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Actu boxe pro

C'est bien parti pour Mossely

Boxe professionnelle
Le 01 Août 2018

 

La championne olympique des légères (1 v) a réussi ses débuts chez les professionnelles, le 28 juillet, à Deauville. Elle a étrillé aux points, à l’unanimité des juges (60-53, 60-53, 60-53), la très frustre Monténégrine Aleksandra Vujovic (4 v, 1 n, 7 d). L’histoire ne fait que commencer.
 
 
Cela faisait quasiment deux ans jour pour jour, après sa médaille d’or aux JO de Rio remportée le 19 août 2016, que la Francilienne n’avait plus arpenté le carré magique sous les feux de la rampe. Entre temps, le meilleur, marqué par un mariage avec Tony Yoka et une maternité pour donner la vie au petit Ali, et le pire pour un athlète de haut niveau, autrement dit, le désentraînement et la nécessité de repartir de zéro ou presque. Un challenge peut-être encore plus périlleux quand il s’agit d’un pugilistique car en sus de devoir retrouver ses repères technico-tactiques, il lui faut se réhabituer à souffrir et à aller au bout de lui-même, voire un peu plus loin.
 
 
 
 
Et, pour corser le tout, Estelle Mossely a fait le choix de varier les plaisirs en passant professionnelle. Fini donc le casque, bonjour les bandages durs et tout le cérémonial qui a cours chez les rémunérés. Histoire de ne pas rater ce nouveau départ, la Val-de-Marnaise s’est choisi un nouvel entraîneur et non des moindres en la personne d’Ali Oubaali, maître à penser du Top Rank de Bagnolet, un promoteur, Davide Nicotra, et une chaîne de télévision, L’Equipe. Au programme, six semaines de préparation intense ponctuées de cinquante-deux rounds de mises de gants face à des amateurs de niveau national. En l’occurrence, Mariam Sidibe, Leslie Polynice ou encore, Johanna Wonyou.
 
 
 
 
Parée d’une tenue d’un blanc immaculé avec son prénom gravé en lettres brillantes sur son short, la championne olympique était, comme à son habitude, resplendissante sous les ors et les lambris du Casino de Deauville. Sa rivale, tatouée, affichait nettement moins de lustre avant de sombrer carrément dans la médiocrité dès le premier coup de gong. Non contente d’être extrêmement frustre techniquement, la visiteuse, bagarreuse désordonnée dans l’âme, multipliait d’entrée les irrégularités en mode survie. La chose était si flagrante que l’arbitre, Robin Dolpierre, n’avait d’autre solution que de lui infliger un avertissement lors de la première reprise. Ce qui ne dissuadait nullement la native de Podgorica, laquelle délivrait un coup de… genou, dans la suivante et passait les bras dès qu’elle était dépassée. C’est-à-dire presque tout le temps. Une stratégie de pourrissement des débats dans laquelle la Tricolore avait trop tendance à se laisse engluer, faisant ainsi le jeu de son adversaire.
 
« Je suis passée dans un nouveau monde »
 
Ali Oubaali se chargeait de le lui rappeler : « Ne la laisse pas t’accrocher. Quand tu la touches, fais un pas de retrait et contre. Ne prends pas de coups bêtes. Tu peux faire mieux. » Le coach trouvait les mots pour que sa protégée se libère au fil des rounds, devienne de plus en plus précise et prenne l’ascendant sans discussion : « Boxe-la proprement et tranquillement. Ne tombe pas dans la provocation. Tu as une classe supérieure à elle. La pression est partie. Sois maîtresse de toi, sereine et gère des émotions. » La Tricolore s’y employait et y parvenait, touchant de plein fouet sa rivale avec ses droites puissantes et des séries de crochets. Dns ces conditions, les juges ne pouvaient que reconnaître, sur leurs bulletins, sa domination sans partage.
 
 
 
 
« Pour une première, je suis contente car j’ai eu une préparation courte, se félicitait Estelle Mossely au micro d’Aziza Oubaita. Maintenant, c’est lancé. J’ai eu de l’opposition et c’est ce que je voulais. J’ai encore plein de choses à faire et de progrès à réaliser mais on a une bonne base. Ce combat va me servir. Dès que je suis montée sur le ring, j’étais transformée et agressive. Je suis passée dans un nouveau monde. »
 
Par Alexandre Terrini
 
Mis en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit imagesPresse Sports
 

 

 

 

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