L’Agence nationale du Sport (ANS) a pour mission de corriger les inégalités relatives à l’accès au sport entre les différents territoires français. Pour se faire, elle attribue des enveloppes pour aider à l’acquisition d’équipements et matériels lourds à l’intention des associations affiliées à des fédérations sportives agréées.
Les projets d’équipements en faveur de la pratique des personnes en situation de handicap et de l’acquisition d’équipements sportifs dans les territoires carencés, pour lesquels 14 M€ sont alloués, peuvent concerner bon nombre de clubs de boxe.
Contacter les référents des services déconcentrés du Ministère des Sports en charge du département de localisation du projet :
-SDJES : Service Départemental à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports)
ou de la région de la localisation du projet :
-DRAJES : (Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports).
Ils vérifieront l’éligibilité de votre projet au regard des critères fixés.
Retrouvez ici le contact des référents équipement en département et en région.
Si votre projet est éligible, vous aurez ensuite à remplir le formulaire de demande de subvention.
Toutes les informations sont à disposition sur le site de l’ANS.
A vous de jouer !
Jean Lefeuvre s’est éteint mercredi 1er juin à Sainte Luce sur Loire, il était âgé de 88 ans.
Mr Lefeuvre a consacré une grande partie de sa vie à la boxe et plus particulièrement à l’arbitrage, un domaine où il aura officié dès les années 60 pour s’y consacrer pendant des décennies. Arbitre de renommée internationale, Jean Lefeuvre a été arbitre dans de grandes compétitions telles que les championnats d’Europe et du monde. Membre de la CNO à la Fédération Française de Boxe, il a formé de nombreux officiels.
Jean Lefeuvre a contribué au développement et au rayonnement de la boxe dans sa région en créant avec d’autres pionniers la 1ere ligue des pays de la Loire, ancêtre du comité régional. Deux mots viennent immédiatement à l’esprit de ceux qui l’ont connu : Intégrité et rigueur, deux qualités qui lui auront permis d’atteindre l’excellence dans cette difficile mission de l’arbitrage.
Le Comité directeur de la Fédération Française de boxe et son président, Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mr Jean Lefeuvre.
Retrouvez ci dessous, les résultats des boxeurs professionnels Français qui se sont produits sur les rings de l’hexagone lors de ce dernier week-end de mai.
En poids moyens, Ismael Seck (7 v, 7 d, 2 n) s’est imposé aux points devant Mevludin Suleymani (8 v, 17 d, 6 n).
En mi-lourds, Aboubacar Yoada (2 v, 1 d, 1 n) a battu Jérôme Tardivel (3 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre au 5eme round.
En super-welters, Yamin Bartolo (3 v) a battu Yoann Menane (3 d) par arrêt de l’arbitre à la 2eme reprise.
En super-coqs, Narymane Benloucif (1 v) s’est imposée aux points (40-36) la Serbe Marijana Dasovic (14 d, 1 n)
En coqs, le Serbe Lazar Pantic (2 v, 1 d) a infligé une défaite avant la limite (TKO3) à Hakim Oumiha (1 d) qui faisait ses débuts dans les rangs professionnels.
En poids moyens, Felix Monier (1 v) a débuté victorieusement sa carrière pro en obtenant une victoire aux points (39-34) contre Rayhan Messaoudi (1 v, 1 d, 1 n).
En super-légers, Faycal Rezkallah (7 v, 2 d, 1 n) a battu aux points (80-72, 80-72, 79-73) le Géorgien Giorgi Gachechiladze (16 v, 44 d, 1 n).
En welters, Jordan Gonzalez (1 v, 1 d) a battu aux points (40-36, 40-36, 39-37) le Géorgien Giorgi Kirvalidze (3 d).
Le combat vedette de cette réunion mettait aux prises le Belge Mohamed El Achi (20 v, 3 d, 3 n) et l’Italien Stefano Castellucci (34 v, 11 d) pour la ceinture IBF Méditerranée des super-moyens. Le boxeur Belge s'est imposé par arrêt de l’arbitre au 10eme et dernier round.
En poids légers, David Prince (5 v) s’est imposé aux points (59-55, 59-55, 58-56) devant Mohamed Charef (1 v, 7 d, 1 n).
En welters, Mohamed Drici (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en s’imposant aux points (39-37, 39-37, 38-38) sur décision majoritaire le Manchois Paul Le Guillou (2 v, 3 d).

En poids moyens, Jonathan Bouillot (3 v, 2 d, 1 n) a battu aux points sur décision majoritaire (58-56, 59-55, 57-57) Lakhdar Ouzar (6 v, 4 d).
En poids moyens, Jonathan Kinner (2 v, 10 d, 1 n) a battu Mickael Diemunsch (8 v, 6 d, 1 n) par arrêt à la 4eme reprise d’un combat prévu en six rounds.
En poids plumes, Nestor Annabitarte Correa (1 v) a débuté victorieusement sa carrière professionnelle en s’imposant aux points (40-35, 40-35, 40-35) devant le Bulgare Trayan Slavev (4 v, 32 d, 3 n).
Le Français est devenu champion d’Europe amateur des -54 kg, le 30 mai, à Erevan, au terme d’une démonstration, en finale, devant l’Irlandais Dylan Eagleson. En revanche, Lounès Hamraoui (-63,5 kg) n’a rien pu faire contre l’Arménien Hovhannes Bachkov et repart avec une très belle médaille d’argent.
C’était à Billal Bennama (-54 kg) qu’il revenait d’ouvrir le bal. Le regard serein, il s’accordait quelques secondes initiales pour jauger les intentions du Britannique qui… ne se découvrait pas. Puis, au bout d’une minute, la première droite du Tricolore jaillissait et faisait mouche. L’Occitan tournait ou alternait distance - mi-distance dans l’axe mais sans jamais rester en face de son rival. Mais même toujours en mouvement, c’était lui le plus actif. Certes, il était parfois pris dans son élan et se retrouvait alors trop près de son opposant au moment de déclencher. Qu’importe, il parvenait au demeurant à toucher. Surtout, grâce à sa mobilité, il se plaçait systématiquement hors de portée de l’Irlandais.
Dans le second opus, ce dernier, se sachant distancé au pointage, se montrait plus incisif mais brassait de l’air. En effet, nombre de ses attaques n’atteignaient pas leur cible et trouvaient le vide. Dylan Eagleson ne pouvait rien face à la rapidité d’exécution et le timing du Blagnacais qui l’envoyait au tapis sur une magnifique droite en contre.Dans l’ultime round, le résident de Belfast se risquait à boxer sur le coup d’œil tout en provocation comme… le Français. Mais la copie était bien loin de valoir l’original, ce que les juges confirmaient sur leurs bulletins en accordant à l’unanimité la victoire au Haut-Garonnais qui pouvait écouter, sur la plus haute marche du podium, la Marseillaise la main sur le cœur et le sentiment du devoir accompli.
« Billal a maîtrisé et n’est pas entré dans le jeu de son adversaire. Cela n’était peut-être pas son plus beau combat au cours de cet Euro mais il a fait ce qu’il fallait tactiquement. Cette médaille est la confirmation de tout le travail qu’il a accompli depuis les derniers Mondiaux », se félicite l’entraîneur national Malik Bouziane.

Une bonne heure après, c’était au tour de Lounès Hamraoui (-63,5 kg) de faire son entrée sur scène contre Hovhannes Bachkov. Le local en décousait comme prévu, tel le pugiliste professionnel qu’il est par ailleurs. C’est-à-dire en avançant les deux pieds campés au sol pour asséner des crochets larges et lourds des deux mains. Son pressing de tous les instants malmenait le Normand qui s’efforçait de répliquer au maximum sur les jambes tout en multipliant les esquives rotatives et les blocages. Mais à force d’être sans cesse sur le reculoir, il ne parvenait pas à tirer le parti de son habituelle vitesse de bras, d’autant que dès que l’un des deux protagonistes prenait légèrement l’ascendant dans un échange, l’autre s’accrochait.
Logiquement mené au bout de trois minutes, le Rouennais tentait de durcir les débats mais, dans ce registre, il trouvait en face de lui à qui parler. Et, pour ne rien arranger, l’arbitre lui infligeait un avertissement pour tenue dans le deuxième round. Plus le duel avançait et plus l’Arménien, véritable rouleau compresseur, tissait imperturbablement sa toile et prenait l’ascendant à force d’enquiller les cross et les uppercuts. Ses offensives n’avaient rien de subtil ni de délié mais leur récurrence et la puissance avec laquelle elles étaient délivrées, tantôt au visage, tantôt au corps, lui permettait de faire la différence et de creuser l’écart pour l’emporter sans qu’il n’y ait à redire. Ce n’était pas pour rien que Lounès Hamraoui était compté à trente secondes de la fin alors que le sort en était jeté depuis belle lurette.

« Face à un tel épouvantail, Lounès est sorti grandi de ce match, estime Malik Bouziane. Il lui a manqué un peu de fraîcheur et de métier. Il a subi face à meilleur que lui. Il n’en demeure pas moins que son parcours est très honorable. »
Tout sur les championnats d'Europe 2022 ici
Les deux Tricolores ont fait coup double, le 29 mai, en demi-finale des championnats d’Europe, à Erevan. Ils sont en passe de réaliser un formidable exploit à deux ans des Jeux.
Face à l’Espagnol Thiam Creus qu’il avait déjà dominé deux fois, lors de rencontres pays à pays, Lounès Hamraoui (- 63,5 k) se devait d’aborder ce duel en faisant fit du passé. « Nous lui avons demandé de se comporter comme un outsider, explique l’entraîneur national, Malik Bouziane. Le but était de remporter le premier round afin de forcer l’Ibère à se découvrir pour ensuite le contrer. Lounès a été extrêmement concentré. Il a passé un cap et est de mieux en mieux de jour en jour. La seule chose à corriger est le fait que lorsqu’il reculait, il était un peu court avec son bras arrière au moment de remiser. En revanche, quand il restait bien campé sur ses appuis et qu’il anticipait en avançant légèrement, il foudroyait littéralement l’Espagnol qui, à la longue, était écœuré. »
Cependant, dans son ensemble, le plan de bataille a été respecté à la lettre par le Normand, lequel a maîtrisé son sujet pour habilement conserver son avance sans pour autant tout donner en prévision de la finale de ce lundi. Celle-ci aura lieu contre l’Arménien Hovhannes Bachkov, passé pro après avoir battu Sofiane Oumiha aux Jeux européens « Il a trois poumons, il avance mais il fait un peu toujours la même chose, décrypte l’entraîneur national. Il n’est pas varié. Il faudra que Lounès soit bien sur ses jambes, posé quand il frappe et, surtout, qu’il ne reste pas dans l’axe. »

Billal Bennama (-54 kg) a, lui aussi, livré une copie de haute tenue. L’Italien Manuel Cappai en a fait les frais. « C’était la grande classe, sourit Malik Bouziane. Il a été beaucoup plus rapide de bras, en particulier avec son gauche dont il s’est servi tant pour contrer le Transalpin que pour gérer la distance. Et dès qu’il donnait sa droite, il touchait net. Le tout en montant en régime au fil des minutes. Il y est allé crescendo en réalisant un festival dans les deuxième et troisième reprises. »
De bon augure avant l’ultime match décisif pour le titre contre le fausse garde irlandais Dylan Eagleson. « Billal est tout prêt d’être à 100 % de ses moyens, confirme Malik Bouziane. Il a plus de cardio et a gagné en puissance. Le Britannique est jeune. Il boxe très bien et est mobile mais je pense qu’il est beaucoup moins mature physiquement. Il a une tendance à se fatiguer à partir de la mi-combat. Le but sera de le pousser dans ses retranchements. »

En attendant, Malik Bouziane peut déjà être fier de ses deux ouailles : « Ils sont lucides et très sereins. Ils ne surestiment jamais leurs rivaux. Enfin, ils font montre d’une grande capacité à réitérer leurs actions. C’est grâce à cette continuité qu’ils surprennent leurs adversaires. » Gageons que ce ne soit pas fini.
Tout sur les bleus aux championnats d'Europe 2022
En l’emportant, le 27 mai, en quart de finale des championnats d’Europe, à Erevan, les deux Tricolores sont assurés de monter sur le podium. Mieux, ils ont été brillants dans le carré magique et donné la pleine mesure de leur indéniable talent.
Bis repetita pour Lounès Hamraoui (-63,5 kg) qui a triomphé de l'Écossais Reese Lynch à l’unanimité des juges (5-0). Pourtant, ces derniers ne lui avaient pas accordé le premier round alors que c’était bien lui le plus précis des deux mais… en reculant. Visiblement, pareille stratégie sonnait - au demeurant à tort - comme un aveu d’impuissance aux yeux des officiels. C’est pourquoi, dès la deuxième reprise, sur les conseils du coin, il enclenchait la marche avant, ses touches devenant alors plus impactantes et donc plus lisibles. Pour preuve, le Britannique était compté deux fois. Dès lors, la supériorité technique du Normand, sa rapidité gestuelle, sa solidité défensive, sa propension à combiner et tutti quanti étaient bien pris en compte et le pointage tournait fort logiquement à son avantage.
A l’évidence, le champion de France a fait sa mue, en étant beaucoup plus maître de lui-même et consistant entre seize cordes. Tactiquement, il est également devenu beaucoup plus lucide. « Il a vraiment passé un cap, surtout psychologiquement, convient l’entraîneur national, Malik Bouziane. C’était dans sa tête que cela bloquait alors qu’à la base, il a toutes les qualités : il est mobile, il a un bon coup d’œil et un bon timing etc. Désormais, il a beaucoup plus confiance en lui. Il a notamment beaucoup progressé en ce qui concerne les moyens de défense. » Le Rouennais affrontera, en demi-finale, l'Espagnol Adrian Thiam Creus qu’il a battu lors des deux rencontres entre les deux pays. Ce qi n’ind-uira pas pour autant, chez lui, le moindre complexe de supériorité.

Un piège dans lequel n’est pas non plus tombé Billal Bennama (-54 kg) devant l'Ukrainien Yelmir Nabiiev. Pourtant, il a dominé les débats de la tête et des épaules et ce, quelle que fusse la configuration des débats : aussi bien en en décousant sur les jambes et en piquant avec son direct du gauche qu’en étant campé sur ses appuis et en allant au feu, là où sa vitesse de bras renvoyait son rival à ses chères études pugilistiques. Son mérite était d’autant plus grand qu’il était le dernier Français à entrer en lice et qu’il lui avait fallu ronger son frein tout une semaine durant avant être autorisé à lâcher les chevaux. Sa vista et sa propension, assez nouvelle, à ne pas s’exposer lui assuraient une victoire confortable (5-0), emplie du panache qui est le sien. Le tout servi par un physique des plus rodés car longuement peaufiné à l’entraînement.
A noter que Lounès Hamraoui comme Billal Bennama sont des purs produits du pôle France jeunes de Nancy dont ils ont fait les beaux jours. « Mais il convient, en outre, d’associer leurs pères respectifs (Salem Hamraoui et Mohamed Bennama, N.D.L.R) à ce succès dans la mesure où, en tant que coachs, ils ont effectué un gros travail de formation au sein de leur club », rappelle Malik Bouziane qui insiste sur « cette performance partagée ».
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Le Normand (-63,5 kg) a été le seul Tricolore en lice a l’emporter, ce jeudi 26 mai, aux championnats d’Europe, à Erevan. Soheb Bouafia (-92 kg) et Djamili Aboudou (+92 kg) ont en effet été battus en huitième de finale.
Lounès Hamraoui (-63,5 kg) a fait du Lounès Hamraoui, se risquerait-on à écrire. Et c’est, sous notre plume, un compliment. Le Rouennais n’a éprouvé aucune peine à dominer de la tête et des épaules un autre fausse garde en la personne du longiligne Slovène Nik Veber Nikolov Pour cela, il a boxé tout en vivacité, toujours dans le bon tempo, alliant vitesse d’exécution et coup d’œil. Ses combinaisons étaient à la fois récurrentes et variées, ce qui ne laissait à son rival ni ne temps de s’y habituer ni celui de s’organiser. Mieux, si c’était bien le champion de France qui prenait le plus souvent l’initiative, il veillait à ne pas partir à l’abordage à découvert. Ses mains bien hautes lui épargnaient de se faire contrer. Au final, une prestation aboutie et un succès indiscutable (5-0) de bon augure avant son duel attendu, en quart de finale, face à l’Écossais Reese Lynch, médaillé de bronze mondial. « Lounès a fait ce qu’il fallait. Cela n’avait rien d’évident car entrer, comme cela, sur le tard dans la compétition n’est jamais simple », note l’entraîneur national Malik Bouziane.
Hélas pour la Patrie, son compère Djamili Aboudou (+92 kg) n’a pas connu un sort semblable devant l'Espagnol Ayoub Ghadfa Drissi El Aissaoui. Le sociétaire de Couderkerque Ring n’a pas été aussi tranchant qu’à son habitude. C’est, au demeurant, le premier round qui a fait… office de juge de paix. Or, il nous a semblé que les attaques en ligne bras avant-bras arrière du Nordiste lui avaient permis de toucher plus souvent et plus nettement que l’Espagnol Ayoub Ghadfa Drissi. Les juges en ont décidé autrement. Dans le deuxième, le Tricolore a véritablement pris l’ascendant en désaxant davantage, tant au moment de passer à l’offensive qu’en sortie d’échange. Surtout, il se montrait à la fois plus agressif et proposait des combinaisons plus élaborées et plus conséquentes. Suffisant pour refaire son retard avant de pêcher physiquement dans les trois dernières minutes. Au point de verser dans une imprécision coupable en crochets, de se jeter et de s’exposer à l’excès, n’ayant plus assez d’essence dans le moteur pour esquiver et être mobile. Il était d’ailleurs compté par l’arbitre et défait sur les bulletins des juges (5-0). « C’est plutôt une contre-performance de sa part devant un adversaire qui était à sa portée », estime Malik Bouziane

Enfin, en dépit de sa vaillance et de son évidente bonne volonté, Soheb Bouafia (-92 kg) n’a rien pu faire devant le virevoltant et talentueux Italien Aziz Abbes Mouhidine, vice-champion du monde en titre. Tout à la fois sérieux, appliqué et entreprenant, le Roubaisien a bien tenté de porter l’estocade mais il était, la plupart du temps, mis dans le vent par l’insaisissable Azzurri qui le prenait systématiquement de vitesse en remisant. Au point de verser parfois dans une forme de provocation de mauvais aloi tant il était facile. Brillant vainqueur (5-0), explosif et constamment en impulsion-répulsion, Aziz Abbes Mouhidine a un art consommé de faire déjouer ses rivaux. Le Nordiste n’a pas fait exception à la règle. « Soheb a manqué de timing et de placement, analyse l’entraîneur national. Il a fait ce qu’il pouvait mais il n’était que trop rarement à la bonne distance et n’a pas réussi à cadrer l’Italien qui était trop rapide. Mais au moins, il a mouillé le maillot. »

Tout sur les championnats d'Europe Hommes 2022
Le Français (-75 kg) a été trop souvent hors sujet lors de son huitième de finale des championnats d'Europe, à Erevan. Il a logiquement été battu aux points (5-0) par le Norvégien Mindaugas Gedminas qui n’a rien d’un foudre de guerre.
Face à un opposant longiligne, plus grand que lui et extrêmement mobile, craignant visiblement la puissance du fausse garde chartrain, ce dernier a, disons-le, presque tout mal fait. « La stratégie consistait à prendre l’initiative et à passer des enchaînements que nous avions travaillés après avoir analysé en vidéo le style du Scandinave, explique l’entraîneur national, Malik Bouziane. Au lieu de cela, il n’a eu de cesse de courir après son adversaire sans jamais lui barrer la route ni parvenir à le cadrer à force de délivrer des crochets larges qui n’étaient absolument pas précis. »
Alors qu’il avait été compté après avoir été touché derrière le crâne par une droite, le Nordique s’adjugeait quand même le premier round, lequel avait certes été assez équilibré mais à son avantage. En effet, ses remises sobres et sans génie valaient mieux que les charges le plus souvent dans le vide et bloquées du champion de France. Dès lors, le scénario était cousu de fil blanc : pour tenter, en vain, de refaire son retard, le Tricolore se jetait davantage et livrait une copie bien trop brouillonne pour inverser la vapeur. Sa propension à être systématiquement offensif mais en étant guère ciblé dans ses actions faisait mauvais genre auprès des juges.
De son côté, son rival, ouvert à l’arcade sourcilière suite à un choc de têtes, se contentait de faire bien le minimum qu’il avait à faire pour l’emporter, c’est-à-dire contrer avec une constance de métronome, même sans être impactant ni combiner. Le sort en était jeté.
« Moreno est complètement passé à côté de son match, regrette Malik Bouziane. Il a semblé tétanisé sur le ring. Il a été méconnaissable. Je ne sais pas pourquoi d’autant qu’à l’échauffement, les coups partaient bien. C’est vraiment dommage car il avait un tableau assez dégagé et il y avait la place pour viser un podium. »
Retrouvez ci dessous, les résultats des boxeurs professionnels Français qui se sont produits sur les rings de l’hexagone lors de ce troisième week-end de mai.
Florian Montels (23 v, 2 d, 2 n), ex champion de France des super-plumes et WBC Francophone des plumes, qui évolue désormais en super-coqs, a battu aux points (77-75, 77-75, 80-72) le Nicaraguayen Ricardo Martinez (7, 8 d). « On a voulu voir ce que cela donnait en super-coqs où je vise le titre de l’union européenne, indique Florian Montels. La première satisfaction est que je fais la limite sans soucis, j’étais 500 g en dessous et sans soucis particuliers. Le combat a été difficile car en face cela cognait dur, techniquement je pense que j’étais au-dessus de lui mais il était agressif et il frappait très fort, je pense que c’est l’adversaire dont les coups m’ont m’ont le plus impacté. Je suis satisfait de cette sortie, on va travailler encore plus sur le débit de coups pour fatiguer davantage mes futurs opposants ».
En poids moyens, Diego Natchoo (22 v, 3 d, 5 n) et Ismaël Seck (6 v, 7 d, 2 n) ont fait match nul (57-57, 57-57, 57-57) après six reprises âprement disputées qui ont régalé le public.
Le jeune poids super-plumes Loyd Combes (5 v, 1 d) a connu la première défaite de sa jeune carrière en s’inclinant aux points sur décision partagée (58-56, 59-55, 55-59) face à Lucas Montagne (4 v, 5 d, 2 n).
En poids coqs, Clothilde Del Ben (3 v) s’est imposée aux points (58-56, 58-56, 60-54) devant Lydie Bialic (1 v, 1 d).
Le poids super-welters Ruslan Kupchik (8 v) a engrangé une nouvelle victoire en disposant aux points (58-56, 58-56, 59-55) de Kevin Jamois (3 d).
En super-légers, Aurélie Froment (4 v, 1 d, 1 n) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36) la Tchèque Anna Ganova (5 d).
En mi-lourds, Samuel Cavret (2 v, 1 d, 2 n) et le Géorgien Valeri Gojiashvili (2 v, 2 d, 1 n) se sont quittés sur un match nul technique suite à une blessure au 2eme round.
Le poids légers Khalid Anzid (3 v) a infligé une 1ére défaite au breton Oilyd Akkouh (2 v, 1 d) en s’imposant aux points sur décision majoritaire (39-37, 39-37, 38-38).
En poids mi-lourds, l’ex champion de France Kevin Thomas Cojean (29 v, 11 d, 2 n) a battu Matthieu Raymond (1 v, 11 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre à la 4eme reprise.
Le jeune et talentueux poids welters Jeremy Dupetitmagneux (6 v, 1 n) a largement battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) Benjamin Veilleroy (6 v, 2 d).
En super-welters, Florian Bruneval (4 v, 4 d) s’est imposé aux points (58-55) devant l’inusable Raphaël Boquet (3 v, 42 d, 1 n).
En poids mi-lourds, Gaetan NTambwe (4 v) continue victorieusement son apprentissage du monde professionnel, il a largement battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) l’expérimenté Martin Owono (8 v, 40 d, 5 n). Gaetan NTambwe sera à nouveau sur le ring le 18 juin à Maubeuge face à Samir Ghodbane.

En super-légers, Anthony Arimany (17 v, 2 d, 1 n) a effectué un retour victorieux après trois ans passé loin des rings. Il a largement dominé aux points 60-54, 60-54, 60-54) le Géorgien Mikheil Gabinashvili (8 v, 28 d, 3 n).
Le frappeur poids moyens, Kamel Benyattou (9 v, 1 d) a battu aux points (59-52, 59-53, 59-54) l’Ivoirien Sie Palenfo (10 v, 5 d, 1 n). Le nordiste a envoyé son adversaire au tapis au 3eme et 5eme round. L’élève de Mohamed Nichane a désormais rendez-vous avec Mathis Lourenco le 18 juin à Maubeuge pour disputer le championnat de France des super-welters.
L’invaincu poids légers, Anthony Deloffre (5 v) s’est imposé aux points (60-50, 60-52, 60-52) devant le Géorgien Shota Jvaridze (8 d).
En poids welters, Younes Mehidi (4 v, 2 d) a battu aux points (58-56, 58-56, 58-56) le Géorgien Konstantine Jangavadze (5 v, 24 d, 2 n).
En poids moyens, Frederic Cousy (6 v, 2 d, 1 n) est venu à bout de Victor Garcia (9 v, 13 d, 5 n) qu’il a battu aux points par décision partagée (59-55, 58-56, 56-58).
Ce samedi 21 mai à Cernay, Moussa Gary (13 v, 5 d, 2 n) est devenu champion de France des poids welters, en battant aux points (95-94, 95-94,95-94) Jorick Luisetto (11 v, 4 d).
Ce titre national reste au Boxe Olympique Cernay, Nurali Erdogan qui vient de s’incliner devant Sandy Messaoud pour le compte de la ceinture WBC Francophone était également un pensionnaire du club Alsacien.
Ce championnat de France s’est résumé à une belle opposition de styles entre deux hommes bien organisés mais peur réputés pour leur puissance de frappe.
Le gaucher Jorick Luisetto, bien campé sur ses appuis, a imposé un pressing de tous les instants sans toutefois parvenir à fixer son remuant opposant. Moussa Gary a utilisé son bras avant à bon escient pour gêner les attaques de Jorick Luisetto dans un premier temps avant d’enchainer avec de courtes droites.
Jorick Luisetto a fait preuve de détermination même si ses coups partaient d’un peu trop loin pour être réellement efficaces. Les deux boxeurs étaient très proches l’un de l’autre dans ce championnat de France équilibré mais émaillé de de nombreux accrochages. Moussa Gary écopa d’ailleurs d’un avertissement au 7eme round pour tenus répétés.
« Nous avions mis en place une tactique, détaille Abdelhak Zehri, l’entraineur du nouveau champion de France. On avait travaillé avec des gauchers comme Jorick Luisetto et cela a bien marché. La tactique était de mettre la droite et de placer quelques attaques pour le faire reculer car on savait que l’adversaire ne faisait qu’avancer. Ils ont fait un très bon combat, la ceinture reste au club, nous sommes satisfaits ».
