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Actu boxe pro

Cissokho emmagasine

Boxe professionnelle
Le 08 Avril 2018

 

Le sociétaire du Top Rank de Bagnolet (6 v) a réalisé une véritable démonstration pour l’emporter aux points, à l’unanimité des juges (100-90, 100-90, 100-90), devant l’expérimenté Mexicain Jose de Jesus Macias (23 v, 2 n, 9 d), le 7 avril, au Palais des Sports de la Porte de Versailles, à Paris.
 
 
 
 
 
 
Fidèle à lui-même, Souleymane Cissokho ne partait pas la fleur au fusil. Prudent, jaugeant à chaque instant le Latino, il guettait la moindre ouverture pour fondre sur sa proie. Avec comme armes, celles qu’on lui connaît : sa rapidité et sa fluidité gestuelle au service d’une précision millimétrée. Son bras avant lui servait à planter les premières banderilles, serait-t-on tenté d’écrire, pour ensuite lâcher sa droite et débiter des séries sans guère de déperdition. Quand bien même réussissait-il quasiment tout ce qu’il entreprenait, le Francilien avait la sagesse de ne pas se précipiter.
 
 
 
 
 
 
Sitôt assénées ses combinaisons, il effectuait le pas de retrait qui allait bien pour repartir du bon pied en soignant avec méticulosité ses préparations d’attaque. Il prenait de vitesse le natif de Guadalajara quand et comme il le désirait, sa virtuosité suscitant l’admiration dans les travées du Palais des Sports. Subissant sans cesse et surtout d’une grande lenteur, le visiteur ne parvenait quasiment jamais à toucher le médaillé olympique de Rio, ce dernier ayant l’intelligence de ne pas rester inactif dans la zone de frappe de son opposant. Techniquement, la prestation du Français était un régal pour l’œil, notamment son travail de feintes suivi d’uppercuts délivrés tout en désaxant.
 
 
 
 
 
 
Jose de Jesus Macias était débordé de toutes parts. Il ne devait son salut qu’à la volonté du Tricolore de ne pas imprimer un rythme endiablé mais plutôt d’enchaîner les rounds, histoire de mettre en pratique des gammes tant de fois répétées sur la côte ouest sous la férule de son nouveau mentor, Virgil Hunter. Les minutes passaient et le monologue de Souleymane Cissokho se poursuivait sans anicroche. Le public espérait certes une accélération dévastatrice qui eut abrégé les débats mais, encore une fois, l’intéressé souhaitait avant tout travailler, accumuler les sensations et se tester quand bien même se savait-il supérieur.
 
« Ce que je veux, c’est acquérir de l’expérience »
 
Il donna l’impression d’en avoir presque fait le plein dans la septième, lorsque ses droites lourdes et ses coups plus appuyés commencèrent à faire chanceler sérieusement El Changuito, ouvert à l’arcade sourcilière gauche. La neuvième reprise ressemblait à un chemin de croix pour le Mexicain qui encaissait de plein fouet des crochets du gauche et se retrouvait sur les talons. Mais d’une louable vaillance, ce dernier s’évertuait à tenir la limite. Ce que Souleymane Cissokho lui laissa faire non sans lui infliger une ultime punition, quitte, pour une fois, à ne pas triompher avant terme. Mais qu’importe tant la manière avait été au rendez-vous tout au long du premier dix rounds de sa jeune carrière.
 
 
 
 
 
 
Lequel s’avérera profitable, comme il l’a expliqué au micro de Canal+ : « Jusqu’à présent, je mettais mes adversaires OK mais ce n’est pas forcément l’objectif. Ce que je veux, c’est acquérir de l’expérience. Le Mexicain a remporté des rounds face à des boxeurs qui ont disputé des championnats du monde. Devant moi, il n’en a gagné aucun et j’en suis content. Cela montre que je suis au niveau international. Il m’a dit que j’étais le meilleur boxeur qu’il ait affronté. »
 
 
 
 
 
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photos - KDLP/Ringstar

 

 

 

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