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Actu boxe pro

Devoirs de vacances

Boxe professionnelle
Le 06 Août 2018

 

L’été n’est pas synonyme de repos pour tout le monde. Certaines têtes d’affiche de la boxe hexagonale sont en effet récemment montées sur scène avec panache et brio.
 
 
Samuel Kistohurry a « pris en maturité »
 
Le 27 juillet, au Cannet, Samuel Kistohurry (3 v) a dominé aux points, à l’unanimité des juges, l’ancien champion de France des coqs, Sofian Bellahcene (9 v, 3 n, 15 d). Une opportunité de poursuivre sa progression chez les pros : « J’ai accepté ce combat car j’ai envie de boxer tous les mois. Et puis j’aime avoir des objectifs et affronter des adversaires qui ont du niveau. Ce qui était le cas car Sofian est un très bon boxeur. Cette confrontation a été très intéressante. Elle m’a demandé d’avoir beaucoup de cardio. Je me suis senti bien car j’avais effectué une bonne préparation physique. L’objectif était de tenir Sofian à distance avec mon bras avant car il est plus petit que moi. Ce que j’ai réussi à faire, ce qui m’a permis de développer ma boxe. » L’Aquitain nourrit deux ambitions majeures d’ici 2020 : se qualifier pour les JO de Tokyo via la WSB mais aussi devenir champion de France professionnel. Grâce à sa victoire devant l’Aixois, il devrait monter dans les classements nationaux et ne pas tarder à avoir une opportunité nationale. D’ici là, il aimerait disputer deux duels en huit rounds pour avoir ensuite l’assurance de tenir la distance des dix reprises. Une évolution logique alors qu’il s’estime sur la pense ascendante : « Je pars mieux dans mes combats et je suis plus concentré. On dirait que j’ai plus de métier. Tout le monde me dit que j’ai progressé et pris en maturité. Lorsque je regarde mes précédentes prestations, je trouve que je suis plus précis, plus à l’aise sur le ring et moins stressé. »
 
Louis Toutin fait ce qu’il « peut »
 
Également en lice au Cannet, Louis Toutin (11 v) n’a fait qu’une bouchée de l’infortuné Bosko Misic (16 v, 9 d). Appelé à la dernière minute, le Croate n’a eu qu’un mérite : l’abnégation d’accepter d’en découdre et de tenter de donner réplique à l’ouragan francilien. De son côté, le Noiséen a été fidèle à lui-même et n’a pas fait dans la dentelle. Néanmoins, il lui a fallu aller à la guerre en bon ordre, sans confondre vitesse et précipitation. D’ailleurs, à la fin de la première reprise, lors de la minute de repos, son entraîneur, Joseph Germain, lui demandait de ne pas se jeter et de construire davantage pour mieux reproduire les combinaisons rodées à l’entraînement. Il s’y employait mais le visiteur était compté pour la quatrième fois en deux reprises à force d’être cueilli par les droites foudroyantes de l’ancien champion de France des mi-lourds. Suffisant pour être sagement arrêté par l’arbitre. « Je fais ce que je peux, souriait le vainqueur au micro de RMC Sport. Je travaille tous les jours. J’essaye de progresser de combat en combat. On verra ce que ça va donner au fil des années. Golovkine et Canelo, c’est encore loin avant d’arriver à leur niveau. Il faut du temps mais aussi que je fasse beaucoup de progrès et de combats. »
 
La « bien meilleure vision » de Maxime Beaussire
 
Enfin, le 28 juillet, à Deauville, Maxime Beaussire (27 v, 1 n, 1 d) a entretenu la machine en dominant de bout en bout, aux points (79-73, 80-72, 80-72), le très vaillant Cédric Paté (12 v, 2 n, 1 d) qui n’a eu que son formidable courage et sa vaillance à opposer. L’ancien champion de l’Union européenne des super-welters a eu l’occasion de parfaire ses gammes dans l’optique du combat qu’il doit disputer en novembre avec, en jeu, une ceinture qui reste à définir. « J’ai quand même mis en application pas mal de choses que nous avions travaillées, même si j’ai un peu trop cherché le coup dur et le KO, reconnaissait-il au micro de L’Équipe. J’ai encore un petit peu de mal à me freiner alors que si j’avais été un peu plus patient, j’aurais peut-être trouvé l’ouverture. Avec Frank Nicotra, je mets l’accent sur le relâchement car auparavant, j’étais toujours beaucoup trop crispé et tendu. Aujourd’hui, j’ai une bien meilleure vision globale de l’adversaire et du combat. C’est le fruit de l’expérience que m’amène Frank et de la mienne. Je me rends compte que je faisais certaines choses depuis des années mais mal. Là, je modifie un petit détail, j’apporte une amélioration et je comprends pourquoi je les fais mieux. Si bien que je commence à avoir une boxe plus fluide, plus efficace et, je l’espère, aussi plus belle à regarder. »
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photo : Presse Sports

 

 

 

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