Jean-Pierre Gleizes s’en est allé

Ce grand dirigeant et arbitre de boxe est décédé à soixante-dix-sept ans, le 31 mars. Son action en faveur de la discipline a sans cesse mêlé dévouement et intégrité.

Sur un blog auquel il avait accordé une interview, Jean-Pierre Gleizes déclarait : « L’arbitre a d’énormes responsabilités. C’est une question de conscience et, je le répète, de sérieux. » Des mots qui disent tout ou presque de « ce serviteur de la boxe », comme le désigne avec beaucoup de tendresse et de respect Patrick Mallaizée, entraîneur du Ring Grenoblois.

Longtemps employé à la SNCF, Jean-Pierre Gleizes avait fait son entrée dans la grande famille du noble art, à la fin des années 1960, par la voie de l’arbitrage. Lui-même n’avait jamais été pugiliste mais s’était pris de passion pour ce sport à force d’assister à des galas. Il s’était d’ailleurs lié d’amitié avec Émile Chabut, le fondateur de la Boxe éducative assaut (BEA).

« Il s’attachait à aider les clubs »

Son investissement sans faille autant que son caractère affable et jovial l’avait porté jusqu’à la présidence du Club d’Échirolles Boxe puis du comité régional du Dauphiné-Savoie après avoir œuvré à la fusion avec le comité du Lyonnais. « Il a beaucoup fait pour que nous ayons davantage de résultats sur le plan sportif, notamment en favorisant l’organisation de rencontres. Il ne nous a jamais bridés. Même s’il était rigoureux sur le plan de la gestion comptable, il était systématiquement partant quand une idée était bonne et qu’il fallait la mettre en pratique. Et puis, il était tout le temps joignable. Il fait partie des gens qui resteront dans ma mémoire », assure Patrick Mallaizée

Françoise Royannais, successeuse, en 2008, de Jean-Pierre Gleizes à la tête du comité régional, se souvient de celui qui avait aussi été membre du Comité directeur et de la Commission des finances de la FF Boxe comme de quelqu’un qui « a beaucoup donné et qui connaissait tout le monde. Il s’attachait à aider les clubs. Par ailleurs, le recrutement de jeunes officiels lui tenait particulièrement à cœur. Lui-même était un excellent arbitre, toujours extrêmement juste. Il était tout le temps présent, y compris les après-midis pour diriger des assauts de BEA. Cela ne le gênait pas du tout, au contraire. C’est aussi pour cela qu’il était très aimé. »