La 38e édition du Boxam se tient du 29 janvier au 4 février à La Nucia, dans la région d'Alicante en Espagne. Un groupe France, composé d'une équipe féminine forte de cinq boxeuses et d'une équipe masculine comprenant trois boxeurs ainsi que leurs encadrements respectifs, participe à cet incontournable rendez-vous international qui s'annonce particulièrement relevé avec la participation de 30 pays pour 208 boxeurs dont 139 hommes et 69 femmes. L'objectif des tricolores sera de performer et s'aguerrir au contact des pugilistes de haut niveau international. Cette compétition constituera également une ultime répétition pour Samuel Kistohurry et Djamili-Dini Aboudou Moindze avant le tournoi de qualification olympique qui aura lieu le 29 février à Busto Arsizio, en Italie où les deux hommes tenteront d'obtenir leur billet pour les JO de Paris.

Argent : Djamili-Dini Aboudou Moindze 🥈

Argent : Kaelya Mopin 🥈

Bronze : Maëlys Richol 🥉

+92 kg : Diego Lenzi (ITA) bat Djamili-Dini Aboudou Moindze - WO

52 kg : Urabayeva Zhazira (KAZ) bat Kaelya Mopin - 4/1

+92 kg : Djamili-Dini Aboudou Moindze bat Danis Latypov (BRN) - 3/2

66 kg : Oshin Deriew (BEL) bat Maëlys Richol - 4/1

63.5 kg : Cameron McKay (ENG) bat Lounes Hamaroui - 5/0

48 kg : Clara Cortés Fernandez (ESP) bat Gloria D'Almeida - 3/2

57 kg : Nesthy Petecio (PHI) bat Sthélyne Grosy - 4/1

63.5 kg : Lounes Hamaroui bat Imamnazarov Mirzokhid (KZG) - 3/2

+92 kg : Djamili-Dini Aboudou Moindze bat Dusan Veletic (SER) - 3/2

57 kg : Ewart Andrés Marin Hernandez (IBA) bat Samuel Kistohurry - 4/1

66 kg : Mandju Bamboriya (IND) bat Fatia Benmessahel - 4/0

66 kg : Maëlys Richol bat Mariana Soto Torres (ESP) - 5/0

57 kg : Samuel Kistohurry - USSAP Boxe – Nouvelle Aquitaine

63.5 kg : Lounes Hamaroui - Noble Art de Rouen – Normandie)

+92 kg : Djamili-Dini Aboudou Moindze - Coudekerque Ring - Hauts-De-France

48 kg : Gloria D'Almeida - BC Garges les Gonesse - Ile de France

52 kg : Kaelya Mopin - BC Garges les Gonesse - Ile de France

57 kg : Sthélyne Grosy - Boxing Lyon United - Auvergne Rhône Alpes

66 kg : Fatia Benmessahel - Boxing Bobigny 93 - Ile de France

66 kg : Maëlys Richol - NABA - Ile de France

Malik Bouziane - entraineur national                                            

Kamel Hasni - entraineur national   

David Avenard - Kinésithérapeute

Emmanuel Bouvet - juge arbitre international   

Elias Friha - entraineur national 

Paul Henri Thirion - Kinésithérapeute

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce troisième week-end de janvier 2024.

Dans la catégorie des poids plumes, Joe Callea (10 v, 2 d) a battu aux points (77-75) le Colombien Basé en Espagne, Yin Caicedo (9 v, 14 d, 4 n).

L’ex champion de France des poids mi-lourds, Marlon Brun (16 v, 1 d) s’est largement imposé aux points (60-54) devant le Bosniaque Zdenko Bule (4 v, 11 d).

Le poids légers Keshan Jacoby Koaly (5 v, 1 d)  a battu aux points(60-54)  l’Anglais Jonny Phillips (6 v, 10 d).

Ce samedi 13 janvier au Vidéotron de Québec City, Christian Mbilli (26 v) a conservé sa ceinture WBC-Continental des poids super-moyens en battant l'Australien Rohan Murdock (27 v, 3 d) par abandon à l’appel du 7e round.

Ce combat du Français, disputé sous les yeux du légendaire Bob Arum et Eddie Hearn, les deux plus grands promoteurs de la planète, était diffusé aux USA et dans le monde via ESPN. Une occasion rêvée pour montrer à tous que sa place de Challenger numéro 1 WBC et WBA et son positionnement au sein de l’IBF (n°3) et de la WBO (n°5) n’étaient pas usurpés.

Face à un homme qui le surplombait d’une bonne tête, Christian Mbilli a rapidement cassé la distance pour entreprendre un impressionnant travail de démolition. L’Australien, n°9 IBF, n’a jamais été en mesure de développer sa boxe tant il a été submergé par les assauts répétés de son adversaire. Le Français s’est appliqué à varier les zones de frappes pour saper round après round la résistance de Rohan Murdock.  Celui-ci s’est escrimé à vouloir répondre du tac au tac à l’ouragan mais régulièrement acculé le dos aux cordes, il a encaissé une multitude de coups sans pour autant mettre un genou au sol même s’il fut sérieusement éprouvé à plusieurs reprises.

Les crochets des deux mains de « Solide » à la face et au corps ainsi que ses uppercuts ont eu raison d’un boxeur doté de facultés peu communes d’encaissement, en trente combats professionnels, seul l’épouvantail Anglais Zach Parker l’avait stoppé à la 11e reprise.  

Au 5e round, Christian Mbilli a produit une grosse accélération, touchant l’Australien sous tous les angles avec des enchainements corps face et droites de plein fouet, l’arbitre fut alors à deux doigts de stopper une confrontation devenue à sens unique. Rohan Murdock a entretenu l’illusion en début de 6e round avant d’encaisser à nouveau les frappes du Français. L’entraineur du courageux Australien a indiqué à l’arbitre l’abandon de son poulain lors de la minute de repros.

Photo : Vincent Ethier/EOTTM © 2024

Christian Mbilli a réussi dans son entreprise de séduction en livrant un combat spectaculaire tout en envoyant un signal fort à la catégorie qui sait dorénavant que le Français fait partie des quatre meilleurs poids super-moyens au monde avec Saul Alvarez, David Benavidez et David Morell Jr. « Je sais que Canelo est le meilleur et mon but est de le rencontrer, a déclaré le vainqueur au micro d’ESPN, ce soir, j’avais en tête de finir au 1er round, il a fait ce qu’il fallait pour durer ».

Lors de cette réunion, l'ex sociétaire de l'équipe de France, le super-moyens Moreno Fendero (3 v) a mis KO au 1er round le Mexicain Victor Hugo Flores (7 v, 3 d).

C'est avec tristesse que nous avons appris la disparition d'Alain Hardy qui s’est éteint dans la nuit de mardi à Mercredi à l’hôpital de Brive, des suites d’une longue maladie, il était dans sa 71e année.

Arrivé à Brive en provenance de Clermont-Ferrand en 1974 en compagnie de son entraineur, Alain Hardy s’était licencié au Boxing Club Briviste. Il décrocha le titre de champion de France amateur des poids mouche en 1976 à Vitry-Le-François, la même année qu’un certain Dominique Nato qui remporta le premier de ses quatre titres nationaux et avec qui il fit partie de l’équipe de France.

Alain Hardy fut dirigeant au sein du BCB où il a beaucoup donné en partageant son expérience avec les jeunes du club. Il avait également rempli la fonction d’arbitre et il fut employé à la ville de Brive. « C’était un fidèle en amitié et un dur au mal qui frappait fort. Alain était un homme de grande valeur qui faisait preuve d’abnégation pour réussir dans son sport », confie M. Christian Serres ex président du BCB.

Alain Hardy a été inhumé ce samedi 13 janvier à Brive.

La FF Boxe et son Président, M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Alain Hardy.

Ce 26 décembre à Berne (Suisse), Clothilde Del Ben (5 v, 3 d) s’est inclinée par décision majoritaire (95-95, 96-94-98-92) face à la Colombienne basée en Suisse, Laura Wollenmann (9 v, 1 d) pour le compte de la ceinture WBO intercontinental des poids mouches.

Le jeune Française a pris le combat à son compte en étant offensive et agressive face à une adversaire qui aura beaucoup reculé et subi. Installée au centre du ring, elle a délivré ses frappes et notamment son direct du bras arrière, le gauche, à la face de Laura Wollenmamn. « Elle a fui le combat pendant tous les rounds, je pense l’avoir bien touchée », explique Clothilde Del Ben.

La championne de France des poids coqs qui évoluait dans sa catégorie de prédilection a été impactante. La garde haute, elle a placé un grand nombre de directs du gauche et de crochets des deux mains et surtout, elle a montré une constante détermination à aller de l’avant. Laura Wollenmann est demeurée présente avec ses crochets et quelques séries au corps mais force est de constater qu’elle a rompu la première quand les échanges se sont durcis. Clothilde Del Ben a parfois confondu vitesse et précipitation en menant quelques actions brouillonnes mais même lors de ces phases, c’est encore elle qui a délivré la majorité des frappes. Elle a procédé par séries de deux trois coups alors que son adversaire a essentiellement travaillé sur des frappes isolées, précises mais peu efficaces.

Le combat était incontestablement serré, l’activité de Clothilde Del Ben a empêché Laura Wollenmann de mettre sa boxe en place et comme elle n’est pas parvenue à freiner les ardeurs de la tricolore, les pointages s’annonçaient indécis. Laura Wollenmann fut déclarée vainqueur, une décision accueillie par quelques sifflets de la part du public.

« J’ai été étonnée par le pointage, surtout le 98-92, mais c’était ma vision de combattante et j’ai pensé que je m’étais trompée. Mais quand j’ai entendu la réaction du public puis quand des entraineurs et des gens de l’organisation que je ne connaissais pas, sont venus me dire qu’ils me voyaient devant, je me suis dit que mon jugement n’était peut-être pas si erroné que cela », indique calment Clothilde Del Ben.

« Je suis quelqu’un de positif, j’ai ressenti une certaine amertume mais je me suis déjà recentrée sur l’avenir et on va revenir plus fort. Je veux rester en poids mouche, ma véritable catégorie. On nous a déjà contacté pour des combats mais nous allons prendre du temps pour analyser et voir ce qui n’a pas été hier soir et travailler pour toujours s’améliorer », conclut la Bragarde.

La coupe de France de boxe amateur Seniors hommes et femmes, boxeurs et boxeuses nés en 2005 et avant, se déroulera les 26-27 et 28 janvier 2024.

Veuillez retrouver au téléchargement les tableaux finaux et les résultats de cette compétition.

Samedi soir à Aix en Provence, Kodjo Yetongnon (12 v, 6 d, 3 n) s'est emparé du titre de champion de France des poids légers aux dépens du local Abdelrahim Achour (10 v, 5 d, 1 n) qu'il a battu par décision partagée (97-93, 96-94, 93-97).

Abdelrahim Achour avait la lourde responsabilité d'organisateur boxeur, une double casquette toujours difficile à concilier comme l'avait expériménté en son temps un certain Mayar Monshipour. Celui qui oeuvre pour le NAPA (Noble Art du Pays d'Aix), s'était démené pour organiser le championnat EBU Silver de Bruno Surace au programme de son championnat de France et d'un autre combat pour une ceinture WBC Méditerranée tout en se préparant pour le rendez-vous le plus important de sa carrière.

Les deux hommes ont livré un excellent combat, sans temps morts ni accrochages mais avec une énorme détermination, donnant une nouvelle fois la preuve que le titre national suscite toujours autant d’intérêt pour les boxeurs Français.

Il n’aura manqué à cette confrontation d’opposition de styles, qu’un peu de punch pour pimenter davantage dix rounds pleins d’énergie. Abdelrahim Achour, aérien et boxant en ligne en utilisant un coup d’œil supérieur à la moyenne a éprouvé quelques difficultés à stopper la marche en avant d’un Kodjo Yetongnon posé sur ses appuis, la garde haute et prompt à déclencher ses crochets des deux mains. Le boxeur Girondin s’est lancé à l’offensive dès le premier coup de gong, bien protégé derrières ses gants, il bougeait la tête latéralement pour éviter le bras avant et la droite adverse.

Abdelrahim Achour possède une palette technique supérieure à celle de son adversaire qui évolue dans un autre registre. Pourtant, le boxeur local était contraint de délivrer ses frappes en étant toujours en mouvement, ce qui amoindrissait l’impact de ses touches. Quand Kodjo Yetongnon bloquait ses directs, il descendait au corps en crochets des deux mains. Le pressing incessant du visiteur portait ses fruits round après round, ses lourds crochets et ses uppercuts arrivaient à la face d’un Abdelrahim Achour moins hermétique en défense que lui. Le Provençal n’était jamais en danger malgré quelques coups bien sentis mais il n’éprouvait pas non plus son rival. Il livrait un 6e round de haute volée en plaçant ses directs puis en se mettant hors de portée en effectuant un retrait ou un pas de côté, Abdelrahim Achour maitrisait et dominait ces trois minutes.

Kodjo Yetongnon avait légèrement dominé la 1ère partie de combat et il semblait lever le pied, le combat allait-il changer de physionomie ? L’interrogation était de courte durée car Kodjo Yetongnon reprenait son pressing et contraignait l’Aixois à boxer en reculant. Les reprises étaient relativement équilibrées mais les coups nets du Bordelais, notamment son large crochet droit, faisaient une courte différence au pointage. Les deux hommes échangeaient à mi-distance au cours d’un 10e et dernier round où chacun des deux avait son moment fort.

Kodjo Yetongnon laissait éclater sa joie au moment du verdict, quant à Abdelrahim Achour, bien qu’il ait perdu ce championnat de France, le 1er de sa carrière, il a montré qu’à 34 ans il fallait encore compter avec lui dans la catégorie des poids légers Français.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce troisième week-end de décembre.

En poids plumes, l’Ouzbek Khurshid Tojibaev (7 v) a infligé une 1ere défaite à  Kaddour Hmiani (4 v, 1 d, 2 n)  qu’il a battu par arrêt de l’arbitre au 6e round.

En super-coqs, Jeyssa Marcel (12 v) a surclassé aux points (80-72, 80-72, 80-72) la Mexicaine Cristina Hernandez (11 v, 6 d, 1 n).

En poids légers, Bakari Diallo (5 v, 1 d) s’est incliné par décision technique au 3e round face à Jordan Gonzalez (4 v, 4 d, 5 n).

En poids moyens, Karim Larbi (2 v, 3 d, 1 n) Gorik Khanguieldyan (1 v).

En poids mouches, Anthony Fevrat Rolet (2 v, 1 d, 1 n) a battu le Vénézuélien Alexis Diaz (28 v, 5 d) par décision partagée (59-55, 58-56, 56-58).

Le poids lourd-Légers, Brice Clavier (8 v, 5 d, 1 n) s’est incliné par KO devant le Congolais Jonathan Kogasso (10 v).

En poids super-moyens, Amine Mohamedi (3 v, 3 d) a battu aux points (60-54) Raphael Boquet (3 v, 51 d, 1 n).

En poids coqs, Rakyb Mohamed Radji (4 v) s’est imposé aux points (59-55) devant Teddy Fernandes De Araujo (2 v, 3 d, 1 n).

Le poids super-moyens, Samuel Cavret (5 v, 1 d, 1 n) a battu le Géorgien Giorgi Kudianashvili (2 v, 6 d, 1 n) par abandon à l’appel du 2e round.

En poids super-welters, Enzo Tchina (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (40-36) le Géorgien Giorgi Kirvalidze (10 d).

En poids super-welters, Zakaria Attou (31 v, 7 d, 2 n) a battu aux points (58-56, 60-54, 60-54) Ali Yammouni (14 v, 11 d).

En poids super-welters, Antoine Bensussan (4 v, 1 d, 1 n) a battu aux points (60-54, 58-56, 59-55) Miguel Dumail (1 v, 5 d).

Khalid Anzid (7 v) a conquis la ceinture WBC Méditerranée des poids légers en battant par TKO à la 7e reprise le Tunisien Mohamed Khalladi (17 v, 9 d, 1 n).

En poids moyens, Mbemba Miesi (10 v, 7 d, 5 n) a battu aux points (77-75, 78-74, 78-74) Kassimou Mouhamadou (7 v, 7 d).

En poids légers, Ismail Guetarni (2 v, 2 n) s’est imposé aux points (40-36, 40-36, 40-36) devant le Géorgien Shota Jvaridze (1 v, 22 d).

En poids coqs,   Lauryne Brankaer (3 v) s’est imposée aux points (60-54, 60-54, 60-54) l’expérimentée Italienne Klaudia Ferenczi (20 v, 106 d, 10 n).

En poids super-légers, Victoire Piteau (11 v, 2 d) a battu aux points (60-54, 59-54, 60-54)  l’Espagnole Katherine Quintana (25 d, 1 n).

En poids super-moyens, Yurik Martirosyan (2 v, 1 d) a battu aux points (40-36, 40-36, 40-36) Gary Mouhet (9 d, 1 n).

En poids plumes, Nicat Mammadov (5 v, 2 d, 2 n) a battu avant la limite RTD 3e Ismael Droua (1 v, 4 d, 2 n).

En poids lourd-légers, Seydi Coupe (8 v) s’est imposé par arrêt de l’arbitre au 3e round devant Fabrice Lewis Menayame (4 v, 12 d, 3 n).

En poids super-coqs, Mohamed Allalia (3 v, 1 d, 2 n) a battu aux points (40-36, 40-36, 39-37) le Géorgien Bacho Jintcharadze (3 v, 7 d).

En poids super-moyens, Adagio McDonald (6 v) a mis KO au 1er round le Croate Andrija Kuzman (3 v, 4 d, 2 n).

En poids mi-lourds, Saad Fathi Saad (1 v, 1 d) le Géorgien Giorgi Kandelaki (12 v, 53 d, 3 n).

En poids welters, Benjamin Dubois (11 v, 2 d, 1 n) le Géorgien Giorgi Kitiashvili (2 v, 7 d, 2 n).

Hier soir à Aix en Provence, l'invaincu Bruno Surace (25 v, 2 n) est devenu champion EBU Silver des poids moyens en battant l'Espagnol, jusqu'alors invaincu, Jhon Jader Obregon (11 v, 1 D) par arrêt de l'arbitre au 12e et dernier round.

Le Provençal a livré une prestation pleinement aboutie avec une stratégie suivie à la lettre pendant douze reprises. Il avait dévoilé les grandes lignes de son plan sans entrer dans le détail mais la tactique consistait à laisser le frappeur Espagnol se fatiguer pendant la première partie de combat pour tenter de le déborder ensuite.

La copie rendue par le nouveau champion est d’autant plus remarquable qu’à 25 ans seulement, il n’avait encore jamais connu la distance des douze rounds. Sa boxe fut à son image : intelligente et brillante. En se servant des cordes, comme d’autres illustres champions surent le faire par le passé, il a laissé son adversaire s’épuiser à donner des séries de coups qu’il bloquait pour remiser ensuite avec précision et efficacité. Du grand art !

Jhon Jader Obregon passait à l’offensive dès le premier round, les poings à hauteur de la ceinture, relâché, il plaçait quelques banderilles, Bruno Surace observait, il allongeait son bras avant et s’attachait à ne pas rester dans l’axe. L’Espagnol poursuivait sur le même schéma au cours des rounds suivants, il mettait la pression et s’avérait bon cadreur bien sans toutefois parvenir à toucher nettement le Français. Le premier tiers du combat était équilibré, Jhon Jader Obregon était offensif mais son travail d’attaque était annihilé par la défense et la garde hermétique du Français qui n’avait pas omis de se faire respecter en plaçant une pure droite au second round. L’Espagnol s’obstinait à travailler en haut quand Bruno Surace se laissait acculer dos aux cordes, celui-ci bloquait la majorité des frappes, quand il n’absorbait pas les impacts en effectuant un retrait du buste. Le visiteur restait dangereux, Bruno Surace devait rester concentré, son adversaire donnait des coups qu’il bloquait alors que lui demeurait avare tout en étant infiniment plus précis. Le danger d’une telle tactique étant de convaincre positivement les juges.

A partir du 7e round, l’ex champion de France prenait la mesure de son rival du soir, toujours aussi à l’aise dos aux cordes, il répliquait avec sa droite ou son crochet gauche à la tête. Il restait focus sur sa stratégie initiale qui commençait incontestablement à devenir payante. Au 8e round, il bloquait un crochet droit et répliquait par un crochet gauche puis il contrait avec un autre crochet gauche à la mâchoire. Un coup que l’Espagnol accusait nettement, le Français enchaînait et éprouvait durement son adversaire, il ne restait que vingt secondes et Jhon Jader Obregon accrochait et faisait chuter le Français, gagnant au passage quelques précieuses secondes. Bruno Surace se faisait violence au round suivant pour le gagner nettement en allant au contact avec détermination. Se sachant probablement en retard au pointage, Jhon Jader Obregon osait une accélération au 11e, Bruno Surace temporisait et récupérait. L’Espagnol tentait le tout pour le tout à la dernière reprise. Il pressait à nouveau Bruno Surace qui se laissait acculer une nouvelle fois dos aux cordes, la garde haute, il bloquait les coups et il contrait avec un crochet gauche puis enchaînait avec deux droites à la face pour envoyer son adversaire au tapis. Durement éprouvé et probablement plus très lucide, Jhon Jader Obregon commettait l’erreur de revenir au contact, le Français plaçait sa droite et il saoulait de coups l’Espagnol à qui M. Marco Marzuoli évitait un dur KO en s’interposant pour stopper le combat.

Bruno Surace pouvait laisser éclater sa joie, après cinq longs mois semés d’embûches, il touchait la juste récompense de ses efforts après avoir livré un combat de haut niveau face à un très bon adversaire. On connaissait le Bruno Surace talentueux mais un tantinet dilettante, samedi soir il a franchi un palier en se muant en combattant déterminé pour aller chercher avec brio une victoire et une ceinture Européenne.

Samedi soir au Cosec Pablo Neruda des Mureaux, Khalil El Hadri (17 v, 2 d) a conquis la ceinture EBU Silver des poids super-plumes en battant Anthony Riviere (12 v, 6 d, 1 n) par décision majoritaire (114-112, 114-113, 113-113). Le Muriautin prend ainsi sa revanche sur un adversaire qui l’avait battu pour le titre national en 2021.

Plus de détails à venir sur ce championnat EBU Silver.

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