Flash Info

  • Rejoignez-nous sur notre compte Twitter : @FF_Boxe

Boxe professionnelle

C'est reparti pour Soro !

Boxe professionnelle
Le 04 Décembre 2017

 

Le 2 décembre, au Cannet, le Français (31 v, 1 n, 2 d) l’a aisément emporté en dominant avant la limite (KO 3e) le valeureux mais limité Mexicain Ivan Montero (20 v, 3 d). C’est ce qu’il lui fallait pour se relancer après sa déconvenue devant l’Argentin Brian Carlos Castano, en championnat du monde WBA par intérim, en juillet dernier.
 
 
Face à un adversaire qui possède un léger avantage en termes de taille et d’allonge, le Français, qui s’était donné les moyens de retrouver les feux de la rampe en effectuant neuf semaines de préparation, outre-Atlantique, sous la férule d’Abel Sanchez, prenait d’entrée les débats à son compte et avançait avec détermination. Il avait toutefois la sagesse de ne pas se ruer inconsidérément à l’attaque mais de construire ses offensives avec son bras avant. Une prudence d’autant plus de mise que le Latino, s’il boxait en reculant, répliquait par un travail au corps visant essentiellement les flancs dans l’espoir de remonter ensuite à la face. Cependant, ses coups larges se heurtaient à la garde hermétique de l’ancien champion de France et d’Europe. Dès la première reprise, ce dernier touchait en bas avec sa droite avant d’enchaîner avec des crochets courts des deux mains au visage qui faisaient enclencher pour de bon la marche arrière à son rival. En dépit de cet avantage, Michel Soro ne se précipitait pas même s’il donnait l’impression d’un peu trop courir après son contradicteur au lieu de lui couper plus franchement la route.
 
De bon augure dans l’optique des retrouvailles contre Castano
 
Dans le deuxième opus, c’est avec sa vitesse de bras qu’il surprenait Ivan Montero qui encaissait de plein fouet une droite au menton. Cependant, si l’élève de Fayçal Omrani et d’Abel Sanchez dominait sans contexte le duel, on sentait qu’il avait du mal à retrouver sa boxe fluide et fulgurante, laquelle est habituellement la sienne. Quelque peu crispé et peinant à se libérer, il subissait parfois les remises du Latino quand, en d’autres temps, il les eût plus aisément esquivées en mettant dans le vent son opposant.
 
Bref, le combat était ce qu’il avait mission d’être : de reprise. Néanmoins, au fil des minutes, le Rhônalpin creusait irrémédiablement l’écart. D’abord parce que son pressing continu commençait sérieusement à épuiser le visiteur mais aussi parce que ses directs du gauche, appuyés et précis, lui permettaient de trouver l’ouverture et de passer son bras arrière. L’arcade sourcilière droite ouverte et le nez en sang, l’Aztèque faisait de plus en plus de la résistance tandis que Michel Soro lâchait enfin les chevaux en débitant toujours à bonne distance. Dans le troisième round, une combinaison uppercut du gauche-crochet droit atteignait Yvan Montero avant que celui-ci ne pose définitivement un genou à terre après avoir été magistralement touché au foie.
 
Comme s’en félicitait au micro de Canal+, Fabrice Tiozzo, « on ne pouvait rien demander de plus à Michel Soro qui a fait un combat complet ». Vrai et de bon augure dans l’optique des retrouvailles programmées contre Brian Carlos Castano.
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photo : Karim de la Plaine

 

 

 

Share |