Le gala de boxe féminine très attendu, initialement programmé le 23 avril 2026 à la Salle Wagram à Paris, n’aura finalement pas lieu à la date prévue. Les organisateurs ont officialisé son report à une date ultérieure, en raison de la blessure d’une des têtes d’affiche.
L’Algérienne Imane Khelif, championne olympique 2024, qui devait disputer son second combat professionnel lors de cette soirée, s’est blessée à l’épaule gauche lors d’une session d’entraînement ce week-end à Paris. L’évènement devait également accueillir le championnat WBA intérim des légers entre Estelle Mossely et l’Argentine Karen Elizabeth Carabajal ainsi que le combat entre Marine Beauchamp et l’Espagnole Patricia Martin Cabrera pour la ceinture WBA Gold des super-welters.
« La santé et l’intégrité physique de nos athlètes restent notre priorité absolue. Nous souhaitons un prompt rétablissement à Imane Khelif. Dans un événement de ce niveau, incluant des championnats WBA, il était essentiel de garantir des conditions optimales pour l’ensemble des boxeuses engagées,» a indiqué Brahim Asloum, promoteur de la réunion.
Une nouvelle date de gala sera fixée et communiquée prochainement, en coordination avec la WBA et l’ensemble des parties prenantes. Les billets déjà réservés pour la date du 23 avril 2026 seront remboursés
Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce second week-end d'avril 2026.
En mi-lourds, le jeune Lenny Patrach (8 v, 1 n) s’est imposé devant Steven Crambert (8 v, 8 d) par arrêt de l’arbitre à la cinquième reprise. Le Breton qui effectuait son retour sur les rings cinq ans après avoir perdu un championnat de France face à Gustave Tamba, a été débordé dans la cinquième reprise, incitant M. Bruno Dubois à mettre fin au combat. Steven Crambert disputera une demi-finale du challenge National Jean-Claude Bouttier le six juin prochain à Saint-Malo face à Pedro Cuca, toujours dans la catégorie des poids-mi-lourds.

En super-coqs, Lucie Pauliac (2 v) a battu aux points (58-56) Odelia Ben Ephraim (5 v, 6 d).
En super-welters, Robert Perez (1 v) a effectué des débuts professionnels victorieux en battant le Tchèque Jiri Svancara (1 v, 1 d) par KO au deuxième round.
En super-plumes, Anthony Deloffre (11 v, 4 d, 1 n) s’est imposé aux points (58-56) face au Belge Angelo Turco (11 v, 40 d, 4 n).
En moyens, Jessy Legrand (6 v) a largement battu aux points (59-53) le Nicaraguayen Brandon Rivera (5 v, 4 d, 1 n).
Une équipe de France composée de quatre boxeuses et trois boxeurs est arrivée à Helsinki, Finlande, pour disputer le célèbre tournoi international du GEE BEE qui se déroule sur quatre jours, du 9 au 12 avril 2026.
Cette édition 2026, regroupant 113 pugilistes venus de 14 pays, 54 femmes et 59 hommes, s'annonce particulièrement relevée.
Les Bleu(e)s gagnent cinq médailles
51 kg : Wassila Lkhadiri - médaille d'or🥇
65 kg : Mohamed Ounai - médaille d'or🥇
85 kg : Junior Tadah - médaille d'or🥇
70 kg : Maëlys Richol - médaille d'argent 🥈
48 kg : Gloria Dalmeida - médaille de bronze 🥉

Entraîneurs :
Kinésithérapeute :
| Catégorie | Boxeur | Club | Région |
|---|---|---|---|
| 48 kg | Gloria D'Almeida | BC Garges les Gonesse | Ile de France |
| 51 kg | Wassila Lkhadiri | Le Labo | Ile de France |
| 54 kg | Jessya Marcel | BC Garges les Gonesse | Ile de France |
| 70 kg | Maëlys Richol | Noble Art Boxing Association | Ile de France |
| 65 kg | Mohamed Ounai | Boxing Club Ebam | Occitanie |
| 70 kg | Djamel Djemmal | ABC Roubaisien | Hauts de France |
| 85 kg | Junior Tadah | Boxing Lyon United | AURA |
85 kg : Junior Tadah bat Marvin Ghilarducci (Italie) - RSC 2
70 kg : Rosie Eccles (Pays de Galles) bat Maëlys Richol - 5/0
65 kg : Mohamed Ounai bat Qalid Osman (Danemark) - 4/1
51 kg : Wassila Lkhadiri bat Anita Adisheva (Kazakhstan) - 5/0
51 kg : Wassila Lkhadiri bat Brooke Neely (Ecosse) - 4/1
70 kg : Maëlys Richol bat Zabrina Holmström (Finlande) - 5/0
85 kg : Junior Tadah bat Eldrin Barrera (Finlande) - WO
65 kg : Mohamed Ounai bat Dustin Jimenez - 4/1
48 kg : Chiara Mosetti (Italie) bat Gloria Dalmeida -3/2
70 kg : Maëlys Richol bat Vilma Kuusikko (Finlande) - 5/0
54 kg : Emma Jokiaho (Finlande) bat Jessya Marcel - 4/1
65 kg : Mohamed Ounai bat Tootsi Piftou (Belgique) - 5/0
70 kg : Taylor McMahon (Ecosse) bat Djamel Djemmal - 4/1
C’est avec émotion que nous avons appris la disparition de Sydney Haï Smadja à l’âge de 89 ans.
D’origine Tunisienne, Sidney était l’immanquable voix des grandes soirées Parisiennes de boxe. Haranguant les spectateurs, les boxeurs et tout le monde sans exception, cet incomparable animateur créait l’ambiance avec un style et un talent digne d’un artiste du showbiz. Il fallait l’entendre et le voir autour du ring, gesticuler, mimer les combats et même donner des conseils aux boxeurs. Sydney aimait la boxe et son univers, un monde dont il était devenu incontournable tant la clarté et la puissance de sa voix constituaient un spectacle unique en son genre. Ami du regretté Dominique Zardi, autre grande figure des galas Parisiens, Sydney était apprécié par tous les acteurs du Noble Art, les promoteurs se réjouissaient de la présence de cet homme simple et bienveillant qui divertissait le public.

« C’était un alien. La première personne qu’entendaient les gens qui découvraient la boxe, c’était Sydney. C’était un personnage unique dans le monde du sport, cela n’existe nulle part ailleurs », témoigne Pierre Ballester, journaliste et auteur de Gens de boxe, un livre dans lequel Sydney est l’un des personnages majeurs. Sidney Haï Smadja était également passionné par le monde hippique où il côtoyait les plus grandes personnalités. « Il avait été récompensé aux gants d’or, la cérémonie de Jean-Claude Bouttier et il avait offert son prix qui était une paire de gants à François Mitterrand lors d’un prix de l’Arc de Triomphe », indique Pierre Ballester. Sydney Haï Smadja s’était éloigné sans bruit et il n’apparaissait plus dans les galas de boxe depuis le début des années 2010.
Le comité directeur de la Fédération Française de Boxe et son Président M. Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de Sydney Haï Smadja.
Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce premier week-end d'avril 2026.
Le poids lourds David Spilmont (18 v, 9 d, 1 n) a réussi la performance du week-end en battant l’Anglais Jordan Thompson (15 v, 4 d), ex challenger mondial IBF des lourd-légers, par arrêt de l’arbitre au septième round.

En moyens, Jonathan Bouillot (9 v, 10 d) a battu aux points (58-56) Nourredine El Goumi (5 v, 19 d, 1 n).
En mi-lourds, Samir Ghodbane (7 v, 5 d) a battu Stéphane Le Gourrierec (7 v, 6 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre au troisième round.
En welters, Emilie Sonvico (8 v) a battu aux points (80-72) l’expérimentée Argentine
Erica Juana Gabriela Alvarez (8 v, 18 d).
En moyens, Stevens Bonicel (7 v, 4 d, 3 n) a fait match nul avec Enzo Scotto (2 v, 6 d, 2 n).
Lucas Migotti (13 v, 3 d, 1 n) est devenu champion de France des poids welters en battant Christophe Mbori Endanga (7 v, 9 d, 1 n) par décision partagée (97-93, 93-97, 97-93). Lire compte rendu ICI.
En moyens, Louis Ameline (5 v, 1 d) s’est qualifié pour les ½ finales du challenge Jean-Claude Bouttier 2026 en battant aux points (59-55) Damien Lacoudray (5 v, 7 d, 4 n). Au prochain tour, le lexovien rencontrera le vainqueur du combat qui opposera Georges Wiss à Paul Obama le 18 avril à Bron.
En mi-mouches, la jeune Tania D’Almeida (4 v) a fait forte impression en surclassant aux points (60-54, 60-54, 60-54) la Colombienne Dari Hernandez (3 v, 6 d).
En plumes, Marianne D'Antuono (1 v), récente championne de France amateur, a effectué des débuts professionnels victorieux en battant aux points (40-36, 40-36, 39-37) Isis Pizagou Logerie (2 v, 2 d, 1 n).

En légers, Enzo Grau (8 v, 1 d) s’est imposé aux points (80-72, 80-72, 80-72) devant l’Espagnol Hector Brea (11 v, 3 d, 1 n).
En welters, Hugo Grau (3 v) a remporté une troisième victoire avant la limite en mettant KO au quatrième round le Croate Filip Poturovic (3 v, 16 d, 2 n).
En moyens, Max-Elliot Nicolai (4 v, 1 d, 1 n) a battu le Croate Davorin Brajkovic (3 v, 5 d) par arrêt de l’arbitre au premier round.
En super-légers, le Géorgien Ucha Gogaladze (2 v, 2 d) a battu aux points (39-37) Sofian Ezzejjari (2 v, 3 d).
En moyens, le Cubain Pavel Yasmany Echaide Planche (4 v, 1 d) s’est imposé devant Jessy Renard (1 v, 4 d) par arrêt de l’arbitre au troisième round.
En moyens, Amin Benchia (9 v, 1 d) a battu aux points (78-73, 77-74, 77-74) Khalid Ennachat (9 v, 4 d).
En moyens (Anatole Lemaire (6 v) s’est imposé par KO au quatrième round devant le Bulgare Nikola Stoyanov (8 v, 13 d).
En welters, Jordan Rodriguez (8 v, 6 d, 5 n) a battu le Géorgien Levani Iankoshvili (6 v, 10 d) par décision majoritaire (57-57, 58-56, 58-56).
En mi-lourds, Mustapha Zaouche (17 v, 2 d) a battu l’Espagnol Fernando Heredia (8 v, 16 d, 1 n) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.
En super-légers, Clément Saumon (9 v) a battu le Nicaraguayen Wilbert Panttin (7 v, 9 d) par arrêt de l’arbitre au cinquième round.
En super-welters, Georges Wiss (8 v, 1 n) a battu aux points (60-54) Brian Bernier (1 v, 3 d, 1 n).
Ce samedi soir à Lisieux, Lucas Migotti (13 v, 3 d, 1 n) est devenu champion de France des poids welters en battant Christophe Mbori Endanga (7 v, 9 d, 1 n) par décision partagée (97-93, 93-97, 97-93).
Le public lexovien avait répondu présent pour ce Palatina 6 organisé par Frank Nicotra et ils n’étaient pas loin de 1200 personnes à avoir pris place dans la salle multi activités qui accueillait cet évènement. La Marseillaise entonnée à capella par un Davide Nicotra, particulièrement en verve dans le rôle du présentateur, et reprise en chœur par les spectateurs, mettait la salle en condition avant le choc national. Ce combat pour la succession d’Hugo Morel constituait une revanche, les deux boxeurs s’étaient rencontrés l’année dernière et l’ébroïcien l’avait emporté par décision partagée.
Pas de round d’observation, Lucas Migotti était le premier en action avec son crochet gauche. Le jeune montpelliérain prenait l’initiative en début de round en se jetant avec son bras avant, ce qui permettait à Christophe Mbori Endanga de le contrer avec son uppercut. Ce dernier encaissait un crochet gauche au troisième round avant de répliquer par une droite puis d’enchainer avec un crochet gauche. Lucas Migotti accélérait à la quatrième reprise, il reprenait le contrôle du combat en délivrant des crochets des deux mains et un uppercut. Il confirmait au cours du round suivant qu’il dominait légèrement. Christophe Mbori Endanga donnait moins de coups mais ses frappes étaient précises et il exploitait les ouvertures. Notamment quand le protégé de Daniel Barry ne remontait pas les mains en sortie d’attaque, sa droite passait et l’arcade gauche de Lucas Migotti gonflait peu à peu.

Passé la mi-combat, les deux hommes temporisaient avant que Lucas Migotti place une attaque, les échanges se durcissaient au septième round mais la pression retombait quelque peu lors des trois dernières reprises. Lucas Migotti avait démarré rapidement les débuts de rounds, il semblait maintenant accuser la fatigue. Il était moins offensif mais Christophe Mbori Endanga, qui avait également beaucoup donné, ne parvenait pas à profiter de la baisse de régime de son adversaire pour faire la différence. Lucas Migotti plaçait quelques frappes au huitième round, Christophe Mbori Endanga gagnait indéniablement les deux dernières reprises. Le combat avait été équilibré, les juges rendaient une décision partagée en faveur de Lucas Migotti qui laissait éclater sa joie au grand dam d’un Christophe Mbori Endanga qui butait une troisième fois sur un titre national.
Retrouvez ci-dessous l'ensemble des résultats des pugilistes professionnels français qui ont combattu lors de ce dernier week-end de mars 2026.
La soirée mise sur pieds par Nicolas Perret fera date à Caen. L’organisateur Normand a proposé un programme de premier plan avec deux championnats de France, un championnat WBA Continental gold plus trois autres combats pros de qualité. Sans oublier un show d’artistes pendant les moments de transition entre les combats.
Sofiane Abdeljabbar (6 v) a conquis le titre de champion de France des poids lourd-légers en battant Gaëtan NTambwe (10 v, 2 d) par décision partagée (96-94, 93-97, 96-94). A lire ICI
Kevin Lele Sadjo (28 v, 1 d) a battu le Syrien Alaa AlMahmoud (12 v, 1 d) par arrêt de l’arbitre au huitième round pour le compte de la ceinture WBA Continental Gold des poids super-moyens. A lire ICI
Mélina Ainaoui (4 v, 2 d, 1 n) s'est emparée du titre de championne de France en battant Sacha Morice, tenante du titre, par décision majoritaire (80-72, 76-76, 78-74). A lire ICI
En légers, Lounes Hamraoui (2 v) a fait forte impression en mettant KO au troisième round le Mexicain Daniel de Jésus Osorio Bautista (3 v, 3 d) avec un crochet à la mâchoire.

En moyens, Jérémy Roulleau (7 v, 1 d) a battu le Serbe Aleksandar Petrovic (2 v, 9 d, 2 d) par arrêt de l’arbitre au sixième et dernier round.
En super-welters, Victor Yoka (9 v) a surclassé le Colombien Miguel Vasquez (6 v, 5 d), le Français s’est imposé aux points (80-72, 80-72, 80-72).
En moyens, Lais Monny (5 v, 3 d, 2 n) s’est imposé aux points (60-54, 60-54, 58-56) devant l’Estonien Andrei Antonov (5 v, 10 d, 2 n).
En lourd-légers, Brice Clavier (14 v, 7 d, 1 n) a battu aux points (80-72, 80-72, 78-74) le Mexicain Cristian Davalos Rodriguez (7 v, 4 d, 1 n).
En mi-lourds, Driss Gharroumi (7 v, 1 d) a battu aux points (58-56, 58-56, 59-55) Rachid Bello (7 v, 4 d, 1 n).
En welters, Romain Bartra (9 v, 2 d, 1 n) a battu le Tchèque Marek Cureja (4 v, 9 d) par ko à la troisième reprise.
En super-plumes, Nicat Mammadov (10 v, 2 d, 3 n) s’est imposé aux points (58-56, 58-55, 58-55) devant le Tchèque Miroslav Prochazka (7 v, 17 d).
En lourd-légers, Jonas Zozo (1 v) a débuté sa carrière professionnelle par une victoire par décision partagée (39-37, 37-39, 39-37) devant Thierry Groguhet (3 d, 1 n).
En super-moyens, le combat entre Clément Lubrano (12 v, 3 d, 2 n) et Loris Barberio (18 v, 7 d, 2 n) a été sanctionné par un nul partagé (76-76, 78-74, 75-77).
En légers, Jordan Patrick Tomasoni (7 v, 3 d, 1 n) a battu le Géorgien Lasha Giorgi Vardiashvili (2 v, 6 d) par décision partagée (75-77, 79-73, 78-74).
En welters, Alan Gucciardi (3 v, 2 n) et Flavio Marca (4 v, 4 d, 2 n) ont fait match nul (57-57, 56-58, 57-57).
En légers, Alice Moro (2 v) a battu aux points (39-37, 40-36, 39-37) la Slovaque Jana Duchonova (1 v, 1 d).
En super-légers, Dassa Namana (6 v, 5 d, 2 n) s’est imposé aux points (60-54) le Nicaraguayen Wilbert Panttin (7 v, 8 d).
En super-coqs, Mohamed El Garah (3 v) a battu Kévin Dissaux (1 v, 14 d) par arrêt de l’arbitre au quatrième round.
En super-coqs, Ingrid Brodu (3 v, 3 d) a battu aux points (59-55, 59-55, 58-56) Sabrina Flamand (4 v, 9 d, 1 n).
En super-coqs, Valentin Guth (2 v, 1 d, 1 n) a fait match nul (57-57) avec l’Equatorien Jefferson Vargas (8 v, 24 d, 3 n).
En coqs, Ezatullah Bahadori (1 v, 1 d) s’est inclinée aux points (37-39) devant le Mexicain Margarito Perez Amador (6 v, 9 d, 3 n).
Ce vendredi soir à Caen, Kevin Lele Sadjo (28 v, 1 d) a battu le Syrien Alaa AlMahmoud (12 v, 1 d) par arrêt de l’arbitre au huitième round pour le compte de la ceinture WBA Continental Gold des poids super-moyens.

La veille, lors de la pesée, Alaa AlMahmoud avait suscité quelques interrogations de la part des observateurs présents. Grand et athlétique, le Syrien, précédé par un palmarès flatteur et vierge de défaites pouvant instiller le doute quant à sa valeur, était apparu calme et détendu au cours du face to face avec son adversaire.
Les premiers coups de poings échangés montraient qu’il ne s’était pas déplacé dans la capitale Bas-Normande pour faire du tourisme. Vif et intrépide, il faisait face au Français avec panache, se permettant même le luxe de le toucher plusieurs fois. Après avoir encaissé un enchainement gauche, droite au troisième round, Kevin Lele Sadjo donnait sa pleine mesure lors des trois minutes suivantes. Il accentuait la pression pour envoyer le Syrien au tapis avec un crochet gauche au corps. Alaa AlMahmoud avait encore quelques belles répliques et il montrait un certain talent mais également un comportement belliqueux en commettant quelques irrégularités. Il accrochait quand il était dominé dans les échanges, allant jusqu’à donner des coups de tête, ce qui lui valut deux avertissements de la part de M. Stéphane Nicolo, arbitre du combat.
Kevin Lele Sadjo gardait son calme et restait concentré sur son objectif. Implacable et méticuleux dans ses offensives, il n’avait de cesse de traquer son adversaire pour saper peu à peu sa résistance en variant les zones de frappe. Après un coup de tête au septième round, Kevin Lele Sadjo portait une accélération, le Syrien glissait au tapis. Le Français enchainait immédiatement avec un dur crochet gauche à la face qui projetait Alaa AlMahmoud au sol. Etalé sur le dos, le vaillant Syrien était dans l’incapacité de se relever avant le décompte final de l’arbitre qui stoppait le combat dans cette huitième reprise.
Ce soir au palais des sports de Caen, l'élève de Joseph Germain (6 v) a conquis le titre de champion de France des poids lourd-légers en battant Gaëtan NTambwe (10 v, 2 d) par décision partagée (96-94, 93-97, 96-94).
Annoncée suite à la décision de Faycal Karkour de raccrocher les gants, cette rencontre pour la suprématie nationale, entre deux talentueux boxeurs aux styles opposés, promettait d’être spectaculaire. Après deux rounds au cours desquels peu de coups furent échangés, Gaëtan NTambwe passait à l’offensive. Sofiane Abdeljabbar reculait en attendant l’ouverture pour placer son uppercut, un enchainement gauche droite de chaque côté clôturait la troisième reprise.
Le boxeur de Mohamed Nichane prenait tous les risques en avançant constamment même s’il demeurait prudent, c’est lui qui dictait le tempo. Son adversaire plaçait une droite plongeante qu’il esquivait avant de répliquer avec sa droite à la face. Le combat était engagé, Sofiane Abdeljabbar remisait proprement en faisant valoir sa plus grande vitesse d’exécution. Son style de contreur lui permettait de dominer légèrement la première partie de ce championnat.

Gaëtan NTambwe ne relâchait pas sa pression, cette tactique semblait être payante, Sofiane Abdeljabbar qui avait beaucoup bougé, était moins explosif et l’ex champion de France des mi-lourds en profitait pour placer ses frappes. Le rythme demeurait élevé pour des hommes de 90 kgs. Le nordiste touchait plus souvent sans pour autant éprouver le Rouennais qui avait de belles répliques. Les deux derniers rounds étaient à l’avantage de Gaëtan NTambwe qui marquait des points avec sa droite. Les deux hommes livraient une dernière minute de folie qui faisait exploser le public. Les coups pleuvaient de part et d’autre pour un final de toute beauté. Sofiane Abdeljabbar était désigné vainqueur mais Gaëtan NTambwe était loin d’avoir démérité. Les deux champions qui s’apprécient se sont congratulés sur le ring, offrant au public une bien belle image de sportivité.
Ce soir au palais des sports de Caen, Mélina Ainaoui (4 v, 2 d, 1 n) s'est emparée du titre de championne de France en battant Sacha Morice, tenante du titre, par décision majoritaire (80-72, 76-76, 78-74).

Etant du même département, les deux boxeuses avaient souvent mis les gants à l’entrainement et leur confrontation promettait d’être compliquée. Dès les premiers instants, la stratégie mise en place par Alban Georget pour la tenante du titre, était claire, il fallait être mobile, frapper et partir. Melina Ainaoui avait enclenché la marche avant, la garde haute, les poings prêts à jaillir à la moindre ouverture.
Sacha Morice touchait avec sa droite et se mettait hors de portée, son direct du bras avant était efficace et la challenger ne parvenait pas à la cadrer. La championne imprimait le rythme, son travail basé sur la mobilité et la boxe en ligne lui permettaient de dominer les premiers rounds. Melina Ainaoui redoublait d’efforts, elle accentuait son pressing au fil des reprises pour placer ses crochets des deux mains. Passé la mi-combat, elle touchait régulièrement à la face, son activité de tous les instants et son débit de coups gênaient Sacha Morice. La droite de la championne connectait sans pour autant freiner l’ardeur de son adversaire qui maintenant imposait le travail de près qu’elle affectionne. Le duel demeurait indécis entre une boxeuse utilisant les contre-attaques et une autre qui ne lui laissait aucun moment de répit. Melina Ainaoui se montrait à son avantage lors des deux derniers rounds, elle finissait en trombe en touchant nettement Sacha Morice.
Les juges avaient la lourde tâche de départager les deux protagonistes de ce combat indécis. La décision majoritaire qui sanctionnait ces huit reprises allait en faveur de Melina Ainaoui qui remportait à 38 ans son premier titre national après avoir buté deux fois sur Clothilde Del Ben dans la catégorie inférieure.