Une semaine après s’être inclinés face au voisin transalpin, les Tricolores ont gagné (5-3) le second test match, le 25 mars, à Saverne. Ils ont répondu présent en montrant de belles choses.

Le staff avait aligné trois néophytes qui, s’ils ont perdu, ont néanmoins emmagasiné une précieuse expérience et fait étalage de volonté et de détermination. Des qualités qui leur ont permis de tenir la dragée haute à leurs rivaux du soir. Ainsi, Christopher Missingue (-67 kg) a-t-il été le plus actif devant Jr Cavallaro, lequel l’a néanmoins emporté en raison d’une précision supérieure. Pour autant, sa prestation a été prometteuse. Celle d’Enzo Borrel aussi, lui qui a eu le grand mérite de se ressaisir et de miser sur sa mobilité après avoir connu les affres d’un voyage au tapis (1er). Enfin, Axel Yoka (-81) a perdu son bras de fer devant Salvatore Cavallaro qui en découd habituellement en -75 kg et qui a donc eu tout le loisir de faire valoir sa rapidité gestuelle et son explosivité.

Djamili Aboudou, tout pour plaire

Les pièces maîtresses de la maison bleue ont, elles, tenu leur rang. Billal Bennama, monté pour l’occasion en -57 kg, a néanmoins triomphé en exploitant ses atouts classiques, à savoir, son coup d’œil, sa vitesse et son aisance technique. Samuel Kistohurry, qui, lui aussi, avait fait une incursion à l’étage supérieur, en -60 kg, a relevé le défi physique imposé par Gianluca Russo même si les débats ont parfois été brouillons. Bien qu’un peu encombré au niveau des bronches, Lounès Hamraoui (-63,5 kg ) a été suffisamment tranchant pour faire la différence. Il a été imité en cela par Soheb Bouafia (-92 kg) dont la victoire lui fera du bien au moral. Enfin, la performance la plus aboutie de la soirée est à mettre à l’actif de Djamili Aboudou tout à la fois virevoltant, inspiré et hermétique défensivement. Bref, tout pour plaire.

A la clef, un succès collectif venu opportunément conclure une semaine de travail fructueuse, tantôt en commun avec les Italiens, tantôt chacun de son côté, parfois en intégrant les espoirs du pôle France jeunes de Nancy, lesquels ont beaucoup appris. Au programme, leçons, musculation, explosivité et tutti quanti. « L’état d’esprit était là, se félicite Malik Bouziane, entraîneur national en charge du collectif masculin. Sans compter quelques enseignements qui nourrissent la réflexion sur le chemin de sélection pour les prochains championnats d’Europe, en Arménie, sachant que nous maintiendrons la concurrence jusqu’au bout. » Pour préparer cette échéance, une partie de la troupe a été conviée en stage à Cuba où la qualité de l’opposition ne sera pas une partie de plaisir.

Les résultats

France bat Italie 5-3

-51 kg : Serra Frederico bat Enzo Borrel 3-0.

-57 kg : Billal Bennama bat Francesco Iozia 3-0.

-60 kg : Samuel Kistohurry bat Gianluca Russo 3-0.

-63,5 kg : Lounès Hamraoui bat Gianluigi Malanga 2-1.

-67 kg : Jr Cavallaro bat Christopher Missingue 2-1.

-81 kg : Salvatore Cavallaro bat Axel Yoka 3-0.

-92 kg :  Soheb Bouafia bat Michel Erpelding 3-0.

+92 kg : Djamili Aboudou bat Dmytro Tonyshev 3-0.

Tout sur cette double confrontation ici

Samedi soir au casino de Montréal, Christian Mbilli (20 v) défendra sa ceinture WBC continental  Amériques des poids super-moyens devant Nadjib Mohammedi (44 v, 8 d).

L’annonce de ce combat avait surpris, Nadjib Mohammedi n’étant plus apparu en super-moyens depuis 2019, son nom n’avait jamais circulé comme potentiel adversaire de Christian Mbilli au contraire de celui d’Hassan N’dam, plusieurs fois évoqué pour un combat qui ne sera jamais conclu faute d’entente sur le terrain financier.

Christian Mbilli a connu un début de carrière fulgurant, totalisant un nombre impressionnant de victoires avant la limite, seuls deux de ses rivaux passés ont entendu le dernier coup de gong gants aux poings. Malgré ces incontestables succès, il subsistait un doute par rapport aux références de ses opposants, Christian Mbilli a apporté la réponse en défendant victorieusement sa ceinture aux USA devant l’américain Ronald Ellis, un boxeur de niveau mondial. S’il ne s’est pas imposé avant la limite, il a quasiment gagné tous les rounds. Christian MBilli est indéniablement dans une dynamique victorieuse qui lui procure une énorme confiance en ses moyens.

Un professionnalisme à toute épreuve

Nadjib Mohammedi n’en est plus là, il a rencontré dans la catégorie supérieure ce qui se fait de mieux en France et dans le monde depuis une quinzaine d’années. Le marseillais est indéniablement le plus dangereux boxeur que va croiser « Solide » entre quatre cordes. Les deux boxeurs ont des qualités pugilistiques diamétralement opposées, chacun des deux protagonistes pourrait être celui qui a le style idéal pour battre l’autre ou le faire briller. Nadjib Mohammedi possède une incomparable science du ring et une capacité d’adaptation à tous types de profils. Christian MBilli a énormément progressé sur le plan technique et sur ses moyens de défense.  Boxeur offensif et explosif, il frappe des deux mains, ce qui le rend dangereux jusqu’à la dernière minute d’un combat. Les deux champions partagent en commun le gout du travail, le professionnalisme, alliés à  une détermination à toute épreuve.

Christian MBilli est ambitieux, à 26 ans, il est classé n° 9 WBC et il arrive à une étape charnière  de sa jeune carrière, où chaque combat peut le propulser vers l’avant ou le stopper net dans sa progression. Nadjib Mohammedi est dans la même situation, sans avoir rien à perdre et sans pression, à 37 ans, une victoire sur l’invaincu Christian MBilli le relancerait vers les sommets. Ce combat s’annonce aussi indécis que passionnant.

Milan Prat (14 v) a battu l’expérimenté colombien Joël Julio (39 v, 11 d) par KO à la première reprise ce jeudi 24 mars à l’hôtel Intercontinental de Paris.

Initialement, le grand espoir français devait combattre le belge Amaury Massenaux pour la ceinture IBF jeunes des super-welters, malheureusement ce dernier a renoncé et c’est donc un combat sans titre en jeu qui a eu lieu dans un cadre prestigieux. La réputation de Milan Prat est en train de dépasser les frontières et il devient difficile de lui trouver des adversaires qui acceptent de relever le défi. Joël Julio est certes en fin de carrière mais son expérience pouvait poser quelques problèmes au jeune Prat, il n’en a rien été.

Nullement impressionné par le CV de l’ex double challenger mondial, Milan Prat s’est montré intraitable. Le colombien a utilisé son bras avant, en prenant bien soin de ne pas rester dans l’axe et de tourner, sans se précipiter, Milan Prat a exercé la pression pour rapidement sonner Joël Julio avec un court crochet gauche. Le français n’a pas tergiversé, le colombien a évité un premier crochet gauche avant d’en encaisser un second au foie qui l'a envoyé au tapis, se tordant de douleur, Joël Julio a été dans l'incapacité de se relever. Milan Prat se projette maintenant sur le championnat de l’union européenne des super-welters, l’espagnol Isaac Real pourrait être son co challenger puis la ceinture est vacante.

Au cours de cette soirée parisienne, le super-welter Bakary Samaké (8 v) s’est imposé largement aux points face à Pablo Mendoza (10 v, 10 d), un nicaraguayen basé en Espagne qui a pour particularité d’avoir acquis avant la limite la totalité de ses victoires. Bakary Samake a montré de belles attitudes et un réel talent sans toutefois parvenir à mettre en difficulté son rusé adversaire. Il a pris de vitesse Pablo Mendoza qui est demeuré dangereux par ses larges coups lancés à la godille. Pablo Mendoza a terminé le combat bien marqué autour des yeux, avec un peu plus de précision, Bakary Samaké aurait pu obtenir une victoire avant la limite.

Yahya Tlaoutziti a du s'employer

Le combat féminin dans la catégorie des super-coqs,  mettant aux prises Romane Geffray (2 v, 4 f, 1 n) et Odelia Ben Ephraïm (2 v, 1 d), s’est conclu par la victoire aux points, sur décision majoritaire (57-57, 59-55, 58-56) de l’élève de Mohamed Bennama. Les deux combattantes, aux styles opposés, ont offert une belle prestation équilibrée. Romane Geffray, mobile et technique, n’a rien lâché face au pressing d’Odelia Ben Ephraim. Les deux jeunes femmes devraient disputer le championnat de France dans un proche avenir, Romane Geffray est challenger de Jessya Marcel en super-coq alors qu’Odelia Ben Ephraïm est n°1 en poids plume.

Yahya Tlaoutziti (19 v, 5 d, 3 n) a battu aux points sur décision majoritaire (58-56, 58-56, 57-57) Houcine Moulahi (3 v, 10 d, 1 n). L’ex champion de France des welters, qui faisait sa rentrée après un douloureux revers face Mehdi Mouhib, a dû s’employer pour venir à bout d’un coriace adversaire. En étant constamment sur lui, Houcine Moulahi ne lui pas laissé une seconde de répit ni la possibilité de s’organiser pour déployer sa boxe.

Le jeune (20 ans) Mohamed Suleiman Kartoum (7 v, 1 d) a disposé aux points (59-55 ; 59-55, 58-56)  du moldave Ivan Petrov (6 v, 4 d, 2 n). Mohamed Suleiman Kartoum s’est imposé en boxant sur les fautes de son rival et en le contrant sur ses initiatives.

A Pont-Audemer, se déroulera du 25 au 27 mars, la première édition des Ceintures Alexis Vastine (pour les garçons) et Célie Vastine (pour les filles). Un tournoi national, dans un premier temps, qui a vocation à grandir et à devenir international dès la saison prochaine.

C’est à Alain Vastine que revient la paternité de ce projet au nom du combat qui est le terreau de son quotidien : faire vivre la mémoire de ses deux enfants, Alexis et Célie, trop tôt disparus, fauchés par un destin qui s’est acharné sur cette famille toute entière ou presque dévolue au noble art. « Il y aura forcément beaucoup d’émotion, esquisse-t-il. C’est mon fils, c’est ma fille… Je ne veux pas qu’on les oublie. J’ai aussi envie de me bouger pour les jeunes. » En somme, l’entraîneur aspire à contribuer à entretenir l’héritage de ses deux progénitures en se muant en passeur de flambeau. Autrement dit, en offrant l’opportunité à leurs successeurs de la jeune génération - à commencer par ceux du BC Pont-Audemer tels Enzo Marguerite, Mattéo Rivoual, Brice Yvelin ou encore, Kaelya Mopin - d’en découdre dans le cadre d’une compétition relevée.

Initialement, toutes les catégories olympiques, tant chez les hommes que chez les femmes, ont été ouvertes au stade des quarts de finale avec, donc, à chaque fois, au maximum huit athlètes en lice. Lorsqu’il y en a eu moins, les hostilités étaient censées démarrer en demi-finale, voire directement en finale. Tous les concurrents devaient être de niveau élite, l’examen de leur palmarès ayant été un préalable à la validation de leur inscription. Il leur fallait notamment compter à leur actif au minimum dix combats. « Malheureusement, les vestiges de l’épidémie de Covid-19 ajoutés à certains tracas logistiques des participants ont conduit à des forfaits de dernière minute qui ont compliqué la tâche des organisateurs », déplore Michel Corbière, Président du Comité régional.

Le Comité régional et la Région sont pleinement parties prenantes

Le Comité régional, justement, et la Région sont pleinement parties prenantes de cette initiative qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur. L’un et l’autre ont contribué de manière sonnante et trébuchante à sa mise sur pied. Le coût global de l’opération s’élève en effet à environ à 15 000 euros. Par ailleurs, le Comité et la Région ont signé un partenariat pour proposer plusieurs épreuves au fil de la saison afin de donner l’occasion aux pugilistes normands de s’améliorer en disputant des combats de qualité. Les ceintures Vastine s’inscrivent dans ce cadre-là. « Il est impératif que nos représentants, qui ont moins l’opportunité de monter sur le ring qu’en Île-de-France, en Paca ou dans les Hauts-de-France, acquièrent de l’expérience, justifie Michel Corbière. Dans cette optique, l’implication de la Région est des plus appréciables. »

Il est prévu que si les recettes de la buvette permettent à la manifestation de dégager un profit, celui-ci soit reversé à l’association baptisée Alexis Vastine et ses neuf amis, créée pour venir en aide aux enfants argentins démunis de Villa Castelli. Parce que ce rendez-vous, appelé à devenir une échéance importante du calendrier fédéral, est autant une affaire de cœur que de sport.

Olivier Vautrain (18 v, 1 n, 3 d) et Jean-Jacques Olivier (12 v, 2 d) se disputeront, ce samedi, à Fontenay-sous-Bois (94), le titre de l’Union européenne vacant des lourds-légers. Un duel attendu entre deux pugilistes aux styles différents.

Olivier Vautrain n’est pas un adepte de la surenchère verbale d’avant-combat. Tout juste saura-t-on qu’il aborde l’échéance « totalement confiant ». « Je me sens très bien, explique-t-il. Je suis prêt. J’ai eu trois mois de préparation au cours desquels j’ai bénéficié d’aménagements horaires de la part de mon employeur, le Port de Saint-Nazaire où je suis agent de sûreté chargé de la supervision du domaine. J’ai eu la chance d’être libéré durant les trois dernières semaines et de ne pas avoir à aller au travail, ce qui m’a permis de m’entraîner dans les meilleures conditions. Je ne pense pas à la défaite. » Le Nazairien a tout de même mis les gants en Belgique contre le champion du monde WBA de la catégorie, Ryad Merhy.

Quid de la tactique concoctée en Loire-Atlantique ? Motus et bouche cousue. On insiste mais la réponse n’est pas plus fructueuse : « Jean-Jacques Olivier avance et frappe mais en boxe, cela ne fait pas tout. Quelqu’un comme Mike Tyson frappait fort mais était avant tout doué techniquement. Il avait une palette monstrueuse. Même si je ne sais pas la stratégie que Jean-Jacques Olivier va adopter, j’aime bien ce genre de style et d’opposition. Cela me convient. Techniquement, je pense être à la hauteur. Sur le papier, c’est moi le favori mais il faudra me méfier. »

Ces dernier temps, l’ancien membre de l’équipe de France a essentiellement bossé le physique. Pour faire quoi ? « Surtout pour prendre un peu de masse musculaire parce qu’à la base, je suis un petit lourd-léger. Le but était aussi d’avoir vraiment douze rounds dans les pattes en étant capable de tenir face à quelqu’un susceptible de me mettre en permanence la pression. »

Une résurrection aux allures de rédemption

Jean-Jacques Olivier n’aura en effet pas la main sur le frein, lui qui revient d’outre-tombe. En mai 2019, à Toulouse, il recevait une balle qui frôlait le cœur, lui performait le poumon et ressortait par l’omoplate. Le début d’une résurrection aux allures de rédemption : « Ce qu’il s’est passé est une bénédiction de Dieu. Il m’a fait tomber mais il m’a aussi fait me relever. Je me suis remis sur le droit chemin. Aujourd’hui, je suis quelqu’un de nouveau. Comme un Phénix, je renais de mes cendres. Cela a été un mal pour un bien. In fine, je ne regrette rien. Si cela ne s’était pas produit, peut-être aurai-je continué à être le même. A présent, je pense à ma femme, à ma fille et à mes proches avant de penser à moi. Et j’en suis fier. »

Le Guadeloupéen ne ressent plus aucune douleur. « Je suis en pleine forme, clame-t-il. Je suis prêt physiquement et mentalement. Je suis encore mieux qu’avant, il n’y a que le travail qui paye. Le game plan, ce sera de boxer mieux que lui. » Comment ? « La puissance, je l’ai déjà dans mes gènes et je ne veux pas compter sur ça. Je ne vais pas commencer à taper comme un bourrin. Cela ne servirait à rien. Je vais travailler autrement. Cela va bien se passer. Pugilistiquement parlant, j’ai vraiment évolué et progressé. J’arrive davantage à donner du rythme, à toucher au corps et à enchaîner en effectuant des combinaisons plus élaborées. » C’est qu’entre douze cordes aussi, l’élève de Rachid Labdouni, qui boxera à domicile, est plus réfléchi. Cela promet.

Le 22 mars, la Française a été battue sur le fil (3-2), en finale des championnats d’Europe -22 ans, par l’Italienne Biancamaria Tessari. Un verdict inexplicable que le staff tricolore a plus que du mal à comprendre.

« Sthélyne a appliqué les consignes à la lettre, rappelle, en préambule, l’entraîneur national, Julien De Santa Barbara. Elle avait un déficit d’allonge comparé à Biancamaria Tessari. Il ne fallait donc pas se jeter dans la gueule du loup pour ne pas se faire accrocher ni laisser l’Italienne déclencher. Même si, contrairement à son habitude, Biancamaria Tessari a plutôt avancé, Sthélyne l’a contrôlée et, mieux, l’a surprenait grâce à sa rapidité d’exécution. Quasiment toutes les touches, du bras avant comme du bras arrière, étaient à mettre à son actif. » Résultat : un première reprise remportée 4-1.

La Francilienne ne faiblissait pas dans la suivante, alternant intelligemment les phases qui privilégiaient le contre et celles où elle attaquait la première. Encore une fois, c’était elle qui était à l’origine des coups les plus nets et les plus impactants. Résultat : un round gagné « que » 3-2, ce qui avait de quoi interpeller et rendre circonspect tant l’ascendant da la Val-d’oisienne était indiscutable.

« Sthélyne a fait le match qu’il fallait »

Si bien que dans l’ultime épisode, la mission de la sociétaire du RO de Fosses était claire : ne pas aller à la guerre le cœur à l’ouvrage afin de ne pas se livrer inconsidérément mais continuer lucidement sur sa lancée en s’engageant toutefois un peu plus. Ce qu’elle mettait en application en prenant soin de montrer qu’elle était capable de faire reculer sa rivale. Même si elle encaissait quelques coups, elle se révélait nettement plus efficace que l’Azzura. Résultat : un opus…  perdu 5-0 ! Aberrant, disons-le tout de go.

D’autant qu’au moment du décompte final, par les subtilités d’un pointage parfois déroutant, la Française s’inclinait après s’être adjugé… deux rounds sur trois. « Tout le monde nous voit devant, insiste Julien De Santa Barbara. Sthélyne a fait le match qu’il fallait pour remporter l’or. Elle n’a eu aucune baisse de régime. C’est elle qui a dominé. Mais le meilleur est à venir. » Le parcours probant de la vice-championne d’Europe tout au long du tournoi nous fait ne pas en douter.

Tout sur les championnats d'Europe U22 ici

Ce samedi 19 mars 2022, se tenait au palais des sports Jean Claude BOUTIER à Sannois, les finales de la Coupe du Val-d’Oise.

Devant un public, nombreux et sympathique, les pugilistes ont proposé un spectacle de qualité avec des combats très disputés et de bon niveau.

Tout cela est de bon augure pour les vainqueurs puisqu’ils obtiennent ainsi leur qualification pour le tournoi international LES CEINTURES, qui après deux ans d’empêchement en raison de la crise sanitaire, aura lieu les 12-13-14 mai à Argenteuil.

Créer en 2013 à l’initiative du Comité Départemental, la Coupe du Val d’Oise, permet aux clubs Val d’oisien d’accueillir une étape de cette compétition qui deviens au fils des ans un rendez-vous majeur pour les boxeurs franciliens en catégorie amateur Elites.

Cette année, les quarts de finale se sont déroulés le 5 mars à la salle des fêtes Emy les Prés à Cormeilles et les demi-finales au gymnase Ostermeyer à Pierrelaye.    

Résultats des finales :

féminines

51 kg : Romane CHOTARD (Boxing Beats Aubervilliers) bat aux points Ilayda KABA (Ring Courneuvien)

54 kg : Zoé COUVERCELLE bat par forfait Chloé LESENNE

Hommes 

60 kg :  SOUA BENAFLA nassim (BC Pantin) bat aux points DOLASIR Berdan (BCOP-Picardie)

64 kg : Lassana KONATE (Ring Courneuvien) bat aux points Brandon CARRASCOSA (Boxer Inside Club Aulnay)

69 kg : Tahar BELKHIR (VGA St MAUR) bat Christopher MISSENGUE (BC Rueil)

75 kg : Evin BALADIER (Brétigny Art Fighting) bat aux points Marius MONFERAN ( I.B.C Paris 13)

81 kg :  Ralph ETIENNE (BC Montfermeil Iris) bat aux points Joris SOUVERAIN (Naba Montgeron)

Il y avait de nombreuses rencontres professionnelles sur le territoire national ce week-end. Mourad Aliev a quant lui, disputé sa 3eme rencontre pro Outre-Rhin.

A Aix-Les-Bains

Mailys Gangloff (6 v, 3 d) a largement battu aux points (79-73) Fara El Bousairi (4 v, 2 d). Fara El Bousairi a offert une belle résistance mais Mailys Gangloff, accompagnée de Myriam Lamare dans son coin, a dominé l'ensemble du combat.

A Berlin

En poids lourd, Mourad Aliev (3 v) a largement battu aux points (60-54) le bosniaque Milos Veletic (2 v, 1 d). « Le combat s’est passé comme nous l’avions prévu, indique Mourad Aliev. Je voulais faire des rounds pour prendre de l’expérience, c’est qui a imposé le rythme. C’était un adversaire d’1,90 m, sans défaite et il était robuste. Je l’ai bien touché mais il encaissait bien les coups. Le Team et moi-même sommes satisfaits, je n’ai pas pris de coups, il était bien marqué et j’ai tenu sans problème la distance. On avance doucement, je boxerai à nouveau en mai à Istambul. »  

A Corbeil-Essones

Il y avait trois combats en encadrement des deux championnats de France professionnels.

En mi-lourd, Yannick NGaleu (8 v, 5 d) a battu Martin Owono (8 v, 34 d, 4 n) par abandon à l’appel de la 3eme reprise. Après un 1er round d’observation, Martin Owono a commencé à grimacer à chaque fois qu'il se servait de sa main gauche. Le courageux Martin Owono fut contraint de renoncer à l'appel de la 3eme round suite à une blessure au poignet gauche. Très fair play, Yannick Ngaleu reconnut au micro de Fight Nation qu'il avait vu que quelque chose n'allait pas chez son adversaire et qu'il n'avait pas voulu en profiter. Une bien belle sportivité qu'il convient de souligner.

En super-moyen, Reda Kham (9 v, 1 d) a largement battu aux points (60-54)  Raphael Boquet (3 v, 39 d, 1 n). Fidèle à sa réputation de boxeur dur au mal, Raphael Bocquet a bien résisté face à  un rival qui ne lui a pas laissé une seconde de répit. Reda Kham a varié les zones de frappes sans toutefois parvenir à battre son valeureux adversaire avant la limite.

En poids super coqs, l’espagnole Eva Cantos (3 v, 3 d, 1 n) a battu aux points (58-56) Laela El Ksiri (2 v, 1 d)

A Nouzonville

En poids légers, Yoni Valverde (7 v)  a battu aux points (60-53, 60-53, 59-54) Maxime Gilli (4 v, 6 d, 2 n). Le jeune Valverde a envoyé son rival au tapis avec une droite et même s’il n’est pas parvenu à abréger les débats, il a largement remporté ce combat.

En super-légers, Walid Ouiza (16 v, 2 d) a battu le letton  Andrejs Volincuks (10 v, 20 d) par arrêt de l’arbitre au 1er round.

En poids moyens, Antoine Mangin (1 v, 1 n) a battu par décision majoritaire (49-36, 39-37, 38-38) Jonathan Bouillot (1 v, 1 d).

A L'Hôpital 

En super-légers, Flora Pili (4 v) a battu aux points (59-55) la serbe Ksenija Medic (2 v, 23 d, 2 n).

A Emmerin

En poids lourd, Samuel Kadje (17 v, 1 d) a battu aux points le serbe Stefan Mihailov (4 v, 11 d, 2 n).

En poids moyen, Zaire Fataki (4 v) a battu aux points le serbe Ognjen Raukovic (8 v, 24 d, 1 n).

En super-coq, Franck Mbombey (3 v) a battu aux points le serbe Milan Savic (4 v, 44 d, 3 n).

A Mazingarbe

En welter, Younes Mehidi (2 v, 1 d) a battu aux points (60-53) Paul Le Guillou (1 v, 1 d).

Le jeune (20 ans) Younes Mehidi , très grand avec son 1,81 m pour la catégorie, a parfaitement tenu à distance le manchois. Paul Le Guillou a crânement défendu ses chances même s'il fut compté au 3eme round suite à un coup au corps.

A Garges Les Gonesses

La jeune Jessya Marcel n'a pas pu défendre son titre de championne de France, son adversaire n'étant pas à jour de licence.

En super-plumes, l’espagnole Sheila Martinez (2 v 3 d) a battu Sabrina Flamand (1 v, 2 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre à la 2eme reprise.

A Morlaas

En welter, Laurent Itcia (1 v, 4 d) a battu aux points (39-37) Alexandre De Vardo (3 d).

En raison de l'amélioration de la situation épidémique et de la baisse notable de la pression qui pèse sur l’hôpital, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé, le 3 mars, un assouplissement notable concernant le passe sanitaire et le port du masque. Une mesure effective depuis le 14 mars et qui touche aussi les enceintes sportives.  

Depuis le 14 mars, le passe vaccinal n’est plus exigible pour accéder à l'ensemble des lieux où il l’était jusqu’à présent, notamment les gymnases, les salles de sport et de spectacle. Autant de sites qui accueillent des entraînements mais aussi des réunions de boxe.

Quant au port du masque, déjà facultatif, depuis le 28 février, dans les endroits soumis au passe vaccinal, il n’est désormais plus obligatoire dans les lieux clos, sauf dans les transports collectifs et les établissements de santé. Ce qui signifie que, là encore, il ne revêt plus un caractère impératif dans lesdits gymnases et salles de sport ou de spectacle.

Depuis le 14 mars, toute personne peut donc se rendre dans une salle d’entraînement ou à une réunion de boxe même si elle ne détient pas le passe vaccinal. Les compétitions battent d’ailleurs leur plein actuellement depuis l’allègement des mesures sanitaires. Par ailleurs, les protocoles mis en place par la Fédération suite aux décisions sanitaires gouvernementales ne sont donc plus d’actualité. En revanche, il est plus que jamais obligatoire, lorsque l’on pratique la discipline, de se licencier auprès de son club.

Ne pas passer du tout au rien

Dans les établissements scolaires aussi, le port du masque en intérieur pour tous les élèves et les personnels n’est plus requis. Le protocole sanitaire passe au niveau 1 (niveau vert) dans l'ensemble des écoles primaires, des collèges et des lycées, ce qui acte notamment la fin des restrictions à la pratique des activités physiques et sportives et donc le retour de la pratique des sports de contact en intérieur, y compris dans le temps périscolaire.

Toutefois, le bon sens autant que le civisme commandent de ne pas passer du tout au rien. De fait, le masque demeure recommandé pour les personnes positives au Covid durant les sept jours qui suivent leur période d'isolement, les cas contacts, les personnes symptomatiques et, plus largement, les personnes à risque. C’est au prix du maintien d’un minimum de vigilance que la vie économique, sociale et… pugilistique du pays pourront retrouver leur cours normal tant attendu.

L’équipe de France senior masculine s’est inclinée 6-3 devant son homologue transalpine, le 19 mars, à Hayange. Par-delà le score, la prestation des Tricolores doit être nuancée.

Cette rencontre pays à pays faisait office de première internationale pour certains de nos représentants, en l’occurrence pour Nasser Bellazrreg (-60 kg), Moussa Diakho (-75 kg) et Sofiane Abdeljabbar (-92 kg). Bien que battu, le premier a mis tout son cœur à l’ouvrage et a offert une belle résistance. Moussa Diakho n’a pas non plus démérité et a tenu la dragée haute à Salvatore Cavallaro, médaillé de bronze lors des derniers championnats du monde, à Belgrade. Quant à Sofiane Abdeljabbar, appelé au pied levé pour remplacer Seydi Coupé, forfait, il n’avait pas la tâche facile à l’heure de défier Matteo Girolamo. Après une bonne entame, il a encaissé un dur crochet à l’oreille dans l’ultime opus, ce qui a incité son coin à l’arrêter.

Quant aux deux médaillés mondiaux, ils ont connu de fortunes diverses. Billal Benama, bien remis de sa blessure au genou, s’en est sorti avec la manière et avec les qualités qu’on lui connaît aux dépens de Frederico Serra. Il a visiblement retrouvé ses sensations tandis que Samuel Kistohurry (-57 kg), lui, a cédé sur le fil, sur une décision contestable mais aussi pour ne pas avoir été suffisamment précis dans son cadrage et ses moyens de défense.

« Donner leur chance aux numéros deux et entretenir la concurrence »

Enzo Grau (-63,5 kg) a également été défait à force d’avoir été trop passif et manqué de continuité dans ses actions. Sans compter un problème de distance dû à mauvais timing entre le moment où il fallait déclencher ou, au contraire, remiser tout en adoptant à chaque fois le bon placement. Quant à Enzo Marguerite (-67 kg), il n’a pas été récompensé de ses efforts ni du pressing constant qu’il s’est efforcé d’imposer à Gianluigi Malanga. Cheikmar Koné (-80 kg), lui, l’a été après s’être offert le luxe, contrairement à ses habitudes, d’en découdre sur les jambes pendant deux rounds avant de se muer en rouleau compresseur dans le troisième et de faire compter son adversaire du soir. Enfin, fidèle à lui-même, Djamili Dini Aboudou Moindze (+92 kg) a fait parler sa rapidité gestuelle pour triompher nettement et sans bavure de Dmytro Tonyshev.

« Nous avons délibérément aligné une équipe mixte pour donner leur chance à certains numéros deux et entretenir la concurrence dans les catégories, explique Malik Bouziane, entraîneur national en charge de la filière masculine. Dans ces conditions et devant une sélection italienne qui n’était pas composée de seconds couteaux, je suis satisfait de la performance d’ensemble de l’équipe, laquelle est riche d’enseignements. »

Les résultats :

- 54 kg : Billal Benama bat Frederico Serra - 3-0.

- 57 kg : Francesco Iozia bat Samuel Kistohurry - 2-1.

- 60 kg : Gianluca Russo bat Nasser Bellazrreg - 3-0.

- 63,5 kg : Gianluigi Malanga bat Enzo Grau - 3-0.

- 67 kg : Salvatore Cavallaro bat Enzo Marguerite - 2-1.

- 75 kg : Salvatore Cavallaro bat Moussa Diakho - 2-1.

- 80 kg : Cheikmar Koné bat Luca Lovoli - 3-0.

- 92 kg : Matteo Girolamo bat Sofiane Abdeljabbar par jet de l’éponge (3e).

+ 92 kg : Djamili Dini Aboudou Moindze bat Dmytro Tonyshev - 3-0.

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