Saint-Maur accueille ce soir et demain la première rencontre internationale de son histoire. Face à l’Italie, les Bleues auront fort à faire pour l’emporter.

Les filles de l'équipe de France ont passé une semaine au Creps de Bourges pour préparer cette rencontre
C'est le branle-bas de combat à Saint-Maur. Pour Sébastien Piteau, le président du club, et son équipe, les nuits ont été courtes ces derniers jours. L'objectif : être fin prêt pour accueillir les équipes féminines jeunes de France et d'Italie ce soir, pour ce qui s'annonce comme une superbe fête de la boxe dans le département. « Ça nous permet de montrer que, même si l'Indre est en plein milieu de la campagne, on peut quand même toucher du doigt le haut niveau », sourit le président saint-maurois. Preuve en est, la présence d'une championne du monde jeunes ce week-end (Angela Carinai, - 64 kg) et de toute une flopée de championnes de demain.
"Comportement irréprochable sur le ring"
« L'Italie ? C'est une des meilleures nations, avance Julien De Santa Barbara, le sélectionneur tricolore. Il y a un gros investissement dans la boxe féminine là-bas. Face à elles, on n'attend pas forcément la victoire mais plutôt un comportement irréprochable sur le ring, de l'engagement et l'envie de bien faire ». Johanna Wonyou (52-54 kg, médaille de bronze aux derniers Mondiaux) et Marion Ensfelder (- 64 kg, en bronze aux « Europe ») sont attendues comme les leaders de l'équipe de France. Victoire Piteau, la locale de l'étape, tentera, elle, de remporter son premier combat international.

Pour se préparer à l'événement, les Bleues étaient réunies cette semaine au Creps de Bourges. « Sur les quatorze filles, il y a cinq nouvelles. L'idée, c'est d'allier formation et compétition », complète De Santa Barbara. De souder le groupe, aussi. « Oui, renforcer les liens dans l'équipe, ajoute Victoire Piteau. Car ce n'est pas maintenant qu'il faut s'entraîner ! » Une chose est sûre : les Bleues auront besoin du soutien inconditionnel du public saint-maurois pour l'emporter. Cela tombe bien, l'entrée est gratuite. Place au spectacle !
Par Nicolas Mangeard
Source : La Nouvelle République

