Ce samedi treize décembre à Stockton aux USA, Kévin Lele Sadjo (26 v, 1 d) s’est incliné aux points (117-110, 116-111, 115-112) devant l’Américain Diego Pacheco (25 v) pour les ceintures WBC USA et WBO international des poids super-moyens.

Comme prévu, la clé de cet affrontement a été la gestion de la distance, un domaine qui a permis à l’Américain de construire sa victoire, n’hésitant pas pour cela à paralyser le Français quand il se faisait trop pressant. Malgré son jeune âge (24 ans), Diego Pacheco a fait preuve d’un métier digne d’un vieux briscard des rings.

La garde haute et remarquablement bien en place défensivement, Kevin Lele Sadjo partait à l’offensive dès le premier round. Sans se jeter mais en effectuant des mouvements du buste, il approchait puis bloquait le jab et la droite de l’Américain. Diego Pacheco passait les bras et collait pour empêcher le Français de s’exprimer. La tactique était claire et l’équation compliquée à résoudre pour un Kévin Lele Sadjo qui allait mener la vie dure à celui qui est souvent présenté comme le futur roi de la catégorie. Les deux boxeurs tentaient d’exploiter la moindre ouverture au cours des premiers rounds. L’Américain cherchait le contre avec sa droite quand le Français donnait son crochet gauche. Malgré un pressing de tous les instants, Kevin Lele Sadjo peinait à trouver la bonne distance pour être efficace. Il décochait des larges frappes, son adversaire répliquait par des coups au corps avant de le neutraliser en le collant.

Diego Pacheco travaillait davantage au corps à la sixième reprise, il enchainait des deux mains puis plaçait un uppercut droit. Il semblait avoir assimilé la boxe de son adversaire mais c’était sans compter sur la détermination hors normes de l’ex champion d’Europe. Ce dernier élevait son niveau, au septième round, Diego Pacheco encaissait un crochet gauche en sortie d’accrochage. Un autre crochet gauche à la face l’envoyait au sol lors de la huitième reprise. Une découverte pour le jeune prodige qui n’avait jamais été confronté aux affres du tapis en vingt quatre rencontres professionnelles.

Eddie Hearn, promoteur de la soirée, avait la mine des mauvais jours, l’ardeur du Français ne faiblissait pas et l’inquiétude se lisait sur le visage du président de Matchroom.  Diego Pacheco plaçait des frappes précises au dixième round dont un uppercut au menton sans parvenir à ébranler son coriace adversaire. Il durcissait lors de l’avant dernière reprise et il malmenait Kevin Lele Sadjo avec un uppercut gauche puis une dure série des deux mains. L’Américain finissait fort en alternant corps, face pour obtenir la plus belle victoire de sa carrière. Malgré cette première défaite, le vaillant Kévin Lele Sadjo, qui a posé de gros problèmes à son adversaire, a montré à la planéte boxe qu’il faisait partie de l’élite mondiale de la catégorie.   

Ce vendredi à Pessac, Samuel Kistohurry (8 v) a conservé son titre de champion de France des poids plumes en battant Mayson Creygolles (6 v, 1 d, 1 n) par abandon à l’appel du cinquième round.

Le challenger a crânement défendu ses chances avant de progressivement baisser pavillon face à la précision des frappes du champion. Les deux boxeurs sont entrés rapidement dans le vif du sujet avec des échanges du bras avant. Le tenant du titre s’est montré plus percutant dans l’exercice, il a conclu le premier round par une série des deux mains avant d’accélérer et placer des coups à la face de son adversaire. Mayson Creygolles a eu de bonnes répliques à la deuxième reprise, il a touché le tenant du titre avant que ce dernier re reprenne la main sur le combat. Samuel Kistohurry a écopé d’un avertissement pour coups répétés derrière la tête. Il a alors durci le combat et appuyé ses frappes.  Mayson Creygolles a tenté de rendre coup pour coup mais il a rompu le premier devant la précision et la dureté de la droite du champion de France.  

Le Pessacais a accentué sa pression au quatrième round en donnant de rudes crochets gauches suivis de droite à la face. Il a placé une accélération et décoché des coups sous tous les angles. Mayson Creygolles a accusé un crochet gauche puis encaissé une dure série ponctuée d’un uppercut droit. Débordé malgré sa vaillance, le boxeur de Carcassonne a été retenu dans son coin à l’appel de la cinquième reprise.

« J’ai pris l’ascendant d’entrée », explique Samuel Kistohurry, « j’ai mis du rythme et il a faibli reprise après reprise jusqu’à l’abandon. Le championnat de France était une étape, je l’ai franchie, j’aspire maintenant à aller voir au-dessus. Je vise le championnat d’Europe, j’espère être rapidement classé, je suis prêt à boxer n’importe qui pour monter. Je me prépare pour rencontrer les meilleurs »  

Ce samedi treize décembre à Stockton aux USA, Kévin Lele Sadjo (26 v) rencontrera l’Américain Diego Pacheco (24 v) pour les ceintures WBC USA et WBO international des poids super-moyens.

Le Mexicain Saul Alvarez régnait sans partage sur les super-moyens avant que sa défaite surprise face à l’Américain Terence Crawford, venu des super-welters, ne rebatte totalement les cartes dans la catégorie. Obtenir un championnat du monde unifié face à la légende Mexicaine était l’objectif des meilleurs poids super-moyens de la planète, avec en prime, l’assurance d’empocher une bourse à six chiffres. Depuis, Terence Crawford a été destitué de son titre WBC et tout est à refaire.

Plusieurs boxeurs Français ont leur carte à jouer dans cette course vers les sommets. Christian Mbilli, actuel détenteur intérim WBC, rencontrera le redoutable Anglais Hamzah Sheeraz en 2026 avec la ferme intention de succéder à l’Américain. D’autres informations, pas encore confirmées, font état d’un possible combat entre Bruno Surace et le Cubain Osleys Iglesias, toujours en 2026. L’affrontement entre Kévin Lele Sadjo et Diego Pacheco s’inscrit dans la lutte à élimination pour l’accession au titre suprême que se livrent les principaux aspirants mondiaux.

Au-delà des ceintures mises en jeu, la rencontre entre ces deux boxeurs invaincus appartenant à l’élite de la division, est l’un des grands rendez-vous attendus de cette fin d’année 2025 et il promet d’être spectaculaire. Les deux protagonistes sont efficaces : 23 ko en 26 victoires pour le Français contre 18 avant le terme sur les 24 victoires que comptabilise l’Américain. Autre élément d’importance et il est en défaveur de l’ex champion d’Europe : la taille hors normes de Diego Pacheco qui culmine à 1,93 m et possède une allonge de 2,01 m, plus importante que celle d’Oleksandr Usyk champion du monde des poids lourds ! Kévin Lele Sadjo a fait appel au longiligne Dylan Bregeon, ex champion de France des lourd-légers, entre autres partenaires d’entrainement, pour se préparer à contrecarrer cette particularité de l’Américain.

Pour s’imposer dans cette opposition de styles, il lui faudra casser la distance et mettre la pression sur l’Américain pour l’empêcher de déployer ses longs segments. Une tactique que le Français avait magnifiquement appliqué pour battre avant la limite le géant Anglais Jack Cullen à Manchester avec un magistral coup au corps. Diego Pacheco a d’autres atouts que le Britannique à faire valoir, notamment une redoutable droite en ligne associée à un excellent coup d’œil. Kévin Lele Sadjo sera coaché par Michel Soro et Diego Pacheco, qui s’est séparé de David Benavidez Sr, pourra compter sur la présence d’Omar Villanueva dans son coin. Lors de la conférence de presse qui s'est tenue hier soir, le champion Français a indiqué s'être préparé minutieusement et intensément pendant sept semaines. Une fois n'est pas coutume, l'homme habituellement réservé, a prédit sa victoire avant le huitième round.

Le jeune Américain partira favori de ce combat monté pour lui par Eddie Hearn, le tout nouveau président de Matchroom, mais il n’a encore jamais rencontré un champion du calibre de Kévin Lele Sadjo, ultra déterminé à saisir l’opportunité de se faire une place au soleil.

La réunion sera diffusée en direct sur DAZN dans la nuit de samedi à dimanche.  

Du 8 au 18 décembre 2025, 8 athlètes français participent aux Championnats d'Europe U17 masculins qui se déroulent à Kienbaum, en Allemagne.

80 kg : Aleksandre Baladze (Géorgie) bat Warren Tchoffo - 4/0

57 kg : Kalib Walshe (Irlande) bat Djibril Bouaoun - 5/0

70 kg : Alberto Antochi (Allemagne) bat Yanis Tavares - 5/0

80 kg : Warren Tchoffo bat Aleksander Sikora (Pologne) - 3/2

63 kg : István Ceiffra Hongrie) bat Amine Jarir Benali - 3/2

57 kg : Djibril Bouaoun bat Renaldo Osmeni (Albanie) - 5/0

70 kg : Yanis Tavares bat Andrei-Cosmin Murgoci (Roumanie) - 4/0

80 kg : Warren Tchoffo bat Filip Mrva (Slovaquie) - 5/0

48 kg :  Ali Aliyev (Azerbaïdjan) bat Noa Sanchez - 5/0

75 kg : Kiril Bondarenko (Ukraine) bat Mourad Berraho - 4/1

52 kg : Mateusz Adamski (Pologne) bat Yaniss Damiens-Maillie - 4/1

60 kg : Jason Maher (Irlande) bat David Harutyunyan - 4/1

48 kg :  Noa Sanchez - Cuban School Boxing (PACA)

52 kg : Yaniss Damiens-Maillie - NABA (Ile de France)

57 kg : Djibril Bouaoun - Boxing Club 2S la Stella (PACA)

60 kg : David Harutyunyan - Boxing Club 2S la Stella (PACA)

63 kg : Amine Jarir Benali - Bobigny BB93 (Ile de France)

70 kg : Yanis Tavares - Bobigny BB93 (Ile de France)

75 kg : Mourad Berraho - Noble Art Portésien (Occitanie)

80 kg : Warren Tchoffo - Stade Pessacais Union Club (Nouvelle Aquitaine)

Mohamed Taleb : Entraineur

Mehdi Guehria : Entraineur

Ludovic Lefort : Kinésithérapeute

Houari Radjah : Juge arbitre international

C’est avec émotion que nous avons appris le décès de Monsieur André Récan survenu à l’âge de 80 ans.

André Récan était une figure emblématique de la boxe en Bretagne. Président du Boxing club dinannais pendant trente-six ans, de 1983 à 2019, cet homme qui n’avait jamais boxé, était un fidèle serviteur du Noble Art auquel il aura consacré une grande partie de son existence. Tour à tour, vice-président du comité de Bretagne de boxe et président du comité départemental des Côtes-d'Armor, de 2012 à 2016, il avait été également membre de la CNBA. Sous sa présidence, le club de Dinan avait organisé les finales des championnats de France amateurs en 2000. Proche de ses boxeurs et ses entraineurs, il était de tous les déplacements de protégés qu’il accompagnait aux quatre coins de la France.

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de André Récan.

Les obsèques d’André Recan seront célébrées vendredi 12 décembre 2025, à 14 h 30, à l’église Saint-Malo, à Dinan.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce premier week-end de décembre 2025.

L'invaincue Flora Pili (12 v) est devenue championne du monde IBO des poids super-légers en battant la coriace Serbe Jelena Janicijevic (6 v, 2 d, 1 n) par décision majoritaire (98-92, 95-95, 97-93). A lire ICI

En moyens, Olcay Kaya (12 v) a battu Corentin Avelange-Gérard (7 v, 4 d, 1 n) par décision majoritaire (58-56, 58-56, 57-57).

Sacha Morice (4 v) est devenue championne de France des poids super-coqs en battant aux points (79-73, 79-73, 77-75) Lydie Bialic (3 v, 5 d, 1 n). A lire ICI

En moyens, Quentin Fontaine (8 v, 7 d, 2 n) a infligé une première défaite à Jérémy Roulleau (6 v, 1 d) qu’il a battu aux points (59-54, 60-53, 58-55).

Bilel Jkitou (21 v, 2 d) est devenu champion d’Europe des poids moyens en battant Diego Natchoo (31 v, 4 d, 5 n) aux points (119-108, 120-107, 118-109). A lire ICI

En super-welters, Kylian Joos (5 v, 3 d) a battu aux points (59-54, 59-54, 59-54) le Géorgien Goga Kavtaradze (6 v, 3 d, 1 n).

En super-welters, Wilfrid Silva (2 v) s’est imposé aux points (60-54, 60-54, 59-55) devant le Slovaque Richard Olle (1 v, 1 d).

En moyens, Lounes Zitouni (3 v, 1 n) a battu le Géorgien Joni Nemsadze (2 v, 5 d) par KO au premier round.

En mouches, Tania D'Almeida (3 v) a battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) l’Américaine Joséphine Callangahan (2 d).

Ephrem Bariko (13 v, 1 d) est devenu champion de France des poids moyens en battant aux points (99-91, 98-92, 97-95) Keanu Klose (13 v, 5 d, 2).

En lourd-légers, Rany Hadj Aissa (3 v) a battu aux points (60-54, 60-54, 59-54) le Grec Charilaos Malichoudis (3 v, 4 d).

En super-légers, Bilal Azarkan (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (38-37, 40-35, 39-36) le Géorgien Ucha Gogaladze (1 v, 2 d).

Clément Saumon (7 v) a remporté le challenge Jean-Claude Bouttier pour la seconde fois dans la catégorie des poids super-légers en battant Noan Lecureur (2 v, 1 d) par décision partagée (57-56, 57-56, 55-58).

Abdourahmane Ndiaye (10 v) a conquis la ceinture WBC Méditerranée des poids super-coqs en battant aux points (97-93, 97-93, 98-93) le Marocain Mohamed Zouaki (5 v, 2 d).

En super-moyens, Nabil Bouazni (9 v, 1 n) a battu Mark Jamiu (3 v, 8 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

En lourds, David Spilmont (17 v, 9 d, 1 n) a battu aux points (60-54, le Tchèque Jiri Surmaj (6 v, 7 d).

En moyens, Brian Bernier (1 v, 2 d, 1 n) et Wallid Lecuyer (3 v, 1 d, 1 n) ont fait match nul.

En super-welters, Nurali Erdogan (16 v, 5 d) a battu le Géorgien Luka Tchilauri (9 v, 27 d) aux points (80-72, 80-72, 79-73).

En super-welters, Amin Benchia (8 v, 1 d) s’est imposé par arrêt de l'arbitre à la troisième reprise devant Benoit Demik (11 v, 7 d).

En lourd-légers, Nicolas Salsi (13 v, 5 d, 1 n) s’est imposé aux points (58-56) devant Patrick M’Bida (5 v, 7 d, 2 n).

En légers, Isis Pizagou Logerie (1 v, 1 n) s’est imposée aux points (40-36, 40-36, 40-36) devant l’Anglaise Sherie Barnes (14 d).

Hier soir à Carentan, Sacha Morice (4 v) est devenue championne de France des poids super-coqs en battant aux points (79-73, 79-73, 77-75) Lydie Bialic (3 v, 5 d, 1 n). Le titre était vacant.

Les deux boxeuses entraient dans le vif du sujet dès le premier round, plus expérimentée que son adversaire, Lydie Bialic avançait et tentait d’imprimer le rythme. Elle était stoppée par la droite de la Nantaise. Lors des rounds suivants, les échanges de près tournaient à l’avantage de Sacha Morice, sa droite passait, Lydie Bialic répliquait avant d’encaisser un uppercut droit à la fin de la troisième reprise. La boxeuse entrainée par John Borlin, se reprenait au round suivant, elle délivrait un enchainement crochet gauche, crochet droit au visage.  Son débit de coups était plus élevé que celui de sa co challenger mais Sacha Morice faisait encore la différence par la précision de ses frappes et sa puissance supérieure.

Le combat demeurait plaisant et disputé, Lydie Bialic dictait le tempo, Sacha Morice qui découvrait la distance des huit reprises, cherchait son second souffle alors que l’on abordait la seconde partie du combat. La boxeuse du ring Auscitain profitait de la légère baisse de régime de l’élève d’Alban Georget pour revenir dans le match. Elle avançait et donnait des coups des deux mains, la Nantaise bloquait mais ne parvenait pas à remiser. Elle peinait à retrouver le rythme de son début de combat, ce léger flottement durait deux rounds. Sacha Morice reprenait sa domination lors des deux dernières reprises où elle contrait les attaques de son adversaire avec sa droite et son uppercut. Elle terminait fort ce championnat de France en plaçant à nouveau sa droite.  

« Je ne réalise pas encore », indiquait Sacha Morice, en exhibant fièrement la ceinture nationale enroulée autour de sa taille. Je suis vraiment contente car cela montre tout le travail accompli avec mon coach Alban dans mon club de l’ANBF. Je suis ravie par le résultat, cela n’a pas été un combat facile, Lydie a de l’expérience, elle a mis du rythme. J’ai eu un petit coup de fatigue mais on a su mettre en place autre chose avec les conseils de mon entraineur pour décrocher la victoire. »

Lydie Bialic admettait sportivement la défaite et regrettait son début de combat, « j’ai eu du mal à entrer dans le match, j’ai eu la sensation d’avoir été absente lors des quatre premiers rounds. »

Ce samedi soir à Gien, à l’issue d’un combat d’une rare intensité, Ephrem Bariko (13 v, 1 d) est devenu champion de France des poids moyens en battant aux points (99-91, 98-92, 97-95) Keanu Klose (13 v, 5 d, 2).

De l’avis de nombreux observateurs présents, ce championnat de France restera dans les annales de la boxe comme ayant été l’un des plus spectaculaires combats jamais vus dans la région Centre-Val de Loire. Les deux co-challengers se sont rendus coups pour coups pendant dix reprises menées à un rythme infernal.

« Ce combat était attendu dans la région », commente Ephrem Bariko. Il restait sur une défaite, la première de sa carrière professionnelle, subie à Riyadh, un revers qu’il veut transformer en force pour rebondir. C’est ainsi qu’il indique avoir fait une grosse introspection et effectué un travail mental sur lui-même pour « se rendre le combat facile ».

« Je me devais de montrer que ce que j’avais réalisé lors du tournoi WBC n’était pas usurpé et que j’avais progressé depuis. J’ai la faculté de m’adapter aux styles adverses et le fait qu’il était beaucoup plus grand ne m’a pas gêné outre mesure, je l’ai d’ailleurs touché avec mon bras avant, j’ai bien géré la distance. Ce fut une rencontre intense, il m’a surpris par sa qualité, sa résistance et sa capacité de résilience pour aller jusqu’au bout. Je l’ai touché durement et il parvenait parfois à accélérer ensuite, je ne l’attendais pas à ce niveau, il est très bon. Keanu Klose était prêt, je l’étais également pour ce type d’échanges à toi à moi, pour faire un grand match il faut être deux. C’est cette opposition de styles qui a fait que notre combat a été énorme, je pense que le public a été comblé ». Ephrem Bariko qui avait échoué en finale des championnats de France amateurs 2022 face à Yojerlin César insiste sur la fierté qu’il ressent d’être monté «  sur le trône de France », aime-t-il répéter. « C’est pour ce titre que je boxe, mon objectif était de devenir champion de France amateur, je réussis à l’être en pro, c’est une consécration, ce titre est le plus beau de tous. Aujourd’hui, je me sens légitime, c’est l’aboutissement après toutes les épreuves que j’ai traversé ». Le titre à peine conquis, que l’élève de Sofien Bahi se projette déjà sur la défense de son bien, « j’aimerai bien remettre la ceinture en jeu le sept février à Châteauroux. On a vu ce qu’il fallait travailler pour progresser, maintenant ma carrière est lancée, . »

Bien que perdant, Keanu Klose estime être passé tout près de l’exploit au troisième round, « nous avons livré une grosse bataille, je l’ai touché, j’ai accéléré mais j’ai manqué de précision à ce moment-là. J’ai un peu récupéré pendant la quatrième reprise mais ensuite je n’arrivais plus à garder ma distance. Je suis entré dans un schéma où je suis allé à la confrontation de près pour échanger coup pour coup. Il se jetait et je n’étais pas dans le bon timing pour contrer ses séries. On a échangé durement et il en a fait un petit peu plus pour remporter les rounds serrés, il gagne le combat logiquement ».  C’était la troisième tentative de Keanu Klose qui comprend qu’il lui faudra patienter avant de retrouver une opportunité pour ce titre national qui lui tient à cœur. Après avoir livré quatre combats cette année, l’heure est au repos, « je vais couper avec la boxe en décembre tout en m’entretenant physiquement ». Avec cette prestation remarquée et malgré la défaite, Keanu Klose a une nouvelle fois montré sa valeur et sa faculté à répondre présent lors des grands rendez-vous.

Ce vendredi soir à Saint-Avold, devant près de 2000 spectateurs, l'invaincue Flora Pili (12 v) est devenue championne du monde IBO des poids super-légers en battant la coriace Serbe Jelena Janicijevic (6 v, 2 d, 1 n) par décision majoritaire (98-92, 95-95, 97-93).

La Française a dû s’employer ferme pour venir à bout de cette boxeuse Serbe, ex championne d’Europe de la catégorie inférieure, qui ne s’était pas déplacée en Lorraine pour faire de la figuration. On connaissait la valeur technique et la science du ring de Flora Pili, hier soir, elle a montré une autre facette de son talent en étant capable de s’adapter à la boxe offensive et agressive de son adversaire pour répondre du tac au tac quand le besoin s’en faisait sentir. Après les titres Français et Européen, la championne tricolore s'est emparée de cette ceinture mondiale IBO avec la manière, preuve étant ainsi faite qu'elle avait incontestablement franchi un nouveau palier.

Photos © Moselle // Terre de Jeux 2024

La boxeuse Serbe possédait un avantage de taille et d’allonge, elle surprenait en attaquant fort d’entrée. Elle avançait et balançait ses crochets des deux mains, Flora Pili levait les gants et laissait passer l’orage avant de répondre avec sa droite puis avec un enchainement droite, uppercut. Jelena Janicijevic continuait d’attaquer à tout va, la Lorraine bloquait les coups et contrait avec précision les larges crochets de sa rivale. Le gauche arrivait systématiquement à la face de la visiteuse. Le ton de l’affrontement était donné dès le second round et les huit reprises suivantes allaient être âprement disputées.

Flora Pili acceptait les échanges de près au troisième round, défensivement bien en place, elle contre attaquait et ses frappes faisaient mouche. Elle subissait l’activité de la Serbe lors des deux minutes suivantes avant de décocher un magnifique uppercut droit. La boxe beaucoup plus variée de la Française faisait la différence round après round, la Serbe attaquait toujours de la même façon, en avançant et en donnant des crochets, elle tentait d’éprouver la Lorraine au corps mais elle se faisait punir en retour. Une énième droite au visage ouvrait l’arcade gauche de Jelena Janicijevic au sixième round. Elle montrait une résistance peu commune en encaissant quelques coups de plein fouet sans broncher. Elle avait quelques belles réactions sans toutefois être en mesure d’inverser le cours d’un combat que Flora Pili dominait par la précision et la qualité de ses frappes. La Française terminait fort lors d’un dixième et dernier round où elle plaçait un enchainement gauche droite puis un uppercut droit.

En décrochant avec brio ce titre mondial IBO, Flora Pili a démontré qu’elle faisait partie de l’élite mondiale de la catégorie comme en atteste son classement au sein des grandes fédérations mondiales : n° 2 IBF, n°3 WBA, n°4 WBC, n°5 WBO et Boxrec, le site de référence en la matière.

Samedi soir à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, Fanny Galle (4 v) a conservé son titre de championne de France des super-légers en battant aux points (78-74) la chevronnée Elsa Hemat (5 v, 13 d, 2 n).

L’ex quadruple championne de France amateur avait le redoutable honneur de disputer le premier championnat de France professionnel féminin organisé en Guadeloupe. Déterminée à être à la hauteur de l’évènement, Fanny Galle avait à cœur de briller devant les siens lors de cette première défense de sa ceinture nationale acquise en juin dernier face à Lilia Cherifi. Jean-Pascal Torchy, président du comité régional de boxe, avait indiqué vouloir promouvoir la boxe féminine sur l’ile qui a fourni tant de champions au pays. Qui mieux que la talentueuse championne de France pouvait mener à bien cet objectif ?

Face à elle se dressait la Martiniquaise Elsa Hemat, ex championne de France de la catégorie et redoutable boxeuse qui s’est mesurée au gratin Français depuis près de dix ans. Son palmarès négatif ne reflète pas la valeur de cette combattante qui a donné du fil à retordre à toutes celles qu’elle a croisé entre seize cordes.

Photo ©Christian Danquin

La tenante du titre était la première à déclencher les hostilités, elle donnait sa droite, Elsa Hemat répliquait en crochets, des coups évités par Fanny Galle qui effectuait de rapides retraits avant de maintenir son adversaire à distance avec son direct du bras avant. La Guadeloupéenne tentait un enchainement gauche, droite au deuxième round, Elsa Hemat montait la garde et cherchait à approcher pour développer la boxe de près qu’elle affectionne. En dépit de son attitude offensive, elle ne parvenait pas à cadrer une Fanny Galle qui ne lui laissait que peu d’ouvertures mais qui, en revanche, la touchait avec sa droite. A la quatrième reprise, la challengeuse arrivait à ses fins et connectait à la face. La championne reprenait sa domination technique pour poser son emprise sur le combat au cours du round suivant. Le combat se durcissait lors d’une sixième reprise, disputée avec des échanges soutenus, qui tournait à l’avantage de la championne.

Fanny Galle produisait plus d’activité que sa valeureuse adversaire, elle terminait le combat en maitrisant grâce à son coup d’œil et sa mobilité pour conserver son titre avec un certain brio devant une opiniâtre Elsa Hemat.    

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