Davina Michel prend date

La Française (-75 kg) a échoué en demi-finale des Mondiaux amateurs, à Istanbul. Elle a été dominée (5-0) par la Panaméenne Atheyna Bylon en n’ayant jamais véritablement trouvé la solution face à une rivale expérimentée.

C’est la traditionnelle histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Et rien qu’à scruter le regard dépité de la Martiniquaise à l’énoncé du verdict, logiquement en sa défaveur, c’est bien la deuxième perception qui prévalait. Il traduisait la frustration de n’avoir pas mis en difficulté la Panaméenne et de devoir se contenter d’une très honorable troisième place alors que la finale était à portée de gants.

Le problème, c’est qu’Atheyna Bylon n’a eu de cesse de piquer et de s’envoler dans la foulée, tantôt à droite, tantôt à gauche ou encore, derrière. Bien que relativement entreprenante, la championne de France était rarement au bon endroit au moment pour voir ses frappes atteindre leur cible. En débit de son bras avant qu’elle donnait à satiété, elle n’était pas en position d’enchaîner ni de toucher.

« En panne d’alternative sur le plan tactique »

« Atheyna Bylon nous a posé des problèmes sur le plan tactique, admet l’entraîneur national, Stéphane Cottalorda. Elle bouge beaucoup et était difficile à cadrer. Le but était d’être un peu attentiste afin de la faire déclencher pour mieux revenir derrière et, si cela ne fonctionnait pas, de s’engager un peu plus pour aller la chercher. Mais Davina n’y est pas parvenue car la Panaméenne était très mobile, a bien utilisé l’espace et gérait parfaitement la distance. Tout cela la rendait difficile à manœuvrer  au point que Davina a été en panne d’alternative sur le plan tactique et n’a pas réussi à emballer le match comme nous l’aurions voulu. Quasiment à chaque fois qu’elle tentait quelque chose, elle se faisait contrer ou mettre dans le vent. Il aurait fallu cadrer davantage et travailler en séries en commençant par le bras arrière. Mais, encore une fois, ce n’était pas facile et Davina été dominée par meilleure qu’elle. D’habitude, elle est battue par des filles qui ont une meilleure condition physique qu’elle. Là, c’est l’une des rares fois où elle est battue par quelqu’un qui a un plus grand sens tactique ». 

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