Howard Cospolite à la croisée des chemins

Le Francilien (19 v, 3 n, 8 d) disputera, ce vendredi, outre-Rhin, face à l’Allemand Jama Saidi (19 v, 2 d), son quatrième championnat de l’Union européenne, en l’occurrence des super-welters. Avec la ferme intention de vaincre enfin le signe indien, lui qui n’en a, jusque-là, remporté aucun.

Howard Cospolite n’est pas du genre à se faire des nœuds dans le ventre au moment de monter sur le ring ni à faire le combat avant l’heure. Alors, quand on lui demande quel est le profil pugilistique de son rival et, accessoirement, le game plan prévu, il ne se montre pas des plus loquaces : « Franchement, je n’étudie pas trop la boxe de mes adversaires. D’après ce que l’on m’a dit, c’est un mec qui avance. Il s’attend à ce que le lui rentre dedans mais l’objectif sera de le contrer. Il ne faudra pas que je prenne la confiance ni que je baisse la garde. » Un scénario qui avait valu au sociétaire du Red Star de Saint-Ouen une sévère déconvenue et une cruelle défaite avant la limite devant l’Espagnol Ruben Diaz, en championnat de l’Union européenne des moyens, en mai 2016, à Noisy-le-Grand.

Footing le matin, boulot dans la journée et sparring le soir

Sollicité il y a un mois et demi par les Allemands, le Français n’a donc pas hésité à relever le défi. Il s’est donné les moyens de ses ambitions en mettant les gants avec Youssouf Doumbia mais surtout avec Bilel Jkitou et… Dylan Charrat qu’il avait doublement affronté, en 2018 et 2019, en championnat de l’Union européenne avec, à la clef, un nul puis un échec aux points. « La préparation s’est très bien passé », assure Howard Cospolite. Pourtant, celui qui est Directeur du service Jeunesse de la ville de Louvres, dans le Val-d’Oise, a seulement pris quelques jours de congés. Le reste du temps, il a enquillé quotidiennement footing le matin, boulot dans la journée et séances techniques ou de sparring à la salle, le soir.

A trente-huit printemps, pas besoin d’être un grand clerc pour affirmer que l’issue de la confrontation décidera grandement de la suite de la carrière du Gwada Boy. Lucide, l’intéressé en convient : « Si je perds, cela me fera prendre des décisions plus rapidement. Je ferai encore deux combats et ensuite, je me consacrerai à mes boxeurs au sein de mon club, le BC Cospo’Elite. Ceci étant, je n’ai pas la pression et j’y vais pour gagner. J’ai l’habitude d’aller à l’extérieur. En cas de victoire, si le champion d’Europe, l’Espagnol Kerman Lejarraga, se trouve sur mon chemin, je le rencontrerai. Il n’y a pas de souci d’autant qu’il a un profil qui me convient. »