Ce samedi 28 octobre, les poids lourds Carlos Takam (40 v, 7 d, 1 n) et Martin Bakole (19 v, 1 d) se rencontreront à Riyad en Arabie Saoudite dans un combat conclu en dix rounds sans titre en jeu.

Cet affrontement qui mettra aux prises les deux vainqueurs de Tony Yoka, se déroulera au cours d’une réunion consacrée aux poids lourds avec en point d’orgue de la soirée, la confrontation entre l’Anglais Tyson Fury et le Camerounais Francis Ngannou. Le Franco-Camerounais et le Congolais sont les deux meilleurs poids lourds issus du continent Africain depuis le Nigérian Samuel Peter, champion du monde WBC en 2008, et leur combat divise les fans de ce continent sur les réseaux sociaux. Certains reprochant à Martin Bakole d’avoir aidé Tyson Fury à se préparer pour Francis Ngannou pendant que Carlos Takam apportait son aide et ses conseils au champion de MMA.

Martin Bakole, jeune frère de Ilunga Makabu, ex champion du monde WBC des poids lourd-légers, s’est révélé après sa défaite sur blessure face à l’Américain Michaël Hunter en 2018 et sa victoire face à Tony Yoka en 2022 alors qu’il n’était pas favori, l’a propulsé sur le devant de la scène internationale. Il est aujourd’hui classé n°2 WBA, 9 WBC et 12 IBF et le site de référence Boxrec le recense à la 12e place mondiale. Carlos Takam est classé n°21 WBC et il pointe en 19e position sur Boxrec. Colosse de près de 2m et 125 kg, Martin Bakole est un véritable roc difficile à bouger, il possède une technique au-dessus de la moyenne dans la catégorie reine et il frappe fort des deux mains. Son point faible est sa condition physique avec parfois beaucoup de kilos en trop qui lui valent des secondes parties de combats laborieuses. Souvent considéré comme un « gatekeeper », un passage à franchir pour ceux qui aspirent aux premières places, Carlos Takam a prouvé qu’il était bien plus que cela en s’adjugeant de nombreuses ceintures internationales et combattant aux quatre coins du monde sans jamais bénéficier de l’apport d’un influent promoteur le mettant dans les meilleures conditions.   

Difficile de trouver plus professionnel que Carlos Takam qui enchaine quotidiennement les séances d’entrainement même lorsqu’il n’a pas de combats en vue. Son irréprochable hygiène de vie, sa rigueur et son assiduité au travail expliquent sa régularité dans la performance au haut niveau depuis près de vingt ans. L'ex sociétaire du BC Noisy Le Grand, qui a pris cette année une licence au Boxing Club La Plaine, ne déçoit jamais le public en donnant toujours le meilleur de lui-même sur le ring, même en étant sollicité au dernier moment comme ce fut le cas pour un championnat du monde face à l’Anglais Anthony Joshua. Carlos Takam a rencontré quelques-uns des meilleurs poids lourds mondiaux avec plus ou moins de réussite mais en leur tenant la dragée haute. Les Anglais Derreck Chisora et Joe Joyce dominés techniquement par le Franco-Camerounais n’ont dû leur salut qu’à un coup venu d’ailleurs comme cela arrive fréquemment en poids lourds où une seule frappe peut inverser le cours d’un combat. Carlos Takam est redouté par les meilleurs qui savent qu’ils vont se retrouver face à un boxeur vif et explosif qui ne lâche jamais rien. Depuis quelque temps, il attendait l’opportunité d’un combat contre Martin Bakole mais ce dernier ne semblait pas enchanté à cette éventualité comme en atteste sa signature repoussée jusqu’au dernier moment. Carlos Takam est un boxeur à l’ancienne avec un mental d’acier dû à une philosophie de vie forgée par l’expérience de celui qui sait d’où il vient et qui ne l’oublie pas.

Les premiers rounds seront décisifs, Martin Bakole étant dangereux en début de combat avec son bras avant et sa puissante droite en ligne. Le Congolais a la fâcheuse habitude de baisser de régime en cours de combats en raison d’une condition physique pas toujours optimale alors que Carlos Takam est capable d’imprimer le même rythme pendant dix rounds, le débit de coups sous tous les angles et le cardio devraient être les principaux atouts du Franco-Camerounais.     

Entouré par Joseph Germain, son fidèle et historique entraineur et Deewey Cooper son coach Américain, Carlos Takam est prêt pour créer l’exploit car Martin Bakole est favori pour les bookmakers, une position d’outsider qui colle bien à sa mentalité de champion ayant su rester humble malgré ses succès et sa renommée internationale. Un succès le replacerait dans la liste des premiers challengers mondiaux.  

Cette réunion et ce combat seront diffusés sur la plateforme DAZN

Retrouvez ci-dessous au téléchargement les tableaux concernant les résultats des enchères de la Coupe de France Elites et du Critérium Elites 3.

Joachim Rueda est décédé dans la nuit du 24 au 25 octobre des suites d’une longue maladie, à l’hôpital de Grenoble, entouré de ses proches, à l’âge de 74 ans.

à droite, Joachim Rueda en compagnie de Bruno Dubois

M. Joachim Rueda fut boxeur amateur dans les années 70 avant de devenir juge arbitre. Une fonction où il aura officié pendant plusieurs décennies au niveau national et même international WBF. Il fut également membre et président de la CRO au sein du comité régional Dauphiné-Savoie, rattaché maintenant au comité Auvergne-Rhône-Alpes (AURA). Grand passionné par la boxe anglaise, il était apprécié de tous ses collègues pour sa bienveillance et ses compétences. Atteint par la limite d’âge pour juger et arbitrer, il officiera en tant que chronométreur et aura effectué sa dernière sortie dans cette fonction à Evian en juin dernier. Il était membre du club d’Aix Les Bains.

La FF Boxe et son Président, M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à son épouse Ghislaine et ses enfants ainsi qu'à la famille et aux amis de M. Joachim Rueda.

Ce samedi 21 octobre au Hall des sports de Pertuis, Emma Gongora (7 v, 3 d) a conquis la ceinture WBC Francophone des poids plumes en battant Marina Sakharov (6 v, 18 d, 2 n) par jet de l’éponge au 10e et dernier round.

La marseillaise ajoute une seconde ceinture WBC à son palmarès après celle obtenue en poids légers l’année dernière face à Elsa Hemat. Une catégorie des poids légers qu’elle a quitté pour celle des poids plumes tout en changeant d’entraineur. La mue opérée par la championne est spectaculaire, la boxeuse physique et offensive avec un énorme cardio, s’est montrée technique et mobile et travaillant sur toutes les surfaces de frappe avec une grande variété de coups. Marina Sakharov a entamé le combat en position d’attaquante pour se heurter au bras avant et aux remises de son adversaire. Emma Gongora a laissé venir pour anticiper et frapper puis sortir en tournant, son débit de coups des deux mains a empêché l’Alsacienne de s’organiser.

Emma Gongora a construit son combat avec une boxe précise et des coups délivrés en reculant, un style bluffant pour une boxeuse habituellement portée sur l’offensive et le combat à mi-distance.  Ses déplacements millimétrés et ses enchainements corps face ont peu à peu sapé la résistance de Marina Sakharov qui n’a pas démérité mais la Marseillaise a évolué un ton au-dessus, sa vitesse d’exécution et sa précision ont fait la différence. Le style de Marina Sakharov s’est avéré idéal pour mettre en valeur la boxe de sa rivale qui a durci à la mi-combat en insistant en séries au corps. Plus que la puissance d’Emma Gongora, c’est la multiplication et l’addition des coups reçus qui ont fait craquer Marina Sakharov. Elle a commencé à montrer quelques signes de fatigue au 8e round, tête portée vers l’avant, elle est devenue une cible ouverte aux uppercuts et crochets des deux mains d’Emma Gongora.

La provençale qui dispose d’une extraordinaire condition physique a accéléré pour finir en trombe en délivrant de coups sous tous les angles. A la 10e reprise, elle est passée à l’offensive tous azimuts, probablement avec l’objectif de l’emporter avant la limite et c’est un véritable déluge de coups qui s’est abattu sur Marina Sakharov, incitant son coin à jeter l’éponge.

Au-delà de la victoire, la manière et les progrès technicotactiques montrés par Emma Gongora prouvent que la boxeuse Marseillaise peut viser encore plus haut.

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès subit de Mme Elvire Nicolo survenue à Beausoleil à l'âge de 85 ans samedi 21 octobre.

Mme Nicolo était la maman de Stéphane, arbitre national et mondial WBO, éditeur Boxrec, figurant parmi les meilleurs juges arbitres Français. Mme Nicolo aimait la boxe qu'elle avait découvert par le biais de son père et de ses frères dont l'un fut boxeur amateur.

La FF Boxe et son Président, M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à Stéphane Nicolo, ainsi qu'à sa famille et ses amis.

Les obsèques de Mme Elvire Nicolo se dérouleront vendredi 27 octobre à l'église du Sacré Cœur aux Moneghetti.

Ni fleurs ni couronnes.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu au cours de ce troisième week-end d'octobre 2023.

A Sofia, Bulgarie,

Le poids welters, Sandy Messaoud (17 v, 7 d) s’est incliné aux points (117-114, 116-114, 115-113) devant le Bulgare Yosif Panov (25 v, 3 d).

A Sissach, Suisse,

En poids mi-lourds, Christopher Brugiroux (4 v, 1 d) a battu par décision majoritaire (76-76, 78, 74, 77-75) le Portugais Celso Neves (9 v, 5 d, 2 n).

A Kaiserslautern, Allemagne,

En poids super-légers, Lucas Montagne (4 v, 10 d, 3 n) s’est incliné aux points devant l’Arménien Hrayr Shahverdyan (3 v).

Le Mans,

Charly Masiya Mbuyi (3 v, 2 d) s’est qualifié pour la finale du Critérium Elite 3 des poids lourds en battant Jordan Lakli (1 v, 5 d) par arrêt de l’arbitre au 1er round.

En poids super-moyens, Zakaria Arik (1 v, 4 d) a été battu aux points (40-36, 40-36, 37-39) par Jules Dongla Kaffo (1 v) qui effactuait ses débuts dans les rangs professionnels.  

En poids welters, Matheo Rousseau (5 v, 2 d) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36)  Sylvere Ebarra (1 v, 1 d).

A Pertuis,

Reda Kham (13 v, 1 n) a conservé son titre de champion de France en battant aux points (99-91, 100-90, 97-93) Mahmoud Taha (10 v, 11 d, 3).

Emma Gongora (7 v, 3 d) a conquis la ceinture WBC Francophones des poids plumes en battant Marina Sakharov (6 v, 18 d, 2 n) par arrêt de l’arbitre au 10e round.

A Soultz,

En poids super-welters, Nurali Erdogan (14 v, 1 d) a battu aux points (59-55) le Géorgien Konstantine Jangavadze (7 v, 31 d, 4 n).

En poids mi-lourds, Tony Amoaku (3 v) a battu aux points (40-36) le Géorgien Nika Nozadze (1 d, 1 n).

A Toulouse,

Le poids mouche, Theo Ticout (2 v) a enregistré une seconde victoire en battant largement aux points (60-53, 60-53, 60-53) le Nicaraguayen basé en Espagne (2 v, 10 d, 1 n) Bryan Castro. Ce dernier a écopé d’un avertissement au dernier round.

En poids super-plumes, Zakaria El Majdouly (3 v) a battu aux points (59-55, 59-54, 58-55) le Serbe Radomir Jovanovic (3 v, 1 d).

En poids super-welters, Yamin Bartolo (6 v) a battu aux points (60-52, 60-52, 60-52) le Serbe Sebastijan Saciri (2 v, 10 d). Le boxeur Serbe a été averti au 4e round.

A Toulon,

En poids légers, Raphael Laruelle (3 v, 2 d) a battu aux points le Serbe Igor Pavlovic (5 d, 1 n).

En poids légers, Maxime Carle (2 v, 1 n) a battu aux points le Serbe Arnold Tot (1 v, 14 d, 1 n).

Ce samedi 21 octobre au hall des sports de Pertuis, Reda Kham (13 v, 1 d) a conservé son titre de champion de France des poids super-welters en battant aux points (99-91, 97-93, 100-90) Mahmoud Taha (10 v, 11 d, 3 n).

Reda Kham remettait en jeu son titre national pour la première fois après l’avoir conquis dans cette même salle en mai dernier devant l’Ebroïcien Christophe Mbori Endanga. Le champion était favori et il a tenu son rôle avec autorité, « j’ai gagné à l’unanimité des juges », indique-t-il en préambule. « J’ai appliqué la stratégie mise en place par Gregory Mazza et mon frère Ayoub qui étaient dans mon coin. Le plan était de miser sur les déplacements et procéder en contre-attaques en première partie de combat. Le but était de fatiguer l’adversaire puis de travailler ensuite par des changements de rythme pour le perturber et le fatiguer davantage. La tactique était la bonne, on était prêt pour faire les dix rounds, nous savions que les déplacements étaient son point faible alors que c’est une de mes principales forces. Nous savions aussi que Mahmoud a une frappe assez lourde donc nous n’avons pas été surpris et quand il a commencé à fatiguer, je suis allé le chercher un peu sur son terrain à mi-distance et au corps à corps. Je suis un boxeur qui s’adapte au style de son adversaire, je suis content du résultat de ce combat », résume le champion de France.

Le Pertuisien a construit son parcours combat après combat avec régularité et discrétion. Pas de déclaration tapageuse et inutile mais un travail rigoureux au sein de son club qui lui a permis de se révéler à l’échelle nationale en décrochant le titre Français en 2023. Reda Kham assure être entouré par des gens tout acquis à sa cause et qui œuvrent pour sa réussite. L’avenir s’annonce radieux, « nous aimerions organiser une seconde défense de la ceinture devant le Calaisien Ali Yammouni au début de l’année 2024 », conclut-il.

De g à dr: Gregory Mazza, Ihab Kham et Ayoub Kham entourent le champion de France

Du côté du vaincu, le fair play est de mise, « Reda a utilisé la bonne tactique en se déplaçant, je n’ai pas pu l’attraper et il mérite de garder sa ceinture », déclare le Marseillais. Mahmoud Taha ne cherche pas d’excuses quand il analyse sa performance, tout juste note-t-il qu’il a ressenti le manque de ring puisque sa dernière sortie s’était terminée en deux reprises début 2023 après une année 2022 quasi blanche. « J’étais prêt physiquement, j’ai tenu les dix rounds. Ce titre national se refuse à moi, c’est frustrant. J’ai gagné le tournoi de France en 2016 et la coupe de la ligue en 2017 mais ma chance est venue tard avec le Covid et je me suis blessé trois semaines avant de rencontrer Howard Cospolite. Une blessure au biceps et je n’ai jamais récupéré totalement mon bras gauche. J’ai commencé à travailler avec mon nouvel entraineur Ouissam Chaabi il y a deux mois, il a fait un gros boulot et c’est le premier coach avec qui je boxe dix rounds pleins. Maintenant, je vais me reposer et réfléchir quant à la suite à donner à ma carrière », confie Mahmoud Taha.

Ce 18 octobre, au Forum des Halles à Paris, dans le combat principal de la réunion mise sur pieds par Estelle Mossely et Double Y Boxing, Sofiane Oumiha a une nouvelle fois battu aux points 5/0 le jeune bulgare Radoslav Rosenov.

Photo ©IBA Boxing

Contrairement à la finale de l’EUBC Cup de boxe amateur (3X3) de samedi, la confrontation s’est déroulée cette fois ci dans le format de la boxe professionnelle et en six rounds. Sofiane Oumiha a entamé le combat en contrôlant la distance avec son bras avant. Au 2e round, l' imprévisible bulgare a répliqué au champion français en délivrant des coups rapides des deux mains. Sofiane Oumiha a rétabli l’équilibre lors de la reprise suivante, Radoslav Rosenov était encore présent mais il a commencé à subir la pression et la précision du français. Le triple champion du monde a durci le combat et il a durement touché à la face son adversaire au 4e round, le bulgare étant ébranlé par une droite à la mâchoire. Les deux derniers rounds ont été totalement à l’avantage du français qui a chassé un rival fuyant au bord de la rupture qui refusait le combat.  Radoslav Rosenov écopant d’un avertissement lors de la dernière reprise pour non combativité.

Photo ©IBA Boxing

Quatre combats féminins internationaux figuraient au programme.

Des confrontations féminines qui se sont disputées en cinq rounds de deux minutes et sans casque, ce qui constituait une première pour Fatia Benmessahel et Davina Michel alors que Wassila Lkhadiri et Amina Zidani ont déjà évolué dans les rangs professionnels.

En 63 kg, Fatia Benmessahel a battu aux points 5/0 la Hollandaise Megan De Clerc au terme de cinq reprises rondement menées. La française a dû s’employer pour mettre en place sa boxe et placer son bras avant et sa droite. La néerlandaise s’est montrée offensive et malgré une boxe brouillonne, elle a touché Fatia Benmessahel. Plus puissante et précise, la championne de France s’est peu à peu imposée en patronne pour bousculer Megan De Clerc avec ses séries des deux mains. Lors du dernier round, elle a contré sa rivale avec ses droites pour s’adjuger une belle victoire.

Photo ©IBA Boxing

En 50 kg, Wassila Lkhadiri a dominé aux points l’Espagnole Marta Lopez Del Arbol. La tricolore a montré la couleur d’entrée en touchant durement son adversaire avec sa droite. Sa technique associée à sa vitesse de bras et son expérience ont eu raison d’une vaillante boxeuse qui a été surclassée à certains moments du combat. Wassila Lkhadiri s’est imposée avec la manière 5/0 .

Photo ©IBA Boxing

Le combat le plus indécis de la réunion fut celui qui a opposé en -75 kg, Davina Michel à la Mozambicaine Rady Adosinda Gramane qui avait accompagné Davina Michel sur la 3e marche du podium aux championnats du monde d’Istanbul en 2022. Gauchère et plus petite que la française, Rady Adosinda Gramane a surpris Davina Michel avec son direct du bras arrière. La Française a répondu du tac au tac et les échanges ont été intenses. A la fin du 4e round, les deux jeunes femmes étaient à égalité avec deux rounds de chaque côté. Davina Michel a fait la différence dans la 5e et dernière reprise grâce à la précision de ses coups pour s’imposer 5/0 au terme d’un haletant combat.

Photo ©IBA Boxing

En 57 kg, Amina Zidani retrouvait l’Irlandaise Michaela Walsh qu’elle avait battue en demi-finale des jeux européens en juin dernier. La Normande  a construit sa victoire en se basant sur son coup d’œil et la clarté de ses frappes dans un combat tactique. La Française a alterné les phases d'attaque avec une position d'attente pour contrer ou remiser. Amina Zidani a maitrisé son sujet malgré une étonnante décision partagée 3/2 en sa faveur.

Photo ©IBA Boxing

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu au cours de ce second week-end d'octobre 2023.

A Fredericton (Canada),

Lancelot Proton de la Chapelle (11 v, 1 d) a réalisé la performance tricolore du week-end en battant, chez lui et avant la limite (TKO 9), le canadien Brandon Brewer (21 v, 3 d, 2 n) pour le titre WBC Francophone des poids super-moyens.

Plus de détails à venir sur ce combat.

A Aix en Provence,

Le jeune Souleimane Mohammedi (12 v, 1 n) a conservé sa ceinture WBC Youth des poids moyens en battant par décision majoritaire (78-74, 78-74, 76-76) le colombien Carlos Sinisterra (9 v, 1 d).

En poids welters, Lucas Migotti (6 v) a battu aux points le colombien Fernando Mosquera (6 v, 11 d).

A Blois,

Le poids moyen, Ephrem Bariko (3 v) a battu le géorgien Khvtiso Titberia (2 v, 12 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre au 2e round.

En poids moyens, Yurik Martirosyan (1 v, 1 d) a battu aux points (40-35, 40-35, 40-35) le géorgien Giorgi Kirvalidze (8 d).

En poids légers, le jeune (19 ans) Rassoul Doukaev (3 v) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-33) le géorgien Shota Jvaridze (1 v, 20 d).

A Pont à Mousson,

Olcay Kaya (2 v) a battu aux points (39-37) Marceau Pourrier (3 v, 1 d).

A Youtz,

En poids super-légers, Lorye Ruyer (2 v) a battu aux points (60-54) la serbe Ksenija Medic (3 v, 28 d, 2 n).

A Beaurain,

En poids super-welters, Antony Tronquoy (2 v, 2 d) a battu aux points (59-55) Miguel Dumail (1 v, 2 d).

Le jeune Français s'est incliné ce soir en Allemagne par arrêt de l'arbitre au 10e round devant l'allemand Slawa Spomer (19 v) pour le compte des ceintures WBA Inter-continental et WBO global des poids super-welters.

Milan Prat avait indiqué que ce combat serait le plus important de sa jeune carrière, autant par les enjeux qu'il représentait que par la valeur présumée de son adversaire. La prudence était donc de mise, non sans raison car Slawa Spomer (30 ans) s'est avéré être un redoutable boxeur qui a malmené le drancéen en lui infligeant quatre voyages au tapis.

Dés le premier round, on notait la qualité du crochet droit de l'allemand, un coup d'autant plus efficace que le Français ne montait pas sa main gauche. Les deux hommes échangeaient de gros coups lors des trois minutes suivantes, les coups partaient des deux côtés, pas de calculs ni d'accrochages mais un moment intense et violent. L'allemand repartait à l'assaut au 3e round et là encore, la défense de Milan Prat lui jouait de vilains tours, il encaissait des coups de plein fouet à la face et deux courts uppercuts. Les frappes de Slawa Spomer semblaient n'avoir aucun effet sur lui, on sait que le grand espoir tricolore est quelque peu ouvert en début de combat, il a besoin de quelques reprises pour donner sa pleine mesure. Il durcissait au 4e, donnant l'impression de passer aux choses sérieuses, il appuyait ses coups des deux mains mais ce fut le 1er coup de tonnerre avec un énorme crochet gauche de l'allemand qui envoyait Milan Prat au tapis. Touché mais assez lucide pour gagner quelques précieuses secondes de récupération en crachant son protège-dents, il était quasiment sauvé par le gong après ce compte.

Photo © Torsten Helmke Legacy Sports Management

Lors de la minute de repos, Kassa Barradji lui ordonnait de se protéger mais le fier "Natsuko" qui possède un gros punch tenait à rendre la pareille à Slawa Spomer et il restait en face de son adversaire pour accepter les échanges de prés, malheureusement il encaissait une nouvelle série de coups au 5e round et retournait au tapis. Montrant des facultés de récupération hors du commun, il parvenait à récupérer un peu à la 6e reprise avant de repartir à la bagarre au 7e round qui fut son meilleur moment lors de ce palpitant combat de haut niveau. Il plaçait un crochet gauche puis un droit, l'allemand faiblissait un peu. Milan Prat était allé chercher des ressources insoupçonnées pour récupérer puis pour tenter d'inverser la tendance, l'espoir revenait dans le coin tricolore. Le 8e round était disputé, le français boxait sur deux coups alors que Slawa Spomer répliquait en courtes séries des deux mains.

Milan Prat subit sa première défaite en boxe professionnelle

La 9e reprise tournait au calvaire pour Milan Prat, l'allemand l'envoyait une 3e fois au tapis avec une énorme droite à la mâchoire et pour la première fois le français montrait quelques signes d'inquiétude en cherchant son coin du regard. Quelques instants plus tard, il encaissait une série des deux mains, les cordes le retenaient et l'arbitre le comptait une 4e fois. Il regagnait son tabouret en étant au bord de la rupture. Le 10 e round tournait au cauchemar, il tentait de récupérer mais il était tellement éprouvé que l'issue semblait proche, Slawa Spomer plaçait un gros crochet gauche pour l'envoyer une 4e fois au tapis. Milan Prat se relevait mais l'arbitre arrêtait sagement le combat.

Le jeune et talentueux français subit sa première défaite dans les rangs professionnels, nul doute qu'il saura analyser avec son team les raisons de ce revers avant de repartir à l'assaut de ses objectifs.

Il est toujours champion d'Europe des super-welters en titre mais l'instance européenne (EBU) stipule dans son règlement qu'un tenant de ses titres qui est battu dans sa catégorie de poids dans un combat en 12 rounds, sera destitué.

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