C’est avec tristesse que nous avons appris la disparition de Mme Renée Blaty qui s’est éteinte lundi soir à Marseille à l’âge de 94 ans.

Mme Renée Blaty avait occupé pendant une trentaine d’années le poste de secrétaire du Comité Régional PACA de boxe. Avec son époux Jean, ex Président, également disparu, elle a grandement contribué au développement et au rayonnement de la boxe dans la région Provence, Alpes Côte d’Azur dans les années 1970 jusqu'en 2000 et même au delà. Ce couple était tellement identifié à la boxe dans la région que les gens ne citaient jamais le nom de Monsieur Jean Blaty sans y associer celui de Madame Blaty quand ils évoquaient le Comité Régional.

Djamel Lifa, l'ex champion de France et d'Europe des super-plumes, qui l’a longtemps côtoyée, ne tarit pas d’éloges sur celle qu’il considère comme sa deuxième mère dans la boxe. « Je l’ai connue alors que j’étais petit et nous étions restés proches. Elle a fait un travail extraordinaire pour la discipline, on lui doit énormément. Tout le monde l’aimait, vous ne trouverez pas une seule personne disant du mal de Mme Blaty, je suis très attristé par cette nouvelle ».

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato ainsi que le Comité Régional SUD PACA, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Mme Renée Blaty.

La cérémonie religieuse aura lieu ce vendredi 8 août 2025 à 15h30 en l’église Sainte Rita, située à la Valentin (Marseille). L’inhumation suivra à 16h30 au cimetière Vaudran à la Valentine.

Ce samedi soir, dans le magnifique salon des Ambassadeurs du Casino Barrière de Deauville, l'invaincu Mattar Garcia (8 v) a conservé son titre national des poids lourds en battant Eder Galina Fortes (5 v, 2 d, 1 n) par arrêt de l'arbitre après consultation du médecin à la septième reprise.

Ce championnat de France constituait la tête d’affiche du Palatina boxing, 4e édition, organisé par Franck Nicotra. L’ex champion d’Europe a une nouvelle fois privilégié la qualité à la quantité en présentant quatre combats équilibrés mettant aux prises des boxeurs Français à l’exception du Luxembourgeois Junior Niaty qui s’entraine toutefois chez François Samake en Ile de France.

Le Montpelliérain qui remettait en jeu sa couronne nationale de la catégorie reine retrouvait un adversaire qu’il avait battu aux points lors de leurs débuts professionnels respectifs. Lors de la pesée, Eder Galina Fortes avait accusé 140 kg sur la balance, malgré cette apparence de boxeur enrobé, le Francilien a tenu un rythme élevé en affichant un bon cardio et un gros débit de coups. Plus petit que le champion de France, il avançait en se protégeant le visage avec une garde haute pour délivrer des crochets des deux mains. Mattar Garcia n’en avait cure, il décochait une droite au premier round, une frappe nette et précise qui ouvrait son adversaire à l’arcade gauche. Eder Galina Fortes repartait à l’assaut à la reprise suivante sans ménager ses efforts pour tenter de bousculer le tenant du titre. Ce dernier le laissait venir et remisait ensuite. Mattar Garcia, habituellement prompt à répondre au défi physique et à la bataille de près, se contentait de toucher avec précision et sans forcément chercher le coup dur. Une attitude tactique qui montrait qu’avec la prise du titre, le boxeur de Daniel Barry a acquis une autre dimension et une certaine sérénité qui lui permettait d’appréhender le combat en patron.

Il maitrisait incontestablement le vaillant Eder Galina Fortes et donnait l’impression de vouloir le laisser se fatiguer pour accélérer au fil des rounds. Il appuyait ses coups à la quatrième reprise et le challenger rejoignait son coin blessé au visage. Mattar Garcia plaçait son bras avant et touchait en crochet gauche sur les rentrées adverses lors des rounds suivants. Eder Galina Fortes n’était pas en danger et bien que dominé techniquement, il tenait tête au champion. Malheureusement pour lui, une nouvelle frappe de Mattar Garcia aggravait sa blessure au front qui saignait de plus belle. M. Eric Butel faisait appel au médecin qui conseillait l’arrêt du combat. L’affrontement avait été engagé mais disputé dans un excellent état d’esprit et les deux hommes montraient le même fair play au moment de leurs déclarations.  

« J’ai démarré mon combat comme prévu, je me sentais bien, respect à mon adversaire qui a tenu son rang, je pense malgré tout que j’avais un avantage technique », confiait le champion de France. « J’espère défendre ma ceinture fin octobre ou début novembre mais j’aimerais être le Français qui redeviendra champion d’Europe des poids lourds ». Le Montpelliérain succéderait ainsi à Jean-Maurice Chanet qui fut sacré roi du Vieux-Continent en 1990 !

« C’est une frustration d’avoir été arrêté mais c’est la boxe, bravo à lui », indiquait de son côté Eder Galina Fortes. « Ce fut un combat dur, j’ai pris des coups qui m’ont ouvert, à moi de travailler encore plus pour ne pas les encaisser la prochaine fois ».

En poids moyens, Junior Niaty (3 v, 1 d) a créé la sensation en battant l’espoir Normand Louis Ameline (3 v, 1 d) par KO à la quatrième reprise. Cette confrontation mettait aux prises deux boxeurs au style diamétralement opposé, le jeune (21 ans) Lexovien faisait valoir sa technique supérieure mais il était constamment sous la menace du puissant Junior Niaty qui cherchait le coup dur sur chacune de ses frappes. Louis Ameline encaissait une série à la fin du troisième round et Junior Niaty le touchait à nouveau lors de la reprise suivante. Le Normand était contraint de s’accrocher avant de s’écrouler au tapis suite à un gros crochet gauche à la face, une action qui incita M. Jean-Claude Pilon à mettre fin au combat.  

En poids welters, Christophe Mbori Endanga (7 v, 7 d, 1 n) a battu Lucas Migotti (11 v, 3 d, 1 n) par décision partagée (59-54, 56-57, 58-55).

En poids super-moyens, Keanu Klose (12 v, 4 d, 2 n) s’est imposé par décision partagée (58-56, 58-56, 55-59) devant Quentin Fontaine (7 v, 7 d, 3 n).

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Ce samedi à Détroit (USA), Licia Boudersa (24 v, 4 d, 2 n) s’est inclinée aux points (99-91, 99-91, 98-92) face à la Canadienne Caroline Veyre (10 v, 1 d) pour la ceinture WBC Silver des poids plumes.

La Française avait mis beaucoup d’espoir dans ce combat qui pouvait la relancer en poids plumes, sa catégorie de prédilection où elle n’avait plus boxé depuis la conquête du titre mondial IBO en 2019. Face à elle, une Canadienne née à Paris, peu connue sur la scène internationale mais vainqueur d’Anaelle Angerville et Emma Gongora, deux ex championnes de France.

Licia Boudersa entamait son combat de la meilleure des façons en allongeant son bras avant et même si elle encaissait un court crochet gauche à la deuxième reprise, les six premières minutes avaient été à son avantage. L’affrontement changeait quelque peu de physionomie au troisième round, Caroline Veyre réduisait la distance pour coller la Française et l’empêcher de donner sa droite. La Canadienne se montrait mobile et clairvoyante, elle esquivait les frappes adverses et touchait avec des enchainements de crochets des deux mains. La Lilloise avançait mais ne parvenait pas à cadrer. Au cinquième round, l’ex championne d’Europe plaçait une droite à la face mais elle n’enchainait pas puis subissait l’activité de son adversaire. Celle-ci demeurait la première en action, ses frappes étaient précises, un crochet gauche provoquait une hémorragie nasale chez la Française à la fin de la sixième reprise.

La tricolore ne faiblissait pas et se rebellait, le combat se durcissait au septième round, Caroline Veyre tirait son épingle du jeu avec une série de plusieurs coups. Licia Boudersa attaquait encore au round suivant, déterminée mais en manque de réussite. Au neuvième round, elle était sérieusement amochée sur le coté gauche du visage suite à un choc de têtes que son coin estimait volontaire. Elle donnait tout ce qu’il lui restait au cours d’une dernière reprise qu’elle enlevait haut la main en plaçant deux droites à la face. Sans surprises, les trois juges rendaient un verdict nettement en faveur de la Montréalaise.   

Ce samedi soir aux arènes d'Uzes, Emilie Sonvico (6 v) est devenue championne d'Europe des poids welters en infligeant un terrible KO à l'Anglaise Jordan Barker Porter (9 v, 4 d, 1 n) dans la dixième et dernière reprise .

C’est un véritable exploit qu’a réussi la Gardoise en devenant reine du Vieux-Continent pour son sixième combat, huit mois seulement après ses débuts professionnels. Numéro une Française, elle est maintenant classée n°11 mondiale en poids welter par Boxrec, le site de référence dans le domaine.

photo © Pierre Blondelle

Emilie Sonvico s’est montrée patiente pour construire sa victoire round après round face à une Anglaise opiniâtre et parfois à la limite de la régularité. C’est la Française qui touchait en début de combat, sa droite trouvait sa cible et sa vitesse d’exécution prenait le dessus. Elle laissait venir son adversaire pour mieux la contrer mais quand elle attaquait, l’Anglaise baissait la tête et les actions se terminaient souvent en accrochages. Le combat était haché, Emilie Sonvico ne s‘énervait pas et restait concentrée sur sa stratégie. Jordan Barker Porter se livrait peu, elle allongeait son bras avant au quatrième round, la Française esquivait par des mouvements du buste avant de placer une belle droite à la reprise suivante.

L’Anglaise était dépassée par le rythme et la variété des attaques adverses, elle accusait nettement un enchainement gauche, droite à la face au septième round et elle se réfugiait à nouveau dans un accrochage. Emilie Sonvico reprenait sa distance et plaçait son direct du bras avant. Les débats s’animaient au huitième round et les deux boxeuses déclenchaient simultanément une droite, sans dommages pour les deux. La championne Française maitrisait son sujet, elle se savait probablement en avance sur les bulletins des juges et elle ne prenait pas de risques inconsidérés malgré les bruyants encouragements du nombreux public qui redoublaient d’intensité au fur et à mesure que les rounds défilaient.

Le visage rougi de Jordan Barker Porter témoignait de la précision des coups délivrés par la boxeuse locale. Le gong annonçant le dernier round retentissait, Emilie Sonvico tournait en donnant son jab, l’Anglaise semblait résignée et alors que la Française se dirigeait vers une confortable victoire aux points, elle passait un crochet gauche et enchainait avec une droite qui foudroyait son adversaire. KO pour plus que le compte, Jordan Barker Porter restait allongée au tapis pendant d’interminables minutes avant de se relever pour regagner son coin, permettant à Emilie Sonvico de laisser éclater sa joie pour le plus grand bonheur de ses supporters.       

Ce samedi 26 juillet à Détroit (USA), Victoire Piteau (14 v, 3 d) a été déclarée battue par décision majoritaire (99-91, 96-94, 95-95) pour le titre mondial WBA intérim des poids super-légers face à l'Américaine Samantha Worthington (12 v).

La jeune Française était arrivée sobrement dans une salle déjà copieusement garnie, le visage fermé mais concentrée sur son objectif alors que l’Américaine était accompagnée de Claressa Shields, la meilleure boxeuse mondiale, qui allait disputer le combat principal quelques heures plus tard. Le contraste était saisissant entre les deux boxeuses avec une Victoire Piteau qui semblait presque frêle par rapport à la massive Samantha Worthington. Comme l’avait imaginé Sébastien Piteau, l’Américaine se montrait dangereuse lors des premiers rounds en avançant et en délivrant de lourds crochets des deux mains. Posée sur ses appuis, Samantha Worthington était en recherche du coup dur d’entrée de combat. Loin de se défiler, Victoire Piteau répondait au défi physique imposé par son adversaire, elle encaissait quelques coups mais elle n’était pas sans répliquer, notamment par une courte série à la fin du troisième round. Une action qui allait mettre en pause la domination de Samantha Worthington. À partir de la quatrième reprise, la Française donnait sa pleine mesure et touchait régulièrement sa co challengeuse à la face, cette dernière tentait de l’éprouver avec des coups sur les flancs.

Samantha Worthington demeurait menaçante à la sixième reprise, elle avançait, déterminée, le buste raide, dans un style unidimensionnel qui ne surprenait plus Victoire Piteau, c’est d’ailleurs elle qui prenait le dessus dans les dernières secondes de cette reprise en déclenchant une série de crochets des deux mains au visage. Le rythme était élevé, les deux boxeuses ne s’étaient guère ménagées et l’Américaine éprouvait le besoin de souffler, elle restait sur un coup pendant que l’ex championne d’Europe continuait de délivrer ses frappes avec la même intensité. Son débit de coups lui permettait de dominer les derniers rounds même si l’Américaine avait de belles réactions lors d’un neuvième round équilibré avec de gros échanges de part et d’autre. Victoire Piteau jetait ses dernières forces dans la bataille au cours de l’ultime reprise, elle finissait fort en faisant reculer Samantha Worthington.

Le combat avait été âpre, la décision semblait devoir être serrée. Le premier pointage, avec un improbable 99-91 en faveur de Samantha Worthington, refroidissait le Team Français tandis que les cartes rendues par des deux autres juges étaient en conformité avec les débats qui s’étaient tenus sur le ring. Victoire Piteau s’incline de peu, probablement pénalisée par son timide début de combat, tout en ayant montré que sa place à ce niveau était loin d’être usurpée.       

L’emblématique entraineur de la VGA Saint-Maur s’est éteint lundi soir à Courtenay (Loiret) à l’âge de 92 ans.

Serge Damotte (à gauche) avec Jean-Baptiste Piedvache

Avec la disparition de Serge Damotte, c’est l’un des derniers grands entraineurs managers Français de l’époque post seconde guerre mondiale qui tire sa révérence.

Arrivé un peu par hasard à la boxe, en 1948, dans le but de prendre du muscle, il est devenu rapidement boxeur et a disputé plusieurs dizaines de combats amateurs avant de succéder à M.Marcel Cruchet, professeur de boxe à la VGA qui décédera en 1955. Propulsé manager à l’âge de 25 ans, il restera un demi-siècle à former et diriger de nombreux boxeurs professionnels. Il sera épaulé par un certain Marceau Lemelle qui deviendra un entraineur réputé dans le coin de Bruno Girard champion d’Europe et du monde.

Serge Damotte aimait tous ses boxeurs même s’il confiait que Jean Baptiste Piedvache occupait une place à part en ayant été celui qui lui apporta ses premiers grands succès avec les titres de champion de France et d’Europe. Le poids super-plume était un gros travailleur qui ne rechignait pas à la tâche, un boxeur dur au mal comme les aimait celui qui exerçait le difficile métier de chef de chantier. Le talentueux Ludovic Proto remporta également un titre Européen sous sa coupe tandis que Patrice Cord’homme et Claude Lancastre furent champion de France. Le club de Serge Damotte ne fut pas en reste dans les rangs amateurs avec plusieurs titres régionaux et nationaux décrochés.

Homme rigoureux dans ses activités mais affable et bon vivant, Serge Damotte aura marqué de son empreinte l’histoire de la boxe Francilienne et nationale.   

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à l’épouse, aux enfants, à la famille et aux amis de M. Serge Damotte.

L’inhumation de M.Serge Damotte se déroulera le mercredi 30 juillet 2025 en l’église de Courtenay.

Samedi soir à Sheffield en Angleterre, Marie Connan (7 v, 4 d) a perdu son titre mondial IBO des poids mouches en s’inclinant par décision partagée (94-95, 93-96, 96-93) devant l’Anglaise Nicola Hopewell (8 v, 1 d).

La Française défendait pour la première fois sa ceinture acquise l’année dernière à Vendôme face à l’Argentine Ayelen Micaela Alejandra Granadino et sans un bref voyage au tapis au sixième round, elle aurait probablement conservé son bien.

Fidèle à ses habitudes de battante organisée, Marie Connan entamait rapidement les hostilités en se comportant en patronne du combat. Elle effectuait le pressing dès le premier round en distribuant ses crochets des deux mains sans compter. Son adversaire éprouvait alors quelques difficultés à suivre le rythme imposé par la tenante du titre, elle contenait malgré tout sa rivale en accrochant. Nicola Hopewell montait en puissance au fil des rounds et touchait de plein fouet la Française à la quatrième reprise. Marie Connan ne faiblissait pas, elle montrait toujours autant d’activité mais ses larges crochets n’étaient pas toujours bien vissés et efficaces.

Passé la mi-combat, la championne semblait devoir conserver sa couronne, son débit de coups était plus élevé que celui de sa challenger qui n’arrivait pas élever son niveau pour la déborder. Malheureusement, Marie Connan se faisait toucher par une série de crochets des deux mains qui l’envoyait glisser le long des cordes. Touchée mais visiblement pas sonnée, elle se relevait immédiatement mais elle était comptée par l’excellent Howard Foster. Cette mésaventure constituait un tournant dans un combat relativement équilibré. Marie Connan repartait à l’assaut mais se découvrait, ce dont profitait l’Anglaise pour placer ses frappes. Les derniers rounds étaient disputés, Marie Connan ne renonçait pas et poursuivait ses attaques que maitrisait Nicola Hopewell. Après dix rounds équilibrés, le verdict des juges s’annonçait serré, Marie Connan devait s’avouer vaincue deux juges à un sans avoir été réellement dominée, le compte dans le sixième round ayant été déterminant dans le pointage final.        

C’est avec tristesse que nous avons appris la disparition de Franck Teissedre, survenu à Caen cette nuit à l’âge de 67 ans.

On le savait gravement malade mais il refusait que l’on s’apitoie sur son sort. Il aura conservé cette dignité jusqu’à son dernier souffle, vaincu par la maladie mais entouré des siens qu’il aimait tant.

Franck Teissedre était un personnage haut en couleurs, l’un de ces hommes généreux et passionnés qui auront marqué l’histoire de la boxe tricolore sans jamais avoir combattu mais en ayant occupé avec talent des fonctions indispensables au fonctionnement du Noble Art. Ce Francilien, qui avait élu domicile en Normandie depuis quelques décennies, aura occupé de nombreux postes dans la boxe. Tour à tour, secrétaire de l’US Cheminots de Caen puis Président de l’historique club de la capitale Bas Normande à la fin des années 90, il œuvra en parallèle au Comité Départemental du Calvados. Il connut également une courte expérience dans l’arbitrage avant de devenir vice-président du Comité Régional de Normandie. Il deviendra Président du Boxing Club Bayeusain puis en 2020 du Boxing Club Caennais. Franck Teissedre aimait les boxeurs qui le lui rendaient bien, il avait eu un coup de cœur pour le regretté Julien Marie-Sainte qu’il accompagna en tant que matchmaker jusqu’au succès en coupe de la Ligue en 2008 avant de mettre, avec une certaine réussite, son expérience au service de Sébastien Cornu.

Franck Teissedre aimait le spectacle et l’adrénaline que lui procurait les grandes soirées de boxe et c’est tout naturellement qu’il s’était dirigé vers la fonction de Présentateur. Il fallait le voir, sitôt enfilé le costume à paillettes, se transformer en showman, l’index tendu et collé le long du micro, l’écouter égrener les noms et les titres de celles et ceux qu’ils présentaient avec talent et affection pour comprendre qu’il avait enfin trouvé sa voie dans ce sport qu’il chérissait tant au point de lui avoir consacré une grande partie de sa vie. Il ne laissait personne indifférent et accordait la même importance et le même professionnalisme pour présenter les jeunes boxeurs des « Ceintures des Vikings » à Carentan que les vedettes au Casino de Deauville sous les yeux de la jet set et des caméras de télévision. Sa voix puissante et chaleureuse va considérablement manquer aux soirées de boxe Normande et Nationale...

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à l’épouse, aux enfants, à la famille et aux amis de Frank Teissedre.

L’historique entraineur du Racing Club Vichy s’est éteint des suites d’une longue maladie, il avait 93 ans.

Boxeur ayant disputé une centaine combats amateur, puis formateur de talent, il a œuvré pendant 35 ans au sein de son club en accompagnant ses élèves vers de nombreux succès jusque dans les années 2000.

Roger Duchier, David Chaumond, Hamed Amrouch et Rachid Kanfouah (de gauche à droite)

Abdelrani Medioun, président du Racing Club de Vichy se souvient de Monsieur Duchier en tant que « figure emblématique de l'histoire du Racing Club Vichy section boxe. Il est reconnu pour son rôle important au sein du club. Roger Duchier est associé à une période clé du Racing Club Vichy, notamment pour ses succès. Il est connu pour avoir mené le RCV à des titres de Champion d'Auvergne, champion de France comme Santiago San Eusebio, Christian Sagnelonge et Rachid kanfouah qui aura une énorme carrière pro avec de nombreux titres, Monsieur Duchier marquant ainsi l'histoire de la boxe dans notre région. Au-delà des titres, Roger Duchier a contribué à forger l'identité et la structure du Racing Club Vichy. »  

Rachid Kanfouah, multiple champion de France professionnel, figurant aujourd’hui parmi les meilleurs arbitres Français, abonde dans le même sens, « je suis triste, c’était une encyclopédie de la boxe, un homme à qui je dois beaucoup. C'était un père spirituel qui m’a tout appris sur ce sport. C’était une belle personne qui m’a accompagné tout au long de ma carrière amateur puis qui m’a conseillé d’aller dans un club ayant plus de moyens pour réussir en professionnels. »  

Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Monsieur Roger Duchier.

Les obsèques auront lieu le mardi  8 juillet en l’ église de St Yorre 03270 à 10h30.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce premier week-end de juillet 2025.

En moyens, Jean Nestor Nkoulou Mama (5 v, 2 d) a battu aux points (58-56) Antoine Mangin (1 v, 2 d, 1 n).

En super-moyens, Geysim Zidane Derouiche (6 v) s’est imposé aux points (60-54) face au Russe Andrei Antonov (4 v, 8 d, 2 n).

En super-légers, Idriss Labidi (5 v) a battu aux points (60-54) l’Argentin Jose Luis Commisso (2 v, 8 d).

En moyens, Kemil Mansour (1) a débuté victorieusement sa carrière professionnelle en s’imposant aux points (40-36) devant le Géorgien Giorgi Nanava (1 v, 13 d).

En lourd-légers, Ibrahim Traore (12 v, 10 d, 1 n) a battu le Polonais Michal Czykiel (2 v, 2 d).

En super-moyens, Mbemba Miesi (15 v, 8 d, 5 n) a largement battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) le Géorgien Giorgi Kankava (3 v, 8 d, 1 n).

En super-moyens, Abdelnour Bouadi (6 v) a battu Rémi Scholer (5 v, 18 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

En super-plumes, Khalil El Hadri (21 v, 3 d) s'est emparé de la ceinture WBC Silver par intérim a battu Samir Ziani (36 v, 4 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre à la quatrième reprise. Lire le compte rendu ICI     

En super-moyens, Baptiste Castegnaro (16 v, 26 d) s’est imposé par arrêt de l’arbitre au cinquième round devant Idaas Redjdal (12 v, 5 d, 2 n).

En lourd-légers, Sofiane Abdeljabbar (5 v) a battu le Tunisien Sadok Sebki (8 v, 23 d par arrêt de l’arbitre au troisième round. 3 n).

En super-welters, Chadi Baraia (3 v) a battu Maike Garros (2 v, 5 d) par arrêt de l’arbitre au deuxième round.

En welters, Noan Lecureur (2 v) a battu Christopher Missengue (2 v, 1 d) par décision majoritaire (58-56, 58-56, 57-57).

En super-moyens, Corentin Avelange-Gérard (7 v, 2 d, 1 n) s’est incliné par arrêt de l’arbitre ay quatrième round devant l’Arménien Armen Yepremyan (17 v, 4 d, 3 n).

En super-welters, lors de ses débuts dans les rangs professionnels, Saad Anki (1 v) s’est imposé par arrêt de l’arbitre au deuxième round devant le Géorgien Temur Gasviani (1 v, 3 d).

Le poids lourds Maxime Vaz (5 v) a infligé un KO dès la première reprise au Mexicain Carlos Eduardo Cardenas Ramirez (4 v, 4 d). Un rapide succès pour une cinquième victoire avant la limite pour l’espoir Français des poids lourds.

Le champion de France des poids coqs, Ibrahim Boukedim (4 v) a battu aux points le Tanzanien Ramadhan Pido (15 v, 2 d, 2 n).


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