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Actu boxe pro

Oubaali fin prêt

Boxe professionnelle
Le 12 Avril 2018

 

Nordine Oubaali (14 v) n’a fait qu’une bouchée du pourtant chevronné Colombien Luiz Melendez (47 v, 1 n, 12 d), arrêté par l’arbitre dès la deuxième reprise, sur le ring du Palais des Sports de la Porte de Versailles, à Paris, le 7 avril. De bon augure…
 
 
 
 
 
 
 
 
C’était sa dernière sortie avant le grand soir prévu normalement en juin, dans la Capitale. Au début de l’été prochain, Nino One accèdera en effet à une partie de son rêve : disputer enfin ce championnat du monde WBC des coqs que tous lui souhaitent et lui promettent. Ce sera face à un dur, comme lui, en l’occurrence, l’invaincu Thaïlandais Tassana Sanpatta qui, à vingt-quatre printemps, compte déjà quarante-six succès à son actif.
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour refaire ses gammes, il convenait d’affronter un homme du même morphotype que l’Asiatique, un atout que possède l’infortuné Luiz Melendez. Que dire d’autres si ce n’est qu’en moins de six minutes un ouragan s’est abattu sur le natif de Carthagène ? Comme à sa louable habitude, le sociétaire du Top Rank de Bagnolet n’a en en effet pas tergiversé et a effectué un pressing de tous les instants, alternant crochets des deux mains au corps et au visage afin de ne jamais laisser le temps à son adversaire de se replier et de s’organiser pour tenter de riposter. Un cavalier seul que le directeur du combat a eu le bon goût d’abréger après que le visiteur a été compté deux fois dans le second et dernier opus. On regrettera seulement que le Francilien n’ait pas eu plus de temps pour peaufiner certains détails et effectuer d’autres régalages.
 
Tous les signaux sont au vert
 
Ali, son entraîneur de frère avait de quoi être pleinement satisfait : « Je ne vais pas dire que Nordine a été parfait car on n’arrive jamais à la perfection mais il a fait le job. Dès le début, il a pris le combat comme il le fallait en étouffant le Colombien pour ne pas le laisser s’exprimer ni prendre ses repères. L’objectif était de travailler au corps pour lui faire baisser la garde et ensuite remonter à la face. On n’avait pas le droit à l’erreur car derrière, il y a ce championnat du monde, sachant que le titre est vacant. On voulait un grand gaucher longiligne qui soit expérimenté comme le Thaïlandais. »
 
 
 
 
 
 
 
 
En attendant, tous les signaux sont au vert, explique, à demi-mots, l’ancien champion de France amateur et professionnel : « C’est vrai que pour ma catégorie, j’ai une grosse puissance mais elle ne vient pas naturellement. Il y a du travail qui est fait derrière. A l’entraînement, je mets les gants avec de vrais adversaires. A cet égard, je tiens à remercier notamment le club de Levallois ainsi que l’Insep et John Dovi qui a fait beaucoup de choses pour que je sois dans les meilleures conditions. J’ai en outre la chance d’être suivi médicalement à l’Insep. Ce sont des détails qui font la différence et cela se voit sur le ring. » Luiz Melendez peut en attester.
 
 
 
 
 
 
 
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photos - KDLP/Ringstar

 

 

 

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