Juli Giner boxera bien le 1er avril à Barcelone mais plus contre Guillaume Frénois, le champion espagnol ayant décidé de s’orienter vers une ceinture mondiale, laissant vacant le titre EBU que convoite le Saint-Quentinois.

Guillaume Frénois a pris un gros coup sur la tête ce lundi 7 mars en apprenant l’annulation de son championnat d’Europe
C’est un coup de tonnerre qui vient de se produire dans l’entourage du boxeur saint-quentinois, Guillaume Frénois. Ce lundi, Juli Giner, le champion en titre EBU super-plume, a décidé de « laisser » son titre pour s’orienter vers une échéance mondiale. Alors que la date du 1er avril était officialisée à Barcelone, le combat tombe à l’eau. Abattu, Guillaume Frénois ne pourra pas tenter de décrocher cette ceinture européenne qu’il convoite depuis trois ans. « Il n’y a plus de combat », lâche Gérard Teysseron, le promoteur de Frénois. « C’est n’importe quoi, je suis abasourdi, reprend le boxeur axonais, depuis trois mois je suis au taquet, je m’entraîne à fond, tout était prêt, arrangé, notamment au niveau de mon boulot, du déplacement de mes supporters, de ma famille, c’est dur à accepter ! » Pascal Cordier, le président du club saint-quentinois, se dit lui aussi « très déçu par cette magouille sportive », confiant « ne pas reconnaître l’EBU dans cette affaire ».
Vers un duel franco-français
C’est pourtant une réalité qui envoie Giner vers une ceinture mondiale WBC Silver. L’Espagnol sera d’ailleurs à l’affiche du gala du 1er avril à Barcelone mais il sera opposé au Mexicain Miguel Roman. De quoi faire bondir le clan de Frénois même si la déception passée il sera temps de se pencher sur la suite à très court terme. « Je reste co-challenger donc ça ne change rien pour moi, évacue Guillaume Frénois, sauf qu’il faudra attendre un peu plus. Mais mon objectif reste le même, je veux décrocher cette ceinture européenne ». Et pour aller chercher ce titre EBU, le super-plume saint-quentinois sera opposé à l’autre co-challenger, le Français Samir Ziani (Blagnac), champion de France en titre, qui a la particularité d’être dans le giron de… Gérard Teysseron. « Ce sont deux boxeurs à moi », confirme le promoteur qui assure vouloir fixer le combat rapidement, « pour ne pas faire perdre de temps à Guillaume ».
Un championnat à Saint-Quentin ?
Mais quel intérêt Teysseron aura-t-il à privilégier le timing de Frénois ? « Ce que je sais, c’est que le combat peut avoir lieu à Saint-Quentin, ce qui serait au final un mal pour un bien », lance Guillaume Frénois, ce que confirme Pascal Cordier : « Je vais me battre pour que Guillaume puisse boxer à Saint-Quentin ». Le président du BCSQ espère ainsi réunir les fonds nécessaires pour remporter une enchère que Gérard Teysseron ne pense pas nécessaire : « Comme ce sont deux boxeurs à moi, on peut trouver un terrain d’entente ». Pour Saint-Quentin ? « On peut tout imaginer », répond le promoteur de Frénois et Ziani qui se donne quarante-huit heures pour réagir.
Par Xavier Swartvagher
Source : L'Aisne Nouvelle

