Ce samedi soir, au complexe Jean Jaurès de Cherbourg, l'invaincu Hugo Morel (13 v) a conservé son titre de champion de France des poids welters en battant aux points (97-93, 98-92, 99-91 Naim Bellahcene (7 V, 6 d).

Franck Nicotra & Palatina ont réussi le tour de force de présenter trois championnats de France au cours de cette grande soirée. Celui des lourd-légers puis le sommet des poids lourds ont précédé la première défense du titre national détenu par Hugo Morel, la star de toute une région. Le Cherbourgeois s’est taillé une réputation de puncheur en abrégeant huit de ses douze succès, il restait d’ailleurs sur une série de six victoires avant la limite et escomptait ajouter un septième nom à la liste en cours. C’était sans compter sur la volonté et le talent d’un Naim Bellahcene qui a tenu la dragée haute à un champion de France galvanisé par le bruit des quelques 2300 spectateurs présents dans la salle. Le Haut Savoyard fait partie de ces boxeurs dont le palmarès ne reflète pas la valeur, il a forcé l’admiration de tous par sa remarquable prestation. Les deux hommes ont offert au public un spectaculaire et intense championnat de France, dix rounds disputés à un rythme effréné,  imprimé par un Hugo Morel survolté qui a levé les quelques doutes qui subsistaient sur sa capacité à se surpasser le soir où il ne parviendrait pas à abréger rapidement un combat.

Photo ©Michel Beuville

L’apparition d’Hugo Morel avait été saluée par un tonnerre d’applaudissements et un vacarme assourdissant, pas de quoi perturber un Naim Bellahcene concentré sur son objectif. Dès le premier coup de gong, le gaucher Hugo Morel se ruait sur son challenger en donnant son bras avant, il enchainait avec son gauche.  Naim Bellahcene répliquait puis rompait, la garde haute et resserrée, il tournait et s’appliquait à bloquer les crochets. Le champion poursuivait son offensive au cours d’une second round où il multipliait les frappes sous tous les angles sans parvenir à déstabiliser son adversaire qui ne paniquait pas malgré le déluge qui s’abattait sur lui. Huga Morel décochait de gros coups en bas puis il remontait en haut, son activité de tous les instants ne laissait aucun répit à Naim Bellahcene, celui-ci répliquait en fin de troisième round. Le tenant du titre attaquait de plus belle à la quatrième reprise, poussé par un public déchainé qui accompagnait par des encouragements nourris chaque frappe puissante de son favori.

Il secouait Naim Bellahcene avec un gros direct du gauche mais il n’arrivait pas à enchainer. A la mi-combat, Hugo Morel avait beaucoup donné, le challenger profitait de sa relative baisse de régime pour placer quelques frappes précises, le combat s’équilibrait au sixième et septième round. La droite de Naim Bellahcene faisait mouche mais c’était trop sporadique pour inquiéter un boxeur déchainé. Hugo Morel voulait tellement bien faire qu’il ne maitrisait pas toujours sa fougue, sa générosité lui valait d’être contré par la droite de son challenger au huitième round. Il accélérait encore lors de l’ultime reprise avec la ferme intention de gagner avant le terme. Sans surprise, les juges rendaient une décision unanime. « Hugo a montré une boxe agressive », nous confiait Olivier Morel, papa et co entraineur avec Laurent Amani du champion. Il voulait faire tomber Naim et il est allé le chercher, nous savions qu’il était longiligne et fuyant, Hugo s’est servi de ses coups puissants pour le neutraliser. On a prouvé qu’il était capable de produire dix rounds de haut niveau, un combat qui sera important pour sa progression.  Le public a eu un beau combat. Maintenant, on aimerait aller vers un EBU Silver, on va discuter de tout cela avec notre promoteur Franck Nicotra. »

Félicité de toute part pour son opiniâtreté et sa boxe de qualité, Naim Bellahcene se montrait déçu même s’il ne contestait pas le résultat, « je voulais tellement remporter ce titre, je me suis préparé dur et cela n’a pas marché. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi offensif. J’ai été touché deux fois mais j’ai vite récupéré. »

Le Montpelliérain (9 v) a défendu victorieusement pour la seconde fois son titre de champion de France des poids lourds en battant aux points (99-91, 98-92, 100-90) Clément Gillet (8 v, 3 d, 1 n).

Photo ©Michel Beuville

Ce combat pour la suprématie nationale dans la catégorie reine était attendu par le public. En moins de dix combats, l’invaincu Mattar Garcia s’est imposé comme l’un des leaders de la Team Palatina de Franck Nicotra. Son physique impeccable, sa boxe technique et sa puissance suscitent l’engouement des spectateurs Français toujours prompts à vibrer dès qu’il s’agit des poids lourds. Le champion de France a confirmé sa valeur montante en montrant qu’il était capable de construire patiemment les échanges pour s’imposer aux points. De son côté, le challenger, loin d’être favori sur le papier, a livré une grande prestation en étant à la hauteur du défi qu’il s’était fixé. Clément Gillet, 25 ans a montré une intéressante palette technique en variant les zones de frappes. Seul bémol, un certain manque de puissance qui aura fait la différence entre les deux boxeurs.

Le champion de France débutait en allongeant son bras avant, Clément Gillet ripostait avec des crochets sur les flancs. Le boxeur d’Epernay, entrainé par Jérôme Villemain, osait des choses, Mattar Garcia délivrait une droite plongeante. Il appuyait ses coups au troisième round, le challenger faisait front et répliquait, mais déjà la puissance du champion le contraignait à rompre en premier. L’impression se confirmait au quatrième et cinquième round, le combat était équilibré, Clément Gillet tentait crânement sa chance, il faisait front et Mattar Garcia devait s’employer pour le faire reculer.

L’élève de Daniel Barry maitrisait et gérait le combat, il récupérait au cours du septième round avant d’enfoncer le clou lors des trois dernières reprises. Le haut de la pommette gauche de Clément Gillet enflait et son œil commençait à se fermer. Il avait donné le maximum et montré beaucoup d’envie, un comportement qui forçait l’admiration et le respect de toute une salle. La décision ne faisait aucun doute, Mattar Garcia s’était montré intraitable, son prochain objectif sera de se diriger vers l’EBU. Quant à Clément Gillet, il a prouvé qu’il pouvait légitimement lorgner sur un titre qui lui a échappé deux fois.   

Ce soir à Cherbourg, Faycal Karkour (9 v,4 d) a conquis le titre de champion de France des poids lourd-légers en battant aux points (97-93, 97-93, 96-95) Sofiane Quoit.

La ceinture était vacante, Seydi Coupé l’ayant abandonné pour se diriger vers le titre EBU Silver qu’il s’est adjugé aux dépens de Thomas Faure. Faycal Karkour restait sur une défaite par KO face à Voldy Toutin tandis que Sofiane Quoit avait disposé aux points du coriace Argentin Camilo Castagno au mois de juin dernier.

Ce championnat de France a été disputé mais relativement brouillon entre deux hommes se tenant trop près l’un de l’autre pour être efficients. Les deux protagonistes disposaient d’une boxe assez similaire avec toutefois un avantage de puissance en faveur de Faycal Karkour. C’est d’ailleurs lui qui touchait le premier à la fin d’un premier round d’observation. La droite du Francilien trouvait sa cible et si le protégé de Laurent Amani n’était pas en reste, ses coups n’avaient pas le même impact. De plus, il avait une certaine propension à coller son adversaire qui nuisait à la construction des échanges. M. Eric Butel ne manquait pas de travail en s’interposant régulièrement pour ramener les débats dans la bonne direction.

Faycal Karkour demeurait offensif, c’est lui qui donnait le tempo, les deux boxeurs livraient une grosse sixième reprise qui tournait à l’avantage de Sofiane Quoit qui avait réussi à acculer son adversaire le long des cordes et toucher plusieurs fois. Faycal Karkour reprenait l’avantage au septième round avec sa droite, il capitalisait au des trois minutes suivantes avec une nouvelle droite à la face. Les deux derniers rounds étaient émaillés d’accrochages mais équilibrés. Les juges rendaient une décision unanime en faveur de Faycal Karkour qui décroche son premier grand titre à 37 ans, un bel exemple de persévérance pour un boxeur qui a débuté sa carrière professionnelle en 2009 dans la catégorie des poids super-welters.

Au terme de six rounds dantesques, Rayane Yahia Berrouiguet (6 v, 1 d, 1 n) s’est adjugé la ceinture du Challenge National Jean-Claude Bouttier 2025 des poids moyens en battant aux points (58-56, 58-56, 58-57) Donsley Figino (6 v, 2 d). En mi-lourds, Lenny Patrach (5 v, 1 n) a conquis le trophée aux dépens de Rachid Bello (6 v, 2 d, 1 n).

Cette seconde édition du Challenge Jean-Claude Bouttier tient toutes ses promesses en proposant des combats Franco-Français aussi indécis que spectaculaires. Les deux finales qui se sont disputées ce jeudi soir à Port-Marly dans le complexe sportif des Yvelines, Les Pyramides, ont fait se lever le public et ravi les téléspectateurs de Fight Nation qui retransmettait la soirée.   

Quel combat ! Les deux finalistes ont donné toute leur énergie au cours d’une splendide confrontation qui figurera probablement parmi les meilleurs combats de cette année pugilistique Française. Six reprises de folie avec un engagement total de part et d’autre où les deux boxeurs ont délivré un nombre incalculable de coups.

Pas de round d’observation Donsley Figino est le premier en action, il donne son bras avant et enchaîne avec sa droite. Un coup puissant qui surprend plusieurs fois Rayane Yahia Berrouiguet, ce dernier réplique mais il est ébranlé au cours de ces trois premières minutes. Les échanges s’intensifient, le Marseillais a récupéré et au troisième round, c’est lui qui se montre le plus précis en variant au corps et à la face. Rayane Yahia Berrouiguet imprime le rythme, ses crochets des deux mains fusent et il met en difficulté le boxeur de Massy. Les deux boxeurs échangent de grosses frappes au quatrième round, les coups partent sous tous les angles, aucun des deux ne veut céder, Rayane Yahia Berrouiguet produit une accélération pour clore ces trois minutes de folie. L’intensité reste énorme au cours des deux derniers rounds avec une énième série d’échanges lors de la dernière reprise. Le combat est serré mais Rayane Yahia Berrouiguet qui a donné le tempo est déclaré vainqueur à l’unanimité des juges.   

Dans la seconde finale figurant au programme dans la catégorie des mi-lourds, le jeune (20 ans) Lenny Patrach (5 v, 1 n) a causé la sensation en mettant KO au premier round Rachid Bello (6 v, 2 d, 1 n) pour conquérir la ceinture du Challenge Jean-Claude Bouttier 2025.

Rachid Bello, 36 ans, qui avait réussi une belle performance le mois dernier en Belgique, a été cueilli alors que les deux hommes se faisaient face depuis une minute. Lenny Patrach délivrait une droite et enchaînait avec un court crochet gauche à la pointe du menton. Rachid Bello allait au tapis et parvenait difficilement à se relever, incitant M. Jean-Claude Pilon à stopper l’affrontement.

En poids coqs, Jeyssa Marcel (15 v, 1 d) a concédé sa première défaite en s’inclinant par décision partagée (74-78 78-74, 75-77) devant la Vénézuélienne Leiryn Flores (25 v, 7 d, 1 n)

En poids mouche, Romane Moulai (7 v) a fait forte impression en mettant KO au deuxième round la Vénézuélienne Roxana Maria Colmenarez (12 v, 8 d, 1 n). La Française qui ne défendait pas sa ceinture IBO, a envoyé son adversaire au tapis avec une droite avant de mettre fin au combat avec un enchainement droite, crochet gauche au corps.  

En super-welters, Chadi Baraia (4 v, 1 n) a frisé la correctionnelle face au Vénézuélien Orlando Ysaya (9 v, 7 d, 1 n) en étant compté deux fois au premier round. En montrant un gros mental et une technique au-dessus de la moyenne, le jeune boxeur Français est revenu dans le combat round après round pour arracher un méritoire match nul (57-55, 55-57, 56-56).

En super-welters, Sohan Chaibi (8 v, 1 d, 2 n) a fait match nul (76-76, 74-78, 76-76) avec le Vénézuélien Eloy Enrique Rada (18 v, 6 d, 2 n).

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce premier week-end de novembre 2025.

En poids moyens, Keanu Klose (13 v, 4 d, 2 n) a battu aux points (60-52, 60-52, 50-52) le coriace Colombien Johan Nova (9 v, 7 d, 1 n). Keanu Klose a envoyé son adversaire deux fois au tapis au troisième round.

En super-légers, Jordan Dzaba (1 v, 2 d, 1 n) a mis KO au premier round le Géorgien Shota Jvaridze (1 v, 25 d, 1 n).

Marc Baro (5 v, 1 d) a remporté la finale du challenge Jean-Claude Bouttier 2025 des poids légers en battant aux points (58-56, 58-56, 58-56) Justin Dieme (1 v, 10 d).

En super-plumes, Paul Japhet Mwanjwango (1 v, 3 d, 3 n) et Mathis Rei Rosa (1 v, 1 d, 2 n) se sont quittés sur une décision de match nul partagé (57-57, 58-56, 56-58).

En légers, Danilo Mano Teua (2 v, 2 d) s’est imposé par décision partagée (59-55, 58-56, 55-59) devant Elias Hammoumi (1 d, 3 n)  

En moyens, Kemil Mansour (2 v) a battu le jeune Andrei Osievschii (1 v, 2 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

En moyens, Damien Lacoudray (4 v, 6 d, 4 n) a battu aux points (59-55, 58-56, 58-56) Enzo Scotto (2 v, 6 d, 1 n).

En moyens, Peio Boulin (5 v, 5 d) a battu Frédéric Cousy (10 v, 5 d, 2 n) par décision majoritaire (60-54, 58-56, 57-57).

En super-moyens Joe Loeffler (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant le Géorgien Vakhtang Nikuradze (1 v, 1 d) par arrêt de l’arbitre au second round.

En welters, Bilal Tchangodei (1 v) a débuté victorieusement sa carrière professionnelle en battant le Géorgien Irakli Mukhigulashvili (1 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre à la deuxième reprise.

En légers, le combat entre le Lavallois Ashot Khatchatryan (2 v, 1 n) et le Camerounais Ali Issa (1 d) a débouché sur une décision de match nul partagé (57-57, 58-56, 56-58).

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Lucien Rongy, président du (Boxing-Club Châteauroux) BCC Labo Fenioux qui s’est éteint ce lundi 27 octobre à l’hôpital de Limoges, il avait 78 ans.

Lucien Rongy dirigeait ce club depuis 1989 après avoir été soigneur dans le coin des boxeurs. Ce pur Castelroussin aura œuvré avec passion et dévouement pendant plus de quarante ans pour le développement de la boxe et de son club. L’année dernière, il siégeait encore au comité régional Centre Val de Loire et il avait été membre de la commission de discipline de la Fédération Française de Boxe. Ce travail au service de la boxe anglaise pendant plusieurs décennies lui avait valu de recevoir en 2024 la plaquette d’or de de la FF Boxe.

Au milieu de ses troupes du BBC Labo Fenioux

Sous sa présidence, le BBC Labo Fenioux a connu une remarquable progression en décrochant plusieurs titres nationaux et ceintures internationales avec Thomas Faure, Franck Zimmer champion de France dans trois catégories de poids ou encore Lauryne Brankaer talentueuse championne de France.

« C’était un homme jovial, avec beaucoup d’humour mais également du caractère, qui a accompagné Belchegui et Sofien Bahi, il a su s’adapter afin de faire évoluer son club pour aller vers les succès qu’on lui connait aujourd’hui », indique Bertrand Chagnoux, arbitre international et Président du comité Régional. « C’était un vrai Président, actif et présent lors de toutes les organisations, il va nous manquer ».

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Lucien Rongy.

Les obsèques de Lucien Rongy seront célébrées jeudi 30 octobre, à 15 h, à l’église de Saint-Août.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce dernier week-end d'octobre 2025.

En super-welters, Makan Traore (3 v) a battu aux points (60-53, 60-53, 59-54) le Colombien Ruben Angulo (14 v, 15 d, 2 n). Le Français remontera sur un ring à Pessac le 29 novembre prochain pour disputer la finale du challenge Jean-Claude Bouttier des super-welters face à Freddy Nguetsop (2 v, 1 d).

En super-welters, Arthur Aslanian (3 v) s’est imposé aux points (60-53, 60-53, 60-52) devant le Serbe Sebastijan Saciri (3 v, 209 d).

En légers, Erika Amans (3 v) a dominé aux points (40-36, 40-36, 40-36) la Serbe Dunja Bocan (2 v, 15 d, 1 n).

En mouche, Maloway Canlers (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux face à la Serbe Jelena Bokan (5 d) qu’elle a largement battu aux points (40-34, 40-34, 40-34).

En super-welters, Bakary Samake (19 v) a mis KO le Vénézuélien Alejandro Ortiz (25 v, 1 d) au cinquième round.

Hasna Tebsi (3 v, 1 d) est devenue championne de France des poids plumes en battant aux points (78-74, 78-74, 77-75) la tenante du titre Narymane Benloucif Berche (5 v, 2 d, 1 n). 

En super-welters, Victor Yoka (8 v) s’est imposé aux points (80-71, 80-71, 80-71) face à Benoit Demik (11 v, 6 d).

En super-légers, Jonathan Bamberg (3 v) a infligé une première défaite à Khalid Anzid (8 v, 1 d) en le battant par KO au deuxième round.

En plumes, Enzo Rey (1 v, 2 d, 1 n) s’est imposé par décision majoritaire (58-56, 58-56, 57-57) devant Morad Maizou (2 v, 2 d, 1 n).

Dylan Pare-Lemonnier (10 v) a défendu victorieusement son titre de champion de France des super-plumes en battant Swan Barteau (5 v, 5 d, 3 n) par arrêt de l’arbitre au huitième round.

En moyens, Johnny Bertin (12 v, 1 d, 2 n) a battu aux points (96-93, 97-92, 96-94) l’Argentin Dario Domingo Soto (5 v, 5 d, 2 n).

En welters, Malik Arbi (6 v, 1 n) s’est imposé aux points (59-55, 59-55, 58-56) devant Raphaela Tautuatemaeva Dauphin (5 v, 1 d). Malik Arbi disputera la finale des poids welters du Challenge Jean-Claude Bouttier le 29 novembre prochain à Dijon devant Mamo Sloyan (6 v, 1 d, 1 n).

En légers, Faysal Benatallah (2 v, 2 d) a battu aux points (59-55) le Géorgien Daviti Beridze (3 d, 1 n).

Hier soir à Campbon, le Lavallois (10 v) a conservé sa couronne nationale des super-plumes en battant Swan Barteau (5 v, 5 d, 3 n) par arrêt de l'arbitre au huitième round.

Le public avait répondu présent pour assister à ce choc national mettant aux prises deux boxeurs issus de la même région même si le challenger avait les faveurs des spectateurs en tant que représentant du club local entrainé par Christophe Gohier. L’invaincu Mayennais se dit satisfait, autant par le résultat que par la manière, « tout s’est bien passé pour moi, je suis content d’avoir gagné avant la limite. Je l’ai envoyé au tapis avec un crochet gauche à la mâchoire et quand il a repris, j’ai réussi à le toucher avec un enchainement uppercut, crochet gauche, l’arbitre l’a arrêté ». Le champion de France qui remettait sa couronne en jeu pour la première fois, admet que son challenger lui a posé quelques problèmes en début de combat. « Swan est un bon boxeur, j’étais dans l’observation lors des premiers rounds et puis je suis un diesel, j’ai besoin de quelques rounds pour trouver mon rythme. Je suis monté en puissance tout au long du combat ». Dylan Pare-Lemonnier a incontestablement pris une autre dimension depuis la conquête du titre national, il a pris de l’assurance et assume son statut de numéro un Français avec sérieux. « J’ai accepté de défendre le titre chez l’adversaire et je savais ce que j’avais à faire. Sans sous-estimer, Swan je m’étais fixé l’objectif de gagner avant la limite ».  Malgré son jeune âge, 26 ans, le champion de France aspire maintenant à monter d’un étage, en clair, laisser le titre national pour tenter la ceinture EBU Silver et suivre la voie tracée par un certain Jordy Weiss, autre boxeur Lavallois de valeur.

Du côté du vaincu, on ne cherche pas d’excuses, bien au contraire Swan Barteau fait preuve d’une étonnante lucidité et d’un exemplaire fair play. « Je connaissais Dylan, je m’attendais à un gros morceau donc j’avais fait une grosse préparation physique et technique pour cette échéance. Je me suis bien senti jusqu’à ce qu’il me touche au huitième round. Je pense que j’ai bien figuré avant que tout bascule, c’était un affrontement serré. Je savais qu’il allait avancer et frapper lourdement, ma tactique était de travailler en contre tout en n’oubliant pas de rester actif. Il était champion et je devais aller chercher le titre. Il procédait par des frappes au corps en enchainant à la face, j’ai bien remisé et je n’ai pas été mis en danger jusqu’à cette fatidique huitième reprise. Des gens m’ont dit que le spectacle avait été au rendez-vous, malgré la défaite je n’ai aucun regret, bien joué Dylan, je le félicite pour sa victoire. Swan Barteau qui reprendra son travail à l’entreprise Airbus de Nantes dés lundi à 4 heures du matin, estime que ce revers ne remet pas en question son ambition d’être à nouveau retenu pour disputer ce titre dans l’avenir. « Je pense avoir montré que ma place n’était pas usurpée, on va travailler encore plus dur pour y arriver ».

Hier soir à San Sebastian de los Reyes (Espagne), l'Aulnaysien (16 v, 2 d) s'est incliné par KO au douzième round face à José Luis Navarro Jr (16 v, 2 d) pour le compte du titre EBU Silver des poids super-moyens détenu par l'Espagnol, fils de l'ex champion d'Europe des welters battu à Levallois-Perret par Valery Kayumba en 1995.

La concentration avant l'orage sur le ring

Mustapha Zaouche ne cherche pas d’excuses pour expliquer sa défaite, le combat a été disputé et dur pour les deux belligérants qui se sont éprouvés à tour de rôle. L’affrontement type où tout peut basculer en faveur d’un camp sur une seule action. « J’ai connu une bonne entame de combat avec un round d’observation puis une seconde reprise qui aurait pu être décisive », raconte le jeune Français. « J’effectue un retrait et je le touche avec ma droite à la tempe pour l’envoyer au tapis, il est compté et sauvé par le gong. Je repars au troisième et je rentre un uppercut qui le fait vaciller, je tente d’accélérer et il me contre avec un crochet gauche et enchaine. Je vais au sol, c’était au début du troisième, j’étais dans « le gaz », j’ai tourné mais il m’a placé un coup plus ou moins derrière la tête. J’ai posé un genou au tapis pour laisser passer l’orage puis j’ai survécu en tournant et en accrochant. J’ai récupéré rapidement et le combat a été durement engagé jusqu’à la douzième reprise. ».

Les deux boxeurs se faisaient face, Jose Luis Navarro jr avançait et touchait au corps, le Français reculait et semblait trébucher en arrière, il avait le réflexe de se retenir à la corde supérieure avec son bras droit pour ne pas tomber. Emporté par son action, l’Espagnol mettait une droite qui faisait glisser Mustapha Zaouche au tapis. Ce dernier se laissait compter avant de se relever mais le tenant du titre enchainait alors une série de coups qui contraignait le Francilien à poser à nouveau un genou sur la bâche et l’arbitre stoppait le combat.

« C’est rageant de perdre mais je ne conteste pas l’arrêt, l’arbitre a pensé à ma santé et je l’en remercie. On a su après qu’un juge avait un point pour moi un autre un point pour l’Espagnol et le troisième avait six points d’avance pour José Luis Navarro Jr. Donc si j’avais gagné le dernier round, on repartait avec un match nul », indique l’élève de Nasser Lalaoui et Halim Chalabi. « C’est la boxe, on savait que c’était un adversaire dangereux, on voulait placer la droite en cross, je l’ai bien touché mais cela n’a pas suffi. J’ai souffert dans le troisième round et j’ai prouvé que j’étais capable de serrer les dents pour mieux repartir ensuite ». Mustapha Zaouche est déçu du résultat mais il affirme n’avoir aucun regret en étant persuadé d’avoir donné le meilleur de lui-même sur le ring de San Sebastian de los Reyes. Le jeune champion aimerait maintenant reboxer avant la fin de l’année, histoire de ne pas rester trop longtemps inactif tout en se remettant en selle dans un combat de reprise.       

Ce dimanche 19 octobre, les deux boxeurs Français qui étaient encore en lice au tournoi WBC Grand Prix à Riyad en Arabie Saoudite ont été éliminés en demi-finales de la compétition.

Dans la catégorie des poids plumes, Yoni Valverde Jr (16 v, 1 d) a subi sa première défaite dans les rangs professionnels en s’inclinant par arrêt de l’arbitre au premier round devant l’Albanais Muhamet Qamili (17 v, 1 n). Une énorme désillusion pour le jeune Français qui avait réalisé un sans faute dans ce grand tournoi mondial en élevant son niveau combat après combat. Pas de round d’observation dans cette confrontation, le gaucher Albanais a tenté de déstabiliser Yoni Valverde en évoluant en droitier. Une stratégie qui n’a pas perturbé le Français, il s’est fait respecter en donnant son direct du bras avant puis son crochet gauche. Il a encaissé un premier gauche à la face suivi d’un deuxième au menton qui l’a expédié au tapis. Muhamet Qamili ne l’a plus lâché et a enchainé plusieurs coups, l’arbitre s’est alors interposé pour mettre fin au combat alors que Yoni Valverde allait commencé à répliquer.

Photo ©WBC Grand Prix

En poids moyens, Lancelot de la Chapelle (17 v, 2 d, 2 n) a été battu aux points (60-54, 58-56, 59-55) par l’Australien Dylan Biggs (17 v, 1 d). Le normand a échoué dans la dernière ligne droite qui le menait à la finale face à un homme qui semblait à sa portée. La faute à un certain manque d’activité lors des premiers rounds qui a permis à l’Océanien de prendre le large sur les bulletins des juges. Dylan Biggs a su alterner les zones de frappes en touchant au corps et à la face tandis que l’ex champion de France est souvent resté sur son bras avant sans arriver à enchainer derrière. Athman Bouhemama, son entraineur depuis toujours, lui a demandé d’accélérer lors de la minute de repos précédant la seconde partie du combat. Le Français s’est un peu lâché lors de ce quatrième round qu’il a dominé. Se sachant en avance au pointage, Dylan Biggs a géré les dernières reprises sans prendre de risques, privant ainsi Lancelot de la Chapelle d’une finale qui s’annonce équilibrée contre le Canadien Derek Pomerleau.    

Photo ©WBC Grand Prix
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