Ce samedi 18 juin au gymnase Pierre de Coubertin à Maubeuge, le marseillais Mathis Lourenco (9 v, 4 d, 3 n) est devenu champion de France des poids super-welters en battant Kamel Benyattou par jet de l’éponge à la 3eme reprise.
Mathis Lourenco, coaché par le célèbre Jean Molina, est passé à l’offensive dès le début du combat avec la ferme intention d’imposer l’épreuve de force à un boxeur qui était logiquement favori au vu de son palmarès entaché d’une seule défaite subie des poings du redoutable Anauel Ngamissengue.
Après un premier round d’observation, les deux pugilistes ont échangés quelques coups, Mathis Lourenco plaçant deux durs crochets à la face dans les dernières secondes de cette reprise. Lors des trois minutes suivantes, le provençal a décoché un terrible cross du bras arrière à la tempe de Kamel Benyattou qui s’est écroulé au tapis. Compté et sonné, le nordiste a été arrêté par son coin. On apprendra plus tard que Kamel Benyattou s’est à nouveau blessé à l’épaule.
Après avoir été défait par le grand espoir Milan Prat, Mathis Lourenco n’as pas laissé passer cette seconde opportunité de conquérir ce titre national qu’il convoitait tant.

« L’objectif était de faire mal dès le début du combat pour qu’il ne prenne pas la confiance, confie Mathis Lourenco. Je pense avoir réussi, je me suis entrainé dur avec ce plan établi bien en tête, j’étais prêt pour faire dix rounds à ce rythme. A la fin de la seconde reprise, je l’ai bien sonné, j’ai accéléré en pensant qu’il allait tomber, il a été sauvé par le gong mais j’ai vu le doute dans son regard. Kamel avait une bonne frappe, je me méfiais mais j’ai continué et au milieu du 3eme round, je l’ai bien touché et il est allé au tapis ». Mathis Lourenco est venu tard à la boxe anglaise, après quelques années passées en pieds-poings, perfectionniste et désireux d’aller au bout de lui-même, il enchaine les séances d’entrainement à une cadence effrénée pour parfaire sa technique et son sens tactique. « Après ma défaite devant Milan Prat, plutôt que me lamenter, je suis reparti à la salle pour tenter d’acquérir ce qui me manque, si j’avais perdu ce soir, j’aurais recommencé ce travail». L’avenir ? Il est encore trop tôt pour l’évoquer mais le marseillais confesse avec modestie qu’il ne lâchera pas son bien si durement acquis, « je vais défendre mon titre, c’est sûr, autant de fois qu’il le faudra. Cette victoire va me permettre d’avancer, je vais encore travailler pour arriver à développer mon potentiel et ne pas avoir de regrets ».
Kamel Benyattou qui a vu son rêve s’envoler, réagit avec classe et fair play, « je veux souligner la qualité de la boxe de Mathis et le féliciter pour sa victoire. Je ne me cherche pas d’excuses, je me suis fait opérer en décembre pour une instabilité de l’épaule. L’opération s’est bien passée, j’ai fait un combat il y a un mois sans soucis particulier mais une douleur est réapparue la semaine suivante. J’ai consulté mon chirurgien et avec l’apport des kinés, j’ai pu me préparer pour ce championnat de France. Malheureusement, début du 2eme round, mon épaule m’a lâché, s’en est suivie l’appréhension que mon épaule se déboite et donc un blocage qui empêche de donner les coups avec toute la puissance. J’ai été touché, on s’est posé la question à la fin de la seconde reprise, si on devait continuer et quand j’ai été de nouveau touché au 3eme round, mon coin a arrêté. Cela ne servait plus à rien, je ne pouvais pas défendre mes chances. Je suis bien sûr très déçu, mais surtout, j’insiste sur le très bon combat de mon adversaire, il était très bien préparé, il est fort, bravo à lui ». Kamel Benyattou ne se projette pas encore sur le futur, la déception est encore trop présente, on sent malgré tout poindre déjà des envies de revanche sur le mauvais sort, « je vais appeler mon entraineur, on va d’abord s’attacher à bien soigner cette épaule. Je ne peux pas abandonner la boxe sans avoir remporté le titre de champion de France ».

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Les championnats régionaux seniors H/F se dérouleront du 1er octobre au 13 novembre 2022.
Les comités régionaux sont invités à transmettre les classements de ces championnats à la CNBA avant le 14/11/2022 à midi.
Quant aux championnats régionaux juniors-cadets H/F, ils se disputeront du 1er octobre au 19 décembre 2022.
A noter également que le Tournoi Minimes - Cadets aura lieu du 21 au 23 avril 2023.

Le 11 juin, chez elle, à Saint-Maur, la Française (9 v, 2 d) a échoué sur le fil dans sa quête du titre WBC silver vacant des super-légères. Elle a en effet été dominée aux points, sur décision partagée (94-96, 93-97, 95-95, par la solide Mexicaine Magali Rodriguez Lopez (21 v, 2 d, 6 n). Mais elle a été à la hauteur de l’enjeu.
Tout commençait comme il le fallait pour la Tricolore qui, libérée par le coup de gong initial, en décousait comme convenu, à savoir proprement, en ligne et à distance pour gêner sa rivale et l’empêcher de débiter dans un mano a mano que le visiteuse cherchait à instaurer. Hélas, la maîtrise et l’ascendant techniques de la locale ne durèrent qu’un temps. « Victoire a bien mis en application la tactique prévue durant la première partie du combat, raconte son père et entraîneur, Sébastien Piteau. En revanche, elle a un peu baissé physiquement dans la deuxième moitié de la confrontation. Elle a pioché pour deux raisons : d’abord, à cause de la pression qui lui a bouffé du jus ; ensuite, il faisait très chaud, ce qui est, certes, valable pour les deux athlètes sur le ring mais il y a des gens qui supportent mieux que d’autres la chaleur. En toute objectivité, Victoire a remporté les trois premiers rounds et perdu nettement le sixième et le dixième. Il en reste cinq qui ont été très serrés. Il y a quand même un peu de frustration car ils n’ont pas tourné en notre faveur alors que nous étions à la maison. Je ne veux pas verser dans la polémique. Simplement, c’était un match serré, qui s’est joué sur trois fois rien et qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. »
Qu’aurait-il fallu faire pour que ce soit dans le bon ? « Que Victoire ait la capacité de maintenir l’activité qui était la sienne au début du match et qu’elle fasse aussi preuve d’un peu de vice, par exemple, quand la Mexicaine avançait tête baissée au niveau du ventre, Sébastien Piteau. Mais sur le plan technico-tactique, je n’ai sincèrement rien à lui reprocher. »
Même si c’est toujours plus facile à écrire qu’à admettre quand on s’est dépouillée corps et âme sur le ring, comme cela a été le cas de l’ancienne membre de l’équipe de France amateur, il y a des échecs encourageants. Celui-là en est indiscutablement un. « En face il y avait une vraie boxeuse de niveau mondial, insiste Sébastien Piteau. Il y a, certes, la déception du résultat mais le paradoxe, c’est qu’aujourd’hui, nous avons prouvé que nous sommes là, que nous avons le niveau mondial. J’ai envie de dire que c’est une défaite qui nous conforte dans nos aspirations. Je pense qu’une décision partagée face à quelqu’un qui a un parcours comme Magali Rodriguez Lopez prouve que cette échéance n’est pas arrivée trop tôt dans la carrière de Victoire. Il a manqué trois fois rien. »
Ce n’est donc que partie remise qui à devoir remettre une nouvelle fois, avec abnégation, l’ouvrage sur le métier : « On va se reposer tranquillement, on va retravailler et on va revenir, prévient Sébastien Piteau. Pour viser quoi ? On verra. » Une chose semble acquise : ce sera haut.
La Française (9 v, 1 d) tentera, ce samedi, devant son public de Saint-Maur, de relever le défi le plus ardu de sa carrière, en l’occurrence un championnat du monde WBC silver des super-légères. Elle trouvera sur sa route la solide Mexicaine Magali Rodriguez Lopez (20 v, 2 d, 6 n). Un challenge passionnant.
La question qui vient à l’esprit sonne comme une évidence : n’est-il pas prématuré, à vingt-trois printemps, de voir aussi grand sans être, par exemple, préalablement passé par la case européenne ? Assurément non, pour Sébastien Piteau, tout à la fois père et entraîneur. « Jusqu’ici, Victoire a réalisé un bon parcours, insiste-t-il. Là, il s’agit d’un vrai test. Après ce combat, on verra si elle est mesure d’avoir d’autres ambitions et de viser beaucoup plus haut. Mais il faut savoir avancer. Victoire est passée professionnelle en 2019, à dix-neuf ans. Ce choix a été beaucoup critiqué. Nous avons pris un risque. Nous l’avons assumé et je pense que nous avons plutôt réussi. Elle a, en effet, été deux fois championne de France des super-plumes et a remporté le ceinture WBC francophone des légères. Pour moi, cette échéance ne vient pas trop tôt dans la mesure où Victoire a une grosse expérience internationale en amateurs. C’est quelqu’un qui est un peu regardé parce que ce n’est pas anodin de se retrouver à disputer une demi-finale mondiale à vingt-trois ans. Mais pourquoi s’interdire les choses ? Il n’y a que ceux qui ne tentent rien qui ne se plantent pas. »
D’autant que la Tricolore a, selon son paternel, sensiblement étoffé son bagage pugilistique : « Même si elle n’a plus combattu depuis dix mois, nous en avons profité pour beaucoup travailler et inclure davantage de variété dans sa boxe, en particulier en alternant les zones de frappe, au corps et à la face, ce que Victoire n’était pas forcément capable de faire auparavant. De même, elle se remobilise beaucoup mieux après ses attaques et est donc moins vulnérable. Certes, tout n’est pas parfait et nous ne sommes pas encore sur le toit du monde mais elle a fait de gros progrès qu’il lui faudra retranscrire sur le ring. »
Pour cela, le plan de bataille est fin prêt : « Magali Rodriguez Lopez, c’est du latino, c’est guerrier avec une boxe assez agressive, suggère Sébastien Piteau. La Mexicaine est extrêmement physique et délivre principalement des coups circulaires et non, j’insiste, des coups à la volée dans la mesure où elle ne se jette pas. En revanche, elle met vraiment la pression pour détruire son adversaire mais de manière construite. Il faudra au maximum éviter de travailler de près, à mi-distance d’autant que sincèrement, Victoire me semble plus rapide et supérieure techniquement. Elle possède, en outre, des moyens de défense plus développés. Dès lors, le but est qu’elle boxe bien en ligne et à distance pour mettre en difficulté Magali Rodriguez Lopez. »
Et pourquoi tenter l’aventure en super-légères ? « C’est un choix de notre part, assume Sébastien Piteau. Il faut relativiser les choses. Victoire mesure 1,70 mètre, ce qui est très grand en super-plumes. Elle est passée pro extrêmement jeune et n’avait pas encore son corps d’adulte. Son évolution morphologique n’était pas achevée. Je ne l’ai jamais vue aussi forte qu’aujourd’hui car c’est la première fois qu’elle ne se met pas en difficulté pour faire le poids. Sachant que nous n’excluons pas, à l’avenir, de faire l’effort de redescendre en légères si l’enjeu sportif en vaut la peine. » Celui qui s’annonce est, en tout cas, indiscutable.

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Lors d’un match pays à pays qui opposait, le 4 juin à Montagny, l’équipe de France junior, agrémentée de trois cadets, les Bleuets ont largement dominé leurs homologues transalpins. De bon augure.
« Cette rencontre s’inscrivait dans le chemin de sélection en vue des prochains championnats d’Europe cadets, en septembre, et des Mondiaux juniors, en novembre, explique en préambule, l’entraîneur national, Mohamed Taleb. L’objectif était également de poursuivre dans la dynamique qui est la nôtre et de permettre aux jeunes de continuer à boxer le plus régulièrement possible. À ce titre, nous recevrons la réplique de la Pologne, le 25 juin prochain, à Marseille. » Par ailleurs, cinq athlètes - Lyesse Belarbi (-52 kg), Nikee Cummings (-51 kg), Christopher Hypochrate (-52 kg), Kpassagnon Boli (-80 kg) et Mathias Omba Biongolo (-92 kg) - qui avaient été détectés lors des récents championnats de France subissaient là, en quelque sorte, un examen de passage sous la forme d’un test en situation. Et tous ont répondu présent même si Lyesse Belarbi, qui n’est que cadet 1, s’est montré « un peu timide et a manqué de maturité », analyse Mohamed Taleb. Ce qui ne l’empêchera pas d’intégrer le pôle France de Nancy à la rentrée prochaine tout comme Nikee Cummings et Kpassagnon Boli.
« Encore une fois, le groupe a fait montre d’un état d’esprit et d’une solidarité irréprochables, se réjouit, à l’heure du bilan, l’entraîneur national. Grâce à leur supériorité tactique et à leurs qualités techniques, nos boxeurs ont su s’imposer avec l’art et la manière face à des Italiens très solides, très costauds qui ont avant tout misé sur l’engagement physique. Nos représentants ont, en outre, été très respectueux des consignes, si bien que la connexion avec le coin a été fluide. »
Parmi ceux qui se sont plus particulièrement distingués, on citera Kpassagnon Boli qui, par sa mobilité, s’est défait d’un rival sans cesse désireux d’avancer bien campé sur ses appuis. Mathias Omba Biogolo, contré et compté au premier round, a, quant à lui, trouvé la force d’âme de se ressaisir pour l’emporter devant un adversaire plus grand que lui. Quant au cadet Sandro Spica (-60 kg), il a su maîtriser ses émotions pour être logiquement désigné vainqueur aux dépens d’un opposant qui ne s’est pas distingué par son fair-play. L’intelligence pugilistique de Nikee Cummings, qui ne s’est jamais précipité, a également été appréciée par le staff tout comme Momir Trbic qui a enfin été capable de rentrer immédiatement dans le vif du sujet pour livrer une prestation des plus abouties. Bref, les feux sont au vert.

Retrouvez ci dessous, les résultats des boxeurs professionnels Français qui se sont produits sur les rings de l’hexagone lors de ce premier week-end de juin.
En poids moyens, le prometteur Sonny Abid (6, 1 d v) qui était invaincu avant ce combat a connu une terrible déconvenue face au dangereux Ismaël Seck (8 v, 7 d, 2 n) dont le palmarès ne reflète pas la valeur. Du haut de son 1,90 m, le haut garonnais a décoché une droite à la pointe du menton de Sonny Abid qui s’est écroulé au 1er round. L’arbitre a très sagement stoppé le combat.
En super légers, Benjamin Dubois (8v, 1 d, 1 n) s’est imposé aux points (58-56, 58-56, 58-56) face à Samir Slah (10 v, 4 d, 1 n) à l’issue d’un combat âprement disputé. En gros progrès techniques, Benjamin Dubois s’est attaché à rester à distance de son adversaire. Dans ce combat entre gauchers, la précision du bras arrière du nantais et sa défense faite de retraits du buste, ont prévalu sur l’activité de Samir Slah. « Je pense avoir gagné les 3 premiers rounds, lui le 4eme et le 5eme et le 6eme m’attribue la victoire, a déclaré Benjamin Dubois. Mon public est mon 3eme poumon, c’est grâce à lui que je suis là, je rêve du titre national ».
En poids légers, Swan Barteau (2 d, 2 n) et Benjamin Malingue (6 v, 3 d, 2 n) n’ont pu être départagés, leur combat ayant été sanctionné par un match nul majoritaire, (58-56, 56-58, 57-57). Le breton a fait étalage d’une belle technique et d’un certain sens du déplacement mais Benjamin Malingue s’est peu à peu installé en patron dans le combat pour imposer ses lourdes frappes au corps et à la face. Les deux boxeurs se sont livrés un dur mano à mano, tête contre tête, au cours du 6eme et dernier round.
En poids welters, Sandy Meunier (3 v) est venue à bout de Donya Darouiche (2 v, 3 d) qu’elle a battue aux points par décision partagée (58-56, 58-56, 56-59). Sandy Meunier qui avait perdu 12 kgs pour faire ce combat, a éprouvé quelques difficultés à endiguer la fougue de l’élève de Samuel Florimond. Cette dernière qui rendait une bonne dizaine de cms à sa rivale, a démarré en trombe le combat, elle a touché Sandy Meunier avec ses larges crochets. Les deux femmes qui ambitionnent de disputer le championnat de France, ne se sont pas fait de cadeaux, Sandy Meunier plus technique, s’est montrée plus précise pour finalement arracher une courte victoire.
En super-plumes, Nicat Mammadov (2 v, 1 d) s’est imposé par décision majoritaire (39-36, 39-36, 38-38) face à Salah Talbi (1 v, 2 d, 2 n). Nicat Mammadov a envoyé son adversaire au tapis au 1er round avec une droite à la mâchoire. Salah Talbi s’est ensuite bien repris pour contrer durement à son tour à la seconde reprise, la 3eme fut équilibrée, Nicat Mammadov finissant plus fort le 4eme et dernier round en touchant avec un crochet gauche à la face.
En super légers, Kodjo Yetongnon (9 v, 4 d, 2 n) et Meryl Vegas (22 v, 5 d, 1 n) se sont séparés sur un match nul (57-57, 57-57, 57-57).
En super légers, Samy Khellas (3 v, 4 d, 3 n) s’est imposé aux points sur décision majoritaire (58-55, 58-57, 57-57) devant Ziane Abdelouhab (3 v, 4 d, 3 n).
En lourd-légers, Adel Belhachemi (7 v, 14 d, 4 n) et Rachid Kada (1 v, 1 d, 1 n) se sont quittés sur un nul majoritaire (36-40, 38-38, 38-38).
Le poids welter Matheo Rousseau (2 v, 1 d) a battu aux points (40-37) Jordan Gonzalez (1 v, 2 d)
En lourd-légers, Patrick M Bida (1 v, 2 d, 1 n) a pris sa revanche sur Brice Clavier (3 v, 3 d) en le battant aux points.

En poids mi-lourds, Armen Yepremyan (12 v, 2 d, 2 n) a battu aux points (59-55) Mevludin Suleymani (8 v, 18 d, 6 n).
En poids légers, Flora Pili (5 v) a battu par arrêt de l’arbitre au 1er round la tchèque Anna Ganova (5 d).
Le poids moyen invaincu Anauel Ngamissengue (11 v) a une nouvelle fois fait parler son punch en disposant de l’expérimenté Martin Owono (8 v, 41 d, 5 n) par abandon à la 4eme reprise d’un combat prévu en six.
En super-welters, Reda Kham (10 v, 1 d) a dominé aux points (59-55) le vénézuélien basé en Espagne Ivan Matute (30 v, 8 d).
L'équipe de France hommes est à pied d'œuvre à Eindhoven (Pays-Bas) où elle dispute le Eindhoven Box Cup 2022, un grand tournoi international qui se tient du 4 eu 6 juin et qui regroupe 18 pays avec pas moins de 74 boxeurs répartis dans 5 catégories de poids .
Sur cinq boxeurs engagés, l'équipe de France décroche deux victoires et deux secondes places.
-54 kg : Ibrahim Boukedim bat David Pina (POR) - GP
-60 kg : Paul Looman (IRL) bat Enzo Grau - GP
-67 kg : Hugo Grau bat Farshid Sourmanshahi (HOL) - GP
-80 kg : vs Vladimir Bezdenezyh (GER) bat Cheikmar Kone - GP
-54 kg : Ibrahim Boukedim bat Reegan Jackson-Smith (ANG) - GP
-60 kg : Enzo Grau bat Jonathan Bourget (CAN) - GP
-67 kg : Hugo Grau bat Jordy Vadamootoo (MRI) - GP
-80 kg : Cheikmar Kone bat Nicolas Dietrich (GER) - GP
+92 kg : Emanuel (GER) bat Maxime Vaz - GP
-80 kg: Cheikmar Kone bat Gjon Ramaj (ITA) - RSC2

Ce samedi 4 juin au Zénith de Nantes l’invaincu David Papot (26 v, 1 n) a conservé sa ceinture mondiale IBA des super-welters en battant Ahmed El Moussaoui (34 v, 4 d, 1 n) aux points par décision partagée (116-113, 117-114, 113-115).
Cette rencontre franco-française s’annonçait indécise, elle l’aura été de bout en bout, jusque dans la décision des juges et chose encore plus rare, dans l’esprit du vainqueur qui indiqua au micro de Fight Nation douter de sa victoire. Cette réunion au Zénith de Nantes est appelée à rester dans les annales de la région, tant par le succès populaire puisqu’ils étaient plus de 6000 spectateurs à avoir payé leurs places que par les kos subis par deux des grands favoris des principaux combats d’encadrement.
Passé le traditionnel round d’observation, les deux boxeurs sont rapidement entrés dans le vif du sujet en défiant frontalement alors que l’on pouvait s’attendre à une confrontation tactique à distance. Ahmed El Moussaoui délivrait son bras avant et même parfois sa droite en première intention pour surprendre son adversaire gaucher. David Papot esquivait et remisait immédiatement avec son bras arrière.
Le combat se durcissait à la 3eme reprise et les uppercuts jaillissaient des deux côtés. Ces trois minutes étaient intenses, avec des coups délivrés de part et d’autre. David Papot marquait des points avec son gauche qui touchait par trois fois la face de son opposant, le nazairien concluait cette reprises par deux esquives millimétrées dont il le secret. Les deux champions repartaient sur le même tempo lors du round suivant, Ahmed El Moussaoui cherchait à repousser son adversaire plus à l’aise que lui dans le travail de prés mais David Papot parvenait à imposer les échanges de prés. La frappe d’Amed El Moussaoui était supérieure à celle de son rival et ses coups au corps impactaient le détenteur de la ceinture sans qu’il ne soit réellement en danger. Les reprises défilaient et aucun des deux ne prenait réellement l’ascendant. David Papot contrait toujours avec précision et Amhmed El Moussaoui continuait d’avancer en plaçant des coups secs, moins nombreux mais plus puissants.
Les échanges s’intensifiaient au 7eme round, les deux hommes, quasiment tête contre tête, se rendaient coup pour coup. Ils prenaient tous les risques en se livrant à fond, plus de défense et offensive à outrance. Trois minutes de toi à moi, où tout aurait pu arriver tant les deux boxeurs étaient déchainés et résolus à abattre son opposant.
David Papot cherchait ensuite son second souffle, Ahmed El Moussaoui semblait moins fatigué pourtant lui aussi avait beaucoup donné, le combat baissait d’un cran et la tension retombait un peu jusqu’au coup de gong final. L’affrontement avait été grandiose par instants et aucun des deux n’avait outrageusement dominé l’autre. Si les juges désignaient David Papot vainqueur, ce dernier stupéfia le public en déclarant qu’il n’était pas sûr d’avoir gagné et que son adversaire lui était supérieur. Le champion IBA proposant une revanche à Ahmed El Moussaoui qui saluait le fair play de David Papot, un grand moment de sportivité qui venait conclure un magnifique combat disputé entre deux gentlemen.

Ce samedi 4 juin au Zénith de Nantes et en pay per view sur Fight Nation, l’invaincu David Papot (25 v, 1 n) remet en jeu sa ceinture mondiale IBA des super-welters face à Ahmed El Moussaoui (34 d, 3 d, 1 n).
Au-delà du titre en jeu, on retiendra l’attractivité de cette confrontation entre deux des meilleurs poids super-welters français et européens à une époque où beaucoup de boxeurs s’évitent. Ce combat s’inscrit dans la lignée du dernier duel entre Najid Mohammedi et Christian Mbilli même s’il parait peu probable que le dénouement soit identique.
Les deux protagonistes sont de remarquables stylistes, leur affrontement gaucher/droitier promet d’être un sommet technique où la stratégie risque d’être déterminante pour l’attribution de la victoire. David Papot assure n’avoir pas dérogé à ses habitudes pour préparer ce championnat, « J’ai commencé à m’entrainer en septembre 2021 puisque je devais boxer en janvier, ce fut annulé à cause de la pandémie. On a coupé un peu avant de reprendre une préparation intensive début février. J’ai eu des sparrings de qualités tels qu’Anauel Nagmissengue, Keanu Klose, Idaas Redjal, Hugo Grau et bien sur les collègues du club ».
David Papot s’attend à un combat disputé et il confie que ce n’est pas pour lui déplaire, « pour progresser et viser haut, il faut boxer des bons, c’est l’idéal de rencontrer un type du niveau d’Ahmed qui fait partie des meilleurs français de la catégorie». On lui parle de titre mondial, le boxeur baulois rétorque avec lucidité que la performance sportive face à un adversaire de qualité donnera de la valeur à la ceinture, «si samedi, je balaie Ahmed El Moussaoui, les gens retiendront d’abord cette victoire et ce résultat ». Avec l’idée d’aller voir encore plus haut, de l’autre côté de l’Atlantique où David Papot a déjà boxé ? « Jermell Charlo détient les quatre ceintures, il devra combattre chacun des challengers des fédérations, avec le buisness des promoteurs cela peut durer longtemps. J’avoue être concentré sur mon combat de samedi, mon promoteur se chargera du reste ensuite ».

Ahmed El Moussaoui croit en ses chances lui aussi même s’il concède qu’il faudra du « grand Ahmed » pour l’emporter. Le boxeur qui est désormais entrainé par Faycal Omrani, se dit heureux de revenir dans le grand bain et sous le feu des projecteurs. Il se place en position de favori comme pour se persuader qu’il va gagner ce combat et montrer à tous qu’il faut compter avec lui. « Les gens veulent voir ce que David vaut contre un boxeur de mon niveau, a confessé sans aucune agressivité mais avec détermination, Ahmed El Moussaoui à Fight Nation, moi je veux montrer que je suis au-dessus de lui. Je respecte David et nous nous apprécions mutuellement mais sur le ring ce sera autre chose. Les organisateurs ont été plus que corrects avec moi en me prévenant trois mois à l’avance, c’est super ». Tout comme son rival du soir, il avoue mettre au second plan le titre décerné pour retenir la qualité de l’opposition face à un boxeur invaincu et qui comme lui, fut pensionnaire de l’équipe de France. Pas d’animosité particulière entre ces deux gentlemen du ring mais une réelle envie de part et d’autre d’en découdre avec l’objectif de s’affirmer encore un peu plus dans la hiérarchie internationale des poids super-welters.

Les organisateurs attendent la grande foule samedi soir au zénith de Nantes pour ce gala où pas moins de sept combats professionnels encadreront ce championnat IBA.