Rapport McLaren: communiqué de la Fédération Française de Boxe

La Fédération française de boxe (FF Boxe) a pris connaissance avec stupéfaction des conclusions du rapport de M. Richard McLaren.

Ce rapport préliminaire recèle des accusations qui relèvent de l’allégation et de la supputation sans jamais apporter de preuves tangibles et factuelles de ce qu’il avance. Le procédé est des plus choquants au regard de la gravité et du préjudice que ces assertions portent aux sportifs concernés ainsi qu’à la Fédération française de boxe.

On relève, dans ce rapport, que l’ancien Directeur exécutif – français – de l’AIBA aurait sciemment favorisé certains compétiteurs parmi lesquels des athlètes tricolores. Nous sommes dans l’attente des  preuves qui permettraient d’étayer pareilles affirmations, lesquelles ne sont, pour l’heure, que des hypothèses.

Par ailleurs, il convient de rappeler que le Directeur exécutif ainsi que les sept arbitres cinq étoiles ont été évincés trois jours avant la fin des épreuves, soit avant même le début des demi-finales et des finales qui ont décidé de l’issue de la compétition.

Après analyse de tous les combats des Français, on peut constater que certains étaient à la fois très équilibrés et donc forcément indécis mais qu’aucune anomalie n’est à relever. On note que nos athlètes ont remporté leurs médailles sans contestation, grâce à leur engagement sans faille et à la qualité de la boxe qu’ils ont produite à l’intérieur du ring. Preuve en est qu’aucun de leurs adversaires défaits n’a, sur le moment, contesté officiellement les décisions ni porté la moindre réclamation devant les instances compétentes.

Lors du tournoi olympique de Rio, deux décisions ont réellement été contestées. Or, elles ne concernent pas les boxeurs français et ne sont pas évoquées dans le rapport…

La Fédération française de boxe affirme qu’aucun de ses membres présents à Rio n’a été informé ni n’a cautionné et, a fortiori, participé de près ou de loin à la moindre manœuvre qui eût bafoué la déontologie et  les principes de l’olympisme.

Personne n’a le droit de salir les boxeurs et les boxeuses français en se basant sur des analyses aussi approximatives qu’infondées ! Il serait également bienvenu que M. Richard McLaren se penche aussi sur les cas d’Alexis Vastine, de Nordine Oubaali et, plus récemment, de Mourad Aliev qui ont été si indûment privés de podium olympique suite à des verdicts beaucoup plus contestables, pour ne pas dire scandaleux.

En outre, nous pouvons considérer que ce rapport, qui n’amène, pour le moment, aucune conclusion exhaustive, ne peut que nuire un peu plus à notre sport dans sa quête de légitimité vis-à-vis du Comité international olympique (CIO).

Dominique Nato

Président de la Fédération française de boxe