la marche avant, il a été offensif et je pense que nous avons offert un bon combat aux spectateurs, indique Bruno Surace. J’ai accepté l’épreuve de force pendant la première partie du combat en restant face à lui puis en seconde partie, j’ai changé de tactique en utilisant mon bras avant pour produire des accélérations et revenir sur lui. »

Exigeant avec lui-même et perfectionniste, Bruno Surace ajoute, «tout s’est bien passé mais il y a encore quelques petits détails à régler, c’est tout l’intérêt de ce type de combats en huit rounds qui mettent en évidence les axes de travail qui restent à peaufiner ou à développer.»

Bruno Surace (23 ans), qui fait des études universitaires  en parallèle de sa carrière professionnelle, a abandonné son titre national pour passer à l’étage supérieur. «Anderson Prestot va défier Matteo Signani pour le titre EBU le 19 mars à Massy, nous allons essayer de nous positionner derrière pour rencontrer le vainqueur. Si Anderson prend la ceinture, cela ferait un beau championnat d’Europe franco-français», conclut Bruno Surace.

En poids super-moyens, Roshdi Ben Arbia (5 v, 2 d, 1 n) et Mevludin Suleymani (8 v, 15 d, 5 n) n’ont pu être départagés au terme des six rounds. Les trois juges arrivant au même pointage (57-57 ; 57-57 ; 57-57).  

En poids welter féminin, Marie Beauchamp (2 v) a battu par arrêt de l’arbitre au 1er round, l’Ukrainienne Kateryna Drozd (0 v, 6 d).

Marie Beauchamp a réussi à fixer sa rivale dans un coin du ring pour lui délivrer une terrible série de coups sous tous les angles. Un crochet droit de la Française a durement touché l’Ukrainienne à la face et le crochet gauche qui a suivi a incité l’arbitre à stopper le combat au même moment que volait la serviette sur le ring.

A Vaujours

Le jeune (21 ans) super-moyens, Mustapha Zaouche (5 v) a largement battu aux points (60-55 ; 59-55 ; 59-55) Jonathan Kimmer (1 v, 9 d, 1 n). «J’ai dominé du 1er au 6eme round, j’ai constamment avancé en le boxant avec des coups durs. Je l’ai bien touché en bas, j’aurais aimé obtenir une victoire avant la limite mais il a tenu. Je dois boxer à nouveau en mars en région parisienne et en mai à la maison », confie le sociétaire du CSL Boxe d’Aulnay Sous Bois.

Le Gymnase Bercy-Bastille, sis, au 242 rue de Bercy, a été renommé, il y a peu, par la Mairie de Paris, Gymnase Victor « Young » Perez. Une démarche hautement symbolique en ces temps où les valeurs de la République sont malmenées.

Le destin de Victor Young Perez est un condensé de la période la plus sombre de l’histoire de l’Humanité. Né à Tunis, en 1911, dans une famille israélite des plus modestes, il tomba dans la marmite du noble art au seuil de l’adolescence. Les brimades et les exactions dont sa communauté était victime de la part des Français et des locaux confortèrent sa volonté de savoir se défendre en pareille circonstance.

Ses prédispositions le conduisirent rapidement à faire carrière à Paris. En Métropole, il devint champion de France des mouches, après avoir dominé Valentin Angelmann, puis champion du monde de la catégorie, en 1931, aux dépens de l’Italien Frankie Genaro. Une consécration survenue à vingt ans, aux allures de gloire naissante et de déclin programmé. Sa relation amoureuse et tumultueuse avec l’actrice Mireille Balin, qui se compromit quelques années plus tard durant la Collaboration, des gains dilapidés en brûlant la vie par les deux bouts ou par des placements hasardeux, des prises de poids et un entraînement de moins en moins ascétique : le parcours pugilistique du prodige vira au long et inexorable décrescendo.

Dénoncé et arrêté par la Milice

La montée des périls, sous l’Occupation, ne le dissuada pas de trouver refuge en Tunisie malgré les conseils de ses amis. Celui qui avait combattu en Allemagne, sous les huées du public, durant la tristement célèbre Nuit de Cristal, ne voulait pas, par ego, rentrer au pays avec le statut de vedette déchue. Il y était pourtant attendu et espéré par les siens. Alors qu’il était enclin à franchir le pas, il fut dénoncé et arrêté par la Milice, en septembre 1943. D’abord interné à Drancy, il fut ensuite déporté à Auschwitz. En Silésie, pour se distraire, les Allemands le forcèrent, comme les rares pugilistes du camp, à livrer des combats contre les soldats nazis, qu’importât la différence de gabarit et de condition physique. Victor Young Perez y jouait sa survie, aidant autant qu’il le pouvait ses compagnons d’infortune. Son altruisme fut lourdement sanctionné par les kapos.

En janvier 1945, il participa à l’une des sinistres Marches de la mort qui suivirent l'évacuation du camp. Le 22 du même mois, il fut abattu d'une rafale de mitraillette par un SS. Qu’importe si le motif diverge selon les versions. Certains témoignages assurèrent qu’épuisé, il ne parvenait plus à suivre le rythme ; d’autres affirmèrent qu’il était parti chercher du pain pour ses camarades.

« L’éternité d’une vie blessée et la gloire d’un boxeur champion du monde »

Pour que cette barbarie indélébile serve au moins de garde-fou en sacralisant ce que notre société ne tolèrera plus pour ne plus perdre une seconde fois son âme, le devoir de mémoire est devenu une exigence intangible et constante. Tous les hommes et les femmes de bonne volonté sont conviés à apporter leur louable écot à cette œuvre collective. A l’image du Comité pour la mémoire des enfants déportés parce que nés juifs (CMEDJ), présidé par Azdine Ben Yacoub. L’association avait été à l’origine de l’apposition, dans la salle de boxe de l’Insep, d’une plaque en l’honneur de Victor Young Perez. Son action a trouvé un nouvel aboutissement avec le choix de la Mairie de Paris de rebaptiser l’enceinte sportive du XIIe arrondissement avec le patronyme de Victor « Young » Perez.

Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant, s’est dite « fière d’avoir, au nom de la Maire de Paris, rendu hommage au champion de boxe Victor Young Perez, Juif de Tunis déporté à Auschwitz où il fut obligé de jouer sa vie dans des combats effroyables de gladiateurs ». Maire du XIIᵉ arrondissement, Emmanuelle Pierre-Marie lui a emboîté le pas et a rappelé qu’en « nommant ce gymnase du nom de Victor « Young » Perez, nous commémorons la rage de vivre d'un boxeur assassiné loin de chez lui, parce qu'il était juif. Face à l'antisémitisme, Paris sera toujours debout et à jamais solidaire. »

Et Azdine Ben Yacoub de conclure : « Messaoud Haï Victor Young Perez ne s’éteindra jamais. Il porte en lui l’éternité d’une vie blessée et la gloire d’un boxeur franco-tunisien champion du monde. »

C’est désormais officiel; Christian Mbilli (20 v) rencontrera Nadjib Mohammedi (44 v, 8 d) le 26 mars au casino de Montréal et Tony Yoka (11 v) sera opposé au Congolais Martin Bakole (17 v, 1 d) le 15 mai à l’Accor Arena à Paris.

L’annonce du combat entre Christian Mbilli et Nadjib Mohammedi pour la ceinture WBC continental Amérique des super-moyens a surpris. « Solide » (26 ans) sort d’une victoire tonitruante aux USA face à Ronald Ellis, un américain de 1er rang; un succès qui lui permet d’accéder à la 8eme place WBC alors que Nadjib Mohammedi (36 ans) n’a plus combattu dans cette catégorie depuis 2019 et une injuste défaite subie en Allemagne.

Christian Mbilli possède la jeunesse, la fougue et le punch alors que Nadjib Mohammedi est un fin technicien, une totale opposition de styles qui devrait déboucher sur un spectaculaire affrontement. Professionnel jusqu’au bout des ongles, le champion provençal demeure un redoutable boxeur. Nadjib Mohammedi n’a subi qu’une seule défaite face un compatriote; contre Thierry Karl qui le prit à froid au 1er round à la surprise générale, lors du grand tournoi des mi-lourds en 2009. Autrement il s’est avéré intouchable pour tous les autres boxeurs Français, le dur Hadillah Mohoumadi étant le dernier à se montrer impuissant face à la science du ring de Nadjib Mohammedi. Christian Mbilli est en pleine ascension, après un léger tassement en descendant en  poids moyens, il a repris sa marche en avant vers les sommets mondiaux en réintégrant sa catégorie de prédilection. Malgré son âge et son absence de combats récents au haut niveau international, Nadjib Mohammedi sera l’adversaire le plus dangereux qu’ait eu à combattre Christian Mbilli.

Tony Yoka déterminé à battre Martin Bakole

Tony Yoka est passé de la joie à la désillusion en étant écarté  par l’IBF d’une place de co challenger mondial face à son éternel rival, Fillip Hrgovic. Il rencontrera donc Martin Bakole avec la ferme intention de lui faire payer sa non sélection par l’IBF suite au recours déposé par l’équipe du Congolais, une motivation supplémentaire pour le brillant poids lourd Français.

Martin Bakole, frère cadet d' Ilunga Makabu, le champion du monde WBC des lourd-légers, est un poids lourd de niveau mondial doté d’une belle frappe des deux mains qui lui a permis d’abréger 13 de ses 17 victoires. Tout comme son ex camarade de l’équipe de France olympique, Tony Yoka sera confronté à la plus rude opposition de sa carrière professionnelle. Le champion olympique des super-lourds passera un test grandeur nature, Martin Bakole est un nom qui compte dans la catégorie reine, une victoire probante de Tony Yoka serait un signal fort envoyé aux meilleurs poids lourds de la planète.

A noter que Sofiane Oumiha, double champion du monde amateur, devrait effectuer ses débuts professionnels au cours de cette soirée parisienne. Il sera opposé à l’invaincu et talentueux Mevy Boufoudi (7 v).

Émile Abella, mentor de la boxe biterroise durant plus de trois décennies, s’est éteint le 6 février, à quatre-vingt-sept ans. Son engagement en faveur du noble art a partie intimement liée avec son histoire personnelle d’immigré.

Émile Abella avait vu le jour de l’autre côté des Pyrénées, en 1934. Il était un enfant de La Retirada, cet exode massif des Républicains espagnols vers la France. Ses parents travaillèrent dans des fermes du Tarn. Il en eut fallu plus pour le brider, lui qui était doté de la force d’âme qui prédispose aux plus belles éclosions.

De fait, le jeune homme, qui allait s’installer à Béziers, débuta, par la suite, la boxe qu’il pratiqua dans les rangs amateurs. Non qu’il ne présentât point des prédispositions pour la discipline mais sa priorité fut, on le devine aisément, d’emprunter l’ascenseur social. Il s’y évertua en créant son entreprise de maçonnerie. Il raccrocha les gants à l’heure de la paternité, sa famille ayant toujours été sa priorité. Il demeura, toute sa vie durant, pétri d’idéaux et d’une conscience politique affirmée. En l’occurrence, des valeurs de gauche, celles dont il fut baigné dès le plus jeune âge.

« Un meneur d’hommes déterminé qui savait ce qu’il voulait »

Avec son épouse Christiane, il adhéra d’ailleurs à une association France Cuba dont la mission était de venir en aide aux Cubains. Dans ce cadre, il effectua de nombreux voyages à La Havane. De l’autre côté de l’Atlantique, il associa sa philanthropie et son amour de la boxe en se liant d’amitié avec les dirigeants locaux de ce sport, et d’abord avec l’immense entraîneur de l’équipe nationale masculine qu’était Pedro Roque. C’est deux-là devinrent des amis pour toujours.

Ce qui explique qu’Émile Abella ait régulièrement fait venir en Occitanie des équipes cubaines puis américaines, quand Pedro Roque partit exercer ses talents aux USA. Parallèlement, il n’eut de cesse de s’impliquer dans les instances pugilistiques, que ce fussent les clubs (le BC Marcel Cerdan et le Boxing biterrois Aimé Gaudot), le comité départemental de l’Hérault dont il devint Président ou encore, le comité régional dont il fut trésorier puis vice-Président.

Secrétaire générale de la Fédération française de boxe et catalane, Marie-Lise Rovira se souvient, comme d’autres, d’un « meneur d’hommes déterminé qui savait ce qu’il voulait, qui était très investi en faveur de ce qu’il aimait et qui éprouvait le besoin de venir en aide à ceux que le destin n’avait pas épargné ».

Les juniors français ont triomphé avec la manière (8-2) de l’Italie, le 5 février, à Bourgoin-Jallieu. Ce match pays à pays était, pour eux, l’occasion de faire étalage des progrès réalisés. Mission accomplie.

La rencontre face au voisin transalpin, qui avait pris soin d’envoyer, dans l’Isère, son équipe une, n’avait d’autre finalité que de permettre aux Bleuets de mettre en pratique ce qui leur est enseigné au quotidien, au pôle France jeunes de Nancy. Elle n’entrait pas dans le parcours de sélection en vue des championnats d’Europe programmés en avril prochain. Toujours est-il qu’au vu de leur performance, le staff na pas prêché dans le désert tant ce que ses ouailles ont démontré a été encourageant et témoigne d’une volonté évidente de bien faire. « Outre le satisfaction que la majorité des pensionnaires du pôle ait pu boxer, j’ai trouvé très intéressant ce qu’ils ont proposé, se réjouit Mohamed Taleb, entraîneur national responsable du pôle France de Nancy. Ils ont vraiment été entreprenants. Que ce soit dans l’attitude, les préparations d’attaques ou la continuité des actions, on voit l’évolution par rapport à la rencontre contre l’Ecosse, en octobre dernier. Leur prestation correspond davantage aux attendus du haut niveau. Ils sont sur le bon chemin. »

« Un groupe en pleine reconstruction qui grandit très bien »

Même si les uns et les autres ont répondu présent, sous les yeux du Président de la FF Boxe, Dominique Nato, certains sont sortis du lot. On citera, sans prétendre à l’exhaustivité, Marwan Mouflih dont la faculté d’adaptation à l’adversaire est appréciable ; le fausse garde Sandro Spica, encore cadet mais qui « a une boxe bien équilibrée et mature pour son âge », dixit Mohamed Taleb ; ou encore, Bilal Benali qui, bien que défait, a laissé entrevoir ses qualités d’explosivité et de fluidité gestuelle. En dehors du ring aussi, Mohamed apprécie le comportement de ses troupes : « C’est un groupe en pleine reconstruction qui grandit très bien. Son état d’esprit est exemplaire. Il ne comporte aucun élément perturbateur. L’émulation est saine et chacun tire les autres vers le haut même quand ils sont en concurrence. Sur le plan technique, je vais mettre l’accent sur les liaisons pour éviter qu’ils boxent sur des coups isolés et qu’ils ne soient actifs que par intermittence. Le but est qu’ils soient armés face à des rivaux de styles différents. » Entre seize cordes aussi, la polyvalence est la clef du succès.

Les résultats

France bat Italie 8-2

Cadets :

-50 kg : Noann Crea-Barbera  (Noble Art Boxing Association - Île-de-France) bat Thomas Saverio Fonto (Ita) aux points.

-57 kg : Sandro Spica (Boxing Club 2 La Stella - Région Paca) bat Tiziano Alciati (Ita) aux points.

Juniors :

-49 kg : Enzo Adolphe (Boxing Lyon United - Aura) bat Damiano Ruggero Dell’Aquilla (Ita) aux points.

-51 kg : Alessio Camiolo (Ita) bat Bilal Benali (US Bergeracoise - NAQ) aux points.

-57 kg : Fabio Crobeddu (Ita) bat Bilal Roger (Trélazé Boxing Club - PDL) aux points.

-57 kg : Marwan Mouflih (Ring Berjallien - Aura) bat Salvatore Di Stefano (Ita)par abandon à l’appel de la 3e.

-60 kg : Messon Merandon (BC Castelneuvien - CVL) bat Eddy Pittarello (Ita) aux points.

-71 kg : Momir Trbic (Nice Azur Boxe – Paca) bat Samuele Gugliota (Ita) aux points.

-75 kg : Yojerlin Cesar (Boxing Lyon United - Aura) bat Danialo Mastrorillo (Ita) par abandon à l’appel de la 3e.

-75 kg : Babacar Diarra (Avenir Sportif Orly Boxe - IDF) bat Alessandro Moschese (Ita) aux points.

La formation des cutmen nationaux est dans sa troisième année d'existence, Laurent Boucher et Franck Romeo, concepteurs et techniciens de cet ambitieux projet, reviennent sur l'évolution passée et future de la FCN.

Pouvez-vous nous faire un retour sur la dernière session de Royat ?

L.B. : La dernière session de formation qui s’est déroulée à Royat a été impulsée par Momo Gharbi du Royat Boxing Club. Ce dernier avait participé à la toute première formation à Saint-Denis en 2019. Il avait à cœur de faire venir la FCN dans la région d'Auvergne, pour permettre aux différents acteurs des clubs régionaux de se professionnaliser sur ce métier.

Des champions comme Hacine Cherifi, Angel Mona et de nombreux coachs, dont Stéphane Cazeaux, venu de Saint-Nazaire ainsi qu’un stagiaire venant de la Guadeloupe !, ont pris un réel plaisir à partager leurs expériences durant le week-end, ils se sont montrés très attentifs pour approfondir leurs connaissances sur la fonction de cutman.

F.R. : Suite au reportage immersif paru dans l’Equipe magazine (6 pages), France 3 Télévision Auvergne a souhaité venir faire un reportage vidéo pour mettre en lumière cet évènement régional. Nous sommes toujours ravis de voir l’engouement que peut susciter nos formations auprès des différents médias. (Article La Montagne).

Comment se passe la cohabitation (boxe, arts martiaux mixtes, boxe pieds-poings) entre les participants venus d’horizon différents ?

F.R. : La provenance différente des participants rend chaque session très enrichissante. En effet, chaque discipline comporte son lot de particularités, tant par les différences des règlements, que par l’environnement d’intervention. Cela nous permet d’aborder les aspects du métier dans sa globalité, la demande de formation est forte dans beaucoup de sports de combats.

L.B. : Tous les profils sont présents. Nous avons eu des médecins et kinés, ostéopathes de l’INSEP, Juges/Arbitres des différentes disciplines des sports de combat, infirmiers(ères), des cadres techniques de la FFB, des coachs venant du MMA de la boxe française et Thai également ainsi que de grands noms de la boxe anglaise comme Christophe Tiozzo, Julien Lorcy, Hacine Cherifi, Nadjib Mohamedi, Angel Mona, Frederic Perez, Christophe Tendil et Saïd Bennajem, et chaque vision permet d’enrichir les échanges, tout en multipliant les contacts entre les participants.
Le docteur de la FFBoxe, Amine Mokhtar Benounane est même intervenu sur certaines formations pour apporter son expérience et son analyse dans les relations médecin/cutman.

Primordial de pouvoir acquérir de l’expérience en condition réelle.

Qu’avez-vous appris de ces sessions de formation ?

L.B. : Il y a eu énormément de choses apprises entre la première session fin 2019 et aujourd’hui (Royat était la 13ème). Nous avons vite constaté qu’il fallait accentuer la pratique, et limiter la théorie, notamment sur les soins. Nous avons donc ajusté le temps de formation pour laisser une place plus importante à l’entrainement, avec des exercices de mise en situation pratique, et chronométrés, pour essayer de reproduire les conditions les plus proches de la réalité .

Nous avons aussi accentué les analyses vidéo, que les participants apprécient tout particulièrement. Ces contenus sont variés, et d’actualité (certains combats datent de 2021) et permettent aux participants de se projeter en situation réelle, en observant la vitesse d’exécution nécessaire lors d’une minute de repos. Des images valent parfois mieux que des mots.

F.R. : Nous avons également mis en place un questionnaire de satisfaction, pour récolter les impressions de chaque participant, connaître les attentes qui n’auraient pas été comblées durant le week-end. Les feedbacks sont globalement très bons ! Il nous est même réclamé un troisième jour de formation, ce qui est plutôt bon signe ! Mais même un mois de formation ne saurait remplacer la réalité du terrain. C’est primordial de pouvoir acquérir de l’expérience en condition réelle.

 La complémentarité de votre binôme semble être une des clés de votre réussite...

L.B. : Travailler en binôme est un vrai plus pour faire vivre cette formation. Franck est à l’aise pour animer le contenu de formation dans les moindres détails. Quant à moi, j’apporte toute mon expérience pour illustrer les éléments de ce contenu. Depuis le temps, nous avons trouvé nos marques et c’est toujours un réel plaisir de passer ces week-ends de formation ensemble.
Par ailleurs, nous mettons en avant le lien qui nous unit dans cette formation comme une « passerelle » entre deux générations, qui peuvent parfois être en conflit dans le paysage pugilistique Français. Il nous tient à cœur de montrer que le travail des générations passées a permis de construire le présent, et que ces deux générations peuvent collaborer sans soucis. Nous en sommes la preuve.

F.R. : Effectivement notre association est complémentaire, pendant, mais aussi en dehors de la formation.  Nous affectionnons des tâches différentes, cela nous permet d’être  réactifs dans notre travail. Nous échangeons aussi énormément et nous n’hésitons pas à nous dire les choses, même si nous ne sommes pas toujours d’accord. Nous ne sommes pas de la même génération, et c’est tout à fait normal que nous n’ayons pas toujours les mêmes avis sur certains sujets. Le principal étant que nous parvenons toujours à trouver le meilleur compromis pour la formation. Être professionnel, c’est aussi ça : savoir se dire les choses en tout honnêteté, en faisant passer l’intérêt commun avant les opinions personnelles.  

Des contenus numériques en cours de préparation

La covid a-t-elle impacté votre année ? 

 L.B. : Non, nous avons réussi à boucler toutes les sessions initialement prévues en 2020 qui ont été reportées sur 2021, et mettre en place de nouvelles sessions. Aujourd’hui nous sommes à jour sur notre planning de sessions, et de nombreuses dates restent encore à venir.

Quel est le bilan  pour la FCN 2021 ?

L.B. : Nous avons organisé sept sessions en 2021 dans 5 régions différentes, pour un peu plus de 120 personnes formées.. En moyenne, 70% des participants était des personnes issues de la boxe anglaise, 23% des sports pieds-poings et 7% provenaient exclusivement du MMA.

F.R. : Ces statistiques sont à prendre avec du recul, car en pratique, beaucoup de cutmen/cutwomen travaillent dans plusieurs disciplines. Mais elles montrent que la reconnaissance du diplôme par la FFBoxe impacte positivement la boxe anglaise en France.

Avez-vous établi un calendrier pour 2022 ?

L.B. : Nous travaillons sur la mise en place de plusieurs sessions pour la saison sportive 2022. Une date est en préparation dans l’Est de la France, une région que nous n’avons pas encore visité, une autre est prévue en Ile-de-France en juin prochain. Le comité PACA souhaite également mettre en place une seconde session au printemps, et le comité Pays-de-Loire nous a sollicités pour une grande première dans leur région.

F.R. : Nous restons également ouverts pour revenir animer des sessions de formation dans les comités/régions avec lesquels nous avons déjà collaboré.
Des moments consacrés à des entités de renommée sont également en cours de programmation. Nous avons hâte de communiquer sur ces nouveautés, cela viendra dès que tout sera mis en place.

Avez-vous des objectifs pour cette année ?

L.B. : Les objectifs de cette année sont multiples. Tout d’abord, celui de répondre présent auprès de tous les Comité régionaux et/ou clubs qui souhaiteraient organiser une session en remplissant le cahier des charges.  Nous aimerions atteindre 20 sessions d’ici la fin d’année 2022.


Quelles évolutions pensez-vous devoir ou pouvoir apporter ?

F.R. : Nous fourmillons d’idées pour faire évoluer la formation ! La crise du covid a démocratisé le travail en distanciel et l’utilisation des outils informatiques. Des contenus numériques sont donc en cours de préparation pour être proposés aux participants en guise de support post-formation. Nous comptons proposer une expérience numérique plus avancée aux participants.

L.B. : Par ailleurs, d’autres projets sont dans les cartons pour continuer d’animer la communauté des cutmen en France. L’idée étant toujours de rassembler pour créer le plus d’engouement possible sur ce métier qui souffre encore de notoriété en France.

D’autres publics que les combattants sont-ils susceptibles d’être intéressés ?

L.B. : La convention nous liant avec la FFBoxe prévoit la formation des cadres techniques nationaux et régionaux. Leurs emplois du temps et leurs localisations étant très variés, nous réfléchissions à un format de session plus adapté à leurs disponibilités.
Il y a également une volonté fédérale d’harmoniser l’ensemble des interactions entre les différents acteurs du monde de la boxe professionnelle.

F.R. : Nous travaillons donc avec la Commission Nationale des Officiels à l’établissement d’un « colloque » qui viserait à harmoniser l’interprétation du règlement (prochainement actualisé) concernant les bandages pros. D’autres sujets pourront être abordés comme l’établissement d’un « rules meeting » (réunion d’avant combat entre les officiels et les staffs) avant un Championnat de France. Tout ce qui pourrait nous rapprocher des standards pratiqués par les grandes fédérations internationales, afin d’être préparé du mieux possible lors de ces événements.

Une exportation à l’étranger de la formation est-elle envisageable ?

F.R. : Nous avons reçu plusieurs propositions pour organiser des sessions de formations hors de France, nous ferons notre maximum pour répondre au besoin des pays en question. C’est toujours très flatteur d’être sollicité hors de ses frontières, c’est une reconnaissance de notre savoir-faire et une récompense pour tout le travail accompli.

Dans les vœux qu’ils ont présentés en commun, fin janvier, Brigitte Henriques, Marie-Amélie Le Fur et Tony Estanguet, respectivement à la tête du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et du Comité d’organisation des Jeux de 2024 (Cojo), ont fait part de leur volonté partagée d’ancrer davantage le sport dans la société.

Brigitte Henriques n’a pas manqué de « saluer la mobilisation des clubs et des bénévoles pour maintenir le cap et faire revenir les licenciés à la pratique ». Un constat qui vaut, au demeurant, pour les clubs de boxe qui se sont démenés pour assurer, autant que la loi le leur permettait, la continuité du service. Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a, en outre, tenu à accompagner les associations sportives dans la mise en place du Pass’Sport et du pass vaccinal.

Au demeurant, sa Présidente se veut concrètement optimiste et entend tout faire pour que le slogan « 2022, ce sera mieux » ne soit pas qu’un… vœu pieux. « Le premier objectif est de sortir de la crise pour tout le monde », a-t-elle intimé. Concrètement, pareille injonction commande « de peser dans les décisions pour vraiment faciliter la vie des clubs, d’accompagner les fédérations et de faire remonter le plus précisément possible les pertes économiques qu’il y a pu avoir » dans le secteur du sport.

Être au service des fédérations membres et des territoires

Pour cela, le CNOSF aspire « à être au service des fédérations membres et des territoires, à leur donner des outils concrets et à être pragmatique pour les aider au quotidien ». Autre mue organisationnelle, la création du Département des grandes causes nationales qui a pour mission de « réaffirmer la place du sport dans notre société et ce qu’il peut apporter, qu’il s’agisse d’enjeux de santé, d’éducation, d’insertion, de mixité ou encore, de lutte contre toutes les formes de discrimination et les violences sexuelles », a précisé Brigitte Henriques. Le tout avec deux règles d’or méthodologiques : parler d’une seule voix pour mieux peser dans le débat public et privilégier la proximité avec les fédérations pour répondre à leurs besoins. Toujours est-il que la FF Boxe s’est depuis longtemps appropriée ces thématiques.

Le Comité paralympique et sportif français (CPSF) n’est pas en reste. Sa Présidente, Marie-Amélie Le Fur, a insisté sur la nécessité « d’accompagner les fédérations et la structuration du mouvement paralympique », notamment « en travaillant sur le continuum de l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées et ce, de la prise de conscience de la possibilité d’une pratique sportive jusqu’à la pratique elle-même ». Un processus de maturation et un continuum qui valent pour l’handi-boxe.

« Mettre du sport dans le quotidien des Français »

Le but est de « capter » ce public, « d’aller chercher le pratiquant car même quand il existe des structures d’accueil très qualitatives », il hésite à franchir le pas. Pour favoriser la rencontre entre la personne handicapée et le club, le CPSF s’évertue à mettre des moyens à disposition des pratiquants, des collectivités et des fédérations. Ceux-ci revêtent des modalités plurielles : un programme de rapprochement avec les établissements sociaux et médicaux-sociaux ; favoriser la formation des encadrants, des dirigeants et des bénévoles au sein des clubs, militer concrètement auprès des collectivités pour qu’elles incitent à la pratique du handisport et, bien sûr, poursuivre le déploiement territorial du CPSF avec l’affectation d’un salarié par région pour œuvrer à l’avènement de « projets en synergie avec tous les acteurs du champ du handicap ». Des pistes que la FF Boxe a fait siennes depuis longtemps, elle qui promeut l’handi-boxe çà et là sur le territoire.

Marie-Amélie Le Fur aspire à faire évoluer les mentalités en « déstigmatisant la peur de ne pas faire ou de mal faire » en matière d’accueil de sportifs en situation de handicap. Un écueil contre lequel lutte la FF Boxe, en particulier en proposant des formations dédiées à ce type de public à l’intention des (futurs) entraîneurs d’handi-boxe.

Dans cette optique, la tenue des JOP de Paris 2024 a vocation à faire office de catalyseur décisif. « Notre but est de mettre du sport dans le quotidien des Français, a confirmé Tony Estanguet, Président du Cojo. Nous avons inventé un nouveau modèle d’organisation des Jeux. On ne fait pas les Jeux pour construire des équipements sportifs mais pour replacer le sport et ses valeurs dans la société française. Si nous restons unis, on peut créer un élan autour du sport que l’on n’a jamais eu dans ce pays. » Comme les autres, la FF Boxe ne demande pas mieux.

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