JO de Tokyo : la logistique suit

Même si la tenue des Jeux, en 2021, demeure subordonnée à la situation épidémique qui prévaudra dans douze mois, sur le plan matériel, tout est fait pour que ce rendez-vous tant attendu ait bel et bien lieu. Loin de temporiser, les autorités nippones continuent d’avancer.

Tous les sites initialement prévus pour les Jeux de Tokyo ont été affectés à cet événement, ce qui n’avait rien d’évident en raison de leur report d’un an. L’air de rien, c’est un obstacle important en moins à gérer. L’enjeu était en effet d’indemniser des sociétés qui avaient auparavant réservé pour 2021 les nombreux sites des JO. En somme, les épreuves se dérouleront sur les lieux annoncés pour 2020. Autre acquis, le calendrier des épreuves sera similaire à celui qui était envisagé pour 2020, hormis quelques changements d’horaires à la marge pour des raisons opérationnelles. Elles débuteront par des matchs de softball et de football, le 21 juillet 2021, soit deux jours avant la cérémonie d’ouverture. Laquelle est donc bien fixée le 23 juillet et celle de clôture le 8 août… si tout va bien. Des nouvelles plutôt rassurantes. « Il y a encore du travail mais nous avons franchi un cap important. Les athlètes qui visent une participation aux Jeux peuvent se fixer des objectifs concrets », a ainsi prévenu le directeur sportif du comité organisateur, Koji Murofushi.

Réduire la voilure en rationalisant et en simplifiant

En revanche, même si le huis clos est, pour l’heure, exclu par le Comité international olympique (CIO), la configuration des Jeux a de fortes chances d’être revue à la baisse, à la fois pour limiter les contaminations potentielles sur place mais aussi les coûts alors que le décalage d’un an de la manifestation va faire exploser le budget. Pour réduire la voilure, il va s’agir, dans un premier temps, d’identifier les moyens de diminuer les dépenses. Pour cela, tous les postes sont passés en revue, y compris les cérémonies d’ouverture et de clôture. Avec deux maîtres-mots, rationalisation et simplification. Et ce, alors que les remboursements des billets pour les spectateurs qui ne pourront pas assister aux compétitions commenceront après l’automne.

Enfin, le président du CIO, l’Allemand Thomas Bach, a annoncé, le 17 juillet, qu’il serait candidat à sa succession pour un mandat de quatre ans, lors de l’élection programmée l’année prochaine.